LES VIGILANTS

Vigilants - Vigilants Noirs - Vigilant Archery - Licornes Vigilantes
 
AccueilAccueil  FAQFAQ  RechercherRechercher  S'enregistrerS'enregistrer  MembresMembres  GroupesGroupes  Connexion  

Partagez | 
 

 La chasse est ouverte ...

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
Poulpe
Poulpe Fiction
avatar

Nombre de messages : 3637
Age : 39
Vigilant : Snow, Tigerwolf, Ogre Noir, Miss Victory et Waka
Date d'inscription : 26/10/2005

MessageSujet: La chasse est ouverte ...   Jeu 22 Fév - 17:44

Dans le monde de Tyran, trois semaines plus tôt, se tenait une réunion exceptionnelle au siège de la société Walcross. Timoty Walcross lui-même présidait cette séance, entouré de ses huit principaux conseillers. C’était un homme d’une cinquantaine d’années, au crâne rasé, vêtu d’un costume trois pièces sombre. Ses doigts étaient ornés de nombreuses chevalières, chacune en argent, portant toutes le même symbole, le sigle de la société Walcross. Depuis lors, elles étaient devenues la hantise des salariés de la société, puisque chacun ayant pu y avoir droit disparaissait rapidement après avoir reçu cette marque de reconnaissance. Ou plutôt, ce signe de leur mort prochaine.

En face de lui se tenait un homme, répondant au nom de Tomas Eegleson. C’était un scientifique à l’ancienne mode, blouse blanche et crâne dégarni, ses cheveux longs tombant lamentablement sur le côté. Ses lunettes dissimulaient à peine des yeux fuyants, et il y’a fort à parier qu’il craignait de se voir attribuer l’une des nombreuses bagues que Walcross tripotait en ce moment même.

- « Et bien alors, Professeur Eegleson ? »
- « Je pense savoir ce qui s’est passé, Monsieur Walcross. » Avouer à Walcross ne pas savoir ce qui s’était passé restait le moyen le plus court de se suicider.
- « Nous vous écoutons. »
- « Et bien, je pense que l’expérience a été un succès, malheureusement au-delà de nos espérances, ce qui fait que les mesures de sécurité prises ont été insuffisantes. »
- « Expliquez-nous en quoi. »
- « L’insertion de la forme de vie parasitaire dans l’organisme hôte a renforcé celui-ci considérablement. De même, ce seul sujet ayant réagi convenablement à la préparation avait déjà une force exceptionnelle d’entrée de jeu. Encore heureux, dirais-je, c’est ce qui lui a permis de survivre. Je pense que les parasites ont évacués l’effet des drogues. Après tout, il est dans leur intérêt que leur hôte survive le plus longtemps possible, et dans les meilleures conditions. »
- « Hum. »
- « Qui plus est, je vous rappelle mon rapport 459, qui indiquait clairement le potentiel que nous pouvions attendre d’un cobaye aussi réceptif. » Une femme surgit de l’obscurité, derrière Walcross, et donna à ce dernier une feuille à l’entête de sa société. « Hors, dans celui-ci, j’évoquais déjà un souci au niveau de la sécurité, demandant à ce que l’on m’attribue plusieurs unités robotisées de défense. Cependant, ma demande est restée sans réponses, malgré une relance qui révélait son caractère d’urgence. » Pendant qu’Eegleson continuait ses explications, Walcross avait parcouru le document.
- « A qui était adressé ce rapport ? » demanda t’il au savant.
- « Au Major MacFlayers. »
- « Major ? » Timoty se tourna vers l’un de ses conseillers.

Ceux-ci étaient plongés dans la pénombre, mais à l’énoncé de son nom, Andrew MacFlayers fut éclairé. Il ressemblait trait pour trait à celui de notre dimension, si ce n’est qu’un air dur et inhabituel s’affichait sur son visage, et que son complet gris avait laissé place à une tenue de militaire. MacFlayers posa les coudes sur la table et croisa les doigts.

- « Il n’y avait dans ces rapports aucune trace d’une quelconque précipitation. Les travaux avançaient doucement, et compte tenu de nos soucis avec les gens de chez Crey, je préférais disposer de tout mon arsenal pour y faire face. C’est d’ailleurs sur votre ordre, Monsieur Walcross, que je gardais tout mon potentiel offensif, au cas où se présenterait une occasion d’en finir avec la Comtesse. »
- « Exact. » Walcross n’hésita que quelques dixièmes de secondes. « Etiez-vous au courant de l’existence de ce cobaye spécial ? »
- « Par rumeurs et quand dira t’on, Monsieur. Rien de concret, en somme, et vous me connaissez : je n’agis pas sur de simples présomptions. »
- « Je sais. »
- « De plus, même les gardes placés dans le laboratoire Origin n’étaient pas certains de son identité. »
- « Parfait. Merci, Major. » La lumière s’éteignit, replongeant MacFlayers dans l’obscurité. « Il semble donc que le problème vienne essentiellement de vous, Docteur. Puis-je savoir qui vous a fourni ce cobaye ? »
- « Artis, Monsieur. »

Un autre conseiller fut éclairé. C’était une grande femme, rousse, dans une tenue effrontément provocante, une minijupe grise fendue sur le côté dévoilant de longues jambes qu’elle avait croisé, gainées de bas résilles, la poitrine sortant presque d’un boléro rouge écarlate. Elle ôta les lunettes rondes qu’elle portait, et contempla Eegleson.

- « J’avais émis un doute quand à ce cobaye, Eegleson. Je vous l’avais dit, n’est-ce pas, que ce n’était pas une bonne idée de s’en servir avant de savoir de qui il s’agissait. Cependant, vous n’avez vu que son physique prometteur, et n’avez pas tenu compte de mes avertissements. Une fois que le sujet était entre vos mains, je n’avais plus à m’en occuper. D’ailleurs, dans mon rapport 789, » la secrétaire avança une nouvelle fois, et tendit une nouvelle feuille à l’entête de la société Walcross à son patron « je me désengageais de toutes responsabilités en cas de problèmes avec ce cobaye, qui n’avait pas suivi la procédure habituelle de recrutement. »
- « Comment l’avez-vous trouvé ? »
- « Sur l’un de nos bateaux de pêche, Monsieur. Ils l’ont recueilli par hasard, et ont fait un rapport. Etant en manque de ‘personnels’ volontaires, mon département a pensé que nous pourrions peut-être en faire l’un des nôtres. Eegleson a cependant eu accès à ces données, et comme vous lui aviez donné priorité sur le recrutement, à l’époque, je n’ai eu d’autres choix que de lui obéir et lui remettre le cobaye. »
- « J’ai réellement donné cet ordre ? »
- « Formulaire X-667, Monsieur. » La secrétaire s’avança de nouveau et tendit encore une page. Avec toutes les affaires que Walcross gérait, il n’était pas étonnant qu’il ne se souvienne pas d’un ordre donné plusieurs années aupravant.
- « Effectivement, c’est bien un ordre que j’ai donné. Merci, Luna, ce sera tout. »

La lumière s’éteignit, plongeant de nouveau la conseillère en recrutement de Walcross dans les ténèbres. Il ne restait d’éclairés que le président de la société et Eegleson.

- « Docteur Eegleson, vous aviez donc eu des avertissements de Miss Artis. »
- « Cela date un peu, Monsieur, et ça m’était sorti de l’esprit. A l’époque, seul comptait le résultat. »
- « Et quel résultat ! Un laboratoire de haute technicité détruit, son personnel dans nos morgues, les rares cobayes ayant survécu assassinés, la souche de notre projet partie en fumée dans l’incendie qui a signé la fin du projet. Un drôle de résultat, Docteur, et franchement, pas celui que j’espérais. »
- « Nous … » Eegleson tremblait. « Nous avons encore une chance de sauver le projet, Monsieur. »
- « Comment cela ? »
- « Depuis la disparition du laboratoire, j’ai fait des recherches. Je sais où se trouve le cobaye. »
- « Pourquoi ne pas l’avoir ramener, alors ? »
- « Et bien, compte tenu de sa force et de son tempérament, j’escomptais que MacFlayers me fournirais aide et assistance. » La lumière éclaira le conseiller en sécurité de Walcross.
- « Impossible et hors de question, de toute façon. » Il replongea aussitôt dans les ténèbres.
- « Docteur, je crois savoir que vous êtes plein de ressources. » Walcross reprit la parole. « Je vous donne un an, c’est le temps qu’il nous a fallu pour déterminer ce qui s’était passé au sein du labo Origin. Si passé ce délai, vous n’avez pas ramené le cobaye, nous considérerons que le projet est un échec. Et vous savez comment je récompense l’échec, n’est-ce pas ? » fit-il en tripotant ses chevalières.
- « Mais, Monsieur … » commença le savant.
- « La discussion est close, Eegleson. Vous avez un an, à compter de cet instant précis. Fin de séance. »

Eegleson bafouilla quelques excuses et quitta la salle, courant presque. Les huit conseillers se levèrent l’un après l’autre, quittant la pièce surchauffée, sauf un qui resta debout dans la pénombre, attendant que les autres ne puissent entendre la conversation. Quand la dernière porte claqua, il prit la parole. Dans l’obscurité, on reconnaissait une voix de femme.

