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 Kitty Cat, histoire de rerolling ;)

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Poulpe
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Vigilant : Snow, Tigerwolf, Ogre Noir, Miss Victory et Waka
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MessageSujet: Kitty Cat, histoire de rerolling ;)   Mer 3 Jan - 18:18

Voici un 'résumé' chronologique de Kitty Cat, afin de pouvoir poster les évènements qui ont conduit à son rerolling Wink.

Dans la famille Williamson, on est spécial ou on ne l’est pas. Franck Williamson, jeune super-héros connu sous le nom d’Homme-Tigre, a épousé en première noce (et en dernière, dixit sa femme) Milly Silver, une jeune infirmière dont il était tombé amoureux. De ce mariage naîtront trois enfants, et une quatrième sera adoptée sur le tard.

Le premier, un fils, Dimitri, dit Fox, parce qu’il déteste son prénom, a hérité des pouvoirs de son père, résultat d’une malédiction familiale lancée il y’a bien longtemps par un sorcier Thug. Toujours super-héros, il a réussi à se débarrasser de la malédiction familiale, en prenant sur lui de la bloquer dans son corps. Il est papa de deux charmants bambins, vit en concubinage avec une ex-super-héroïne, Reine Asilova AKA Firelight, exerce l’honorable métier de professeur dans un lycée, et continue d’assurer une permanence pour le dépannage des engins électroniques et informatiques en tout genre. Voilà pour l’aîné.

Le second, un fils aussi, Mike, dit Mickey à cause de ses oreilles légèrement décollées, n’est que simple comptable, ce qui est bien moins risqué d’après sa mère. Après avoir été en formation pendant un an à New-York, il est revenu à Paragon, en compagnie de la sœur de Snow, Sonya Artis, une ex-super-héroïne aussi, connue sous le nom de PsychoGun ou Terra Nostra, actuellement en inactivité. Le mariage est arrangé sous peu. Même si il prétend ne pas s’intéresser au super-héros, il semble évident à tous que Mike aurait donné cher pour avoir les pouvoirs de son frère.

Le dernier, une fille, Symphony, dite Syf, a toujours montré son attachement à son grand frère le tigré, et n’a jamais caché qu’elle aurait aimé avoir les mêmes pouvoirs que lui, au point d’en venir à se déguiser régulièrement en chat, manie qui lui est resté. Bien sûr, elle aime son autre grand frère, mais quand même moins que l’aîné. Blonde de partout (je ne vais pas faire un dessin), elle a souvent été considérée comme une idiote écervelée, ce qu’elle n’est pourtant pas. Bien qu’elle travaillait dur à l’école, cette image lui restait collée à la peau. Elle a alors entrepris l’apprentissage des arts martiaux, ce qui a calmé singulièrement la virulence de certaines remarques que lui faisaient ses condisciples et professeurs. Lassée des victoires faciles, en entrant au lycée, elle annonce abandonner sa carrière de sportive étudiante, en cachant que c’est pour mieux se consacrer à ce qu’elle estime être sa voie : le super-héroïsme. N’hésitant pas à massacrer tout ceux qui se dressaient en travers de son chemin, elle a vite acquis une réputation sinistre de sauvage urbaine. Fort heureusement, son humeur sera vite tempérée par l’arrivée de la quatrième enfant des Williamson.

Anaïs Crowley est une jeune fille issue des expériences tordues d’un servant de Vahzilok, l’Ecorcheur, devenu Eidolon pour continuer ses recherches sur l’utilisation de la souffrance comme arme. Anaïs était son seul essai, et il semblerait qu’il ait mis dans le mille du premier coup. Créée génétiquement, Anaïs n’a donc pas de parents, et c’est tout logiquement qu’Andrew MacFlayers, policier rattaché à la surveillance des super-héros, et grand ami de Franck Williamson, propose que la jeune fille soit confiée au soin de cette famille. On sait aujourd’hui que MacFlayers a fait le bon choix, puisque, impressionnée par sa nouvelle sœur, Anaïs a mis ses talents au service de Paragon, sous le nom de code Doloris.

Les deux jeunes filles ont donc progressé de concert, rencontrant nombre de personnages hétéroclites, comme ce justicier archer, Jesus Argos, jusqu’à ce que le Conseil, ayant apparemment retrouvé quelques notes de l’Ecorcheur, décide de produire des Soldats de la Souffrance comme Doloris. L’expérience sera un échec complet pour le Conseil, mais ils auront quand même le temps de dépouiller Anaïs de sa formidable énergie. Le duo s’arrête donc, et Syf insiste pour que sa sœur rejoigne un groupe de super-héros, connus sous le nom de Vigilants. A cette occasion, elle-même sera recrutée. De nouveau seule, Kitty Cat se laissera aller à de nombreuses exactions, notamment contre le Conseil, ce qui la conduira plus d’une fois devant le tribunal.

Récemment, un évènement inattendu a fait en sorte que Kitty soit transféré de l’ELITE, section des super-héros d’origine prodige, au MAGI, section qui s’occupe de tous les super-héros se servant de magie, malédiction, sorts ou objets enchantés.

Voici comment cela est arrivé.

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Poulpe
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MessageSujet: Re: Kitty Cat, histoire de rerolling ;)   Mer 3 Jan - 19:05

- « Syf ? Syf ! » Milly Williamson interpellait sa fille dans la maison. « SYMPHONY WILLIAMSON ! » cria t’elle, excédée, sa voix ayant pris un ton franchement aigu qui avait dû être entendu dans tout le voisinage.

A l’étage du dessous, un bruit indistinct signifiait que Franck Williamson, surpris par ce hurlement, venait de laisser choir ce qu’il tenait entre ses mains, tandis qu’à l’étage, la porte derrière Milly s’ouvrait pour laisser Anaïs, qui se couvrait les oreilles avec les mains en prenant un air effaré, très certainement surprise alors qu’elle se reposait.

Quelques secondes s’écoulèrent et Milly se prépara à crier de nouveau quand un bruit de chasse d’eau se fit entendre et que la porte des toilettes de l’étage cliqueta et s’entrouvrit, laissant surgir Symphony Williamson. Elle avait l’air singulièrement ennuyée d’avoir été ainsi interrompu par ce cri, et regarda sa mère d’un air hautement désapprobateur.

- « Pas la peine de crier. Si tu veux les toilettes, demandes-le simplement ! »
- « Qu’est-ce que c’est que ça ? » demanda la mère à la fille, ignorant sa précédente remarque.
- « Ca quoi ? »
- « Ce truc dans ta chambre ! »
- « Ah, ça … »

Milly attrapa sa fille par le bras, cria du haut de l’escalier à son mari de venir, incita Anaïs à les accompagner, et tous les quatre entrèrent dans la chambre de la jeune fille. Elle montra ensuite du doigt l’objet de sa colère, qui reposait posé contre un mur, dans un coin de la pièce.

C’était un glaive médiéval authentique, dans un fourreau d’argent gravé de multiples symboles. La garde se présentait comme deux ailes de dragon, qui rejoignait le corps de la bête qui formait le point de jonction entre la garde et la lame, tandis que le long cou et la tête de l’animal remontaient le long de celle-ci sur une demi-douzaine de centimètres. La poignée était couverte de fines bandelettes de cuir, et le pommeau, sphérique et métallique, s’ornait d’un éclat de cristal mauve taillé en triangle.

