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 Metalectric, le colosse d'acier

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Poulpe
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MessageSujet: Metalectric, le colosse d'acier   Jeu 28 Sep - 17:36

La Brute full électrique ne m'a pas convaincu, en revanche, vaguement inspiré, j'ai créé un nouveau reroll 'test' sur Defiant hier soir. C'est ainsi que Metalectric a vu le jour.

Je suis né en 1906, à Colmar, France. Moitié allemand, moitié français. Inutile de dire que j'avais ma place partout où j'allais. Je m'appelle Frederic Himmer, je suis ce qu'on appelle un prodige.

Rien de bien flagrant au début de mes études, enfin rien qui puisse attirer l'attention. J'ai toujours fourni mon travail régulièrement, sans forcer, sauf au moment où ça devenait intéressant, c'est-à-dire quand une récompense quelconque se profilait à l'horizon.

Au cours de la première guerre mondiale, mes parents sont partis pour les Etats-Unis, où ils espéraient se mettre à l'abri de la Grande Guerre. La réalité a rattrapé mon père sous la forme d'une lettre qui lui imposait de rejoindre l'armée et de partir au front. Nul ne le reverra jamais, et le pèlerinage effectué avec ma mère après la guerre ne le fera jamais revenir. Elle s'installa de nouveau en France, pour rester plus près de l'endroit où mon père avait disparu. Elle n'a jamais renoncé à le retrouver, même sur son lit de mort, en 1931. J'admirais sa ferveur sans toutefois l'approuver entièrement. Pour moi, il était clair que nous ne le reverrions jamais, et qu'il fallait tourner la page. La guerre ne fait pas le détail de la vie de ses victimes.

Sans personne pour me guider, j'ai glissé du mauvais côté. Ma connaissance de la langue allemande et mon intelligence me firent engager par les services d'espionnage de la France, et je fus vite envoyé en Allemagne, en 1936, quand un certain Adolf Hitler commença à gravir les échelons du pouvoir. Les dirigeants de la France voulaient en savoir plus sur cet homme. Moi, il m'avait fasciné. Oh non, ce n'est pas pour ses idées, que je trouvais répugnantes, ni pour son engagement politique. Non. Je lui enviais la formidable puissance qu'il insufflait dans les gens qui se mettaient à son service.

Je l'ai déjà dit : je ne travaille sérieusement que lorsque je suis certain d'en tirer un profit. Je me débrouillais remarquablement dans certains domaines, notamment expérimentaux, assez pour me faire repérer par un responsable de projet Nazi, le Professeur Untach. Après avoir travaillé dans les fosses obscures des prisons nazies, Gunther Untach avait été affecté à une nouvelle division. Je cachais judicieusement à mes employeurs français la nature de mon nouveau travail. De fait, ils me considèrèrent bien vite comme un déserteur, et ils n'avaient pas tort.

Ce que je découvris dépassait mes espérances. Bien plus qu'un projet, c'était une véritable révolution. Un condensé de technologie avait échoué dans les mains des nazis, sous la forme d'un être sans aucun doute d'origine extra-terrestre. Bien plus que ce monstre, c'était son armure qui intéressait les chercheurs réunis autour d'Untach. Les travaux avançaient difficilement, et la défaite d'Hitler paraissait inexorable. Au moment ou le Führer se donna la mort, nous n'avions qu'un seul prototype. L'essentiel de l'armure avait été remanié pour convenir à un être humain, mais pratiquement l'intégralité de sa composition se retrouvait dans le prototype.

Untach, inquiet, proposait de conserver l'armure pour négocier un éventuel traitement de faveur, quand les Alliés débarqueraient, ce qui pouvait se compter en jours, voire même en heures. J'avais d'autres projets cependant. L'armure allait me servir à retourner dans les bonnes grâces de l'Armée Française. Je justifierais ma longue absence en prétextant avoir été très étroitement surveillé, ce qui n'était pas un mensonge en soi, puisque nous tous du projet avions toujours été les victimes d'un harcèlement constant. Qui plus est, je leur donnerais le prototype en guise de compensation, la présentant comme l'arme ultime de l'armée nazie, désormais en déroute.

Le soir même, je compris que mon plan présentait une faille majeure. Le poids de l'armure était tel que je ne pouvais m'imaginer la déplacer seul. Au moment où je la touchais, de nombreuses alarmes se mirent en marche, réveillant l'ensemble de la base. Sans hésitation, je m'installais dans l'armure, en me disant que de l'activer serait ma meilleure option ... et la seule qu'il me restait à disposition !

Erreur fatale dont je porte encore aujourd'hui les séquelles.

Ce qui s'est passé pendant les dix années qui suivirent mon acte, je ne le sais pas. Probablement que les savants ont tenté de réouvrir l'armure, puis ont renoncé. Lorsque les Alliés sont arrivés, Untach a dû leur offrir l'armure, la présentant comme un robot, sans leur dire qu'une personne était toujours à l'intérieur. Sinon, comment expliquer mon réveil dans les entrepôts cloisonnés du FBI, à Washington ?