- « Tu penses que c’est une bonne idée de le laisser partir seul, Tim ? Si il échoue, nous ne sommes pas sûrs de le retrouver. C’est un malin. »
- « C’est pour ça que je compte sur toi, Luna. Tu vas le suivre, le plus discrètement possible. Si il échoue, tue-le. Si il réussit, tue-le quand même. »
- « C’est une mission longue durée sur laquelle tu m’envoies, là. Un an, c’est long. »
- « Tout ce que je veux, c’est qu’on me ramène ce cobaye vivant. Si tu as une occasion d'abréger, ne te prive pas. Tu n’auras qu’à te servir de ces merveilleux dons que t’a offerts la Nature. »
- « Tout de même, qui aurait pu croire que le cobaye que j’ai ramené de sur ce bateau n’était autre que … ».






- « Bad Cat ! Rends-toi ! » fit le policier de Paragon. Il n’eut pas le temps d’esquiver le coup de poing et tomba à la renverse.
- « Pas ce soir, chéri, j’ai la migraine ! » répondit-elle, ignorant que, bientôt, deux personnes seraient à sa poursuite.

_________________
Jeux à terminer :

Cradle
Deponia Doosmday
Divinity Original Sin 2
Rage
The Elders Scroll : Skyrim

Prochaines acquisitions :

Darksiders 3
Ghost of a Tale (si jamais il sort)
South Park, l'Annale du Destin
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Poulpe
Poulpe Fiction
avatar

Nombre de messages : 3637
Age : 39
Vigilant : Snow, Tigerwolf, Ogre Noir, Miss Victory et Waka
Date d'inscription : 26/10/2005

MessageSujet: Re: La chasse est ouverte ...   Jeu 22 Fév - 23:01

Description :

Poulpe a écrit:
En face de lui se tenait un homme, répondant au nom de Tomas Eegleson. C’était un scientifique à l’ancienne mode, blouse blanche et crâne dégarni, ses cheveux longs tombant lamentablement sur le côté. Ses lunettes dissimulaient à peine des yeux fuyants, et il y’a fort à parier qu’il craignait de se voir attribuer l’une des nombreuses bagues que Walcross tripotait en ce moment même.

Le Docteur Thomas Eegleson est arrivé à Paragon sous le nom de Doctor Braintrust.

Description :

Poulpe a écrit:
Un autre conseiller fut éclairé. C’était une grande femme, rousse, dans une tenue effrontément provocante, une minijupe grise fendue sur le côté dévoilant de longues jambes qu’elle avait croisé, gainées de bas résilles, la poitrine sortant presque d’un boléro rouge écarlate. Elle ôta les lunettes rondes qu’elle portait, et contempla Eegleson.

Luna Artis, de la dimension de Tyran, s'est faite connaître dans notre monde sous le sobriquet de Bloody Queen

_________________
Jeux à terminer :

Cradle
Deponia Doosmday
Divinity Original Sin 2
Rage
The Elders Scroll : Skyrim

Prochaines acquisitions :

Darksiders 3
Ghost of a Tale (si jamais il sort)
South Park, l'Annale du Destin
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Poulpe
Poulpe Fiction
avatar

Nombre de messages : 3637
Age : 39
Vigilant : Snow, Tigerwolf, Ogre Noir, Miss Victory et Waka
Date d'inscription : 26/10/2005

MessageSujet: Re: La chasse est ouverte ...   Ven 23 Fév - 13:25

L’émeute battait son plein dans la prison de Ziggursky, et rien ne semblait empêcher son déroulement. Les gardes avaient le plus grand mal à conserver l’ordre, et ce depuis l’offensive lancée par Arachnos. Le chaos était absolu, en dépit de l’intervention fréquente des agents de l’Arc. Les prisonniers, autrefois désespérés puisque l’on disait la prison inviolable, s’étaient rendus compte qu’elle ne l’était plus, et chaque jour, des échauffourées éclataient, dans l’espoir de recouvrer la liberté.

Dans un coin isolé de la grande prison, un vortex s’ouvrit, laissant surgir un homme en blouse blanche. Tomas Eegleson tenait à la main un appareil ressemblant à un scanner. Ignorant l’émeute, il se contenta de passer son engin sur divers emplacements, afin de relever des traces de son cobaye. L’un des prisonniers le vit et s’approcha.

- « Hé, toi, là ! »
- « Pardon ? » demanda le savant.
- « T’es un mec de chez Arachnos ? Fais-moi sortir d’ici ! » ordonna t’il au petit homme, le secouant sans ménagement.
- « Mais non, aucunement. Lâchez-moi ! »

Eegleson utilisa un des anneaux qu’il portait à la main droite, et un champ de force répulsif en sortit, propulsant le prisonnier sur le mur le plus proche. Cependant, ce n’était pas suffisant pour le calmer. Le scientifique prit ses jambes à son cou, poursuivi par l’homme qu’il venait de repousser. Ils parcoururent plusieurs couloirs, jusqu’à ce qu’un garde abatte le prisonnier. La détonation claqua, faisant s’arrêter le savant. Son poursuivant était allongé sur le sol, inerte. Il s’en approcha, sous l’œil méfiant du garde qui venait de tirer.

- « Vous êtes qui, vous ? Un médecin ? Je ne vous ai jamais vu ! » Eegleson s’était agenouillé près du corps du prisonnier.
- « Oui, oui, c’est ça, je suis médecin. » répondit le savant.

Il examinait précisément l’endroit où la balle avait perforé, analysa le corps avec son scanner puis sortit une sorte de pistolet dont le canon ressemblait à une mince aiguille. Il introduisit la pointe dans l’oreille du cadavre, et actionna la gâchette. Un bruit électrique se fit entendre.

- « Mais qu’est-ce que vous faites ? » demanda le garde. Le corps s’anima devant ses yeux, mais il devinait que le prisonnier était toujours mort. Ses yeux étaient entièrement blancs.
- « Comme je n’ai pas pu avoir d’aide de la part de mon employeur, il faut que je m’en invente tout seul. Vous m’excuserez de ne pas vous expliquer comment cela fonctionne, mais je crains fort que vous ne compreniez un génie tel que moi ! »
- « Vous … vous êtes un … ! » Le garde n’eut pas le temps de finir sa phrase. Le zombie s’était jeté sur lui, le frappant sauvagement. Une nouvelle balle partit, mais ne fut cette fois que de peu d’effet.
- « Voyons voir. » Eegleson avait ressorti son scanner. « Hum, voilà qui est intéressant, mon ami zombie ! Notre petite course-poursuite nous a amené juste à l’endroit d’où est parti mon cobaye. »

Le prisonnier transformé ne répondit que par un « Gaaaaa … » totalement inexpressif. Eegleson se pencha vers le nouveau cadavre, celui du garde de la prison. De nouveau, il exhiba son scanner, lança une analyse et fit la moue.

- « J’aurais dû m’en douter, tous les corps ne réagissent pas à la micro puce. Il faut pour cela un certain entraînement. On peut dire que tu es un privilégié. » Il s’adressait à son zombie.
- « Gaaaaa. » répondit celui-ci.
- « Reprenons la route, soldat mort-vivant. Je trouverais bien un moyen de te renforcer sous peu. »

Le savant, toujours accompagné de son zombie, dévala plusieurs couloirs, avant d’arriver devant un large trou dans le sol. Des travaux pour reboucher avaient été commencés, mais heureusement pas terminés, laissant loisir à Eegleson de descendre et de continuer à suivre la piste de Bad Cat. Il pénétra dans les égouts, se boucha le nez, avant de constater que l’odeur venait en fait de son mort-vivant personnel. Il oscilla de la tête en grognant, se disant qu’il devrait aussi remédier au phénomène de décomposition des corps.

