LES VIGILANTS

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 Jenny Bang Bang

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Poulpe
Poulpe Fiction
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Vigilant : Snow, Tigerwolf, Ogre Noir, Miss Victory et Waka
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MessageSujet: Jenny Bang Bang   Lun 7 Aoû - 15:56

- " 'soir, ma chérie !" chantonne Fox Williamson en rentrant chez lui.

Nul ne pourrait dire, à l'heure actuelle, que Fox Williamson est un super-héros. Ses cheveux sont en bataille, comme si il avait passé sa journée à courir, et sa tenue a l'air d'avoir connue des jours meilleurs. En passant dans le couloir, il voit son reflet dans le miroir et en profite pour tenter de discipliner un peu son effet capillaire, en pure perte. "Drôle d'endroit pour un miroir !" avait-il fait remarquer à sa femme qui lui répondit qu'elle aimait voir ce à quoi elle ressemblait avant de sortir.

- "Tu es en retard !" répond sur un ton cinglant celle qui partage sa vie.

Même si Reine Asilova a laissé tomber le super-héroïsme, il reste quelque chose de ses belles années à défendre la cité, rien qu'à son allure et à la manière dont elle se présente devant son concubin, en tablier de cuisine, les mains, tenant divers ustensiles, sur les hanches. Mais le point le plus percutant reste son regard, un regard perçant et intimidant.

- "Désolé, mais je devais aller régler quelques problèmes. Mon nouveau job me donne quelques opportunités, et la Freedom Corps m'a demandé de voir si je ne pourrais pas y trouver des nouveaux héros. Après tout, tu as arrêté et moi j'ai considérablement ralenti."
- "Alors ?"
- "Je les ai envoyé paître ! Tu me connais ..."
- "Oui. C'est d'ailleurs un miracle que tu ais été accepté pour ce boulot !"
- "Ca, c'est un autre problème."

Pendant que sa concubine retourne en cuisine, Fox se dirige vers la première porte du couloir en face de l'entrée. Il ouvre le battant avec beaucoup de soin avant de passer la tête par l'entrebaillement. Dans la pièce aux reflets bleus, seul le son de deux respirations faibles sont audibles. Il n'a pas le temps d'aller plus avant que Reine le rappelle à l'ordre.

- "Ne vas pas les réveiller ! J'ai eu un mal de chien à les faire s'endormir !"
- "Navré. Je voulais juste les voir." fait-il, refermant la porte silencieusement. "Pendant que j'étais à la Freedom Corps, ils m'ont parlé de quelqu'un."
- "Ah bon, qui ça ?"
- "Une certaine Jennifer Asilova. Tu ... "

Mais Fox Williamson n'eut pas le temps de finir sa phrase. Reine fit une crise d'hystérie de la plus belle espèce, poussant des gémissements larmoyants. Elle se replia sur le canapé, en boule, pleurant et criant, réveillant les bébés qui se mirent à hurler de leur côté, ajoutant au vacarme produit par leur mère, devant un Fox Williamson complètement abasourdi par cette réaction. Il resta inerte un court instant, avant de commencer à bouger pour aller chercher les enfants dans leur chambres. Il prit les deux dans ses bras, puis revint au salon, où Reine était toujours sanglotante sur le canapé. Il la força à prendre Angelina dans ses bras, et cela sembla calmer un peu son hystérie.

- "Mais qu'est-ce qui se passe ?" lui demanda t'il.
- "C'est rien. C'est la trouille. J'ai peur d'elle. Elle a été ... elle est ... monstrueuse !"
- "Qui est-elle ?"
- "C'est une cousine, du côté de mon père."
- "Je croyais pourtant connaître ta famille ?"
- "Ils ... n'ont pas été invité à la naissance. Au vu de ma réaction tu comprendras aisément pourquoi !"
- "Qu'est-ce qu'il s'est passé ?"
- "Et bien en fait ...