- « Tu vas me dire que tu ne sais pas comment c’est arrivé jusqu’ici ? »
- « Même pas. En revanche, si je te dis qu’elle m’a suivi jusqu’ici, tu ne me croiras pas. »
- « SYMPHONY ! »
- « Et c’est pourtant la vérité. »
- « Ne te fiches pas de moi, jeune fille ! Tu as acheté cette arme à je ne sais quel marchand ambulant et … »
- « Je l’ai arraché des mains d’un membre des Guerriers, merci de te soucier de mon travail de super-héroïne, et ce que je viens de te dire est absolument vrai. Cette épée me suit ! »
- « N’importe quoi ! Je te jure, je vais virer ce truc par la fenêtre et … »
- « Vas-y, fais-le ! » lui dit Syf.

Franck et Anaïs regardaient la scène sans intervenir, l’un semblant trouver que Milly avait raison et que Symphony allait trop loin, l’autre préférant se mettre du côté de sa sœur et croire ce qu’elle venait de dire. Quand Anaïs est entrée dans la chambre, la présence de cette épée s’est clairement manifestée à elle, et, avant même que Milly ne la montre du doigt, elle savait déjà où se trouvait la source de énergie qu’elle percevait.

Milly s’avança vers l’arme, puis tenta de s’en emparer. Mais au moment où sa main allait entrer en contact avec l’objet, celui-ci disparu. Elle poussa un cri de stupéfaction.

- « Hiiii ! »
- « Ecartes-toi, maintenant, reviens vers nous. » lui demanda sa fille.

Milly recula de nouveau, et, comme par enchantement, l’épée réapparut exactement au même endroit.

- « Mais qu’est-ce que c’est que ça ? »
- « Attends, il y’a mieux ! » lui fit Syf.

Elle prit l’épée à la main, proposa à sa famille de la suivre, et descendit les escaliers, avec à sa suite ses parents et sa demi-sœur. Elle se dirigea vers le garage des Williamson, se rendit dans le coin où elle rangeait ses équipements de sports de combat, entreposa l’épée sur une étagère, puis faisant signe aux autres de la suivre, remonta dans sa chambre. Là, elle les laissa contempler la situation.

Dans le même coin, au même emplacement, l’épée était déjà revenue, comme si Syf ne l’avait pas descendue. Franck Williamson descendit quatre à quatre les escaliers, s’engouffra par la porte du garage, puis revint en quelques secondes, essoufflé et stupéfait. Il regarda l’arme comme si il espérait en percer les mystères.

- « D’où sort cette arme, Syf ? »
- « Je l’ai dit, non ? Je l’ai arraché à un Guerrier. »
- « C’est une malédiction ! » pleurnicha Milly. « Tu es maudite ! »
- « Mais nooooon ! »
- « Qu’est-ce qui s’est passé, Syf ? » demanda Anaïs.
- « Ben, … »

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MessageSujet: Re: Kitty Cat, histoire de rerolling ;)   Jeu 4 Jan - 13:11

« Tout a commencé avec une mission banale, à savoir corriger quelques Guerriers qui se croient au-dessus du lot. Jusque là, rien de bien nouveau, si ce n’est que le leader de la troupe que j’attaquais avait sinistre réputation. Selon mon contact, il était beaucoup plus fort que les lieutenants habituels des Guerriers. Vous connaissez mon tempérament. Un peu de challenge n’a jamais fait de mal à personne.

Ni une ni deux, je me rends à l’endroit que l’on m’indique, en prenant la peine de réunir quelques alliés. Parmi ceux-ci, Ogre Noir. Tu vois, Maman, je n’ai pas pris de risques, j’ai fait bien attention.

Nous sommes ensuite rentrés dans l’entrepôt qui contenait de nombreuses caisses de marchandises volées, puis avons vidé les lieux de ses occupants. Assez belliqueux, d’ailleurs, les cocos ! Je ne vais pas faire de dessin, non ? Je n’y ai pas été de main morte, et plusieurs membres de ce clan de dégénérés vont devoir rester pendant quelques plombes sur un lit d’hôpital.

Ensuite, nous sommes arrivés à la pièce centrale de l’entrepôt. Le leader était là, un certain Heralion. Il a sorti cette épée de je ne sais où, et a ordonné à ses hommes de nous arrêter. Là encore, je ne vous fait pas de dessin, devinez sur qui ils se sont jetés ?

Mais non, Maman, pas sur moi ! Je te rappelle qu’Ogre Noir était là ! Entre une petite jeune fille et un grand colosse, qui crois-tu que les Guerriers préfèreront agresser ? Quel honneur tireraient-ils d’une victoire contre moi ? C’est donc notre ami le tank qui se prend l’essentiel de l’attaque. Je ne te raconte même pas ce qu’il leur a mis ! On dit de moi que je ne suis pas clémente, mais lui c’est encore pire !

Le gros de la troupe est donc obnubilé par le géant, et j’ai donc toute liberté de m’occuper du boss. J’ai eu du mal. Beaucoup de mal. Ce n’est pas franchement qu’il avait du talent, c’en était même très loin. Mais cette fichue épée semblait accroître ses faibles capacités. J’en viens donc à une conclusion issue de mon expérience du combat. Il faut que je le désarme.

J’esquive un coup d’épée, Heralion la plante dans le sol, et je lui fiche un coup de tatane dans le poignet. Inutile de vous dire qu’il a lâché prise tout de suite. D’ailleurs, avec un craquement pareil, il n’aurait pas pu soulever l’épée davantage. Il me regarde d’un sale œil, mais avant même qu’il n’ait pu esquisser un mouvement, je lui avais savamment latté le cageot !

Heralion hors d’état de nuire, je vais aider les autres. Mais bon, je n’ai plus eu grand-chose à faire. Les autres se sont bien défoulés aussi pendant que je corrigeais l’affreux. Nous nous félicitons mutuellement, et hop, séparation à la sortie de mission. Je téléphone à mon contact, qui prévient les forces de Police pour qu’ils viennent vider l’entrepôt. Autant les faire bosser un peu, non ?

Une fois que ceci est fait, sous ma surveillance, et que tous les objets volés sont emballés et repartent vers le PPD, je reprends la route avant de m’apercevoir qu’il est bientôt l’heure de rentrer. Je passe un coup de bigot à la maison, d’ailleurs c’est Anaïs qui m’a répondu, en annonçant que je rentre après être passée chez Snow pour me changer. Dans l’appartement de notre amie, celle-ci me fait une remarque.

- « Dis donc, tu es fétichiste ? Tu gardes des souvenirs de mission ? »
- « De quoi tu me parles ? »
- « De cette épée, là. »

Grosse frayeur, comme je n’en ai jamais connu. Imaginez ma surprise en voyant l’épée d’Heralion simplement posée contre le mur. Vu comme elle est, impossible de ne pas la reconnaître, pas vrai ? Mais le pire est que j’ai vu les policiers l’embarquer. Sans attendre, je saisis mon téléphone, et compose le numéro de MacFlayers. Je lui demande de vérifier le contenu des caisses rapportées par ses collègues, et lui explique que je ne sais comment je me suis retrouvée avec cette épée.