Lui et son zombie descendirent jusqu’à la sortie, qu’ils franchirent rapidement. Ils parcoururent la zone de promenade, discrètement, mais la nuit étant tombée, et la zone déserte, ils purent atteindre le point d’où s’était échappé le cobaye du savant fou. Ce dernier passa plusieurs fois le scanner sur la zone d’envol, avant de soupirer. Il regarda autour de lui, ne voyant aucune échappatoire, avant de voir qu’il se trouvait non loin d’une zone de débarquement de l’Arc, sur laquelle traînaient plusieurs appareils de vol, en piteux état. Il s’en approcha d’un, l’examina, puis ouvrit le capot et manipula quelque chose à l’intérieur. Il l’activa ensuite, et monta dessus, ordonnant à son zombie de s’accrocher à l’arrière.

Le mini-jet Traqueur s’éleva, emportant le savant fou et son premier soldat.

Pendant qu’Eegleson se débattait pour sortir de la prison, un autre vortex s’était ouvert, directement sur l’île Clémence. Une femme en surgit, et elle quitta précipitamment la ruelle où elle venait d’apparaître, puis fut vite apostrophée par un Lieutenant des Krânes qui attendait là d’accomplir quelques méfaits.

- « Ouah, la vache, le morceau ! Alors, ma belle, on vient se perdre chez les méchants ? On cherche le grand frisson ? T’as de la chance, je suis plutôt un tendre, du moment que tu te débats pas trop. » Elle s’en approcha, et le saisit à la gorge, avec une force qu’il ne lui aurait jamais soupçonné. « Gleeuuaarrrggllll ! »
- « Dis-moi, tombeur de supermarché, tu as déjà vu cette femme ? » lui demanda t’elle, exhibant une photo de Bad Cat.
- « Non. » répondit en s’étouffant l’adorateur de la mort. « Jamais vu. » Sa voix avait une consonance étouffée, sans doute dû à la pression exercée par les doigts de la femme sur sa pomme d’adam.
- « Dans ce cas, tu ne me sers à rien ! » Quelque chose craqua, et le Krâne tomba au sol.

Luna Artis examina l’endroit où elle se trouvait. Elle était au pied d’une gigantesque structure de couleur noire, ressemblant à une tour. Autour d’elle, de vieux immeubles aux fenêtres masquées derrière des planches laissaient deviner l’état d’abandon auquel était soumis cette zone, accentué par les nombreux bidonvilles épars entre chaque ruelle. Elle vit ensuite quelques individus aux allures singulières qui montaient dans la tour. « Apparemment, » se dit-elle, « cet endroit est libre d’accès, j’y trouverais sûrement plus d’informations que dans la rue. »

Elle monta alors les marches, arriva en haut de la tour, et se cacha derrière un container. Devant la prophétesse Kalinda se tenait un homme qu’elle connaissait fort bien.

- « Vous dites que vous vous appelez le Docteur Braintrust ? Non, votre nom ne me dit rien. » affirma la femme d’Arachnos.
- « Vous ne m’étonnez guère. Dites-moi voir, connaissez-vous cette femme ? » De dos, Luna Artis put tout de même voir qu’Eegleson montrait une photo à Kalinda.
- « Non, et même si je le savais, je ne dirais rien à un homme dont le nom m’est inconnu, et qui arrive sur un engin de l’Arc. »
- « Allons, allons, un petit geste ? Vous savez, il ne m’a pas été facile de récupérer cet engin. »
- « Je pourrais éventuellement quelque chose pour vous, à condition que vous effectuiez quelques petites tâches pour moi. Donnant-donnant. »
- « Je n’ai pas beaucoup de temps à perdre, mais je crains fort de ne pas avoir le choix. »
- « Exact. »

Luna Artis avait tout entendu de la discussion entre le savant et la voyante, et elle en déduit qu’il était inutile d’aller parler à la prophétesse. Elle redescendit de la tour, bien après que Eegleson soit passé. Il est risqué d’avoir le même contact que lui, se dit la femme. Une fois en bas, elle se demanda si elle allait se contenter de le suivre, ou si elle allait prendre un autre chemin. La réponse se présenta à ses yeux, sous la forme d’une voix bourrue, celle d’un mercenaire.

- « Je m’appelle Burke, » criait-il à la volée « et je recrute tous ceux qui ne veulent pas bosser pour Arachnos. »
- « Salut. »
- « Ouaho, » fit il en voyant Luna « tu es cent pour cent hot, toi. Qu’est-ce que je peux faire pour toi, ma poule ? »
- « Dis-moi, beau costaud, tu as déjà vu cette fille-là dans le coin ? »
- « Ouais, mais ça fait déjà un petit moment. Je m’en souviens, parce que des morceaux comme elle et toi, ce n’est pas tous les jours que j’en vois passer. »
- « Tu sais où je peux la trouver ? »
- « Comme je te l’ai dit, beauté, ça fait un moment que je ne m’occupe plus de son cas. Hélas. En revanche, je peux t’envoyer vers des gens qui sauront peut-être où elle se terre. »
- « Et bien alors ? »
- « C’est qu’ils ne voudront pas te parler si tu ne fais pas tes preuves. »
- « Et que faut-il que je fasse, pour être digne de confiance ? »
- « Et bien … déjà … c’est quoi ton petit nom ? » Luna avait entendu Eegleson se renommer. Elle décida d’imiter le savant et de se donner un nom de code.
- « Tu peux m’appeler Bloody Queen. »
- « Reine Sanglante, hein ? Okay, et bien, avant de te donner des infos, j’aurais besoin que tu … »

Cette fois, il était certain que la chasse avait commencée. Et la proie n’était autre que Bad Cat.

_________________
Jeux à terminer :

Cradle
Deponia Doosmday
Divinity Original Sin 2
Rage
The Elders Scroll : Skyrim

Prochaines acquisitions :

Darksiders 3
Ghost of a Tale (si jamais il sort)
South Park, l'Annale du Destin
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Poulpe
Poulpe Fiction
avatar

Nombre de messages : 3637
Age : 39
Vigilant : Snow, Tigerwolf, Ogre Noir, Miss Victory et Waka
Date d'inscription : 26/10/2005

MessageSujet: Re: La chasse est ouverte ...   Mer 25 Avr - 16:45

Eegleson retournait chaque centimètre carré de sa base secrète établie dans les égouts, tandis que ses sbires morts-vivants attendaient un ordre, sans bouger. Il fit voler une de ses tables de recherche, envoyant exploser après le mur toutes les fioles qui se trouvaient dessus. Il vérifia dans un compartiment secret, caché sous la table en question, et hurla de dépit en constatant qu’il était vide, pestant après lui-même.

- « Mon carnet de recherche ! C’est impossible ! Je l’ai perdu ! » fit il, en se rongeant les ongles. « Pourvu que personne ne mette la main dessus ! »

Si la scène précédente se déroulait dans les sous-sols de Port Oakes, la suivante se passait en surface, dans un hôtel d’apparence luxueuse. La chambre était propre, correctement meublée, et nul doute que le loyer devait être à la hauteur des prestations. Dans la pièce, semblant tout à fait décontractée, Bloody Queen feuilletait un carnet. Il n’est pas nécessaire d’être devin pour savoir que le carnet en question avait un lien avec l’état de stress du Docteur Braintrust. De même, on pouvait aisément déduire que la disparition dudit carnet n’avait rien d’un oubli, mais qu’il s’agissait bel et bien d’un rapt.

- « Alors, voyons. Essayons de trouver là-dedans de quoi en finir au plus vite avec cette affaire. »

La Luna Artis du monde Tyran fit défiler les pages, à toute vitesse, cherchant à trouver des annotations qui pourraient lui donner un indice sur la manière de s’y prendre avec Bad Cat. Mais elle dû se résoudre à lire entièrement le carnet. L’écriture d’Eegleson était tellement abominable, même si l’on ne comptait pas les termes techniques, qu’il lui fallut plusieurs minutes et de nombreuses relectures pour qu’enfin elle comprenne les premières pages. Elle se dirigea vers un sac à main noir, posé négligemment sur la coiffeuse d’époque qui se trouvait dans la chambre, l’ouvrit sans ménagement, et en tira un autre carnet, couleur rouge sang, et un stylo.