Tout a commencé l'année de mes treize ans. Ma mère devait partir en séminaire pour un mois, mais seul le conjoint du séminariste était invité. Il a donc été décidé de m'envoyer chez mon oncle pour des vacances. Au début, j'étais assez enthousiaste. Je veux dire, c'est un Texan, avec un haras, des chevaux, tout ça quoi. Je m'étais dit que j'allais passer de super bonnes vacances.

En fait, mon oncle et ma tante était des gens aimables, gentils. Leur seul défaut réside en un nom : Jenny Asilova. Ils la prenaient pour un ange, et elle ne faisait rien pour les détromper. Mais c'était une salo... pardon, une pourriture au dernier degré. Elle avait un an de plus que moi, et, apparemment, elle était jalouse de ma présence. Elle a tout fait pour me rendre la vie impossible.

Tu ne me crois pas ? Si je te raconte tout ce qu'elle m'a fait ... ça ressemble à la vie de Brenda, en condensé ! Ils avaient une grande piscine, et il faisait chaud. J'ai été me baigner, Jenny m'a rejoint ... et elle a tenté de me noyer. Evidemment, quand j'ai réussi à sortir la tête de l'eau, et je te prie de croire que ça n'a pas été facile, elle a prétendu que c'était en s'amusant ... et ses parents l'ont cru. Mais j'ai bien vu à son regard que ce n'était pas un jeu.

Le soir même, après avoir évité soigneusement de me retrouver en tête-à-tête avec elle, j'ai été me coucher. Pendant que je dormais, j'ai senti quelque chose me grimper le long de la jambe. Une vipère ! Cette saleté avait glissé une vipère dans mon lit, et une mortelle en plus. Non, je ne suis pas paranoïaque ! Je dormais à l'étage, et il était impossible qu'un serpent parvienne à grimper jusque-là ! Mais, ses parents, eux, en étaient convaincu. Ils ne m'ont même pas écouté. Ils ont même été jusqu'à dire que c'était moi qui avait glissé ce serpent dans mon lit !

Le lendemain, ça devait être une promenade à cheval. Je pensais que c'était mon oncle qui préparerait le canasson. Mais j'ai eu tort. Je le trouvais un peu ombrageux, mon cheval, quand je suis grimpée dessus, dans le box. En fait, elle avait réussi à me seller l'étalon que l'on surnommait Toupie, dans le coin, un bestiau qui revenait régulièrement pour les rodéos. Et on le surnommait Toupie parce que ce cheval tournait comme un dingue pour désarçonner son cavalier. Evidemment, j'ai fait un vol plané, et j'ai bien failli me faire piétiner ! Quand on a enfin réussi à me relever, mon oncle m'a pratiquement accusé d'avoir fait seller ce cheval !

Avant même que la nuit ne tombe, deçue que son stratagème n'ait pas marché, elle m'a assomée, ligotée, battue, et enfermée à la cave. J'y ai passé la nuit et une bonne partie de la journée suivante. Croyant que je boudais de m'être fait accusée d'avoir choisi le mauvais cheval, mon oncle et ma tante n'ont pas cherché à savoir où j'étais, et se sont contenter de croire Jenny qui disait que j'étais dans la chambre. Je n'ai dû ma sortie de la cave que grâce à un lad qui m'a entendu gémir de douleur.

J'ai passé le restant de la semaine cloîtrée. Je refusais de sortir, et ils croyaient que je faisais un caprice. Ils ont tenté de joindre mes parents, mais n'ont pas réussi. Le séminaire était à Londres, et ils n'avaient pas d'adresse exacte où les joindre et le portable de mon père -je l'ai appris plus tard- était tombé en panne. Je suis donc restée enfermée pendant quatre jours, le billet de retour de l'avion bien en évidence, prête à me sauver à tout moment. Ca n'a pas traîné.