Lorsque je me suis réveillé, j'avais la tête lourde et j'étais encore partiellement endormi. Mais bientôt, je réalisais qu'il me manquait quelque chose d'indispensable. La respiration. Je ne respirais plus. Mais, étrangement, je ne manquais pas d'air. Je n'avais pas faim, pas d'envie pressante. Totalement réveillé, j'ouvris les yeux, pour ne voir que l'obscurité complète. Le moindre de mes mouvements demandaient un effort considérable, jusqu'à ce qu'un bourdonnement se fasse entendre. Je réalisais alors que j'étais toujours dans l'armure. Pis que cela ! Que j'étais devenu l'armure !

A suivre ...

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MessageSujet: Re: Metalectric, le colosse d'acier   Ven 29 Sep - 11:19

Je n'ai pas réalisé à l'instant ce que cela signifiait. Consécutivement à ce sommeil de dix ans, mes idées restaient encore floues et mon cerveau fonctionnait au ralenti. Sortir de la caisse de bois où j'étais soigneusement installé -quel grand luxe pour un simili-robot ou quelque chose dans ce goût là !- ne fut qu'une simple formalité, bien que mes mouvements étaient gauches et passablement douloureux. Dix ans sans bouger, cela marque le corps.

Le caisson vola en éclat tandis que je concentrais toutes mes facultés mentales sur des mouvements simples. Je me voyais tel le bébé qui apprenait à marcher, faisant un parallèle avec ma nouvelle naissance. Je l'ai dit, même si je savais que j'étais devenu l'armure, je n'avais aucun moyen d'imaginer concrètement comment cela s'était passé. Je m'assis sur le rebord de l'étagère où se trouvait ce qui me servait de lit, et j'y restais pendant une bonne heure. Aucun mouvement, aucun bruit. Au bout d'un moment, je me décidais à bouger.

J'ignorais que je me trouvais au sein des locaux de cette organisation créée par Hoover, que l'on appellait désormais FBI. Je ne savais même pas où je me trouvais, jusqu'à ce que je passe la sortie de l'entrepôt. A quelques distances de moi, éclairé par le soleil levant, il y avait un immense bâtiment, de couleur blanc.

- "La Maison Blanche ?"

Ma voix sonna métalliquement à mes oreilles, et je fus incapable de la reconnaître. Un badaud, ahuri, me regardait avec une expression affichant l'incrédulité, avant de s'enfuir en courant. Je retournais dans l'entrepôt, à la recherche de vêtements et, éventuellement, d'un miroir et de quelques outils. Je prévoyais de sortir de l'armure.

Après une minutieuse visite de l'endroit, j'avais trouvé un large imperméable et une boîte d'outils qui devaient d'ordinaire servir à l'entretien des locaux. Après quelques efforts, je réussis à entrouvrir légèrement l'armure, à mon grand regret. Ce que j'ai vu par cet interstice, je ne pourrais le décrire exactement. Ca ressemblait à de la peau, mais alors laissée à l'abandon pendant des années. Les cloques, nombreuses, déformaient la surface de ce que j'avais vu, couvrant ce qui ressemblait à une espèce de graisse blanche, suppurant. Je relâchais la pression, et l'armure se referma d'elle-même.

Mon propre corps me devenait étranger, et, pendant plusieurs heures, je n'osais sortir. Le miroir que j'avais ramassé dans un coin trainait lamentablement par terre, brisé, pendant que je regardais les deux grosses mains métalliques qui étaient désormais les miennes, tentant de m'imaginer ce à quoi cela devait ressembler sous l'épaisse peau d'acier. Je ne tremblais pas, ni ne haletait, ces capacités m'ayant été soustraites par l'armure. Je me contentais de regarder ces gros doigts métalliques.

Puis je finis par sortir de l'entrepôt, savamment dissimulé par l'épais manteau, parcourant les rues du regard, découvrant ce que le monde d'après-guerre était devenu. Je ne mis pas longtemps à attirer l'attention, et encore moins à me faire arrêter, sans résistance. La Police m'emmena dans un endroit calme, à l'abri des regards indiscrets, avant de me confier à l'Armée. Aux uns comme aux autres, je ne dévoilais ma véritable identité. Frederic Himmer était considéré comme un Nazi, et la guerre, encore bien présente dans les esprits, avait laissé de moi l'image d'un sympathisant. Pour ne pas réveiller les vieilles querelles, je décidais de me nommer Hans Zimmer, avoir été cobaye dans des expériences des nazis parce que je m'opposais au régime. Le mensonge prit, et on m'envoya dans un endroit appellé Paragon City, afin que je puisse me rendre utile.

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MessageSujet: Re: Metalectric, le colosse d'acier   Ven 29 Sep - 16:48

Devenir super-héros n'avait jamais été dans mes projets. Et à dire vrai, l'idée même qu'un égoïste comme moi puisse le devenir me faisait doucement ricaner. Comme à mon habitude, je ne me battrais que du moment que j'en retirerais un avantage. Mon arrivée s'est déroulé en grande pompe. Pour tout le monde, j'étais le type qui s'était opposé au régime nazi, et je crois que personne n'avait vraiment idée de qui j'étais réellement. Même les héros aux puissants pouvoirs psychiques n'arrivaient pas à percer mes secrets sous cette épaisse cuirasse d'acier. J'étais protégé et bien vu, la situation se présentait sous de bons auspices.

Sitôt arrivé, sitôt mis dans le bain. Pour tester mes capacités, on m'envoya combattre des gangs qui faisaient la loi dans la rue. A ce moment là, je ne savais pas encore que je pouvais produire de l'électricité. Ce talent si particulier ne se révèla que lors de mon premier combat, quand, appréhendant le dernier survivant des bandits que je frappais, ce dernier fut électrocuté par mon simple contact. Probablement que l'excitation du combat avait débloqué ce mode offensif, puisque jusqu'à présent personne n'avait eu à souffrir de décharges à mon contact.

Pendant plus de dix ans, j'établissai une filière d'indics, me donnant ce dont j'avais besoin, en échange de ne pas être inquiètés par moi ou des collègues. Quand je savais qu'un super-héros devait s'occuper de telle ou telle affaire, je m'arrangeais de rentrer en contact avec lui, pour lui demander de laisser tomber, prétextant que j'avais placé une taupe. De mon côté, il m'arrivait de procéder à quelques interventions, en négligeant certains points de détail, qui faisaient que mes arrestations se soldaient parfois par des non-lieux. L'honneur était sauf : j'avais l'air de faire mon travail avec trop d'empressement, mes alliés étaient libres ; aux yeux de tous, je n'étais qu'un super-héros qui se contentait de taper sans chercher les preuves. Ce n'était dommageable pour personne, et cela sauvait bien des apparences.

Ca a duré comme ça jusqu'au début des années 1980. Je vivais dans un luxe opulent, ce qui commençait à intriguer beaucoup de monde. J'avais beau clâmer que je n'avais pas beaucoup de frais puisque je ne mangeais pas, me contentant de me brancher parfois sur le réseau électrique pour me recharger, mais je voyais bien que la méfiance était là. La jalousie poussa certains de mes collègues super-héros à procéder à quelques enquêtes dans mon dos, dévoilant quelques unes de mes manigances. On me convoqua au tribunal, m'ordonnant de dévoiler les raisons de ces pratiques. J'essayais de me justifier, en me faisant passer pour un super-héros 'négociable', afin de mieux infiltrer le domaine de ces brigands. Cependant, je sentais la suspicion dans les regards.

Aucune condamnation, mais je dus faire bonne figure pendant quelques temps, chassant le vilain partout où je le pouvais, y compris mes anciens associés qui semblaient comprendre la situation. De fait, je savais qu'il y'avait toujours quelqu'un pour me surveiller, de près comme de loin, et j'ai été obligé de marquer le pas pendant un instant. Un instant, mais pas très longtemps. Dans mon appartement, qui avait perdu de sa superbe suite à cette affaire, ayant revendu en partie mes biens et donner le bénéfice à une association caritative, pour donner l'image que les gens attendaient de moi, je reçus un soir un appel.

- "Bonjour, je suis bien chez Metalectric ?"
- "Oui."
- "Pourrais parler à Monsieur Hans Zimmer ?"
- "Vous l'avez en ligne."
- "Pourrais-je vous parler ?"
- "Pourquoi pas maintenant ?"
- "Je crains fort que des oreilles indiscrètes n'écoutent notre conversation."
- "Où voulez-vous qu'on se voit ?"
- "Sur les quais d'Independence Port. Vous me reconnaîtrez aisément."

Je quittais mon appartement, sans oublier de vérifier si je n'avais aps encore quelqu'un aux basques. Mais la surveillance se relâchait ces derniers temps. Peut-être les autres super-héros avaient-ils pensé que la leçon serait retenue. Aussi discrètement que pouvais le faire un colosse de métal, je me rendis sur les quais du port, avant de le voir, au détour d'une ruelle, à moitié caché par un pan de mur. C'était un petit bonhomme maigrichon, qui devait avoir dans les trente-cinq ou quarante ans. Il s'approcha dès qu'il me vit.

- "Bien, vous êtes venu."
- "Je vous connais ... "
- "Je suis le fils de Gunther Untach." Une catastrophe ne vient jamais seule, j'aurais du le savoir.
- "Pourquoi vouliez-vous me voir."
- "Voyons, Monsieur Zimmer, vous le savez bien. En fait, je devrais plutôt dire Monsieur Himmer !" Ma tension se manifesta sous la forme de petites étincelles au niveau des poings. "Du calme. Si il m'arrive quelque chose, vos amis les héros seront prévenus !"
- "Du bluff, c'est du bluff." J'hésitais encore un instant. "Qu'est-ce que vous voulez ?"
- "De l'argent, bien sûr. Vendre les secrets d'Hitler aux Alliés n'a permis à mon père que d'avoir la vie sauve. Ma jeunesse n'a pas été très enthousiaste, si vous me comprenez."
- "Je n'ai pas d'argent à vous donner. Je suis un héros, je me bats pour les autres, pas pour mon profit personnel."
- "D'où le don que vous avez fait à ces associations caritatives."
- "C'est différent !"
- "Deux millions, avant une semaine, ou sinon ..."

Je souriais. Au pire, même si son histoire de rapport aux autres héros était vraie, je pourrais toujours jouer la carte de la mystification, en justifiant que si j'étais réellement Frederic Himmer, je serais trop âgé pour me servir de cette armure. Après tout je dépasserais les soixante-dix ans. Avant même qu'il ne réagisse, je l'attrapais à la gorge. L'électricité crépita, mais la décharge n'atteignit pas son corps et se dispersa dans la nature. Il venait de me repousser avec une boule de feu gigantesque. Sous ses vêtements dont j'enserrais toujours une partie dans ma main droite, je pu voir un collant moulant rouge et jaune.

- "Comment ?"
- "Rends-toi, Metalectric. Ou Cône de Feu aura ta tête !"
- "Il a raison, rendez-vous." fit une autre voix derrière moi.

Les choses n'auraient pu être pire. Le Statesman en personne m'ordonnait la capitulation. Le fils de Untach, devenu super-héros en se servant des recherches de son père, avait été raconté directement au Grand Héros qui son père supposait être dans l'armure. Face à une demi-douzaine de héros, parmi les plus puissants de la cité, je du capituler, sans combattre, me disant que tant que j'étais dans l'armure, il y'avait de l'espoir. Ils ont bien tenté de me la retirer, et sont tombés sur ce que j'avais vu quand j'avais essayé de me l'ôter moi-même. Ils ont alors renoncés, et m'ont mis en prison.

Cela remonte à 1984.

Je suis toujours dans cette cellule depuis ce temps. Les années s'égrènent lentement pour moi, tous les savants qui ont tenté de percer le secret de mon armure ont tous déclarés forfait. Aucun signe de vieillissement, aucune prise du temps. Au fur et à mesure, j'ai pu glaner des informations, sur moi-même, sur le monde extérieur, sur la chose qui a la première portée cette armure.

Riktis.

La première fois que j'ai entendu ce nom, je croyais que c'était une maldie ou quelque chose comme ça. Ce sont les concepteurs initiaux de mon corps. Mes organes, semble t-il, ont été appropriés par l'armure, se sont hypertrophiés, et ma peau a fini par se coller au métal. Ce que j'ai vu est donc mon corps. Mes propres molécules sont inalassablement retraitées par le générateur de l'armure, ce qui fait que je n'ai besoin ni d'air ni de nourriture, tout au plus de quelques décharges pour maintenir le niveau d'énergie.

1985.
1990..
1995...
2000....
2005.....

Le monde passe et je reste enfermé dans cette geôle spécialement conçue pour moi. Une évasion m'est impossible, sauf si quelqu'un me l'organise de l'extérieur. Hors je ne connais pas assez de monde pour me tirer de là.

L'horloge tourne, mais je suis patient. Contrairement aux autres, moi, j'ai le temps.

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MessageSujet: Re: Metalectric, le colosse d'acier   Ven 20 Oct - 16:49

Je suis assis depuis un an dans la même position. J'économise mes forces un maximum, au cas où une opportunité surviendrait. Mais depuis plus de vingt ans, aucune ne s'est manifestée. On m'a interrogé de nombreuses fois, chacun des intervenants repartant avec des réponses similaires à celles de ses prédécesseurs. Le mensonge m'est inutile, alors je préfère jouer la carte de la franchise. Un nouvel inquisiteur entre dans ma geôle, du côté sécurisé. Les murs sont conçus de manière à absorber l'électricité que je pourrais émettre, et même une explosion nucléaire dégageant une puissante IEM ne pourrait perturber l'endroit où je suis. Bien évidemment, je suis sous surveillance constante, et, selon toute vraisemblance, personne ne m'a oublié, preuve en est ce nouvel interrogatoire.

Celui qui va me questionner est un gamin d'origine africaine, d'environ quinze ans, maigre et famélique. Ses yeux sont perçants, cependant, et il a une certaine assurance. Sûrement un petit prodige de la mise sous pression psychique pendant les interrogatoires.

- "Bonjour. Je m'appelle Dedalus Wilder."
- "Bonjour, jeune Wilder."
- "Vous pouvez m'appeller Variable."
- "Enchanté, Variable. Super-héros ?"
- "Plus ou moins en inactivité."
- "Bien. Que puis-je pour vous, jeune homme ?"
- "Répondre à quelques questions."
- "Concentrez-vous bien, sinon vos pouvoirs psychiques ne vous serviront pas."
- "Merci de me le préciser. D'ailleurs, je tente une incursion mentale depuis tout à l'heure, sans y parvenir."
- "Je sais, je le sens."
- "Vous m'excuserez, mais je me devais de tenter le coup. Enfin, si Psyché n'y est pas parvenue, ça m'aurait étonné que je réussisse."
- "Psyché ?" Je revis l'image d'une belle femme qui était venue ici il y'a environ deux ans. "Ah oui, je vois. Joli brin de fille."
- "C'est vrai." approuva Variable. "Donc, je vais donc procéder de la même manière que mes prédécesseurs, en vous posant des questions. Vous voulez bien y répondre ?"
- "Ai-je le choix ?"
- "Pas vraiment. Alors, vous appellez-vous Frederic Himmer ?"
- "Oui."
- "Etes-vous réellement né en France, à Colmar, en 1906 ?"
- "C'est tout à fait cela."
- "Vous auriez donc cent ans."
- "Si on compte les dix années pendant lesquelles l'armure s'est appropriée mon corps, oui."
- "Vous ne ressentez pas la vieillesse ?"
- "Aucunement."
- "Vraiment pas ?"
- "Non, jeune homme, je n'en ressens vraiment aucun effet."
- "Pendant la guerre, vous avez travaillé pour le régime nazi, sur ordre, apparemment, de l'Armée Française. Puis vous les avez trahi pour vous mettre totalement à disposition d'Hitler. Pour finir, on vous a retrouvé dans cette armure, et vous vous êtes fait passé pour un autre. Pourquoi ?" J'émis un grincement sonore, ce qui était ma nouvelle manière de soupirer.
- "Et bien, je travaillais effectivement comme espion pour l'Armée Française. Bien que je n'étais pas adepte des idées du chef de l'armée allemande, j'y trouvais des compensations matérielles. J'ai ensuite été selectionné pour faire parti d'un projet d'armure de combat, et, pour ce faire, j'ai coupé les ponts avec mes précédents employeurs, qui ont cru à une désertion. Voyant que la victoire échappait aux allemands, j'ai voulu récupérer l'armure pour négocier mon retour, en faisant croire que je n'avais pas trahi. C'est là que l'armure m'a dévoré vivant, en quelque sorte. J'ai dormi pendant dix ans, avant de me réveiller aux Etats-Unis. J'ai tout de suite su que la guerre était terminée, et que je donnerais l'image d'un traître, alors j'ai préféré endosser celle d'un héros résistant. Je pense que vous savez que j'ai été découvert et que l'on m'a conduit ici."
- "Quelle belle honnêteté !"
- "Au point où j'en suis, mentir ne me servirait à rien, pas vrai ?"
- "Exact. Au fait, pourquoi ne pas vous être conduit en véritable héros ? Ca aurait effacé votre passé plutôt sombre."
- "Pas tant que ça. Le traumatisme de la guerre a été grand, et beaucoup ne m'aurait pas pardonné. Même aujourd'hui, je suis sûr que certaines personnes enragent de me savoir en vie. Ensuite, je dirais que j'ai toujours aimé avoir des avantages, et que je ne suis altruiste que lorsque j'y trouve un intérêt. Alors, pour devenir un héros à part entière, il aurait fallu que j'aille à l'encontre de ma personnalité."
- "Et si on vous redonnait une chance, vous la saisiriez ? Pour changer ?"
- "A mon âge, jeune homme, on change difficilement. Je sais que vous êtes là pour éprouver la sincérité de mes dires, mais que vous ne pourrez rien affirmer. Je suis encore ici pour un moment, je dirais."
- "Désolé de ne pouvoir vous être utile, mais je vous trouve, comme mes prédécesseurs, relativement dangereux."
- "Vous êtes sage et avisé, pour votre âge. Vous devrez être un fichtrement bon super-héros." Je vis le jeune homme se lever pour quitter la pièce. "Revenez quand vous voulez. Ce n'est pas souvent que j'ai de la visite."
- "Au revoir, Monsieur Himmer."

Il sortit, fermant la porte doucement derrière lui.

Dans le bureau du directeur de la prison.

- "Alors, Variable ?" demanda Andrew MacFlayers.
- "Je suis un peu dépité. On en tire les mêmes réponses que la fois où Psyché est venue l'interroger, donc on est sûr qu'il ne ment pas. Il ne s'est pas coupé une seule fois dans ses déclarations."
- "Pas moyen de le récupérer, alors ?"
- "Il reconnait être un admirateur forcené de sa personne. Un égocentrique comme lui ne sera jamais un vrai héros. En revanche, il pourrait rejoindre aisément le camp adverse si on lui proposait mieux que nous."
- "Nous ne pouvons donc pas le relâcher. Même pour bonne conduite." soupira le directeur de la prison, qui assistait à l'entretien.
- "Il est vraiment si calme que ça toute l'année ? Pour ma part, ça m'a semblé un peu irréel, comme discussion." s'étonna Variable.
- "Il est patient." fit remarquer MacFlayers. "Il ne reste plus qu'à espérer que quelqu'un ne le fasse pas sortir d'ici."

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MessageSujet: Re: Metalectric, le colosse d'acier   Mar 24 Oct - 12:03

Bien que j'ai perdu une partie de ma sensibilité, j'ai pu ressentir l'onde de choc qui s'est propagé dans tout le bâtiment. J'ignore encore ce dont il retourne, mais une chose est sûre, il se passe quelque chose d'important. Je reste assis, calmement, tentant de percevoir quelques sons qui ne seraient pas filtrés par ma cellule isolante, mais rien ne me parvient. Le choc a été violent, cependant pas assez pour ouvrir une faille dans la sécurité de la geôle. Continuer d'être patient, c'est ma seule alternative.

La porte de la cellule s'ouvre, dévoilant un garde accompagné du Directeur de l'aile de prison où je vis depuis si longtemps. Il a l'air de s'interroger sur ce qu'il fait, et moi aussi je me demande ce qu'il veut. Il s'approche de la paroi translucide qui nous sépare, et appuie sur le bouton qui actionne les amplificateurs sonores.

- "Metalectric ..."
- "Qu'y a t'il pour votre service ?"
- "Nous avons un souci. La prison est attaquée de toute part par Arachnos, une organisation maléfique, et nous avons besoin d'aide. Je sais que vous n'êtes pas tout blanc, mais votre soutien nous serait utile."
- "Qu'attendez-vous de moi ?"
- "Si je vous lâche, promettez-vous de nous aider à repousser les assaillants ? Cela jouerait en votre faveur pour une éventuelle liberté surveillée."
- "Bien. Faites-moi sortir."

Il actionne une autre commande, introduit une carte magnétique dans la fente prévue à cet effet, saisit un code sur le cadran de contrôle. Décidément, rien n'a été négligé en terme de sûreté. Ils devaient vraiment craindre que l'on me fasse sortir d'ici. La paroi translucide glisse dans le sol, alors que je me redresse. Le garde recule, apeuré par ma stature et probablement inquiet de ma réaction. Nous sortons ensemble de la pièce, dans les couloirs où retentit les échos de la bataille.

- "L'Arc est déjà débordé par les troupes d'Arachnos." m'explique Alvin, le directeur. "Nous avons besoin d'assistance pour neutraliser les groupes de prisonniers qui ... Aaaaargh !"

Touché par une balle perdue, le directeur s'effondre. Son garde, déjà passablement nerveux, panique complètement, tandis que je lui ordonne de saisir le directeur par les aisselles et de le conduire à l'infirmerie, tandis que j'ouvre la voie. Les quelques prisonniers épars s'effondrent quand je les frappe, alors que le planton du directeur me suit, traînant le corps de son supérieur hiérarchique.

Je l'ai déjà dit, non ?

Je ne fais rien qui ne me rapporte quelque chose. Il ne s'agissait pas ici d'un pur altruisme, mais bel et bien de m'emparer du trousseau de clés du Directeur, afin de foncer plus avant et de quitter l'endroit. Le garde, complètement perdu, semblant croire à ma rédemption, obéira à mes ordres, tant que ceux-ci lui sembleront sûrs et honnêtes.

Nous arrivons à l'infirmerie, et confions le directeur à l'infirmière. Elle a un superbe cocard, et je devine à sa tenue qu'elle a été malmenée. Cependant, elle n'en laisse rien paraître et commence à retirer les vêtements du Directeur.

- "Fouillez dans ses poches !" criais-je au garde tout en me battant avec quelques prisonniers. "Il nous faut ses clés pour pouvoir avancer."

Comme convenu, il obéit sans discuter. Il crie victoire quand il trouve le trousseau d'Alvin, commence à me les tendre avant de se raviser.

- "Oui, gardez-les." Je fais semblant d'acquiescer. "Où se trouve le plus gros de la troupe ?"
- "Bâtiment D."
- "Allons-y."

Les couloirs défilent, succession invariable de portes grillagées, recelant parfois quelques prisonniers qui n'ont pas profité du chaos pour s'enfuir, et nous découvrons, au fur et à mesure de notre progression les corps d'autres gardes. Ici, le calme semble avoir repris le dessus. Mais plus nous approchons du bâtiment D, plus les échos se font nombreux et violents. Nous parvenons à la grande porte blindée qui sépare deux bâtiments. Le garde passe devant moi, pour ouvrir la porte. Il insère le passe dans la serrure, le tourne, et, dans un grincement épouvantable, la lourde porte oscille sur ses gonds.

Arme en main, le garde passe devant moi. Que ne montre t'il pas son dos ! Il aurait dû rester plus méfiant. Mon poing se charge d'électricité, et je me contente de lui poser la main sur l'épaule. La réaction ne se fait pas attendre : convulsions, spasmes, la bave aux lèvres, puis il s'écroule. J'attendais juste de vérifier si il n'y avait personne derrière la porte. La situation se présente à mon avantage. Si d'autres gardes passent par ici, je pourrais toujours dire que le garde qui m'accompagnait a été assommé. Si il s'agit des autres, ces 'Arachnos', ils me feront sortir d'ici, de gré ou de force.

Mais rien de tout ça. Juste d'autres prisonniers. Un en particulier, qui marque un temps d'arrêt en me voyant. Il baisse ses lunettes sur le bout de son nez, pour mieux me voir, les redresse et m'adresse enfin la parole.

- "Salut, je suis H.T. Et toi, c'est quoi ton nom ?"
- "Metalectric."
- "Correct, tu es sur ma liste !"
- "Ta ... liste ?"
- "Ouais, Arachnos me paie grassement pour faire sortir des détenus d'ici. Des détenus spéciaux, comme toi ..."
- "Intéressant. Pourquoi nous font-ils sortir ?"
- "Ils constituent une sorte d'armée de super-vilains, je crois. Ou quelque chose dans ce goût-là."
- "Où est la sortie ?"

Après être passé entre les mains de plusieurs prisonniers, qui m'ont expliqué quelques petites choses, je parviens à l'extérieur. La cour retentit des échos de batailles encore plus tonitruants qu'à l'intérieur des murs. A travers les hautes murailles de grillages électrifiés, je vois des individus en noirs se battre avec un groupe vêtue de rouge et blanc. L'Arc. Les noiriauds doivent être ceux d'Arachnos.

Je connaissais l'Arc de réputation, puisque l'on m'a proposé, en échange de ma réinsertion, de m'y intégrer. Mais je détestais cette idée, qui consistait à me coller des simili super-héros aux basques, afin de mieux me surveiller, et j'avais refusé. En revanche, c'était la première fois que j'entendais parler d'Arachnos.

Continuant sur mon trajet, profitant du barbelé électrifié pour me recharger, je fonçais dans les épreuves que l'on me faisait subir, espérant trouver, au bout du compte, la délivrance. Finalement, je parvins à acquérir la confiance des soldats d'Arachnos, et ceux-ci m'emmenèrent à bord d'une sorte d'hélicoptère noir. Au terme d'un court trajet, je vis que nous étions arrivés sur une île.

- "Bienvenu sur l'île Clémence." m'annonça le pilote de l'engin. "C'est à partir d'ici que tu vas devoir faire tes preuves !"

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MessageSujet: Re: Metalectric, le colosse d'acier   Ven 19 Jan - 15:48

- « Metalectric ? »
- « Lui-même. »
- « Je suis la prophétesse Kalinda et je … »
- « Pas intéressé, désolé. »
- « Quoi ? Arachnos … »
- « Je vous l’ai dit : je ne suis pas intéressé. A moins que vous ne m’offriez quelque chose. Je ne suis pas un de vos chiens de garde. »
- « Comment osez-vous … »
- « Comme ceci. »

Je quitte les lieux, indépendant, comme toujours, sans me retourner alors qu’elle m’arrose de noms d’oiseaux. J’ignore qui sont ces Arachnos, et je ne tiens pas à m’inscrire en tant que soldat dans une guerre qui n’est pas la mienne. Les guerres des autres, j’ai déjà donné à deux reprises.

A peine sorti de la base, j’entends son cri.

- « Je recrute ! Si vous ne voulez pas bosser pour Arachnos, mais que vous cherchez un boulot –pas forcément honnête, attention- venez me voir. »

Un mercenaire, un marchand des quatre saisons pour des individus comme moi. Aucune allégeance, à personne, nous faisons les missions, nous sommes payés, et nous disparaissons. Je n’ai aucun argent à portée de main, et probablement que ce type peut me permettre de commencer à me faire un nom. Vingt ans de prison, c’est lourd tout de même à porter. Mes capacités sont au plus bas, mes geôliers s’étant arrangés que mon niveau d’énergie ne retrouve jamais le niveau qui était le sien avant d’être incarcéré.

- « Tu recrutes, dis-tu ? » Le mercenaire a un mouvement de recul en me voyant, hésite et prend la parole.
- « Ouais. Si tu as les reins assez solides, mon gars. J’en ai ras-le-bol d’envoyer des petits joueurs se faire massacrer, ça nuit à mon image de marque. Tout le monde croit que je suis là pour envoyer les nouveaux vilains se faire laminer quand ils refusent de bosser pour les araignées. »
- « Ne t’en fais pas, je suis assez solide pour supporter tout ce que tu me demanderas de faire. »
- « Sûr ? »
- « Certain. »
- « Je m’appelle Burke. »
- « Metalectric. »
- « J’ai quand même un doute sur tes capacités. A la mine, je dirais bien que t’es un gars balaise, mais j’en ai envoyé des encore plus épais que toi qui ne sont jamais revenus. »
- « Tu vas me faire subir un test, je présume ? »
- « Je … non, ou du moins, ce sera comme si. Un de mes clients à un souci avec des Serpents. Ces saloperies vivent juste à côté de chez lui, et ils pillent régulièrement son entrepôt. Si tu arrives à faire ça –et tu seras payé pour, je te rassure- j’envisagerais de te filer du plus concret, en mesure avec tes talents. »
- « D’accord, ça marche. » répondis-je. Il faut bien commencer par quelque chose, et cette mission allait me permettre de recouvrer mes anciens automatismes.

Burke me donne l’emplacement de l’entrée de la base des Serpents. Comme preuve de mon engagement, il faut que je ramène quelque chose appartenant au chef. Après coup, Burke me paiera, rubis sur l’ongle. Un peu d’argent est toujours le bienvenu, surtout en cette période.

Courir dans les rues, je sais toujours faire. Grimper sur les caisses qui gênent le chemin aussi. L’essentiel des capacités motrices sont opérationnelles. Seules mes capacités à générer des décharges et à renforcer mon corps me font défaut. Mon niveau actuel d’énergie est bien trop bas pour maintenir ces performances. Tout au plus puis-je agrémenter mes coups de poing de quelques mini-décharges à peine suffisantes pour assommer un civil.

L’entrée de la base souterraine des Serpents sent la mort et la moisissure, à l’image de leurs occupants. Si l’entrée n’est pas gardée, il n’en va pas de même pour le couloir principal. Quand Burke m’a parlé des Serpents, je m’imaginais un gang tel que j’avais l’habitude d’en combattre quand j’étais super-héros : des individus à peine plus fort que la moyenne qui s’organisent sous la forme d’un clan, se donnant des noms tels que Vipère, Aspic, Cobra pour le chef. Je ne m’attendais pas à découvrir une espèce hybride entre l’humain et le serpent.

- « Burke, salopard ! Un test, hein ? »

Je viens de voir le premier de mes ennemis, une créature qui avançe en faisant onduler son long corps sur le sol. La bête a quelque chose de répugnant, à la voir ainsi se tortiller pour progresser. Mais le temps est un luxe que je ne peux me permettre, sous peine de quoi Burke pensera que je suis aussi inapte que les autres, et il me remplacera dans la foulée.

Je saute sur la chose, poings en avant, abattant ceux-ci sur la tête reptilienne de mon adversaire, avant de m’apercevoir qu’il est accompagné. Ce n’est pas un simple gang, ils sont plus organisés que ça.

- « Un Sssssang-Chaud ! Meurs, Sssssang-Chaud ! »
- « Erreur, mon gars. Je n’ai plus de sang à vous offrir. En revanche, des châtaignes, j’en ai encore à votre service ! »
- « Raaaagh ! » fit le premier, alors que l’énergie accumulée sur ma main se décharge dans son corps. L’avantage majeur d’une telle attaque est que ça les laisse pantois un court instant. Mais vraiment trop peu.
- « Le Sssssang-Chaud va mourir, le Sssssang-Chaud va mourir ! » crie son acolyte. La lame de son couteau provoque des étincelles sur la cuirasse qui me sert d’épiderme.
- « Impossible. Si je devais mourir, ce ne serait sûrement pas à cause d’un coup si faible ! »

Le double punch sur la tête du premier l’achève, et j’attrape à pleines mains le second. Il se débat, mais les décharges l’affaiblissent. Je le lâche enfin pour mieux lui asséner le coup de grâce. Quand les deux sont au sol, je m’éloigne plus avant dans le couloir.

Ils sont plus nombreux que je ne pensais, et tous ressemblent à des hybrides, y compris leur chef, le plus laid d’entre tous. Je ne m’appesantirais pas sur la bagarre qui suivit, sachant que ces créatures, bien qu’impressionnantes visuellement, sont en vérité très faibles et pitoyables. Je commence à comprendre ce que Burke voulait dire par test. Ce n’est pas avec ce genre d’ennemis que je risque grand-chose.

- « Ssssang-Chauuuuud ! » Le chef agonise. « Les Ssssserpents te vaincront, souviens-t’en ! »

Si le masque de l’armure qui couvre mon visage n’était pas figé dans une petite moue de vainqueur, probablement une idée d’Untach, le Serpent aurait pu voir un sourire moqueur sur mes lèvres. Je lève mon lourd pied de métal au dessus de la face du chef des hybrides.

- « Peut-être que les Serpents me vaincront, mais en tout cas tu ne seras plus là pour le voir ! »

« Faire la peau du chef des Serpents. » Je commence à mieux comprendre ce que voulait dire Burke. L’hybride n’a aucune possession personnelle que je pourrais faire valoir auprès de mon employeur en gage de la réussite de ma mission. Il me faut plus qu’une simple babiole, il me faut …

- « Tiens, Burke, voilà ta preuve. »
- « La peau de Syrus ? Hmmm, il ne te l’aurait pas donné de son vivant. Je suis bien content de te revoir, tu sais. Tu es plus robuste que tes prédécesseurs. »
- « Et mon paiement ? » Burke plonge la main dans son gilet pare-balles, en ressort une liasse assez conséquente et me tend quelques billets.
- « Burke paye toujours comptant, mon gars ! » me fait-il.
- « Tu as … beaucoup d’argent. »
- « J’ai pris quelques avances sur des missions qu’on m’a confié. »
- « J’en déduis donc que tu n’en as pas terminé avec moi ? »
- « Exact, mon ami, j’ai encore quelques petites tâches qui nécessitent tes gros bras pour être accomplies ! »

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