Elle s’assit en face d’un pupitre, lui aussi véritable pièce de musée, puis elle commença à prendre quelques annotations, au fur et à mesure de sa progression dans le carnet du Docteur Braintrust. A plusieurs reprises, elle se leva, fit les cent pas dans la chambre, tout en relisant le livret écrit par sa proie, puis, invariablement, revenait s’asseoir à sa place, pour reprendre des notes. Alors que le soleil se couchait, elle suait encore sang et eau sur les dix premières pages. Elle se redressa, évalua rapidement qu’il lui faudrait plusieurs jours de travail acharné pour parvenir à terminer ses notes, puis finit par se dire qu’elle n’arriverait rien à ce rythme là. Sans compter qu’elle ignorait si Eegleson n’avait pas codé ses informations d’une certaine manière, histoire de protéger son travail. Cela ressemblerait bien à l’individu, se dit-elle, d’infiltrer des codes pour indiquer que telle ou telle information est exacte ou inexacte, voire même d’introduire des fausses données pour perdre le lecteur indésirable.

De nombreux passages portaient des annotations en marges assez complexes, qui se composaient souvent d’une lettre et de deux chiffres, sans que Luna parvienne à déterminer si il s’agissait d’une datation ou d’un code permettant de dissimuler des informations parfois capitales. Elle s’assit sur le lit, soupira et jeta le carnet sur les oreillers. Soudain, dans un bruit d’orage qui éclate, une sorte de vortex s’ouvrit dans la chambre. Il s’agissait d’un trou vers une autre dimension, à peine plus gros que la tête, par lequel on pouvait voir le visage peu amène de Timothy Walcross.

- « Luna, tu es là ? »
- « Tim ? Que me vaut l’honneur de ta visite ? »
- « Je voulais juste voir si tu avançais. »
- « Eegleson a retrouvé son cobaye. Il observe et prend des notes, sans intervenir. J’imagine qu’il pense plus à continuer ses expériences qu’à la ramener chez nous. »
- « Des notes, dis-tu ? Alors, qu’attends-tu pour t’en emparer ? » Luna grogna, s’allongea pour attraper le carnet et l’envoya par l’ouverture dimensionnelle. « Aïe ! » cria Walcross.
- « Bien fait ! »
- « Ce sont ses notes ? »
- « Oui. Si tu pouvais demander au service de décryptage de plancher un peu là-dessus, je ne pige rien. »
- « Dis donc, tu ne te prives de rien, de m’envoyer ce truc à travers le visage. »
- « C’est pour t’apprendre à croire que je ne fais rien ! »
- « Si je n’étais pas marié avec ta sœur … »
- « … ça fait longtemps que tu m’aurais fait mon affaire, dans tous les sens du terme. Je sais. »
- « Qu’est-ce que tu vas faire, maintenant ? »
- « Attendre la traduction de ce charabia. »
- « C’est tout ? »
- « Non, je vais observer un peu notre cobaye, aussi. Ses pouvoirs m’intriguent. »
- « Méfie-toi quand même. Je n’aimerais pas dire à ta sœur qu’il t’est arrivé quelque chose. Elle me tuerait. »
- « Okay. En attendant, fais lui la bise, et à mes neveux aussi ! »
- « Je te contacterais dès que le service cryptologie aura déchiffré ceci. »

Le vortex se referma dans un bruit de succion. Luna savait d’office que ce genre d’ouverture coûtait très cher à Walcross, et que le fait de cette dépense inutile, et de celle qui allait suivre, était uniquement imputable à sa sœur. Depuis maintenant cinq ans, sa grande sœur était mariée à Timothy Walcross, ce qui avait permis à Luna d’entrer directement au service du grand homme d’affaires en tant que conseillère. Bien sûr, il y’a eu des mauvaises langues pour dire que seules les fesses de sa sœur lui avaient permis d’obtenir une telle place. Mais beaucoup d’entre eux ont dû réviser leur jugement. En tant que conseillère en recrutement, elle connaissait parfaitement son travail, et plusieurs ‘employés du mois’ portait sa griffe. Lavage de cerveau, drogues, kidnapping, menaces de mort et promesses. Tout l’attirail du truand y passait, quand il s’agissait de recruter à tout prix, et Luna Artis s’était établi une solide réputation.

Sans oublier qu’elle avait fait montre de ses talents mutants, dès son arrivée dans la société, en incendiant, dans le sens le plus littéral du terme, un salarié rebelle. L’odeur de chair calcinée était restée pendant plusieurs mois dans les bureaux de l’agence de recrutement, rappelant à chacun que sa place –voire sa vie- dépendait uniquement du bon vouloir de la conseillère en recrutement de Walcross. Elle avait une réputation aussi désastreuse que celle de son employeur, voire même pire. Timothy Walcross se contentait de distribuer ses chevalières, quand il souhaitait la mort d’un de ses salariés, promettant récompense à qui l’exécuterait, le doigt portant la bague servant généralement de témoin. Artis, elle, se chargeait elle-même de décider qui devait vivre ou mourir, sans recevoir d’ordre de sa direction. Cependant, elle ne tuait jamais aveuglément, et chaque salarié ayant péri de sa main avait quelque chose à se reprocher. Aussi, on ne s’étonnait guère de voir Walcross accorder toute sa confiance à Luna.

De même, ses talents mutants et le fait qu’elle soit sa belle-sœur avaient encouragé Walcross à l’envoyer à la poursuite de Bad Cat et d’Eegleson. Elle avait ‘recruté’ les deux personnages, pour le compte de la société, et, comme à son habitude, connaissait sur le bout des doigts leur passé. Seule Bad Cat avait échappé un temps à la règle, puisque Luna n’avait eu que le loisir de récupérer la jeune femme à bord d’un bateau de la compagnie. Braintrust l’avait d’office réquisitionnée pour ses expériences, en dépit des avertissements d’Artis. Cependant, Luna savait exactement ce qui faisait peur à Eegleson, et comment elle pourrait s’occuper de son cas, dans un futur plus ou moins proche. Elle avait, comme pour nombre d’individus talentueux travaillant pour Walcross, procédé elle-même au recrutement. Eegleson n’avait accepté l’offre que dans l’espoir de se voir affranchi de certaines limites morales que lui imposait son ancien employeur.

C’est ainsi que peu de temps après avoir intégré la société Walcross, il mit au point une micro puce qui se greffait dans le cerveau, permettant d’animer, grâce à un système entièrement nouveau et relativement complexe, un cadavre, et de le maintenir en activité tant que la puce n’était pas désactivée, et cela en dépit de l’état du corps en question. Bien évidemment, il y avait aussi des limites. C’est ainsi qu’une section spéciale du conseiller en sécurité de Walcross se tient aux aguets. Ils sont spécialement entraînés, et la micro puce leur a déjà été implantée. Ces soldats se relèveront et continueront le combat, même si ils sont tués. Il s’agit de la fameuse division Zéro Dead. En récompense de cette réussite, on accorda à Eegleson le droit d’étudier les restes de Dracula. Le résultat, vous le savez, est qu’une certaine Bad Cat a acquis une force qui lui a permis d’échapper à ses créateurs, ravageant le laboratoire de Braintrust, réduisant à néant les recherches dudit centre, et obligeant Tomas Eegleson et Luna Artis à se lancer à sa poursuite.

_________________
Jeux à terminer :

Cradle
Deponia Doosmday
Divinity Original Sin 2
Rage
The Elders Scroll : Skyrim

Prochaines acquisitions :

Darksiders 3
Ghost of a Tale (si jamais il sort)
South Park, l'Annale du Destin
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Poulpe
Poulpe Fiction
avatar

Nombre de messages : 3637
Age : 39
Vigilant : Snow, Tigerwolf, Ogre Noir, Miss Victory et Waka
Date d'inscription : 26/10/2005

MessageSujet: Re: La chasse est ouverte ...   Lun 23 Juil - 11:52

Quand le Docteur Eegleson entra dans son laboratoire souterrain, il put constater que, de nouveau, quelqu’un s’y était introduit. Les systèmes de sécurité avaient été déjoués, les caméras détruites au fur et à mesure, et des traces de brûlures ornaient les murs. Il appela ses créatures morts-vivantes, en renfort, puis progressa à pas de loups dans les couloirs des égouts abandonnés. Plus il avançait vers son laboratoire, plus il devinait la présence d’un seul ennemi, assez puissant pour venir à bout de ses protections, qu’il croyait pourtant infaillibles. Arrivé devant la porte, ouverte en dépit du code à neuf chiffres, il fit d’abord entrer ses zombis, puis, ne voyant aucune animosité, pénétra à son tour, non sans se protéger derrière un de ses champs de force.