Le samedi soir, mon oncle et ma tante sont partis, à ma grande horreur. Ils ne m'ont pas prévenu, et je restais seule avec l'autre. Un quart d'heure après leur départ, une demi-douzaine de jeunes du coin, des garçons uniquement, sont arrivés. Je les ai vus de ma fenêtre. Au vu de ce qui m'était arrivé depuis le début de la semaine, je savais ce qui allait se passer. Elle avait organisé une tournante, avec moi dans le rôle principal ! J'ai barricadé ma porte du mieux que j'ai pu ... juste à temps. Les mecs gueulaient comme des putois, certains avaient l'air passablement ivres.

J'ai attrapé mon billet d'avion et je me suis sauvée par la fenêtre, en pyjama et pantoufles, je ne te raconte même pas mon état de panique ! Avant qu'elle et ses comparses ne réagissent, j'étais déjà loin sur la route. J'ai marché toute la nuit. Le lendemain, j'ai fait un peu de stop. C'est un vieux paysan du coin, gentil comme tout, qui m'a remonté jusqu'à l'aéroport. Quand je lui ai parlé de Jenny, il n'a pas semblé surpris. Il m'a même dit qu'elle tournerait mal, et que de toute manière, elle avait déjà le Mal dans la peau. Dans le coin, seuls ses parents n'avaient pas l'air de se rendre compte de ce qu'elle était réellement.

J'ai ensuite repris l'avion et je suis revenue à Paragon, toujours en pyjama. Tu aurais vu la tête de l'hôtesse, à l'enregistrement ! J'avais utilisé le téléphone, mais comme je ne pouvais pas joindre mon père, j'ai contacté Madame Highsmith, une vieille voisine à la retraite qui m'adorait. Elle et son mari sont venus me chercher à l'aéroport, et c'est chez eux que j'ai fini mes vacances.

Le séminaire terminé, mes parents ont eu la surprise de me voir sortir de chez nos voisins et me jeter dans leurs bras en pleurant. Mon père a aussitôt appellé son frère, en mettant le haut-parleur, et celui-ci lui a dit, avant même qu'il n'ait dit bonjour, que j'avais fugué. Mon père a répondu par une grossiereté, et je n'ai pas entendu la fin de la conversation, parce que ma mère m'avait fait sortir du salon. La discussion s'est terminé au bout de dix minutes sur une insulte proférée à voix tellement forte que je l'ai entendu.

Ensuite, mes parents se sont assurés que je n'avais pas inventé toute cette histoire. Je leur ai montré mes bleus, plaies et bosses, Madame Highsmith est venue leur dire qu'elle m'avait récupéré en pyjama et pantoufles à l'aéroport, et ils ont même appellé le vieil homme qui m'avait conduit à l'aéroport. Quand ils ont eu confirmation de la réalité des faits, mes parents m'ont promis que je n'irais plus jamais là-bas. Mais le mal était fait, tu en as vu le résultat : à la moindre évocation de son nom, je m'effondre !"

- "Bon, je vois."
- "Qu'est-ce que tu as à me dire à son sujet ?"
- "Ne t'inquiètes pas, je ne l'ai pas invité à dîner. Je ne l'ai même jamais vu."
- "C'est déjà ça." soupira Reine.
- "On m'en a parlé parce qu'une certaine Jennifer Asilova, aussi connue sous le nom de Jenny Bang Bang, s'est échappé du Zig !"
- "Quoi ?"
- "Ton vieux paysan avait raison, elle a très mal tournée !"

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Poulpe
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MessageSujet: Re: Jenny Bang Bang   Mar 8 Aoû - 15:23

En prison, quelques semaines plus tôt ...

- "Et c'est comme ça que j'ai atterri ici. Ces cons du Conseil ne dont même pas foutus de protéger leurs indics. Une bande de nazes, j'aurais mieux fait de travailler pour les Têtes Brûlées !"

Cassy Zeck venait de déballer sa vie à sa nouvelle comparse de cellule au Zig. Derrière ses lunettes carrées, son regard pétillait, et ses cheveux bruns et courts étaient défaits et légèrement hirsutes. Elle passa de la position horizontale qu'elle avait prise pour raconter son histoire à une position assise, et observa attentivement celle qui est arrivée hier dans sa cellule.