Il me conseille de me calmer, m’ordonne de laisser l’arme à Snow, et de rentrer à la maison. Il me rassure en me disant qu’il viendra la rechercher dès qu’il le pourra, ou que Snow pourra la reposer à la Hero Corps au besoin, et qu’il enverrait quelqu’un la récupérer. J’obéis donc prestement, et, étant habillée en civile, je reprends le chemin de la maison. Soudain, je reçois un appel de Snow, complètement paniquée. Elle m’explique qu’elle a voulu emballer l’épée dans un sac pour y penser demain, et qu’au moment où elle arrivait près de l’arme, celle-ci a disparu.

Je regarde autour de moi, mais je ne vois rien. Quelque part ça me rassure. Mais ma sérénité a été de courte durée. Au moment où je descends du tram, une personne âgée m’interpelle et me dit que j’ai oublié quelque chose sous mon siège. Je pense que vous avez compris de ce dont il retournait ? Et oui, c’était ma copine l’épée.

Pour ne pas créer de problèmes, je dis que ce n’est pas à moi, et que j’irais la poser au bureau des objets trouvés. Plutôt inquiète, je rentre donc à la maison le plus vite possible. Et c’est là, Maman, qu’en fouillant dans ma chambre, tu tombes sur ce truc. Comme je te l’ai dit, elle me suit. J’ai contacté Andrew, Ogre et même Fox, ils ont tous eu la même réflexion, celle d’aller voir Azuria au MAGI. D’ailleurs, Papa, si tu pouvais m’arranger un entretien, ça m’arrangerait. En revanche, il me faudra sûrement un mot d’excuse pour l’école, parce que, selon toute probabilité, cette épée risque fort de me suivre même en cours ! »

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MessageSujet: Re: Kitty Cat, histoire de rerolling ;)   Jeu 4 Jan - 16:07

- « Alors, Azuria ? Qu’est-ce que c’est exactement que ce truc ? » demanda joyeusement Fox, sous sa forme d’homme-tigre.
- « C’est un glaive, gros malin ! » rétorqua la mystique.
- « Dis donc, Tigerwolf, qui t’a demandé de venir ? » Kitty Cat questionna suspicieusement son frère.
- « A ton avis ? »
- « Bah, elle se fait trop de mouron ! »
- « Dis-moi, Kitty, où as-tu trouvé cette arme ? » Azuria continua d’observer l’épée sans la toucher. Elle avait vite constaté que celle-ci s’évaporait comme par enchantement dès qu’elle ou Tigerwolf tentaient de l’approcher.
- « Arrachée à un Guerrier du nom d’Heralion. »
- « Et bien, et bien, et bien ! »
- « Tu sais quelque chose ? »
- « C’est un puissant artefact. Etrange, je n’en ai jamais vu de semblable. »
- « Ca veut dire que tu ne peux pas m’aider ? »
- « Attends voir. Il faut encore que je consulte un livre. Alors, voyons … »

Azuria s’était levé de son bureau, avait ressayé de toucher l’arme qui s’était bien entendu évanouie dans la nature, avant de réapparaître dès que la mystique fut assez loin, puis le chef du MAGI atteignit de hautes étagères qui semblaient plier sous le poids des volumes entassés.

- « Abécédaire des armes magiques, où te caches-tu ? »

Soudain, la fine main de la magicienne plongea entre deux des plus gros livres des étagères, puis extirpa un autre bouquin poussiéreux. C’était un livre dont les pages étaient légèrement inférieures à un format A4 standard, la couverture orange était pâle comme si elle avait été exposée pendant longtemps au soleil. Quand Azuria posa le livre sur la table, un nuage de poussière s’envola. Elle ouvrit délicatement l’ouvrage, et commença à faire défiler les pages, à la recherche de quelque chose de significatif.

Pendant qu’Azuria cherchait les informations, Kitty avait sorti la lame de son fourreau, et commençait à faire des mouvements de haut en bas, comme si elle s’entraînait à manier l’arme. Tigerwolf la regarda et l’interpella.

- « Tiens, je vais tester un truc ! »
- « Quoi ? »
- « Lâches pas l’épée, je vais essayer de la prendre. »

Il glissa sa main par-dessus celle de sa sœur, mais quand celle-ci lâcha l’épée, la pointe de cette dernière heurta le sol dans un bruit sourd, perforant le plancher par la même occasion. Tigerwolf semblait peiner à soulever l’arme.

- « Didiou ! »
- « Bah alors ? Qu’est-ce que tu fais ? »
- « Elle pèse une tonne ! »
- « Arrêtes de blaguer ! »
- « Je t’assure, je ne fais pas semblant ! » Comme pour preuve de sa parole, il lâcha prise et l’épée heurta le sol, faisant trembler celui-ci.
- « Mince ? Je suis plus forte que je ne le pense ou quoi ? »

Kitty Cat se baissa, prit l’arme par la poignée, puis la redressa sans effort. Azuria, elle, avait suivi la scène des yeux, un sourire entendu sur les lèvres.

- « Tu n’y arriveras pas, Ty. »
- « Et pourquoi pas ? »
- « Cette épée s’appelle Daardrym. Son origine est inconnue et ses pouvoirs varient en fonction du porteur, jusqu’à ce qu’elle décide d’en changer, et elle n’accepte d’être manipulée que par l’individu qu’elle s’est choisie. Le nommé Heralion était son porteur, mais il y’a fort à parier que, après un millénaire d’inactivité, l’épée l’a accepté en attendant de trouver mieux. »
- « C’est une arme maudite ? »
- « Non, aucun maléfice n’y est attaché. Cette épée se contente d’être présente dans les batailles, de servir fidèlement un maître et ses descendants, en facilitant son propre usage et en modifiant les pouvoirs de son porteur, latents ou inexistants. On garde une trace de cette arme dans les chroniques des Pleinelunes jusqu’en 908, date à laquelle l’épée disparaît mystérieusement, probablement dissimulée par son propriétaire de l’époque, sûrement inquiet de la voir tomber en de mauvaises mains. A mon avis, la tombe aura été pillée, et l’épée y sera restée, décidée à ne pas se laisser manipuler par n’importe qui. Les Guerriers ont trouvé la tombe et l’épée, et celle-ci, lassée d’attendre, accepte de servir Heralion, en espérant trouver mieux après. »
- « Et apparemment, elle a fait son choix ! » fit Kitty.
- « Y’a pas moyen de s’en débarrasser ? En lui trouvant un nouveau proprio ? » questionna Fox.
- « Non. D’après ce livre, ce glaive est très têtu, et quand il choisit quelqu’un, c’est pour longtemps. »
- « Tu dis qu’elle modifie les pouvoirs de son porteur ? Comment qu’elle fait ? » demanda Kitty.
- « ‘Comment qu’elle fait’ … Parle correctement au moins ! » lui reprocha son frère.
- « Je ne sais pas. D’après le livre, il suffit juste de l’accepter. Aussitôt, les pouvoirs apparaissent. » Azuria cherchait des informations en suivant du doigt les lignes du livre.
- « Comment est-ce que je fais, alors ? »
- « Appelle-là. En général, appeler une chose enchantée par son nom est le meilleur moyen de l’activer. »
- « Tu as dit qu’elle s’appelle Daardrym, c’est ça ? »

Les ténèbres emplirent aussitôt la pièce, plongeant celle-ci dans une obscurité impénétrable. Tigerwolf pesta après sa sœur.

- « Bon sang, tu aurais pu la reposer avant de l’appeler ! »
- « Je ne l’ai pas appelé, j’ai … »
- « Tu as dit son nom, idiote ! Ca a suffit pour l’activer. »
- « Je me sens bizarre, j’ai des fourmis dans tout le corps. Et je … ho ? »
- « Quoi ? »

L’obscurité allait en s’éclaircissant, se concentrant sur l’endroit où se trouvait Kitty Cat. Les ténèbres réduirent jusqu’à ce que la jeune fille redevienne à nouveau visible. Elle tenait toujours l’épée en main, mais son apparence avait changé radicalement. Sa peau s’était couverte d’un léger pelage gris argent, et ses yeux avaient pris une teinte dorée, ses pupilles ayant désormais une forme dilatée. Entre les jambes de la jeune fille, on pouvait voir un long appendice caudal, de la même couleur que son pelage, qui oscillait.

Même le costume avait changé. Le déguisement de femme-chat avait laissé place à une tenue visiblement conçue pour le combat, de couleur noire, et ornée de symboles mystiques. Kitty Cat tenait toujours l’épée en main, ce qui lui donnait l’air de sortir tout droit d’un jeu vidéo.

- « Ben ça … » s’étonna Tigerwolf.
- « Mince ? Qu’est-ce qui se passe ? »
- « T’as toujours voulu me ressembler, nunuche, et bien voilà ! C’est chose faite ! »
- « Euh, comment je fais, maintenant ? »
- « Rappelle-là à l’ordre. » lui suggéra Azuria. « N’oublies pas, c’est toi qu’elle a décidé de servir. Elle t’obéira donc. »

Kitty Cat se concentra quelques secondes, puis l’épée disparut, levant par la même l’ensorcellement qui transformait la jeune fille en femme-chat. C’était de nouveau l’ancienne Kitty Cat qui se trouvait au sein du bureau du MAGI. Azuria s’empara de son téléphone et composa un numéro.

- « Qui est-ce que tu contactes ? » demanda Tigerwolf.
- « L’ELITE. Je leur annonce que l’héroïne Kitty Cat est désormais rattachée au MAGI, suite à l’acquisition de nouveaux pouvoirs. »
- « Hi hi hi ! » ricana Syf.
- « Pourquoi tu te marres, toi ? »
- « Je pense à la tête de Maman, quand je vais lui montrer ça. »
- « C’est clair, je vais m’arranger que Reine nous retrouve là-bas. Sûr que ça la fera bien rire aussi ! »

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MessageSujet: Re: Kitty Cat, histoire de rerolling ;)   Lun 10 Mar - 19:05

Note de l'auteur : avant de poster sur le forum off', j'aimerais recevoir l'avis de mes amis les Vigilants. Bien qu'il me semble que le problème soit assez cru, je pense l'avoir bien présenté, mais j'aimerais tout de même avoir des avis extérieurs (par MP, merci Wink ). Après tout, "C'est la vie". Et puis, ça me permet d'introduire (compte tenu du texte ci-dessous, ce terme ne me parait pas très adapté Shocked) Wilon D Jex.

Talos Island, un samedi matin …

Le soleil est déjà levé depuis plus d’une heure, éclairant les façades des immeubles d’habitations. La grisaille fait place à un déluge d’or et de feu, entre la teinte qu’ils prennent et les fenêtres qui reflètent les rayons de l’astre du jour. Le métro s’arrête dans ce décor magnifique, tandis qu’une jeune fille, vêtue d’une jupe bleue et d’une chemise pastel, descend de la rame. Ses longs cheveux blonds sont attachés en queue de cheval. Elle quitte la station et prend la direction d’un immeuble.

En bas de la structure, elle appuie sur l’interphone. Une voix rauque, grincheuse, lui répond.

- « C’est qui ? » demande la voix masculine lointaine.
- « C’est moi, Syf. »
- « Ben, tiens, je m’y attendais ! »

Le ton parait dépité, encore plus grognon qu’avant. Un bourdonnement électrique indique que la serrure est ouverte. Symphony Williamson se dépêche d’ouvrir et de rentrer dans le hall de l’immeuble. Les tapis de l’entrée étouffent le bruit de ses chaussures, et elle prend l’ascenseur pour monter à l’étage où vit son frère. Devant la porte de ce dernier, elle prend le soin, ne sachant pas si son neveu et sa nièce dorment encore, de frapper fort discrètement. Le verrou est ôté, la porte s’ouvre devant elle.

Celui qui a ouvert est son frère, Dimitri. Il a la mine des petits jours, comme si une nouvelle particulièrement désagréable lui était échue. D’un signe de tête, toujours ronchonnant, il lui dit d’entrer dans l’appartement. Il attend qu’elle ait passé le seuil pour refermer derrière elle. Il remet le verrou en place, et montre à sa sœur la cuisine. Elle s’y rend.

La pièce a été modernisée, à grand renfort des économies placées pour le mariage. Reine Asilova, la concubine de Dimitri Williamson, prend son petit déjeuner, en robe de chambre. Elle fait un signe encourageant à Symphony, et la reçoit avec un grand sourire. Cette dernière se décontracte un petit peu. Apparemment, la nouvelle n’est pas perçue de la même façon par celle qui partage l’existence de son frère que par le reste de sa famille.

- « Salut, Reine. »
- « B’jour, Syf. Une tasse de café ? »
- « Non merci. »

Elle s’assied néanmoins en face de la brune, en prenant la précaution de ne pas trop plier sa jupe. Il est rare de la voir vêtue ainsi autrement que pour aller à l’école. D’ordinaire, Syf est plutôt adepte des pantalons, des chaussures de sport, des pulls, brefs, tout ce qui est simple à mettre. Aujourd’hui, son allure paraîtrait, pour ceux qui la connaissent, particulièrement singulière. Ainsi habillée, elle fait plus que son âge. De la même façon, elle semble avoir pris en maturité.

- « Fox, va t’occuper des bébés. » lui ordonne sa femme, alors que l’homme entre dans la cuisine.
- « Hein ? Pourquoi je devrais … »
- « Au trot ! » achève Reine.

Il part en grognant, laissant les deux jeunes femmes seules dans la cuisine. Reine se lève de la table et va fermer la porte derrière elle. Elle revient s’asseoir aussitôt.

- « Voilà. Je refuse de l’entendre crier de bon matin. »
- « Ah, vous êtes donc bien au courant. »
- « Et oui, ta mère nous l’a dit. Et, tout à fait entre nous, je trouve sa réaction largement exagérée. »
- « Merci de ne pas être contre moi. J’ai l’impression que tout le monde m’en veut. Fox, Maman, Papa, Mickey … Tu dois être la première à ne pas me jeter la pierre. »
- « Ca devait arriver, un jour ou l’autre. Tu as dix-sept ans. Ce n’est ni trop vieux, ni trop jeune. »
- « Tout de même, avec un homme que je connais à peine ! »
- « Sur l’inspiration du moment, je dirais. Quand à ton frère, ne t’inquiète pas : ça lui passera. »
- « C’est un truc que je ne comprends pas, d’ailleurs. A lui, on ne lui a rien dit. A Mickey non plus. Mais pour moi, c’est les hauts cris. »
- « C’est souvent ainsi. Je l’ai d’ailleurs reproché à ta mère quelque chose, hier soir. Tu as dû le ressentir, au niveau de son comportement, non ? Elle ne s’est pas calmée un peu ? »
- « C’était toi qui ... ? »
- « Je lui ai dit qu’elle ne s’était pas bien occupée de toi, lorsqu’elle a appelé pour prévenir ton frère. Anaïs partie, tu avais besoin qu’on te garde un peu à l’œil, et elle n’a rien vu venir. »
- « Merci pour ton aide. »
- « Je n’étais pas beaucoup plus vieille que toi, lorsque j’ai perdu ma virginité, et j’aurais aimé avoir quelqu’un à qui en parler, quelqu’un qui ne me sauterait pas à la gorge. »
- « Et qui est l’heureux futur cadavre ? » demande Fox, en plaisantant, revenant des chambres avec les bébés dans les bras.

Reine s’en empare d’un, sa fille, Angelina, tandis que Dimitri termine de préparer leur petit déjeuner avec JK dans les bras. Par rapport au moment où il a ouvert la porte à sa sœur, il parait un peu moins énervé. Probablement que d’avoir vu sa femme l’envoyer paître lui a fait prendre conscience de la futilité de son comportement. Même si Syf est sa sœur, il n’a jamais eu aucun contrôle sur sa vie, et n’en aura jamais. Il a apparemment pris le parti de se mettre de son côté.

- « Jex. »
- « Jex ? Le Jex ? »
- « Qui est-ce ? » demande Reine. Retraitée du super héroïsme, elle ne connaît pas beaucoup les noms des nouveaux venus.
- « C’est une blague, ou quoi ? Ce type doit bien avoir vingt-et-un ans ! » Fox ne lui répond pas.
- « C’est exact. »
- « Tu en as dix-sept ! »
- « Et alors ? »
- « Il pourrait être accusé de détournement de mineur. Ca la fiche mal, pour un super-héros ! »
- « J’étais consentante ! » s’emporte Syf.
- « De toute manière, je vois mal quelqu’un te forcer et finir en un seul morceau. » lâcha Fox, en soupirant. « Et puis, c’est déjà fait. »
- « Tu me réponds, Fox ? Qui est ce Jex ? »
- « Wilon D Jex est son nom de super-héros. Il est classé Tank, travaille pour l’ELITE. »
- « Donc, aucun superpouvoirs ? »
- « C’est un sportif de haut niveau. Il se bat avec une masse d’arme, trouvée je ne sais où. »
- « Comment c’était, alors, cette première fois ? » demanda Reine, changeant de sujet.

Symphony tend la main à plat devant elle, et la fait osciller un peu, un air peu décidé sur le visage. Ce doit être sa manière de dire que ça ne s’était pas trop mal passé, mais que ça aurait pu être mieux. Reine la regarde avec le même sourire sur les lèvres que lorsqu’elle l’avait accueillie dans la cuisine. Fox, lui, mélange le contenu de sa casserole avec un rien d’agacement. Sa femme le reprend.

- « Si ça te dérange qu’on parle entre femmes, Fox, tu peux aller voir ailleurs. »
- « C’est juste que … » commence le frère de Syf. Mais il n’arrive pas à finir sa phrase. Il a alors le même sourire que sa concubine, et se rend compte de son imbécillité. « Bah, je suis désolé, Syf. Je ne devrais pas agir comme ça. Ca devait fatalement finir par arriver. »
- « Merci, Fox. »
- « Tu devrais comprendre que pour moi, Maman, Papa et Mickey, tu es la petite dernière, et qu’il est de notre devoir de te protéger, même contre ça. Alors, d’apprendre une telle nouvelle, ça nous a un peu chamboulé. » Fox soupire. « J’ose au moins espérer que vous ne l’avez pas fait n’importe où. »
- « Nous avons été chez lui pour … »
- « Ho, et bien, ça va. » fait Reine.
- « Comment ça, ça va ? » Fox la regarde d’un air suspicieux.
- « Ma première fois, c’était dans la voiture de mon copain, sur un drive-in, et l’ouvreuse est venue nous interrompre en plein milieu pour nous dire d’aller faire ça ailleurs. »
- « Tu ne t’en es jamais vanté, de celle-là ! » s’esclaffe Dimitri.
- « Et toi ? » Fox éclate de rire de plus belle, probablement perdu dans son souvenir. « Et bien ? »
- « J’en ris encore et même aujourd’hui, j’ai du mal à y croire ! Dans une cabine de photomaton ! »
- « Sans blague ? »

Syf est bouleversée de ces aveux. Elle imaginait quelque chose de romantique pour chacun d’eux, et non pas un étalage d’exhibitionnisme et d’attitudes aussi désinvoltes.

- « Rien que dans une voiture, je n’aurais jamais osé, mais alors, dans un photomaton ! C’était avec … cette défenderesse blonde, c’est ça ? »
- « Ouais. »
- « Et pourquoi tu n’es pas resté avec, monsieur le tigré ? » demande Reine, soudainement jalouse.
- « Parce que j’avais à peine dix-sept ans et qu’elle en avait trente bien tapés. Et mariée, qui plus est ! »
- « Quoi ? »
- « On ne peut pas être ‘super’ à tout niveau, ma chérie. » s’excuse Tigerwolf. « A l’époque, ça m’importait peu. Et elle, elle voulait juste savoir ce que les hommes-bêtes avaient dans le pantalon. »
- « Dire que je croyais tout savoir de toi. »
- « C’est le genre de sujet qu’on a jamais mis sur le tapis. Après tout, l’important, aujourd’hui, c’est d’être ensemble. »
- « Dites, j’ai une question à vous poser. »
- « Dis voir, Syf. »
- « Pourquoi vous l’avez fait, vous ? Je veux dire, la première fois. »
- « Parce que, comme toi, je faisais tout ce que ma mère m’interdisait. Je suis devenue une super héroïne alors qu’elle s’y opposait, j’ai fumé parce qu’elle ne voulait pas que je le fasse, et j’ai découché parce qu’elle désirait plus que tout me maintenir vierge jusqu’au mariage. »
- « Moi, c’est encore pire. A l’époque, je faisais un peu n’importe quoi du moment qu’une jolie femme me le demandait, dans l’espoir d’obtenir une récompense … en nature ! »
- « Et encore maintenant, d’ailleurs … » commence Reine, avec un regard en biais.
- « Oui, mais avant, c’était par intérêt sexuel. Maintenant, c’est par galanterie ! » répond Fox, avec un large sourire.
- « Je ne vous voyais pas si … enfin, je veux dire … aussi entreprenants, sur ce sujet. »
- « J’ai quelques autres choses à te demander. » l’interrompt Fox. « Maman, à force de crier, n’a pas posé les questions essentielles. Est-ce que vous avez pris des précautions ? »
- « Oui, oui, nous sommes passés à la pharmacie avant. »
- « Un bon point pour vous. Et pour l’avenir ? »
- « Il doit me rappeler. »
- « Houlà, c’est moins chouette, ça. Il ne le fera peut-être jamais. »
- « Fox ! » crie Reine.
- « Attends, je connais ce truc, il dit qu’il va la contacter, comme ça, il ne donne pas son numéro de téléphone et … »
- « Il m’a laissé son numéro. »
- « Ho … » Fox a l’air surpris. « D’accord, au temps pour moi ! »
- « C’est qu’il est un peu sérieux quand même. Ca fait longtemps que vous avez fait connaissance ? »
- « Il y’a un mois, lors d’une mission de routine. »
- « Et comment en êtes-vous arrivés à … »
- « Il m’a dit qu’il me trouvait drôle. »
- « Drôle ? »

Fox pensait que ce Jex ne devait pas avoir les yeux en face des trous. Si Syf n’avait pas été sa sœur, la première chose qui l’aurait attiré chez elle, c’est sa taille de soutien-gorge.

- « Ben oui. Au cours de la mission, j’ai lâché quelques vannes aux affreux d’en face, comme d’habitude. Il était plié en deux de rire. »
- « Il faut dire que tu te sers de certaines expressions, aussi, parfois ! » lui dit Reine, un sourire en coin. Elle avait souvenir de quelques escapades avec Kitty Cat.
- « Ensuite, on s’est revus, de temps en temps. Finalement, la semaine dernière, il m’a invité au restaurant. Mais pas un fast-food, un vrai restaurant, repas aux chandelles, et tout. Forcément, après … »
- « Tu t’es sentie forcée de … »
- « Ho, non, non. Il m’avait proposé de me ramener directement à la maison. C’est moi qui … »
- « Que devient Anthony Wellsman, dans tous ça ? »
- « Ca fait maintenant presque six mois qu’on ne se parle plus. Et avec Jex dans les parages, je crois que … »
- « Y’a pas photo, je le reconnais ! » fait Fox. « Je ne suis pas tourné sur les mecs, mais il me parait plutôt beau gosse. Je te trouverais une photo, Reine, tu me donneras ton avis. »
- « Au fait, quel numéro de téléphone, tu lui as donné ? » demande la concubine de Tigerwolf à Symphony.
- « Celui de la maison, pourq… ho, flûte ! »
- « Exact. Il va se faire recevoir ! »
- « Je l’appelle, pourvu que … »

Syf prend son portable, et compose un numéro. Aussitôt, elle tombe sur Jex. Dimitri lui fait signe de mettre l’ampli. Elle obéit.

- « Will ? »
- « Ah, c’est toi, chaton. » lui répond l’homme. Il a une voix douce, au ton mesuré. « Dis donc, j’ai essayé de t’appeler et j’ai été reçu par une mégère … »

Reine et Fox éclatent de rire. Syf devient écarlate en devinant ce qu’il va lui dire. Après sa dispute avec Milly, Symphony n’avait plus le droit de sortir de la maison, alors elle a fait le mur pour venir voir son frère. Sa mère, qui doit penser que la jeune fille est partie retrouver son amant, a du recevoir téléphoniquement celui-ci à grand renfort de noms d’oiseaux.

- « … qui m’a traité de tous les noms. J’ai même pris des notes, il y avait des insultes que je n’avais jamais entendues ! Qui est avec toi ? J’entends rire. »
- « Mon frère et sa copine. »
- « Tu as mis le haut-parleur ? »
- « Oui. »
- « Ha. »
- « Et la mégère, c’était ma mère. »
- « Ho. »
- « Tu n’as pas répondu, j’espère ? »
- « Encore aurait-il fallu que je puisse en placer une ! »
- « C’est bien. »
- « Invite-le à déjeuner. » fait Reine. « Je vais tâcher d’inviter tes parents aussi. Tant qu’à organiser une rencontre entre eux, autant que ça se passe ici. Sous mon toit, ta mère montrera moins virulente. »
- « Merci, un grand merci, à tous les deux. » Elle hésite. « Je peux vous emprunter la salle de bains ? Ce matin, je suis partie un peu en catimini. »
- « Vas-y, tu connais le chemin. »

Elle s’éloigne dans le couloir, et ce n’est qu’une fois que l’eau coule que Dimitri et Reine commence à discuter.

- « Au téléphone, il a l’air d’un gars bien. » assure Reine.
- « Je me sens fautif. » répond Fox.
- « Pourquoi ? »
- « C’est moi qui les ai présentés l’un à l’autre. »
- « Qui est-il ? »
- « Il s’appelle William Jester. »
- « Attends voir, ce nom … »
- « Ouais, c’est un joueur de base-ball. Un batteur d’exception. Un soir, en rentrant chez lui, il a vu des gens se faire agresser. Il m’a dit lui-même qu’il ne savait pas pourquoi il était intervenu, mais le fait est là. Il a pris une de ses battes, dans sa voiture, et a été corriger les types. Ils étaient à six contre lui, et il leur a tenu tête. Après coup, il s’est dit qu’il pourrait aussi aider. Comme Kitty est très déprimée depuis le départ d’Anaïs, et que ce mec paraissait toujours de bonne humeur, je me suis dit qu’il lui remonterait le moral. Mais je ne pensais pas qu’il le lui remonterait comme ça ! »
- « Tu penses qu’ils resteront ensemble, ou que c’était juste pour une nuit ? »
- « Si ça n’avait dû être que pour une nuit, il n’aurait jamais rappelé. Pour l’avenir … et bien, disons que je leur vois quelques belles années, même si je ne promets pas le mariage. »
- « Nous ne sommes pas mariés … » fait Reine.
- « Il n’empêche que nous sommes heureux. »

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Poulpe
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MessageSujet: Re: Kitty Cat, histoire de rerolling ;)   Ven 14 Mar - 18:38

Repas de famille …

Comme convenu au téléphone avec Will, il devait retrouver Symphony chez son frère, bien qu’elle ne lui ait pas dit que ses parents seraient aussi au rendez-vous. Elle et Fox étaient descendus, et attendaient devant la porte vitrée que le camion du traiteur, commandé en urgence, livre le repas du déjeuner. Dimitri pesta un petit peu, prétextant que sa paye de fonctionnaire serait bien écornée par ce repas de famille. Mais, selon lui, ça en valait la peine.

- « Salut ! » fit une voix féminine, dynamique, les interpellant de loin.
- « Bonjour, Madame Williamson ! » claironna Fox, en voyant arriver son frère Mike et son épouse, Sonya.
- « Qu’est-ce que vous faites là ? » demanda Syf.
- « Nous sommes venus, comme nous l’a demandé Reine. »
- « Salut, Syf. » fit Mike, d’un ton froid. « Comment va la santé ? » De toute évidence, l’indulgence dont faisait preuve Fox n’avait pas encore contaminé son frère.
- « Montez, tous les deux. Nous vous rejoindrons dès que … »

Une voiture noire, élégante, racée, se gara sur une place de parking faisant face à l’immeuble. En descendit un jeune homme aux cheveux bruns correctement peignés, vêtu d’un jeans bleu, et de basket, mais qui avait pris le soin d’enfiler une chemise, sans cravate, et une veste de bonne marque. On aurait dit un jeune cadre au repos. Il claqua sa portière, fit aller sa clé dans la serrure, et se dirigea immédiatement vers le quatuor, et plus précisément vers Symphony. Il bredouilla un vague salut, hésitant, bégayant presque, puis, avec plus d’assurance qu’il ne les avait salué, embrassa la jeune fille, d’un long baiser.

- « Ca se passe de commentaires ! » fit Sonya, à direction de son mari, ce dernier ouvrant la bouche.
- « Ce n’est pas ce que je … » commença Mike.
- « C’est cela ! Ta sœur est une grande fille, maintenant. Laisse-la vivre un peu ! »
- « Chouette bagnole. » fit Fox, détournant la conversation, ne désirant pas que son frère et Sonya se disputent.
- « Oui. Une Stingray. Un vieux modèle. »
- « Je la retape depuis que j’ai l’âge de seize ans. » fit le jeune homme, ayant fini d’embrasser Syf. « Si vous voulez, je vous montrerais des photos. Au début, c’était une véritable épave. »
- « Oui, ça peut être intéressant de voir ce que tu as fait dessus. »
- « Il est très habile de ses mains. » affirma Syf, avant de croiser le regard de Mike.
- « Ca, je m’en doute, quand on sait que … »
- « C’est cela, oui ! » fit Sonya, en poussant Mike vers l’entrée. « Viens, allons plutôt dire bonjour à Reine. »
- « Toi, » fit Fox à Will, « tu restes ici, tu nous aideras à monter le repas. »

Le camion arriva presque aussitôt, et, les bras encombrés de plateaux, ils se poussèrent un peu pour entrer dans l’ascenseur. Dans l’appartement, Reine discutait avec Sonya et son mari. Ce dernier était assis dans un fauteuil, sa femme sur les genoux s’appuyant sur son estomac pour l’empêcher de lancer une pique assassine à l’attention de sa sœur, lorsqu’elle entra dans la pièce. Manifestement, Sonya était d’un avis similaire de celui de Reine, ce qui ne plaisait pas trop à son mari.

- « Pas encore là ? » demanda Fox à sa concubine.
- « Tu les verrais, sinon. »
- « Interphone. » fit Sonya.

En effet, un grésillement leur parvint. Fox alla jusqu’à l’appareil, entendit la voix de sa mère, et ouvrit l’entrée à ses parents. Le temps qu’ils montent, il se rendit en cuisine, pour en revenir les bras chargés par de la vaisselle.

- « Nous serons un peu à l’étroit, il faudra se serrer un peu. » Il regarda Syf et Will. « Pas trop serrés tout de même, vous deux. »

La porte de l’appartement s’ouvrit, et Milly et Franck Williamson entrèrent dans le logement de leur fils. La mère de Fox eut l’air pincé en voyant sa fille accompagnée, mais semblait moins offusquée en détaillant sa tenue. Probablement qu’elle s’était imaginée un garçon un peu punk ou voyou. Néanmoins, elle le dévisagea avec une certaine fureur. Comme l’avait dit Reine, sous le toit d’un autre, elle se montrait moins virulente qu’elle ne l’aurait été chez elle. Franck, lui, paraissait encore en colère, et ne dit pas un mot, ni à sa fille, ni à quiconque d’autre.

- « Asseyez-vous, asseyez-vous ! » invita Fox, sur un air joyeux. Voyant que personne ne semblait vouloir l’écouter. « Posez vos fesses tout de suite ! » hurla t’il, avec une voix qui rappelait un feulement de tigre.

La réaction ne se fit pas attendre, et chacun trouva une chaise. Même Sonya se dépêcha de se relever des genoux de son mari pour venir à table. Son mari s’installa à sa gauche, entre elle et Fox. Reine était placée à la gauche de son concubin, Syf et Will à ses côtés. Milly, craignant probablement de perdre le contrôle de ses nerfs et de gifler les jeunes gens, s’installa en face de Reine, son mari à sa droite. Entre lui et Syf, il restait deux places libres, deux chaises amenées par Reine avant qu’ils n’arrivent tous.

- « On attend encore quelqu’un ? » demanda Syf, craignant qu’un nouvel accusateur prendrait place à leurs côtés.
- « Oui. Je suis étonné, ils m’avaient dit que … Ha ! » termina t’il.

Un bruit, suivi d’exclamations se fit entendre. Mais le bruit ne venait pas de l’extérieur, de l’interphone ou de devant la porte. Il provenait d’un placard, au bout du couloir de l’entrée. Une voix fluette, jeune, féminine, se plaignait.

- « Aïe, tu me marches sur le pied ! »
- « Désolé. Quelle idée aussi de nous faire réapparaître dans un placard à balais ! »
- « Ca, » fit Fox, « c’est du Zane tout craché ! »

Il alla ouvrir la porte du placard, duquel surgirent, au grand étonnement de tous, Anaïs Corbeau (anciennement Anaïs Crowley) et Walter MacCroyers. Ils étaient tous deux habillés proprement, mais leurs vêtements étaient maintenant un peu froissés par le passage dans un endroit aussi exigu.

- « Quelle entrée en scène ! »
- « Zane a dû se tromper. » commenta Anaïs. Walter et Fox répondirent par un sourire navré.
- « Je penche plutôt pour une blague de potache. C’est un habitué ! » fit Dimitri.
- « Bonjour, tout le monde ! » fit Anaïs, d’un ton joyeux.

Elle fit rapidement un tour de table, embrassant sa famille, allant même jusqu’à poser un baiser sur les joues de Will, pendant que Walter serrait quelques mains et échangeait quelques bises avec les femmes. Ils s’installèrent entre Syf et ses parents, Anaïs à côté de celle-ci.

- « Quelle histoire ! » fit Anaïs, en s’asseyant. « Tu as de la chance, Fox, je n’avais rien de prévu comme sortie, aujourd’hui. »
- « J’ai surtout eu la chance de réussir à mettre la main sur Zane, et à vous l’envoyer pour qu’il vous fasse voyager d’un point à l’autre. »
- « C’est marrant, comme pouvoir, j’aimerais avoir le même ! »

Fox remplit quelques verres, avec le contenu des quelques bouteilles de vin français qu’Anaïs avait emprunté à sa sœur génétique. Il posa les plats sur la table. Le repas se déroula dans un silence sépulcral, à peine coupé par des demandes telles que « le sel, svp » ou « redonne-moi des crudités, je te prie ». Ce n’est que lorsque le café arriva que la discussion s’installa autour de la table.

- « Et bien, Maman, je crois que ce genre d’évènement devrait arriver plus souvent. »
- « Que veux-tu dire, Fox ? » demanda sa mère, d’un ton aigri.
- « C’est la première fois que je t’entends aussi peu ! »
- « Parce que tu trouves que … »
- « Que c’est un sujet de discussion ? Oui, tout à fait ! »
- « Je vous en prie, Milly. » commença Sonya. « Vous n’allez pas nous ressortir le vieux couplet stéréotypé du genre ‘pas avant le mariage’. Dites, vous savez que le monde a changé, depuis les années 1900 ? »
- « Sonya ! » cria Milly.
- « Quoi ? Vous croyez que je vais rester en plan, à vous laisser pourrir la vie de votre fille avec vos principes à la noix ? »
- « C’est vrai que vos principes sont un peu éculés ! » approuva Reine.
- « Mais … »
- « Plutôt que de vous plaindre, estimez-vous plutôt heureuse ! Qu’auriez-vous fait si j’avais été votre fille, hein ? » continua Sonya. « J’avais quatre ans de moins que Syf lorsque ça m’est arrivé ! Et mes parents ne l’ont appris que par hasard, et un an plus tard ! Syf, elle, a eu le courage de vous l’annoncer ! Elle aurait pu ne rien vous dire, et vous n’en auriez rien su ! Rien ! »
- « Qu’est-ce qu’il s’est passé ? » demanda Anaïs, qui ne comprenait rien à la discussion.
- « Ta demi-sœur a découché. »
- « Ah ? Félicitations ! »
- « Anaïs ! » fit Milly.
- « Quoi ? »
- « Ce n’est pas bien ! Pas bien du tout ! »
- « Pourquoi ? »

Sonya comprenait pourquoi Fox l’avait fait venir. Anaïs ne comprenait pas des principes moraux aussi désuets. Elle comprenait la notion de bien et de mal, mais ne l’appliquait pas de la même façon que sa mère adoptive. Pour elle, il n’était pas question ici de juger le comportement de sa demi-sœur. L’évènement ne lui paraissait pas aussi tragique qu’une attaque de Riktis ou la découverte d’un charnier des expériences de Crey.

- « Parce que ! » affirma Milly.
- « Parce que quoi ? »
- « Ce n’est pas bien, c’est tout ! »
- « C’est naturel, non ? Je veux dire, un coït, ça n’a rien d’extraordinaire, après tout ! Il s’en passe des millions par jour sans que personne ne s’en plaigne. »

Fox se retenait d’éclater de rire, en mettant sa main devant sa bouche, pendant que Reine se mordait les lèvres pour ne pas se moquer ouvertement de l’air ahuri et hébété de sa belle-mère, prise au dépourvu. Walter rougissait, gêné par la situation. Mike avait l’air déconfit, alors que sa femme, Sonya, avait un large sourire d’une oreille à l’autre, devant une telle phrase édictée d’un ton si innocent.

- « Toi, tu ne l’aurais pas fait avec Walter avant le mariage ! »
- « Parce que c’est le choix de Wally et que je le respecte. Si il le voulait, il lui suffirait de m’en parler pour … »
- « Ca suffit, tais-toi ! »
- « Tu vois, Maman, ta vérité n’est pas celle des autres ! » fit Fox, moralisateur.
- « Si je comprends bien vos principes, » continua Reine, « je n’ai pas le droit d’avoir d’enfants ? »
- « Pardon ? Mais tu … »
- « J’en ai eu deux, oui, avec votre fils, alors que nous ne sommes pas mariés. Vous n’êtes pas contente d’avoir deux petits-enfants adorables ? »
- « Si, mais vous, ce n’est pas … »
- « Ce n’est pas pareil ? Dites, Milly, j’ai connu quelques autres hommes avant Fox ! Et Sonya n’a pas été en reste non plus. »
- « Et toi, Papa, on ne t’entend pas ? » demanda Fox.
- « J’ai déjà dit tout ce que j’avais à dire. J’ai accepté le fait que cette histoire ait eu lieu. » commença t’il. Devant l’air soulagé de Syf, il crut bon d’ajouter : « Mais ça ne veut pas dire que je la cautionne, ou que je pardonne. » Il soupira. « Disons juste que je suis un peu mélancolique. Je me souviens de l’époque où cette petite fille avec des couettes ne pensait pas encore aux hommes. »
- « Ah oui, les couettes, je m’en souviens ! » répondit Fox, un sourire en coin.
- « Mais, euh, Fox ! » protesta Syf.
- « Oui, Franck. » lui fit Reine. « Mais la Syf de vos souvenirs n’est plus celle d’aujourd’hui. Ce n’est plus une petite fille. Elle combat le crime, et elle décide de son avenir. Ce genre de choix ne vous a jamais appartenu. »
- « Mais je suis sa mère ! »
- « Et Syf n’est pas un chien, ou un objet ! »
- « Je … » Voyant que Sonya et Reine paraissaient du même avis, elle changea son fusil d’épaule. « Bien sûr, venant de femmes comme toutes les deux …
- « Des femmes qui sont avec vos fils, aujourd’hui ! Une que votre cadet a épousée, et l’autre à laquelle votre aîné a fait des enfants ! »
- « Euh … »
- « Plutôt que de continuer sur cette discussion stérile, » fit Reine, coupant court, voyant qu’elle avait obtenu ce qu’elle désirait, à savoir dédramatiser la situation, « laissez-nous vous présenter l’homme que votre fille a choisi. »

William s’entassa un peu dans sa chaise. Jusqu’à présent, il s’était montré étrangement silencieux, et, devant le fait accompli, ne savait plus quoi dire. Il se contenta de bégayer son nom. Fox ricana en se disant que le jeune homme était capable de prouesses formidables, mais qu’il perdait toute sa belle confiance en lui en voyant tous ces regards tournés vers lui.

- « Will…William…Jester. » se présenta t’il.

Fox s’attendait à ce que quelques-uns réagissent à ce nom, au vu de la relative célébrité du jeune homme, en tant que joueur de base-ball, mais son père fut plus rapide.

- « Jester ? Comme George Jester ? »
- « C’est … mon père. » répondit William.
- « Il est connu ? » demanda Fox, étonné.
- « C’est le directeur de la concession Corvette de Paragon. Tu te souviens de lui, Milly ? »
- « Oui, c’est l’homme qui nous a remis les clés de notre nouvelle voiture. »
- « Décidément, le monde est petit. »

Le processus était enclenché. Le café avalé, le visage de Milly affichait un air résolu, ayant accepté ce qui s’était passé. Même si la colère ne la quittait pas, Fox ne craignait plus de la voir insulté les jeunes gens de tous les noms. Apparemment, le père de William lui avait paru digne de confiance. Il eut la certitude que le plan de sa concubine avait fonctionné, lorsqu’il raccompagna tout le monde à la porte, les bébés s’étant réveillés.

- « Quand à vous, » fit Milly à William, alors qu’ils franchissaient le seuil de l’appartement « je vous veux demain soir, chez moi, au souper. Vous, moi, ma fille et mon mari, nous avons des choses à nous dire. » Devant l’air un peu craintif de William, elle se détendit. « N’ayez crainte, je ne vais pas vous mordre ! Mais j’aimerais que nous mettions au point certaines choses. »

Fox referma la porte derrière lui, avec un petit sourire satisfait.

- « Mission accomplie ! » fit Reine, en prenant une pure pose de vainqueur.
- « Tu as raté ta vocation ! Tu aurais dû faire négociatrice ! »


Quelques jours plus tard, lors d’une mission de routine …

- « Dis donc, Tigerwolf, ta petite sœur Kitty Cat … » fit un super-héros à Fox.
- « Oui, quoi ? »
- « Je ne sais pas ce qu’il lui est arrivé, ces derniers temps, mais je la trouve plus féline qu’avant ! » ajouta t’il, en rougissant.
- « Okay, je vais faire celui qui n’a rien entendu, ça te permettra de vieillir un peu ! » répondit Fox, les poils hérissés.

Ce n’est pas parce qu’il avait finalement accepté ce qui était arrivé à Syf qu’il autoriserait tous ces mâles à tourner autour …

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