A l’intérieur, assise sur la table de travail du Docteur, les jambes croisées, Bloody Queen se limait les ongles d’un airé détaché, donnant ainsi l’impression d’être tout à fait calme et sereine. Eegleson savait qu’il n’en était rien, que cela n’était que partie intégrante d’un numéro mis au point pour l’empêcher de se sauver à toutes jambes. Il plaça ses deux servants putréfiés de part et d’autre de sa personne, attrapa une chaise qui lui servait à poser son manteau, puis s’assit face à Luna Artis, à une distance qu’il estimait suffisante pour prévenir à toute agression.

- Je me demandais qui Walcross enverrait. Je ne pensais pas que ce serait vous, Miss Artis. Il ne me semblait pas prêt à se séparer d’un de ses fidèles conseillers. Je suppose, fit-il d’une voix aigrelette, pleine de colère, que la disparition de mon carnet de recherche vous est imputable ?
- Exact. Monsieur Walcross m’a envoyé à votre poursuite. J’ai voulu voir si vous aviez fait quelques progrès, avant de vous réduire au silence.

Sur ces mots, Braintrust vacilla un peu sur sa chaise. Il n’était pas dans l’habitude de Luna Artis de mentir aussi effrontément sur ce sujet. Et le scientifique devinait que l’échec du projet avait fortement contrarié Timothy Walcross.

- Qu’en ... qu’en pensez-vous ? Je veux dire, de mes notes de recherche ?
- Vous devez bien le savoir, Docteur. Nous n’en pensons rien. Parce que le service de décryptage de la société travaille encore dessus. Je dois reconnaître que vos petits messages camouflés leur donnent la migraine. D’où ma présence aujourd’hui.
- Vous voulez savoir ce qu’il y’a dedans ?
- Absolument. Et aussi, personnellement, je voudrais savoir pourquoi vous n’avez pas encore ramené Bad Cat dans notre monde. Vous savez où elle se trouve, n’est-ce pas ? Alors, pourquoi attendre ? Peut-être voulez-vous continuer vos recherches en observant votre cobaye ‘en environnement naturel’ ?
- Ce n’est pas tout à fait cela, Miss Artis. Si vous aviez déchiffré le contenu de mon carnet, cette discussion n’aurait pas lieu d’être, puisque toutes les réponses y sont consignées.
- Oui, mais ...
- Mais vous n’avez pas réussi à percer mon code.
- Ce qui fait que, pour l’instant, nous avons surtout l’impression que vous vous moquez de vos engagements envers la société Walcross.
- Ce n’est pas le cas.
- Alors, expliquez-moi ce qui vous retient.
- C’est assez délicat à expliquer à un néophyte.
- Faites, j’essayerais de fournir un gros effort de compréhension. Au pire, quand le service de décryptage en aura terminé avec votre carnet, et je vous assure qu’ils y arriveront, je confirmerais ou contredirais vos dires. Alors, soyez sérieux dans vos propos.
- D’accord. Commençons par le commencement. Savez-vous ce que nous avons implanté dans le corps de Bad Cat ?
- Le sang de Dracula.
- Ca, c’est le nom courant. En fait, nous y avons introduit une forme de vie parasitaire, dont nous avons recueilli quelques échantillons dans le corps desséché du comte Vlad Tepes. Nous sommes parvenus à les faire se multiplier, du moins, l’espèce principale. Il y’a en tout une quarantaine d’organismes microscopiques différents, mais qui descendent tous d’une seule catégorie de ceux-ci. Les subalternes, comme nous les nommons, apparaissent dès que le parasite principal a pu coloniser le corps hôte.
- D’où viennent ces parasites ?
- Nous l’ignorons. Plusieurs théories ont été émises, comme celle qu’ils viendraient d’une météorite tombée sur Terre, et que le comte aurait ramassé, se contaminant tout seul. D’autres parlent d’une espèce ancienne, qui aurait causé la disparition des dinosaures. Le reste n’est que ramassis de fadaises et billevesées. Un de mes assistants m’a demandé si cette chose n’avait pas pu être créée, mais, à l’époque, j’imagine que c’était difficilement réalisable.
- Mais pas impossible.
- L’origine du parasite est du ressort d’une autre unité de recherche. Ce que je vous dis n’est que le fruit de nos propres déductions. Pour nous assurer de la survie de la forme de vie parasitaire, affaiblie car restée trop longtemps dans le corps initial de Dracula, nous avons dû faire une sélection poussée des corps réceptionnaires. Ce qui m’a poussé à vous ‘emprunter’ Symphony Williamson.
- Ce qui n’a pas été la meilleure de vos idées, Doc.
- Effectivement. Cependant, reconnaissez qu’elle présentait le meilleur potentiel. Comme pour les autres cobayes, ils nous a fallu la préparer. Réduire ses défenses immunitaires, qui auraient combattu l’arrivée du parasite. De ce côté-là, nous savions que Vlad Tepes présentait une carence génétique, avant d’être colonisé, carence que nous avons essayer de copier en affaiblissant les réceptacles possibles, à grand renfort de drogues. Ensuite, il nous a fallu tester la réactivité des cobayes. Pour cela, nous les vidions de leur sang, leur offrant après le sang noir, composé de milliards d’organismes parasitaires. Ces derniers rencontraient ainsi moins de résistance dans le corps de l’hôte.
- Que devait-il se passer, ensuite ?
- Dans leur nouvel home, les parasites de la famille principale remplacent d’abord la moelle épinière. Ils produisent ensuite le sang noir, amalgame de nombre de leurs congénères. Le problème vient du fait que le corps de Bad Cat a réagit trop promptement. Elle était idéale pour entrer en osmose avec les parasites. Ceux-ci ont immédiatement envahi son système cérébro-spinal. Ce faisant, ils l’ont libéré de l’emprise des drogues. C’est dans leur intérêt que le corps de l’hôte survive dans les meilleures conditions possibles. Ajoutons à cela la réputation du réceptacle et la manière dont elle a été recrutée, vous obtenez un mélange plus dangereux que la nitroglycérine.
- Bien. Pour l’instant, nous sommes à un point que je qualifierais de connu. Je savais plus ou moins tout cela. Ou, du moins, on m’en a informé. Nous en revenons donc à ma question principale : pourquoi ne rien avoir encore tenté pour capturer le cobaye ?
- Parce que les parasites ont considérablement évolués.
- Pardon ?
- Plusieurs nouvelles familles d’organismes ont vu le jour. Je vous ai dit que Vlad Tepes avait une carence génétique, une maladie nommée xeroderma pigmentosum. Cette maladie, combinée à l’existence du parasite, a créé le mythe de Dracula. Probablement que pour compenser la carence de son hôte, le parasite l’a ‘enjoint’ à consommer le sang de ses victimes, pour y trouver les éléments nécessaires à la survie de son corps. Le souci est que Bad Cat, n’ayant pas cette maladie, n’a pas réellement besoin de se ‘nourrir’ des autres. Elle n’est pas non plus sujette à la brûlure du soleil. Cependant, en cas de faiblesse, les parasites ont gardé en mémoire ce qu’ils ont vécu avec Dracula.
- Ce qui fait que ?
- Que le cobaye est bien plus fort que la créature à l’origine du projet. Aussi, je me dois de réussir sa capture du premier coup, où mon échec sera complet. Tant qu’elle ne se doute pas de ma présence, j’ai toutes les chances de mon côté. Si je vais trop vite, elle saura que je suis à sa poursuite, et sera plus méfiante. Elle pourrait même suspecter que nous sommes plusieurs.

Luna Artis, qui avait baissé ses lunettes rondes sur le bout de son nez, les redressa.

- Oui, ça risque d’être un problème.
- Maintenant, vous pouvez rapporter ce que je viens de vous dire à Monsieur Walcross ...
- Dites, je ne suis pas votre chien, ni votre messagère. Parlez-moi sur un autre ton, petit bonhomme.

Eegleson affichait un large sourire satisfait.