Une jeune femme brune, elle aussi, les cheveux longs, était allongée sur le lit. Elle était en sous-vêtements, et regardait le plafond d'un air absent, les mains passées derrière la nuque. Rien ne laissait savoir si elle avait entendu ou pas l'histoire de sa co-détenue. Les yeux dans le vague, elle ne semblait pas décidée à répondre.

- "Hé ..."
- "Ta gueule, greluche, je réfléchis !"
- "Pas la peine d'être malpolie, ho !"
- "Bordel, y'a bien un moyen de sortir de ce trou !"
- "Ne rêve pas, personne n'a jamais réussi à sortir du Zig. Du moins, pas sans renforts extérieurs."
- "M'en fous, de ton avis."
- "Alors, comment t'es arrivée ici ?"

Comment ? La question rappella à Jenny ce qui lui était arrivé. Depuis toute petite, ses parents avaient toujours vu en elle un petit ange. Elle avait vite compris qu'en leur mentant effrontément, elle pouvait obtenir ce qu'elle voulait. Plus l'âge avançait, plus ses méfaits prenaient de l'ampleur. Elle avait fini par acquérir une certaine réputation dans le milieu des voyous. De la sorte, elle pouvait en quelques semaines monter un gang.

Finalement, braquer les banques du Texas avait fini par la lasser, et elle commença une sorte d'exode, de ville en ville. Au département des criminels internationaux du FBI, elle avait droit à un planning entièrement dédiée à sa personne, et une carte recensait les endroits où avaient été exécutés ses méfaits. Inutile de dire que le planisphère disparaissait sous les petits pics représentant ceux-ci.

Puis elle était arrivée à Paragon, sans se renseigner de prime abord. La banque était de petite taille, elle ne prit pas la peine d'appeller un gang de voyous à sa rescousse, estimant qu'une petite attaque en solitaire dans ce genre d'endroit ne présentait aucun risque. Ce fut son erreur. Un groupe d'individus, vêtus de blanc et vert, équipés d'arcs, fit irruption pendant le braquage. Après avoir pris une demi douzaine de flèches, Jenny avait été obligée de s'incliner.

On l'avait ensuite conduite au tribunal, où elle fut jugée et sévèrement punie. Elle appris ensuite que la cité de Paragon était surnommée la Cité des Héros, et que ceux-ci y étaient très nombreux. Elle regretta de n'avoir pas fait appel à ses complices. Ceux-ci, libérés de son influence, eurent vite fait de rentrer chez eux et de reprendre leurs anciennes occupations. La sanction tomba, condamnant Jenny a être incarcérée pendant dix ans dans une prison de haute sécurité, le Zig.

Ca faisait la huitième fois qu'on la déplaçait de cellule. Sa grossièreté et sa vulgarité avait engendré plusieurs rixes, et les instances dirigeantes envisageaient déjà de la mettre au trou pour le restant de sa peine. Et cela faisait à peine quatre mois qu'elle était ici. En désespoir de cause, ils avaient tenté une ultime conciliation, avec une détenue moins agressive que les autres, la dénommée Cassy Zeck. Elle était arrivée ici après avoir aidé le Conseil en lui fournissant des informations, et avait lassé -voire même conduit au suicide- une demi douzaine de co-détenues, par son babillage incessant.

- "Alors ?"
- "Mais, bon sang, fermes-la ! Il se passe un truc !"
- "..."

Des coups sourds, comme des explosions dans des pièces closes, se firent entendre. Une nouvelle évasion se préparait. Cela n'arrangeait pas Jenny, qui pensait pouvoir sortir d'ici sans l'aide de personne. Enfin, songea t'elle, toutes les occasions sont bonnes à prendre. Elle se leva, tambourina à sa porte.

- "Qu'est-ce qui se passe ? Laissez-nous sortir !" hurla t'elle.

Pour seule réponse, elle entendit les cris des gardes, indiquant que l'on se battait dehors.

- "Bordel, y'a de la baston ! Raison de plus pour me laisser sortir !"
- "Tu veux sortir ? Au risque de te prendre un pruneau ?"
- "Plutôt crever que de rester dans ce cloaque !"

La porte s'ouvrit enfin. Quelqu'un avait actionné l'ouverture automatique des grilles, et cela avait débloqué les portes. Jenny descendit, toujours en sous-vêtements et suivie de près par Cassy, avant de tomber sur un garde.

- "Retournez en cellule, immédiatement." leur intima t'il.
- "Ha, non, pas après avoir réussi à sortir !" s'indigna Jenny.

Elle ôta alors le haut, dévoilant ses seins à l'agent de sécurité. Celui-ci ouvrit alors la bouche en grand, baissant son arme. Avant même qu'il ne réagisse, elle lui avait saisi la main, dérobé l'arme, et lui fit une prise de judo pour le mettre au sol. Une fois allongé, elle lui grimpa dessus et commença à le cogner avec la crosse du revolver, sans s'arrêter.

- "Hé, ho, c'est bon, il a compris !" fit Cassy en lui retenant le bras.

Ce fut la dernière phrase et le dernier acte de Cassy Zeck. La détonation claqua comme un coup de fouet, et un orifice rond apparu dans le front de la jeune femme, avant de commencer à saigner abondamment. Elle tomba à la renverse dans un bruit sourd, tandis que l'autre se relevait. Le garde aussi avait eu son compte, et un filet de sang dégoulinait le long de sa joue.

- "Bon sang, je pouvais plus la supporter celle-là !" soupira Jenny. "Une bonne chose de faite. Bon, maintenant, sortir d'ici."

Elle s'engagea dans des couloirs, suivant les panneaux indicateurs. Elle trouva les vestiaires où étaient consignées les affaires personnelles des détenus, et commença à fouiller pour trouver ses vêtements (je rappelle à ce stade du récit qu'elle se balade toujours en slip Razz). Une fois fait, elle révélait ainsi une jeune femme vêtue en cowgirl, tout en cuir marron, Stetson sur la tête. Elle retrouva aussi ses deux revolvers. Elle s'apprêta à sortir quand une voix la fit sursauter. C'était une femme étrange, dans un costume moulant blanc et rouge.

- "Arc ! Ne bougez plus !"
- "Bla-bla-bla ..." répondit Jenny, toujours en s'habillant. Les bottes vinrent compléter l'ensemble.
- "J'ai dit ..."

L'agent de l'Arc ne put finir sa phrase, un couteau de lancer s'étant fiché dans sa gorge. Elle chuta, mais avant cela, tenta d'activer un bouton à sa ceinture. Craignant qu'elle ne déclenche une alarme, Jenny se jeta sur elle, pour lui arracher. La femme s'effondra, tandis que Jenny observait la ceinture, sertie de nombreux objets.

- "Ca, ça pourra m'être utile ! Merci, ma grosse !" dit elle en donnant un coup de pied à la femme inconsciente.

Elle continua son chemin avant de tomber sur un prisonnier. Mais celui-ci était différent des autres. Il semblait donner des ordres et des indications à différents individus, notamment un couple qu'il interpella.

- "Miss Mytho ? Hulk Return ? Je suis D.C., votre contact. C'est par ici, les gars, suivez mes indications. Et, toi, t'es qui ?" demanda t'il en voyant Jenny.
- "Je suis Jenny Bang Bang !"
- "Pas sur ma liste ... tu peux aller crever ailleurs !"
- "Va chier, pauvre con !"

Elle ne comptait pas s'éterniser, et suivit à bonne distance le couple qui venait d'être interpellé par l'homme. Elle les suivit jusqu'à l'extérieur, puis pendant un bon moment, avant de voir un engin à la forme complexe comme elle n'en avait jamais vu. Discrètement, elle grimpa à bord. L'engin décolla bientôt, avant d'atterrir dans un endroit que Jenny ne connaissait pas.

- "Enfin, bientôt ils me connaîtront !" se dit-elle.

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MessageSujet: Re: Jenny Bang Bang   Jeu 19 Oct - 12:55

- "Ben merde, alors !" rugit Jenny.

Les voyous étaient tous au sol, saignant pour la plupart, incapables de bouger pour aider leur chef, en bien mauvaise posture. Comment un seul être pouvait-il à lui seul faire autant de dégâts ? Jenny tenait son épaule gauche avec sa main droite, le sang coulant à travers ses doigts.

- "Rends-toi." lui fit le héros.
- "Des clous. Tu peux crever !"
- "De la manière dont je vois les choses, c'est plutôt toi qui risque d'y rester."
- "Dans tes rêves. Dans cinq minutes, j'aurais des renforts."
- "Et je les éliminerais aussi."

Le ton était calme, mais Jenny réalisait qu'il ne plaisantait pas. La blessure par balle qu'elle lui avait faite pendant qu'il se battait avec ses sbires était déjà un souvenir pour le héros. Il était assez inhabituel, sans costume moulant, ressemblant à un homme-tigre tout droit sorti d'un zoo. Jenny fanfaronna.

- "Dis donc, la descente de lit, tu vas quand même pas me dire que tu n'as pas peur de te retrouver face à 5 ou 6 gars bien armés ?"
- "Tu sais, ma grosse ..."
- "Ma grosse ? Hmppfff !"
- "... il se pourrait peut-être bien que je ne puisse pas mourir."
- "Ah, effectivement ..."
- "Allez, pose ton arme."

Jenny, abattue, lâcha son révolver qui tomba dans un claquement de métal sur le sol. Elle ne voulait pas retourner en prison, quelque soit le sacrifice qu'il lui faudrait accomplir. Elle commença à déboutonner ses vêtements.

- "Qu'est-ce que tu fais ?"
- "Je te propose un deal : avec ta tête de nounours tigré, tu dois avoir du mal à tirer ta crampe. Tu me fais ce que tu veux pendant dix minutes et après, tu me laisses filer."
- "Laisses tomber ! J'ai déjà ce qu'il faut à la maison."
- "Sans blague ? Elle est aussi velue que toi ?"
- "Non. Cependant, ça semble la déranger de te savoir en liberté."
- "Toujours sympa d'être aimée à sa juste valeur." Elle continuait cependant à se dévêtir.
- "Arrête, ça sert à rien, je ne suis pas intéressé." En posant ses vêtements, Jenny récupéra son arme et pointa le héros.
- "Alors, nounours tigré ? Tu veux toujours te battre ?"
- "Ah d'accord, tu essayes de me déconcentrer ..."
- "Hé hé hé, j'ai déjà gagné."
- "Pas sûr." Le héros se retourna. "Hé, Snow, je te la laisse !"
- "Ouais, j'arrive !"

Un autre super-héros arriva. Ou plutôt une autre.

- "Pourquoi tu l'as dépoilé ?"
- "C'est elle qui a retiré ses frusques, pour me gêner."
- "Et ça te dérange ?"
- "Un peu, quand même. Je te la confie."

Ce faisant, le super-héros tigré s'éloigna, laissant Jenny en face d'une petite femme à la peau et aux cheveux blancs. Snow fit jouer ses articulations de la main, tandis que la température chutait de secondes en secondes.

- "Tu ferais mieux de te rhabiller, ma poule, sinon tu vas choper la mort."

Jenny obéit, se penchant pour remettre ses vêtements rapidement. Il est vrai que le froid prenait des proportions ahurissantes. Une fois qu'elle fut de nouveau habillée, elle voulut faire face à la super-héroïne. Mais en un seul geste, celle-ci paralysa Jenny.

- "Allez, retour au Zig. Et dis-toi bien que tu n'auras pas de deuxième chance."

Fin de Jenny Bang Bang. Je n'ai pas été convaincu.

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