- Je vous connais bien plus que vous ne semblez le croire, Miss Artis. Je sais comment fonctionnent vos pouvoirs.
- Vous m’en direz tant, Docteur.
- Je ne plaisante pas. Il se pencha vers l’avant, se voulant intimidant. La mutation a atteint votre épiderme et vos poumons. Votre température corporelle atteint les quarante-quatre degrés, en continu, ce qui fait que votre consommation d’oxygène augmente en conséquence. La respiration traditionnelle ne suffisant pas à combler vos besoins, votre mutation a pris la forme de glandes, qui ont remplacé les habituelles glandes sudoripares. Elles absorbent l’humidité ambiante, pour vous approvisionner en eau et en oxygène. Evidemment, comme l’eau est un composé comprenant deux atomes d’hydrogène pour un atome d’eau, nous obtenons, une fois l’oxygène extrait, de l’hydrogène, que vos glandes relâchent. On pourrait croire que vous êtes une bombe ambulante, mais il n’en est rien, car l’hydrogène ainsi créé est fixé à votre organisme par un enzyme produit par vos glandes. Encore un miracle de la nature, qui vous empêche d’exploser comme un dirigeable. Autre miracle, pour pouvez faire conduire un léger courant électrique entre certaines de vos glandes. Ce courant de faible intensité, qui ressemble à un message nerveux, provoque la précipitation de l’enzyme, et enflamme l’hydrogène qui entoure votre corps. Votre peau, couverte de ce produit de votre organisme, devient temporairement insensible à la chaleur que dégagent vos coups. Voyez, j’en sais plus sur vous que vous ne voulez le croire.
- Oui. On sent bien que vous avez étudié mon ADN, petit Docteur. A mon tour de faire une révélation. Si vous avez pu le faire, c’est parce que je voulais en savoir plus sur moi-même.

Eegleson perdit son sourire.

- Vous croyez franchement que tout le monde se balade avec un extrait de mon ADN en poche ? Vous pensez honnêtement que Monsieur Walcross, mon employeur et beau-frère, vous aurait demandé de trouver un moyen de me battre ? D’ailleurs, ce que vous savez sur moi vous permet-il d’espérer me vaincre ?
- Euh ... Il ... il me suffit de couper votre approvisionnement en eau, et ...
- Nous sommes sur des îles, Doc. Les corps humains sont composés à quatre-vingt dix pourcent de flotte. Vous croyez vraiment que ce sera si facile ?
- Dans un champ de confinement ...
- Qui laisse passer l’air ? Et l’humidité ambiante, alors ?
- Argh ...
- En revanche, moi j’ai ça, pour vous !

Luna Artis exhiba de son corsage un petit tube transparent. Elle l’agitait devant Eegleson avec un sadisme évident.

- Savez-vous ce que c’est ?
- De l’eau ? Braintrust savait que ce n’était pas ça.
- Une souche du XT-625+. Je suppose que vous en avez déjà entendu parler ?
- Je ... je devrais ?
- Oui, je vois que vous savez de quoi il s’agit. C’est une version améliorée du virus Ebola, un produit cent pour cent pur Walcross. De même, je suppose que vous devinez, en ayant analysé mon génome, pourquoi je me balade tranquillement avec ce truc-là ?
- Parce que vous êtes en état de fièvre élevée perpétuel, la température de votre corps supprimant tous les virus ou bactéries autres que ceux produits par votre organisme. Vous pourriez vous trouver au milieu d’un nuage d’une souche hyper réactive, vous en sortiriez comme si de rien n’était.
- Pas mal. De mon côté, je sais que vous craignez les virus plus que tout au monde, parce que vous n’êtes pas virologue, et que vous ne savez pas comment lutter contre ça. Alors, maintenant, je vous conseillerais de faire un peu preuve de célérité. Si vous vous dépêchez un peu, vous devriez pouvoir me fournir Bad Cat pieds et poings liés avant la fin du mois. Si c’est le cas, je renoncerais à l’ordre de Monsieur Walcross qui est de vous tuer. Je me contenterais de vous laisser ici. Sinon ... elle agita de nouveau le petit tube transparent ... adieu, toubib !

_________________
Jeux à terminer :

Cradle
Deponia Doosmday
Divinity Original Sin 2
Rage
The Elders Scroll : Skyrim

Prochaines acquisitions :

Darksiders 3
Ghost of a Tale (si jamais il sort)
South Park, l'Annale du Destin
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Poulpe
Poulpe Fiction
avatar

Nombre de messages : 3637
Age : 39
Vigilant : Snow, Tigerwolf, Ogre Noir, Miss Victory et Waka
Date d'inscription : 26/10/2005

MessageSujet: Re: La chasse est ouverte ...   Ven 24 Aoû - 16:51

L’apparition d’un individu accompagné de plusieurs morts-vivants n’était pas quelque chose que Bad Cat avait estimé possible, lors d’une simple mission routinière. Pourtant, en l’occurrence, c’était le cas. L’homme était plutôt maigrichon, le crâne dégarni, et ses soldats zombies suffisamment inexpressifs pour que la femme ne prenne pas la menace au sérieux. Elle pensait que cette personne, à l’apparence d’un scientifique, venait pour expérimenter ses jouets nouvellement créés.

- « Vous arrivez trop tard, j’ai déjà fait le vide. » fit-elle, fanfaronne.
- « Vous croyez vraiment que je me déplace pour si peu ? »
- « Pourquoi seriez-vous venu ici, alors ? »
- « Je me présente, je suis le Docteur Tomas Eegleson. Ici, on me connaît plus sous le nom de Docteur Braintrust. »
- « Ravie de la rencontre, monsieur le toubib. Maintenant, faites ce que vous voulez. Je me casse. »
- « Ho non, vous n’irez nulle part. »
- « Et qui va m’empêcher de partir ? Vous, petit bonhomme ? »
- « Oui, moi. Je suis revenu vous chercher. »
- « Me chercher ? »
- « Je travaille pour la société Walcross. »

Ce nom ne disait rien à Bad Cat. Elle s’était enfuie d’un de leur laboratoire, mais ne s’était pas inquiétée outre mesure des personnes qui lui avaient donnés ces extraordinaires pouvoirs. Elle se contenta d’hausser les épaules, montrant qu’elle s’en fichait.

- « Et alors ? » demanda t’elle.
- « Nous sommes, en quelque sorte, vos créateurs. »
- « Mes créateurs ? »
- « Imaginez-vous un instant que ces capacités sont issues du néant ? Qu’elles vous ont échues par hasard ? Non, nous avons préparé votre corps à les recevoir. Aussi, vous nous appartenez. »
- « Tu rêves, petit bonhomme. Je ne suis pas un objet. »
- « Oh que si. Vous êtes notre petit cobaye, tellement désobéissant. Vous n’appartenez pas à ce monde. Vous êtes une étrangère. Quoi qu’aient pu vous dire ces gens avec qui vous vivez, vous n’êtes pas ici chez vous. »
- « Je le sais bien. Mais pour l’instant, je trouve plein d’intérêts à y rester. Remballez votre rengaine, doc. Ou alors je vais vous faire ravaler vos dents proéminentes ! »

Plus loin, dans le bâtiment, une pièce a été vidée de toute présence, hormis quatre personnes qui discutent en attendant. Deux femmes, deux jeunes filles, échangent des propos plutôt volages, alors qu’un instant auparavant, elles ont éliminés tous les occupants des lieux. Une femme en armure bleue, Peur Nocturne, assise sur une caisse de bois, manipule un minuscule ordinateur, intégré dans sa tunique. A côté d’elle, debout, sa comparse aux cheveux bleu ciel, Bloody Kris, tente de discipliner les deux dernières, qui se chamaillent, peu sérieusement, pour un pendentif trouvé par hasard. Kinra a déniché un médaillon, et, après un court examen par l’armure de Peur, qui n’y a rien trouvé de nocif, se le dispute avec Hacaga.

- « Bad est en retard. Comme d’habitude. » soupira Peur Nocturne, anciennement connue sous le nom de Brenda Smithson. « Elle a dû mettre la main sur un survivant et le rosser avec toute la gentillesse dont elle est capable. »
- « Je compatirais presque à la douleur de ce pauvre mec. » répondit Bloody Kris, tenant en main le fameux collier, qu’elle a arraché des mains des jeunes filles.
- « Maman Kris, bijou, s’te plait ! » demande Hacaga, tendant les mains devant elle, pendant que Kinra essayait de s’interposer pour le récupérer avant elle.
- « Non. »
- « Invisibles, toutes les deux. » leur ordonna Peur Nocturne, en tournant la tête vers la paroi sud de l’entrepôt.

Les deux jeunes filles s’exécutèrent, se fondant dans le décor. Kris orienta son regard dans la direction que suivait celui de Brenda. De ce côté du bâtiment, une femme entrait, le plus discrètement possible, par un vasistas qu’elle avait fait coulisser on ne sait comment. La nouvelle venue avait une jupe courte, mais ne craignait apparemment pas de montrer ce qu’il y avait dessous. Elle se laissa glisser le long du mur, et retomba sur ses pieds. Elle ne semblait pas s’être aperçue de la présence d’autres en ces lieux.

De l’autre côté du bâtiment, la bagarre avait déjà commencée. La distance était telle que les amies de Bad Cat n’entendaient pas les échos de sa fureur, ni les insultes qu’elle lançait au Docteur Braintrust, ce dernier se retranchant derrière ses morts-vivants.

- « Et bien alors ? On fait le malin, mais ce sont les autres qui viennent se battre à sa place ? »
- « Je suis un scientifique. Quelle perte pour l’humanité si mon cerveau venait à être touché ! »
- « Ne t’en fais pas, bonhomme, je m’occupe de tes sbires et ensuite, je te referais la façade, version Bad Cat ! »

Elle avait beau menacer, la situation ne se présentait pas à son avantage. Les zombies de Braintrust, même si ils étaient individuellement faibles par rapport à elle, avaient l’avantage du nombre. Le médecin fou avait, de plus, choisi soigneusement ses sujets, préférant transformer en soldats des individus robustes. Comme si cela ne suffisait pas, il s’arrangeait de leur administrer un étrange produit, dès que ceux-ci faiblissaient, ce qui avait pour effet de reconstituer leurs corps décomposés. Il riait de voir la jeune femme se débattre avec ses créatures.

- « Tout ça grâce à madame la technologie ! » se vantait Braintrust. « Voyez comment, à l’aide de savants calculs, j’ai pu constituer une petite troupe de soldats entièrement dévoués à chacun de mes ordres. »
- « Je n’ai pas perdu ! » grogna Bad Cat. « Leur nombre les desservira ! »
- « Fadaises et billevesées ! »

Elle eut un rictus méprisant, tandis que les appareils de mesures de Braintrust se mirent à couiner. Il releva sa manche, lisant les données qui s’affichaient sur un petit écran, dissimulé sous ses vêtements. Il ouvrit de grands yeux en regardant le défilé de chiffres.

- « C’est … c’est impossible ! »

Selon ce qu’il pouvait comprendre de son ordinateur, il détermina que plusieurs dizaines de milliers des organismes parasites qui formaient le sang noir de la Brute étaient sortis de son corps, et qu’ils s’introduisaient dans ceux de ses zombies qui se trouvaient dans leur champ d’action. Tout à coup, la femme se redressa en hurlant, et, en suivant les indications de ses scanners, Braintrust devina ce qu’il se passait. Elle reconstituait son corps meurtris en utilisant des techniques plus évoluées que celles utilisées par Dracula. Plusieurs des zombies, déjà salement amochés, s’effondrèrent au sol, pendant que les autres s’affaiblissaient. La ponction n’avait pas eu pour seul effet de restaurer sa forme physique, mais avait aussi accru son potentiel destructif. D’un seul coup, elle défonça l’un des sbires du savant, un sorcier qu’il avait retrouvé mourant sur un champ de bataille.

La peur étreignait les entrailles du scientifique, et il parvint à peine à dresser son ultime rempart. Un écran de protection bleuté empêcha Bad Cat de lui administrer la correction qu’il méritait, stoppant le poing de la femme en plein essor. Les deux derniers zombies, bien que faibles, avancèrent alors dans sa direction, pour protéger leur maître. En pure perte. Sous l’effet de son pouvoir qui avait amplifié ses capacités, elle ne mit pas longtemps à mettre au sol les deux créatures d’Eegleson. Ce dernier tremblait énormément, devant un tel étalage de puissance.

Dans la salle finale de l’entrepôt, la discussion entre la nouvelle arrivante et les deux amies de Bad Cat avait pris une tournure pour le moins étrange. Luna Artis, celle du monde de Tyran, essayait d’obtenir de Bloody Kris et de sa compagne de passer sans esclandre. Cristel ne pouvait reconnaître le double de Snow, derrière les petites lunettes rondes, l’attitude suffisante et ses cheveux roux.

- « Bon, où est Bad Cat ? » demanda Bloody Queen.
- « Pourquoi te le dirions-nous ? » opposa Peur Nocturne.
- « Elle ne vous a pas tout raconté, pas vrai ? Elle n’est pas de votre monde, et … »
- « Elle vient de la dimension qui appartient à Tyran. » répondit Kris. « Nous sommes au courant. »
- « Ah … » Un peu décontenancée, elle ne renonça pas pour autant. « Vous savez, c’est ma compagnie qui lui a donné ses pouvoirs, aussi je dois la ramener chez nous, coûte que coûte. Il doit même déjà y avoir quelqu’un qui s’occupe d’elle. » L’armure de Peur fit entendre un bip sonore. « Un souci ? »
- « Non, juste un signal. »

Le bruit s’était déclenché après la phrase de Bloody Queen. Kinra, qui éprouvait beaucoup d’affection pour Bad Cat, avait quitté les lieux, pour aller l’aider. C’est ainsi que le signal indiquant le départ de quelqu’un avait retentit. La femme à la poursuite de Bad Cat ne pouvait pas savoir que deux Rôdeuses se cachaient dans la pièce, persuadée de tout savoir sur sa proie. Peur Nocturne coupa le signal, en espérant que Kinra ne fasse pas de bêtises.

- « Revenons à nos moutons. Qu’est-ce que vous comptez faire de notre amie ? »
- « Votre amie ? Ma chère, cette femme n’a pas d’amis. Elle se sert des gens qui l’entourent dans un seul et unique but, celui de battre son frère aîné. »
- « Nous le savons. »
- « Alors, pourquoi insister ? Elle vous trahira, comme elle a trahi le corps de mercenaires qu’elle avait embauché lors de sa première tentative d’éviction de l’assassin en chef de Tyran. »
- « Parce que. Nos raisons d’agir ne concernent que nous. »
- « Allons, allons. Nous n’allons pas nous battre. Vous savez, je suis plus puissante que vous ne l’imaginez. Et bien mieux renseignée, encore. Sans Mister Zane, vous n’êtes pas grand-chose. »
- « A votre avis, le bip-bip de tout à l’heure, c’était quoi ? »

Bloody Queen jeta un regard circulaire autour d’elle, rapidement, craignant de voir surgir le Mastermind. Puis, ne voyant rien, posa ses yeux sur Peur Nocturne.

- « C’est du bluff. » affirma t’elle.
- « Oui. » répondit Peur. « Ca confirme ce que je pensais, vous avez peur de lui, mais pas de nous. »
- « Disons que sa réputation vaut plus que les vôtres. »
- « Ho, vous savez, la réputation, ça vient avec deux trois coups de chance, un peu de pub, ou quelques actions d’éclat. Zane a eu le bonheur de cumuler tout ça. »
- « Vous prétendez être plus fortes que lui ? »
- « Je ne sais pas. C’est vrai que je n’aimerais pas l’avoir en face. Mais de là à dire que sans lui nous ne sommes rien, je ne suis pas d’accord. »

Bloody Queen se sentait mal à l’aise. Quelque chose minait ses forces vives, alors qu’elle n’avait jamais été malade depuis son adolescence. Sa vue se troublait, ses sens étaient tous perturbés, de la vue jusqu’au goût. Elle commença à réaliser ce qu’il se passait. Les flammes l’entourèrent, tandis qu’elle cherchait à se soigner elle-même, mais elle constata vite que ça n’avait qu’un impact limité. Ce qui la sapait était beaucoup plus insidieux qu’un virus ou un microbe, que son corps aurait de toute façon brûlé.

- « Que me faites-vous ? » La question partait en direction des deux femmes, sans qu’elle sache laquelle était à l’origine de son mal.
- « Je vous affaiblis. » répondit celle en armure.
- « Vous allez me le payer. » En fouillant dans son corsage, elle en sortit le petit tube de verre, contenant la souche améliorée du virus Ebola. « Vous voyez ça, si je le jette au sol, vous êtes mortes ! Alors arrêtez ça ! »
- « Refusé ! »

Luna Artis voulut mettre sa menace à exécution, mais le tube ne quitta pas sa main, soudé à celle-ci par une couche de glace. Alors que Bloody Queen tentait de libérer le flacon, prisonnier de la glace, Bloody Kris tendit la main devant elle. Sur la paume de celle-ci, une inscription étrange se mit à luire, pendant qu’elle prononçait des paroles qui paraissaient dénuées de sens à la femme venue du monde de Tyran.

- « Ratsetsu Damaki Invocate Golem ! »

Un être de glace surgit alors du néant, et Peur Nocturne quitta la position assise qu’elle avait conservée pendant la discussion, révélant son poing droit, qui brillait d’une lueur verte. Le bloc de glace sur la main de Luna Artis fondit légèrement, et tomba au sol, emprisonnant toujours la fiole de virus. Elle voulut faire disparaître la glace, mais ses flammes n’y parvenaient pas, affaiblies par les pouvoirs de Peur Nocturne.

_________________
Jeux à terminer :

Cradle
Deponia Doosmday
Divinity Original Sin 2
Rage
The Elders Scroll : Skyrim

Prochaines acquisitions :

Darksiders 3
Ghost of a Tale (si jamais il sort)
South Park, l'Annale du Destin
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Poulpe
Poulpe Fiction
avatar

Nombre de messages : 3637
Age : 39
Vigilant : Snow, Tigerwolf, Ogre Noir, Miss Victory et Waka
Date d'inscription : 26/10/2005

MessageSujet: Re: La chasse est ouverte ...   Ven 24 Aoû - 16:51

Près de l’entrée du bâtiment, Bad Cat tentait d’approcher Braintrust, qui la repoussait tant bien que mal avec ses champs de force, surpris par la force phénoménale qu’elle avait dans les jambes. D’ordinaire, se dit-il, j’arrive à repousser n’importe qui avec ce pouvoir. Centimètre par centimètre, elle se rapprochait de lui. Sa première bulle répulsive avait eu l’effet escompté, mais, une fois qu’elle l’eut su, Bad Cat se concentra sur sa stabilité. Il n’avait maintenant plus d’autres choix que de la tenir à distance, en essayant de relever ses soldats. Mais à chaque fois que ceux-ci étaient réanimés, la Brute s’en débarrassait aussi rapidement qu’il les avait redressé.

- « Allons, abandonnez ! Vous voyez bien que ça ne rime à rien ! » fit Braintrust.
- « C’est ça, causes toujours ! Telle que je te vois, là, tu commences à faire des gouttes dans la culotte. Dès que je t’aurais à portée de main, tu vas souffrir ! »
- « Il faudrait pour cela m’approcher ! »
- « Il suffit juste d’un peu de patience. Tu ne dois pas avoir des réserves infinies d’énergie, et, tôt ou tard, tu n’auras plus de piles. Et là, je te montrerais que mes pouvoirs à moi, il n’y a pas besoin de les recharger ! »
- « Aaaaaah ! » cria le médecin.

Une rafale d’énergie pure venait de le traverser, par le dos. Ses champs de force s’écroulèrent, tandis que Kinra faisait son apparition, le contemplant en train de tomber à genoux. Braintrust vit le regard de Bad Cat s’attendrir, chose qui lui paraissait impossible, quand elle vit la jeune fille qui venait de le frapper.

- « Et bien, voilà, tu y arrives maintenant ! » dit-elle à Kinra.
- « Bad Cat, ça va ? »
- « Mais oui, ne t’en fais pas. Il en faut plus que ça pour m’abattre, ma petite caille. Pourquoi es-tu venue ? »
- « C’est cette horrible bonne femme ! Elle nous a dit que quelqu’un venait pour te régler ton compte ! »
- « Une bonne femme ? » Elle ramassa Eegleson en le tirant par le col. « Avant de rendre le dernier soupir, doc –dis donc, elle ne t’a pas raté, la petite, tu pisses le sang !- tu vas me faire le plaisir de me donner le nom de ta copine ! »
- « Greumpppff. » fut la seule réponse de Braintrust, qui crachat du sang une dernière fois, avant que ses yeux ne deviennent ternes et vides.
- « Ah, trop tard. Tu es trop efficace, ma puce. Il va falloir que je t’apprenne à doser les coups, après. » Elle laissa tomber le corps inerte de son poursuivant. « Rejoignons les autres. »

A cause des rafales irradiantes de Peur Nocturne, et des effets glaciaires de Bloody Kris et de son golem de glace, Luna Artis n’arrivait à rien. Elle n’avait jamais pensé que la combinaison pouvait être si redoutable. Les attaques atomiques gênaient sa récupération, et ce jusqu’à ses techniques de guérison, et elle avait beaucoup de mal à produire des attaques, ses mouvements étant gauches et ralentis par le froid. Le peu de flammes qu’elle parvenait à produire ne lui servaient qu’à se soigner. Quand à placer une contre-offensive, elle avait vite vu que cela lui était impossible. Les pouvoirs irradiants appliqués avant même le combat les rendaient inefficaces. Sans oublier qu’elle avait été frappée à deux reprises dans le dos. Elle n’avait pas deviné qu’une troisième personne était cachée dans l’ombre. Cette dernière s’était repliée après chaque coup, et maintenant attendait le bon moment pour porter l’attaque finale.

Puis, ce fut la fin des illusions de Luna Artis. Elle avait pensé que Braintrust parviendrait à immobiliser Bad Cat, et fut désagréablement surprise de voir sa proie arriver, en compagnie d’une jeune fille qu’elle n’avait pas remarquée non plus. Elles parvinrent près de Peur Nocturne et de Bloody Kris, alors que Bloody Queen posait un genou à terre.

- « Voilà donc la copine du Docteur Braintrust. » fit Bad Cat. « Elle a l’air aussi ravagée que son pote. »
- « Où est-il, d’ailleurs ? » demanda Peur Nocturne.
- « Resté sur le carreau. Mon petit trésor » elle désignait Kinra « ne l’a pas raté. »
- « Que fait-on de celle-là ? »
- « On la renvoie chez elle ? » proposa Brenda. « Ou on élimine ? »
- « Personnellement, je déteste savoir que j’ai quelqu’un aux trousses. Le problème, c’est que si on la zigouille, ils enverront quelqu’un d’autre. C’est sans fin, après ça ! »

Bad Cat attrapa Bloody Queen par la gorge, la soulevant en l’air, à bout de bras. Celle-ci se débattit, et la Brute lui administra deux frappes sur les joues. Pas avec la main à plat, ça non. Avec le poing fermé. Du sang coulait de la commissure des lèvres de Luna Artis. Cette dernière stoppa ses mouvements brusques, voyant que Bad Cat pouvait lui arracher la tête avec un seul coup. Sa mâchoire lui faisait mal à en mourir, et, se dit-elle, probablement qu’elle l’a brisée. Un rictus mauvais fit son apparition sur le visage de sa tortionnaire.

- « Je vais te renvoyer chez toi, ma poulette. Avec un message. »

Epilogue : quelques jours plus tard, dans la base de Kris

- « Alors, Zane, tu as déposé Bad Cat et cette bonne femme dans le petit monde de Tyran ? » demanda Kris.
- « Oui. »
- « Et ensuite ? »
- « Elle a demandé à voir son employeur. C’est un grand type chauve qui s’est levé, il est venu en face d’elle pour récupérer sa salariée, et, avant même qu’il ne puisse dire ou faire quelque chose, Bad lui a collé un grand coup de pied dans les parties. Avec ce qu’elle lui a mit, ce n’est pas ce soir que Madame sera satisfaite. »
- « Elle fait toujours dans la tendresse, à ce que je vois. » répondit Peur Nocturne.
- « Le message est en tout cas bien passé. A mon avis, on n’est pas près de les revoir traîner dans le coin. »
- « Où est Bad ? Elle n’est pas revenue avec toi ? »
- « Elle m’a demandé de la poser à Saint Martial, au pied d’un immeuble près du Gizeh. C’est là-bas que son chanteur attitré vit. »
- « Johnny Sonata ? Son chanteur attitré ? » s’étonna Brenda.
- « Non, un type qu’il emploie pour distraire les joueurs du casino. Un certain Bastian Herald. »
- « Tu veux dire par là qu’elle … elle le revoit ? »
- « Bien sûr. Ca semble t’étonner ? »
- « Ben, avec sa vie dissolue, je la voyais mal rester avec un mec plus d’une nuit. »

Note de l'auteur : bon, ben voilà, c'en est fini de Bloody Queen et Dr Braintrust Wink

_________________
Jeux à terminer :

Cradle
Deponia Doosmday
Divinity Original Sin 2
Rage
The Elders Scroll : Skyrim

Prochaines acquisitions :

Darksiders 3
Ghost of a Tale (si jamais il sort)
South Park, l'Annale du Destin
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Contenu sponsorisé




MessageSujet: Re: La chasse est ouverte ...   

Revenir en haut Aller en bas
 
La chasse est ouverte ...
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1
 Sujets similaires
-
» Voitures en mauvais état :la chasse est ouverte...
» C3 Wanted - La chasse est ouverte
» la chasse est ouverte!
» coin coin!!!!!!la chasse est ouverte
» ATTENTION LA CHASSE EST OUVERTE !!!

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
LES VIGILANTS :: FORUMS DES VIGILANTS :: CITY OF VILLAINS :: Récits de vilains-
Sauter vers: