LES VIGILANTS

Vigilants - Vigilants Noirs - Vigilant Archery - Licornes Vigilantes
 
AccueilAccueil  FAQFAQ  RechercherRechercher  S'enregistrerS'enregistrer  MembresMembres  GroupesGroupes  Connexion  

Partagez | 
 

 NeverMynd. La Trilogie du samedi soir

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
Delenda

avatar

Nombre de messages : 1412
Age : 43
Date d'inscription : 11/04/2006

MessageSujet: NeverMynd. La Trilogie du samedi soir   Mar 6 Mar - 20:41

Je suis Alice Jackman. On m'appelle Nevermynd.
Ceci est enregistré sur un PDA appartenant à un feu capitaine de L'Arc.
Je fais cet enregistrement car j'ai peur qu'un jour je perde la raison...




PROLOGUE : PRISON BREAK

Le G.I.F.T. a repéré mes activités. Ça me pendait au nez. Je sais que je n'aurai pas du utiliser de mes facultés mutantes pour mon profit personnel mais ce qu'ils proposaient ne me plaisait pas.
L'inspecteur quia procédé a mon arrestation m'a notifié la procédure :
Examens de mes capacités extra normales au centre spécialisé de Brickstown, Annexe 8 du Ziggurat.
Ensuite selon l'étendue de ceux-ci (et je sais que je vais être classée dans la catégorie "à risques"), j'aurai un examen psychologique.
Finalement trois solutions me seraient proposée :
Faire la forte tête et rester au Zig.
Brider mes pouvoirs et subir des contrôles permanents pour jouir d'une semi-liberté
Coopérer avec le G.I.F.T et servir de larbin pour Paragon city.

Mais le destin m'a accordé un autre choix.
Je n'étais arrivée que la veille au zig. J'étais encore avec ma tenue de Clubbing. Pas très pratique mais ça me met en valeur. Les tests devaient commencer le lendemain.
Et là Arachnoss a décidé d'une offensive sur le ziggurat, probablement pour délivrer des sbires importants.
J'avais une autre opportunité: refaire ma vie ailleurs.
Mais je ne connaissais pas les lieux. J’aurai besoin d'aide pour sortir d'ici.
D’autres également ont compris que nos chances étaient meilleures à plusieurs. Deux prisonniers me rejoignent : Un individu étrange se faisant appeler Blue Howler et un grand gaillard brutal, Tornd.
Il fut facile pour nous de trouver une sortie, et de là rejoindre les insoumises, après avoir rendu service à un pilote d'hélicoptère Arachnos.
Nous étions tout trois mutants. Notre association à bénéfice réciproque donna des idées à Blue Howler qui nous proposa de rester avec lui et même de regrouper à nous d'autres mutants.
Peu à peu le groupe s'agrandit. Mathild, Rose Rouge, Lt Kharow, Viuda Negra et Berylia.
Une nouvelle génération de mutants avec l'envie de s'imposer.
LA XGEn mutant était née.


Dernière édition par le Mar 6 Mar - 20:44, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Delenda

avatar

Nombre de messages : 1412
Age : 43
Date d'inscription : 11/04/2006

MessageSujet: Re: NeverMynd. La Trilogie du samedi soir   Mar 6 Mar - 20:43

Je suis Alice Jackman. On m'appelle Nevermynd.
Ceci est enregistré sur un PDA appartenant à un feu capitaine de L'Arc.
Je fais cet enregistrement car j'ai peur qu'un jour je perde la raison.


Ep.1: LA FUREUR DE VIVRE

La soirée d'hier avait quelque chose de surréaliste.
Notre petit groupe avait décidé de passer à l'action et Pour améliorer nos finances d'accepter le travail proposé par Burke le Mercenaire.
Je ne sais quelle frénésie emportait notre groupe mais l'impact fut terrible. Les coups pleuvaient, les pouvoirs fusaient et les adversaires tombaient comme de misérables insectes.
Tous avaient sûrement à l'esprit cette envie de montrer sa puissance et de se venger de tous ceux qui nous avaient déconsidérés à cause de notre mutation. Ils apprendront désormais à se méfier de nous, peut être même à nous craindre.
Moi aussi j'étais emportée par cette rage et mes pouvoirs s’amplifiaient au fur et à mesure que je les utilisais. Les cerveaux adverses n’étaient pour moi que de vulgaires bonbons de guimauve. Et je peux aussi concentrer mon énergie sur mes poings. L’effet est assez dévastateur.
Mais tout à un prix.
A la fin de cette soirée j’ai cru que ma tête allait exploser. Un mal terrible. Il faut que je sois plus prudente.
Il faut dire que mes compagnons ne sont pas faciles à vivre. Surtout les hommes. Probablement un effet secondaire de cette folie furieuse mais ils étaient particulièrement excités. Et leurs pensées de plus en plus difficiles à supporter. Je vais essayer de me protéger l’esprit la prochaine fois. Je serais peut être moins perceptive mais au moins je n’aurai pas ce mal là.
Et eux devraient apprendre à se tenir.
J’ai entre-aperçu une femme étrange, aux yeux lumineux. Elle guettait Tornd. A mon avis il aurait passé un sale moment s’il l’avait suivie dans un coin. Dans son état il n’aurait pas refusé. Heureusement elle s’est éclipsée. Poursuivie par des Robots me semble t-il. Apparemment nous ne sommes pas les seuls prédateurs ici. A nous de ne pas devenir des proies faciles. Et je crains plus que tout les factions qui tenteront de nous manipuler. Nous sommes venus chercher ici notre liberté.
Le Lt Kharow est plus posé tout de même. La charge du commandement sûrement. C’est lui qui m’a réinitialisé le PDA de l’arc pour que je puisse l’utiliser.
Les filles sont plus réfléchies elles aussi.. Viuda neggra est la plus étrange avec ses pouvoirs obscurs. Mon esprit glisse sur elle. Mathild est la plus humaine d’entre nous. Par son attitude plus que ses pouvoirs, évidement. Je me suis installée dans la même piaule qu’elle, dans l’hôtel abandonné que nous avons réquisitionné. A cause du mal de tête je n’ai pas beaucoup parlée avec elle. Mais sa présence calme m’a apaisée. J’ai pu dormir grâce à elle.
La nuit porte conseil et je vais pouvoir faire des projets.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Delenda

avatar

Nombre de messages : 1412
Age : 43
Date d'inscription : 11/04/2006

MessageSujet: Re: NeverMynd. La Trilogie du samedi soir   Mar 13 Mar - 21:49

Mar 6 Mar à 18:43
Je suis Alice Jackman. On m'appelle Nevermynd.
Ceci est enregistré sur un PDA appartenant à un feu capitaine de L'Arc.
Je fais cet enregistrement car j'ai peur un jour de perde la raison.

Ep.3 : BRAQUAGE

La Xgen a réussi son premier Braquage de Banque. Une petite banque d'Atlas Park.
C'est une étape importante pour le groupe, qui permettra à plusieurs de réaliser leurs projets (ou de caser des cranes pour d'autres).
En ce qui me concerne il s'est passé quelque chose de plus important encore.

Le groupe était dispersé suite à l'intervention de l'ARc lors de notre assaut de la banque. Devant cette éventuelle débandade, une envie furieuse de contrôler l'esprit de tous mes compagnons me pris. En faire mes pantins, mes marionnettes, arrêter leurs stupides divagations, les rendre enfin utile. J'allais céder à ce terrible instinct, quand je pris conscience d'une chose fondamentale.
Mes compagnons, aussi particuliers soient-ils, sont ma seule famille. Il y a un contrat moral entre eux et moi. Je ne dois pas utiliser mon pouvoir sur eux à des fins personnelles, sinon rien ne les empêcherait d'utiliser le leur sur moi. Et là j'aurai vraiment tout perdu alors qu'un royaume de possibilités s'offre à moi. Il me faudra avoir un minimum de gens en qui avoir confiance pour m’en sortir.

Profitant de ce moment troublant, l'arc m'emmena en prison. Mais ce fut un jeu d'enfant de m'évader, et de rejoindre le groupe pour finir le braquage. Une nouvelle ferveur m'envahissait et j'étais sure de ma force, ainsi que celle de tous.

Cela ne dut pas plaire à la part sanguinaire de mon inconscient. Mes pouvoirs certes épargneront mes compagnons, mais mes ennemis récupèreront le surplus. Je suis maintenant capable d'hypnotiser toute une escouade d'agresseurs.

Alors qu'il m'avait épargné alors, le mal de tête lui aussi refit son apparition. Je sens que le contrôle de mon esprit peut être perdu si je ne fais pas attention. Il faut que je trouve un moyen de dépenser cette furie de pouvoir qui m'agresse constamment.

En attendant allons me reposer. Je ne suis pas sure d’avoir la force mentale pour ne pas mal réagir aux blagues salaces des hommes du groupe. Dire qu’il faudra que je les supporte sans même tenter la moindre manipulation. Je m’y ferais peut être mais en attendant ce n’est pas ça qui me redonnera goût aux rapports charnels.

Je me lèverais quand MAthild rentrera de bringue. Comme ça elle pourra dormir tranquillement. Et puis j'irai explorer Port Oaks à la fraîche. Le premier contact m'a déçu, mais il y a peut être un potentiel dans cette île. Qui sait ?
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Delenda

avatar

Nombre de messages : 1412
Age : 43
Date d'inscription : 11/04/2006

MessageSujet: Re: NeverMynd. La Trilogie du samedi soir   Jeu 15 Mar - 20:44

Je suis Alice Jackman. On m'appelle Nevermynd.
Ceci est enregistré sur un PDA appartenant à un feu capitaine de L'Arc.
Je fais cet enregistrement car j'ai peur un jour de perde la raison.

Ep. 4 : Le Velours Rouge Première partie

Le soleil se lève à peine quand je débarque à Port oaks. Le Pont Métallique du Ferry se déploie sur le quai. Je prends mon temps pour débarquer et reste un moment à observer la berge sous une lumière blafarde. Il y a peu d'activité. Sur ma droite les bruits d'un chantier en construction. Apparemment une route qui mènerait vers les Docks.
En levant la tête j'aperçois l'ombre de l'ancienne Aréna. Là aussi aucun mouvement ni lumières.
Sur ma droite un petit port de pêche, et au-delà des habitations. J'aperçois même l'enseigne d'une vielle taverne.
Par ou commencer mes investigations?

Je me dirige en direction du petit port de pêche. Marcher sur les pontons en bois est plus agréable que l'infâme poussière de l’île clémence.
-« Hey Bob! Mate un peu ça! »
-« Waiii, juste ce qu'il fallait pour finir la soirée! »
Deux déviés cuvaient tranquillement dans leur coin, je ne les avais pas remarqués auparavant.
-« Viens par ici, la bonasse. On va passer un bon moment »
-« Hé hé... Cette fois c'est moi le premier, Pete. »
Je les regarde s'approcher, titubants avec leurs gros yeux abrutis par l'envie. Je commence à concentrer mon énergie dans mes poings. Ah non! J’ai une meilleure Idée.
-"vous êtes tombés sur la mauvaise personne, les gars. Je n'ai pas l'humeur à cela et il faudra vous débrouiller seuls!" Dis-je avec un sourire en coin.
En quelques instants, je pénétrais le cerveau d'un des eux déviés, lui implantant une forte suggestion. Puis passait rapidement au deuxième.
-« Approche mignonne... heuu.. hmm.. oh Bob?”
-« Pete... j'ai envie de toi! »
Je m'éloignais rapidement, laissant nos deux nouveaux tourtereaux. J'ai eu plusieurs fois envie de jouer ce sale tour à Tornd et Blue Howler mais je me contenterais de rire de cette idée.
Ce petit incident m'a conforté dans mon idée qu'il y a un business à faire dans le domaine des plaisirs de la chair.

Pendant toute la journée j'explore Port Oaks. On y rencontre des bandes armées en train de se battre en pleine rue, quelques bars miteux vers le petit port, un quartier sous le contrôle total des Marcones, des docks ou l'on peut rencontrer quelques Coralax, et un centre administratif Arachnos. Peu de commerces, surtout des vendeurs d'armes.
La nuit était déjà tombée depuis quelques heures, et je m'apprêtais à quitter Port Oaks, la laissant pour île morte quand, au détour d'une ruelle j'aperçut une enseigne lumineuse rouge qui attira mon attention."Le Velours Rouge". Ici je devrais pouvoir trouver des informations intéressantes.
Je m'approche. Deux malabars devant, costumes et chapeau. L'établissement doit appartenir à la Famille, bien qu'il ne se situe pas dans leur quartier. Dans la vitrine des Affiches de danseuses nues, et d’un spectacle qui a du avoir lieu il y a bien longtemps déjà. Les vitres sont en carreaux. Ils laissent transparaître une lumière rouge tamisée mais ne permettent pas de savoir ce qu’il y a à l’intérieur.
Je décide de ne pas me faire passer pour une cliente. J’aurai plus de chance de voir le gérant avec une autre approche. Je réajuste mon corsage et approche d’une démarche légère.
-« Hy Boys ! Je cherche un Job. Je pourrais voir la Patronne ? »
-« Houla petite. Je crois que tu n’es pas au courant. Il y a pas de boulot ici. Cet endroit est fermé ! » Déclare la première brute, tout en commençant à remonter ses manches.
-« Et on va te faire passer l’envie de revenir »
Ces types ne sont pas la pour assurer la sécurité du lieu, bien au contraire. Cette fois pas le temps pour les subtilités, d’autant plus que ces deux là on bien l’air décidé à m’envoyer à l’hôpital.
Je Concentre mon énergie dans mes poings et les rabats violemment sur l’acolyte de gauche, le sonnant pour le compte. Le second en profite pour me lancer une Droite qui me projette au sol. Je me relève d’un saut carpé et m’empresse de broyer le cerveau de l’homme de main, l’empêchant ainsi du moindre mouvement. Je redonne un uppercut pour étendre le premier comparse et achève le second de deux poings chargés d’énergie. S’il s’en remettent il leur faudra de bonnes semaines de repos.
Poings chargés j’ouvre la Porte du Velours Rouge…


Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Delenda

avatar

Nombre de messages : 1412
Age : 43
Date d'inscription : 11/04/2006

MessageSujet: Re: NeverMynd. La Trilogie du samedi soir   Mer 21 Mar - 21:17

Je suis Alice Jackman. On m'appelle Nevermynd.
Ceci est enregistré sur un PDA appartenant à un feu capitaine de L'Arc.
Je fais cet enregistrement car j'ai peur un jour de perde la raison.

Ep. 5 : Le Velours Rouge Seconde partie

Je m'attendais à trouver un solide comité d'accueil à l'intérieur du Velours rouge, mais la salle est plutôt vide.
Personne sur les fauteuils, faits de velours rouge, quelques lumières allumées, et seulement un barman, une dame assise sur un haut tabouret devant le comptoir.
Les deux me regardent d'un air étonné. Un vieux disque de chanson française tourne en musique de fond.

Je relâche l'énergie de mes poings, et m'approche du duo.
Le barman a tout du vieux loup de mer reconvertit. Un personnage sûrement très sympathique mais c'est surtout la femme qui est intéressante.
Il s'agit d'une belle dame, probablement proche de la soixantaine. Elle a su rester très belle et porte une robe de façon sensuelle sans pour autant tomber dans la vulgarité. Une grande dame n'en point douter, qui a du faire des ravages quand elle était plus jeune. Son visage semble fatigué et son regard ne brille plus que d'un éclat ternit.

-« Bonsoir! J’ai du insister un peu pour rentrer. J’espère que vous ne m'en voudrez pas? »
-« Au contraire! » Me réponds la femme avec un petit rire étouffé «Mais vous feriez mieux de partir avant que d'autres ne reviennent. »
-« Je pense pouvoir profiter d'un certain répit »dis-je en repensant aux acolytes inconscients encore pour un moment.
-« Si vous me racontiez ce qui se passe ici? »
-« Pourquoi pas ! Je n'ai rien à faire de la soirée de toute façon. Albert! Ressert moi un Gin s’il te plaît. Mademoiselle? »
-« Rien. Merci. » Je n'aurai pas refusé une Vodka, mais je préfère garder les idées claires et mes réflexes intacts. Il faudra d'ailleurs que je demande à Karkow de me ramener de sa Vodka. Elle est excellente.

-« Je m'appelle lady Racheal, et je suis la propriétaire de cet établissement.
J’ai beaucoup voyagé lors de ma carrière de danseuse, avant de finir par m'installer dans cette petite ville. Ah Paris, Moscou, Londres... des villes magnifiques. Je commençais à me faire un peu vieille pour les revues de Pigalle, lorsqu'un vieux producteur de théâtre me proposa cet établissement en remboursement de dettes de jeu. Il faut dire que je savais me débrouiller au Baccara. L'idée ne me semblait pas trop mauvaise pour commencer une vie moins nomade, et je partais avec Albert pour Port Oaks. Il venait de perdre son épouse et n'avait plus de raison de rester en France.
L'endroit s'avéra plus charmant que prévu, et les jours s'annonçait heureux.
Certes ici il ne faut pas compter faire fortune mais la tranquillité est plutôt agréable au bout d'un temps. Les marins du coin savaient se tenir et je pouvais payer convenablement les filles qui travaillaient pour moi.
Les choses commencèrent à se gâter lorsque que les Marcone se sont installés à Port Oaks.
Très vite leurs méthodes mafieuses rendirent la vie plus compliquée. Mais nous arrivions tout de même à nous en sortir. »

Lady Racheal s'arrêta de discuter et elle jeta un coup d’œil vers la porte. Je regardai aussi : rien.
Rassurée, elle remplit son verre de trop vide à son goût, et repris son discours.
«Mais depuis peu la situation à changée. La Famille ne se contente plus de nous demander de l'argent. Elle veut aussi que..»

VLAAAMMM!!!!!

Avec un grand claquement la porte d'entrée s'ouvrit en fracas.
Un homme chauve et bedonnant, cintré dans son costume blanc entra, accompagné d'une demi-douzaine de mafiosi armés de mitraillettes.
Il avait un cigare à la bouche et un bandeau lui recouvrai un oeil.

-« Racheal! Vielle Poute! Tou aurais dou accepter dé nous vendre tone bouiboui. Maintenant il est trop tard.
Racheal jeta son verre de gin en direction du Borgne, qui l'évita sans difficulté.
-« Cet endroit n'est pas à vendre! Et votre prix était humiliant! Bande d’Enf… !»
-« Trop tard ié te dit, vielle idiote! Et il est trop tard pour accepter quoique ce soit. Tou va payer pour t'être rebellée contre la famille. Mé! Mignonne la petite! » Ajouta-t-il en jetant un regard vers moi.
- « Suis-nous petite, tou ne dansera pas ici. On té trouvera oune belle place de servante à MarconeVille. »

Je n'ai pas encore une grande expérience du combat, mais de ce que j'ai pu apprendre avec les Xgen, il vaut mieux avoir l'initiative.
«Fuyez! » Lançait-je à l'attention de Racheal et Albert.
Je libérais ensuite mon pouvoir psychique pour hypnotiser les mafiosi. Les hommes de mains tombèrent rapidement dans un pseudo sommeil, mais le gros borgne avait résisté. Ceci ne m'étonnait guère.
Armant mes poings d'énergie.. Je me ruais sur le mafieux. Prête à lui assener un bon coup sur le crane.

-«Pas de ça petite... »
Tout à coup je me retrouvais immobile, flottant légèrement au-dessus du sol. Le borgne avait la main tendue vars moi et me maintenait ainsi, utilisant probablement un pouvoir de télékinésie. J'essayais d'utiliser ma volonté mais tous mes pouvoirs semblaient bloqués.
«tttt... tu as fait oune grave erreur, mignonne. Tout aurait pu bien se passer mais tou as choisi de souffrir! »
L'étreinte de son pouvoir me resserrait. Je commençais à suffoquer. Ma vision commençait à se troubler et je l'entraperçut en train de lever sa main, préparant sûrement un pouvoir pour m'achever.
«Monstre!!!» Hurlant de tout son cœur, Racheal se jeta sur le gros mafioso.

Elle pris de plain fouet l'onde kinésique que voulait m'envoyer le Borgne. L'impacte l'envoya à l'autre bout de la pièce, et renversa le gros mafioso au sol.
Libérée de son emprise, je me précipita sur lui pour l'achever d'un coup puissant. Un ne fut d'ailleurs pas suffisant mais sa tête ne fut bientôt qu'une masse sanguinolente. Emportée par ma fureur, je déchaînais mes attaques énergétiques et mes agressions psychiques sur les hommes de mains. Une minute après le calme était revenu.

Albert s'était occupé d'un acolyte et avait écopé d'une rafale en retour. Il baignait dans une marre de sang
Je m'approchais par contre de Racheal. La pauvre était mal en point. La chute avait vraisemblablement provoqué une hémorragie interne, et l’une de ses jambes avait un angle étrange. Elle leva un regard interrogateur vers moi.
« Ils sont morts » dis-je brièvement.
Son visage laissa alors place à un sourire. Puis elle rendit l’âme dans un souffle.

Je regardais autour de moi pour contempler l’étendue du carnage.
Cet endroit pourrait revivre sans aucun doute, mais il faudrait compter avec la Famille. M’opposer à elle ne m’effraie pas plus que ça, mais c’est surtout que Port Oaks ne me semble pas du tout fait pour moi.
Je récupérais le briquet du Mafieux borgne. Un bel objet que je devrai malheureusement abandonner.

Je m’approchais alors du bar. Le disque était arrivé à la fin et il n’y avait plus que le bruit de mes talons sur les éclats de verre. D’une bourrasque d’énergie je fit éclater les bouteilles,
Je lançais le briquet et le feu pris rapidement.
Il y a sûrement des Observateurs à l’extérieur. Mais ils ne me verront pas sortir.
Avant que le feu ne se propage dans la salle, je sortis un étrange billet de ma poche.

-« Direction Pocket D ! »
A la fournaise qui commençait à se former se substitua le décor du Tikky Lodge.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Delenda

avatar

Nombre de messages : 1412
Age : 43
Date d'inscription : 11/04/2006

MessageSujet: Re: NeverMynd. La Trilogie du samedi soir   Jeu 22 Mar - 14:01

--INTERLUDE--
Quelquepart en Ombreplan- Pocket D

Boum-Boum-boum ( bruit de fond ambiant)
-« Hey Zéro ! Comment ça marche ton truc pour nous faire venir ici directement ; c’est génial !!! »
-« Je sais pas trop Never ! Demandes à un Tech qui s’occupe de la sono, Tommy. Il doit savoir ! »
J’était à fond sur la piste de danse. Après tout ce sang ça fait du bien de se lâcher un peu. Et la Vodka du Pocket D arrive à tenir la comparaison avec celle de Karkow.

Boum-Boum-boum Tadada ! Boum-Boum-boum

-« C’es toi Tommy ?! »
-« Wep Baby ? Je peut faire quelque chose pour toi ? »
-« Zéro m’a dit que tu pouvait m’expliquer un peu le coup du transport VIP avec le ticket. »
-« Ah ça t ‘épate hein ! » dit il avec un sourire amusé. « Je ne connais pas le truc à fond mais en gros le ticket récupère ton empreinte psychique, et les gros appareils que tu voit là bas créent une distorsion spatio-temporelle grâce à un apport soudain d’énergie. Ca te vas comme explication ? »

Empreinte psychique, Déchirure énergétique… mmmhmm ! Intéressant !

-« Génial Tommy ! Je t’offre une conso pour te remercier ? »
-« Merci c’est sympa, mais j’ai du taff. A la pause peut être ? »
-« Si je suis encore là ! Ciao ! »

Ca pourrait être utile pour la Xgen, si j’arrive à reproduire ce système de téléportation.

Boum-Tcha-boum-Tcha ! Boum-Boum-boum
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Delenda

avatar

Nombre de messages : 1412
Age : 43
Date d'inscription : 11/04/2006

MessageSujet: Re: NeverMynd. La Trilogie du samedi soir   Lun 2 Avr - 19:48

Episode 6 : Urgence


Je n'étais pas partie sans rien du Velours Rouge.
Avant de mourir Lady Racheal m'avait indiqué un coffre caché derrière une affiche de spectacle parisien.
Elle ne pouvait plus parler mais un peu de télépathie m'a permis de voir le coffre, et le code d'ouverture, et ceci plus rapidement que si elle avait du me le dire.

Dans ce coffre, des photos souvenir de Lady, et surtout un carnet.
Un petit carnet avec une couverture de cuir rouge. Des noms, des adresses, des numéros de téléphones, et quelquefois des annotations.
Un vrai Trésor.
Je le feuillète : certains noms ne me disent rien, il semblerait que d'autres soient déjà morts mais quelques-uns uns retiennent mon attention. La fin du carnet semble avoir été écrite selon un code. Juste une succession de chiffres de signes.

Commençons simplement. Le carnet mentionne que Lady Racheal avait une amie à cap au diable, qui se fait appeler Desdemona le joyau.
J'aime bien cap au diable. Les deux cornes qui couronnent la ville sont pour moi un bon présage. Cap est une ville de cocus, les affaires seront bonnes.


Je trouve Desdemona dans la ville basse, juste avant un pont qui mène à Aeon City.
-"Desdemona?"
-"Salut Poupée! Jolie tenue, ça change des horreurs que l'on croise par ici! Que me veut-tu?"
-"J'ai des nouvelles de Lady Racheal, et j'espérais aussi que tu pourrais m'aider"
Desdemona avait l'air accueillante, mais si une fille comme elle pouvait se promener tranquillement dans ce quartier, autant négocier et non essayer d'exiger.
-"Oh Lady! Comment vas telle? Ça fait un moment que je n'ai pas eu de nouvelles?"
-"Elle est morte."
Desdemona fut surprise, puis me dévisagea ensuite, comme pour estimer si j'étais la fautive.
Puis elle pris un air triste.
-"Oh. Une bien triste nouvelle. Comment est-ce arrivée?"
Je lui racontais les évènements, expliquant aussi comment j'ai eu son nom. Le carnet précisait que Lady avait entièrement confiance en Desdemona. Je décidais d'en faire autant.
-"Je l'avais prévenue que les choses risquaient de mal tourner. Elle aurait du céder aux pressions, mais c'était une forte tête. Merci à toi de m'avoir raconté la vérité. Nervermynd c'est ça?" Me dit -elle avec un petit sourire.
Evidement elle en savait déjà un peu sur mon compte. J’ai bien fait de ne pas essayer de l'abuser.
-"Mais tu n'es pas venue uniquement pour me raconter cette histoire. Quel est ton problème?"
-"En fait j'aimerai bien ouvrir un "établissement". Mais je ne connais pas les îles aussi bien que toi. C'est possible d'avoir un petit conseil?"
-"Oh! Tu veux te lancer dans les affaires? Ca ne vas pas être facile.
Tu as pu voir qu'il n'y avait pas gros potentiel a l'île clémence. Peut-être que tu pourrais t'installer à La Mercy mais je doute que tu puisses y faire fortune.
A port Oaks, il y a en ce moment une guerre interne à la famille qui déchire toute l'île. Les deux camps essayent d'avoir le plus d'influence possible et ça se traduit par des actions un peu plus musclées, comme tu as pu le constater au Velours Rouge. Il devrait être possible pour toi de t'y faire une place, mais je lis que tes ambitions sont plus grandes.
Cap au diable devrait plus te convenir. Cependant la ville basse est infestée d'abominations Vahzylocks. Personne n'aime trop y traîner la nuit, donc on y voit peu de filles y travailler. Les Prospecteurs on le contrôle quasi-total du nord de l'île, à l'exception des quartiers où se retrouvent les luddites pour prêcher. Entre la prude morale des un et le carcan mafieux de l'autre, je ne vois pas trop comment s'installer. Il y a Aeon City, mais là il faudra traiter avec les multinationales qui ont investit les lieux.
St martial est déjà la cité du vice. C’est peut être là qu'il sera le plus facile de s'installer, mais aussi là où il y aura le plus de concurrence.
L'archipel de Nerva est plus classieux. On y trouve de belles terrasses et quelques établissements chics fréquentés par officiers et bourgeois. Le problème vient surtout de la présence de l'ARC. Si tu peux contourner ce problème Nerva sera un Eldorado pour toi.
Je ne te parle pas de Grandville qui est tout sauf une ville ou l'on a envie de s'amuser.
En bref ça ne va pas être facile pour toi. On peut même dire que l'on commence à se sentir à l'étroit dans ces îles. Beaucoup de factions sont à l’œuvre.
J'espère que ça t'avancera un peu. Reviens me voir à l'occasion, j'aurai peut-être des réponses à quelques-unes unes de tes questions!
Sur ce je te laisse, j'ai un rendez-vous. A bientôt Never!"

Le discours de Desdemona n'est pas très Optimiste. Il y a cependant un moyen pour que j'y arrive! Il ne doit pas être trop compliqué de louer un local et de débuter un business.

J'étais perdue dans mes réflexions. Je ne les ai pas vus s'approcher. Le coup à la tête m'étendit inconsciente.
.
.
.


J'ai mal.

Partout.

J'ai tellement mal que je n'entends rien. Ma vision est trouble.
Je fais un effort pour surmonter ma douleur. J’entends quelque chose.
C'est moi qui gémis.

C'est trop. Tout est blanc à nouveau.


aaaaAAAAAAHHH!

Cette fois c'est la douleur qui me réveille!
Un courant électrique à parcourut mon corps, qui tressaute encore.


-"Ahh. Enfin tu te réveille. raaah.."
-"Dino, retient toi un peu. Elle va peut être parler. On ne torture pas avant de poser les questions!"
-"Siiii. On a de meilleurs résultats. Croix moi".

AAAAaaaah !


J'aperçois à la lumière d'un faible lampe, deux individus. Un grand maigre qui fume une cigarette, et un gros torse nu, un espèce de crochet de cuivre à la main.

-"Tu es vraiment un monstre. Mais c'est vrai que tu as de bons résultats. Bon laisse moi lui parler.
Bonjour petite. Tu reconnais ce carnet?"
Le maigre m'agite sous le nez le carnet rouge de Lady.
-"Ce carnet contient des informations. Et tu vas nous dire comment les décoder."
J'essaye de répondre mais les mots ne sortent pas. Au mieux j'arrive à tousser un peu.
-"Allez, fait un effort petite. Sinon je vais devoir laisser mon ami jouer avec toi".
Je regarde un peu plus attentivement la pièce. Il s'agit d'un entrepôt. Autour des deux hommes une machine à café et assez de matériel pour faire parler russe un canard.
Je suis nue. J’ai du perdre du sang aussi. J'ai mal au crâne, aux côtes, au bas ventre aussi.
-"Oui, laisse moi jouer, Massimo. Je suis sur qu'elle peut tenir encore toute une journée."
J'essaie de rassembler mon énergie mais je suis trop faible. Je ne pourrais pas me battre.
Je me concentre et tente d'atteindre l'esprit du maigre mais ma volonté est trop faible.
-"Allez petite. Donne nous le code et tes souffrances seront finies."

Je sais que ce n'est pas ce qu'il faut dire, mais la vérité est sortie toute seule.
-"je..je... je ne connais pas le code.."

-"Tsss, non non non petite. Ce n'est pas comme ça que tu vas t'en sortir."
-"Laisse moi la faire crier un peut, Massimo; elle parlera après!"
-"Non, attends Dino. tu vas encore la rendre inconsciente"
-"Mouais. Tu veux en profiter oui! Et tu ne voudrais pas qu'elle soit trop abîmée! Je connais mon affaire et elle ne va pas tomber inconsciente!"
-"Je te connais espèce de boucher"
-"Grrrr. Si tu n'étais pas le neveu du Don je t'aurai écorché depuis longtemps. Va tente de la faire parler ta poulette".
Je sentais que l'entente n'était pas cordiale entre les deux. Il faut que j'exploite cette faiblesse.
Alors que le maigre approchait sa chaise, sûrement pour mieux mater ma poitrine, le gros ruminait sa déception. Je concentrais alors toute ma volonté, tentant d'attendre son esprit et y semer les graines de la confusion.

-"Rumpf". le gros commençait à bouillir
-"Va te prendre un café et laisse moi tranquille."
Le maigre n'aurai jamais du prendre son acolyte de haut. Je n'eut pas besoin de forcer beaucoup pour modifier la perception des choses du gros. Heureusement d'ailleurs car je n'aurais pas pu forcer.
Tout d'un coup, pour Dino son compère était devenu un ennemi. Il se jeta dessus, lui attrapant la tête des deux mains.
Roulant à terre, il lui frappa ensuite la tête violemment sur le sol. Très vite Massimo arrêta de bouger, crâne enfoncé et cervicales brisées.
Je ne relâchais pas ma faible pression sur le cerveau du truand. Je commençais à reprendre de la volonté, sûrement par satisfaction de la défaite d'un de mes bourreaux.
Je forçais mentalement Dino à s'approcher du crochet qu'il avait laissé tombé dans la bagarre. Celui si était relié à une énorme batterie électrique. Ensuite je le commandais à s'approcher de l'autre crochet. Mon esprit n'était pas encore en pleine possession de ses moyens, mais je savais que de toute façon le sien ne pourrait pas lutter.
Lentement son bras se tendit vers l'autre crochet. Je lançais subitement un violet coup de butoir mental. Dino se saisit prestement du crochet électrique.
Il dut hurler pendant 5 bonnes minutes. Son esprit était mort qu'il criait encore. Son corps avait presque fondu.

Dès que j'eut repris assez de force pour lancer un assaut énergétique, j'explosais mes attaches. J'attrapais le pardessus qu'avait accroché le maigre à une poutre, récupérait le carnet, et sortait de l'entrepôt.

J’étais à cap au diable apparemment, Là bas une centrale électrique, ici une scierie. L'hôpital doit être loin, et sans défenses jamais je n'y arriverais.
Flora! Blue nous avait dis que sa sœur travaillait non loin d'ici.

En effet le bâtiment des Vahzylocks était à quelques centaine de mètres. Ils devraient pouvoir me raccommoder.
Un groupe de luddite m'aperçut, mais me laissa passer. J'ouvrit la porte de l'échoppe.
A l'intérieur du matériel médical, d'un style particulier, et des fauteuils

-"Bonjour! Bienvenue chez Scalpel !"
-"heu bonjour. je voudrais voir Flora" dis-je d'une voix faible
-"bien sur! Asseyez-vous en attendant"
Assise, je m'assoupis quelques instants. Une main me secoua pour me réveiller.
-"Coucou!"Une jeune fille souriante me dévisageait. Son sourire parcourait presque tout son visage."Tu dois être Nevermynd! Mon frère m'a parlé un peu de toi."
Je fit un sourire en réponse, mais péniblement.
-"J'ai peur d'avoir été salement amochée. Vous pouvez faire quelque chose pour moi?"
-"Bien sur! On peut même faire plus mais dans ton cas on te fera juste le service médical pour commencer. Ça devrait suffire. Une assistante va s'occuper de toi. Allonges toi ici."
Je me levais péniblement, et m'allongeait sur une table d'opération.
Je me sentit replonger dans l'inconscience mais la curiosité était plus forte. Mon corps s'abandonnait mais je maintint mon esprit éveiller. Je ne sais pas quels effets exacts la Vahzylock effectuait sur moi, mais mon esprit se mit à planer au-dessus de mon corps.

Je vis l'étrange infirmière qui s'agitait, agissant avec finesse et dextérité sur mes plaies. Parfois elle posait ses mains sur moi et se concentrait. Je ressentais alors des changements au plus profonds de mon être. La sensation de régénérescence était immense. Je ne put résister longtemps à la torpeur qui m'envahissait. Mon esprit réintégra mon corps et je sombrais dans un sommeil réparateur.



Au réveil, j'étais dans ma tenue habituelle. Plus aucune blessure. Tout ceci n'avait été qu'un rêve? Ou plutôt un cauchemar?
Non, J'étais encore chez Scalpel. Un jus d'orange était posé sur une table. Ces Vahzylocks ressemblent à des monstres mais ils ont un sacré savoir-vivre.
Je reposais le verre quand FLora rentra dans la pièce.
-"Bonjour Never? Ça va mieux?"
-"Oui merci! C’est phénoménal! J’imagine que je vous dois une belle somme, il y avait beaucoup de boulot non?"
-"Détrompe-toi, il est plutôt facile de soigner. Mais si j'avais du intervenir pour une modification, tu nous serai redevable d'une somme beaucoup plus conséquente! . Et tu n'as pas d'artefact étrange planté en toi, comme Blue. En fait le jus d'orange est même facturé plus cher. C'est notre combine à nous pour faire des sous !" Bien que charmante, Flora semble très concernée par l'argent.
-"Merci encore. Je pensais avoir subit plus de dégâts que ça alors".
-"Oh si tu avais de graves blessures. Il a fallut resouder plusieurs côtes. Et rassure-toi !" Dit -elle voyant que je la regardais encore d'un air interrogateur,"tu es toujours vierge."
Ouf. J’avais peur que cette immonde brute mafieuse n'ait commis l'irréparable.
J'ai bien embrassé quelques garçon, et quelques copines aussi, mais je ne suis jamais passée à l'acte. Une appréhension sûrement due aux actes que j'ai forcés à faire. Une fois j'ai essayé de franchir le cap mais finalement j'ai hypnotisé le pauvre garçon pour lui faire croire à une soirée torride.

-"Tu peux rester ici tant que tu veux. Mais je te préviens, l'hôtellerie est facturée cher ici."

Il va falloir que je sois plus prudente dans mes prochaines aventures. Trouver un repaire sur à l'abri des représailles serait une bonne chose.
Je comprends aussi pourquoi Desdemona avait l'air de penser que je n'arriverais pas à m'installer. Il me faudrait une armée pour défendre un établissement si je ne prête pas allégeance à une faction.

Mais je n'ai pas envie d'être le pantin d'une organisation. Il va me falloir une autre idée.

-"Grâce à toi je vais très bien, Flora, je vais donc pouvoir partir... et régler ma note!"
-"A bientôt Never! Et dans de meilleures circonstances j'espère! Nhésite pas a revenir quand tu sera riche! "

Je renfilais le pardessus qui contenait le précieux carnet. Puis je me lançais à la recherche du meilleur endroit pour construire le refuge des Xgen Mutants!

Edit : modification pour conserver Flora dans l'esprit de son créateur(Poulpe)


Dernière édition par le Mer 4 Avr - 8:49, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Delenda

avatar

Nombre de messages : 1412
Age : 43
Date d'inscription : 11/04/2006

MessageSujet: Re: NeverMynd. La Trilogie du samedi soir   Lun 2 Avr - 19:50

Episode 7: Refuge

J'avais déjà ma petite idée sur la base idéale pour les Xgen.
"Le refuge idéal ça n'existe pas!" M’avait lancé un de mes contacts.
Voila la bonne idée. Trouver un endroit qui n'existe pas. Ou plus exactement qui n'existe plus.

J'avais déniché chez un revendeur de Port Oaks une vielle carte militaire des insoumises, datant d'avant l'invasion Rytky. Il n'y avait pas encore Arachnos et l'ARC était une simple force Militaire.

Lors d'une invasion des Xgen dans une base de l'arc, je récupérais une carte tactique. Certes elle ne recouvrait pas toutes les insoumises mais ça me suffirait.

Après quelques soirées d'études, je trouvais la perle rare : Une ancienne base sous-marine non réutilisée par l'ARc. Oubliée de tous.

Je rassemblais alors mes économies pour financer l'expédition. Desdemona m'indiqua un vieux marin russe qui louait son sous-marin.
Après deux jours assez éprouvants (sa vodka était loin de valoir celle de Karkow) nous touchons enfin au but.

L'entrée de la base était encore accessible. Je craignais qu'un séisme sous-marin ne l'ait détruite mais il n'en était rien.

L'air était un peu vicié quand je sortis du sous-marin, mais à la lumière de ma lampe torche je pu voir que la base était restée en bon état. Malgré tout on aura du boulot pour nettoyer tout ça mais heureusement Mathild me semblait bien motivée.

Il est impensable que nos déplacements se fassent en sous-marin, j'ai donc imaginé un système de baie de téleportation.

En associant la signature psychique de tous mes compagnons, seuls eux pourraient accéder à la base. On peut enfoncer une porte, aussi blindée soit-elle, mais là il n’y aurait pas de porte.
Je repérais un coin idéal pour situer le portail d'entrée, et commençait à imposer une marque psychique sur les lieux. Bien évidement la source d'énergie nécessaire à la rupture spatio-temporelle sera située à l'extérieur.

Une fois le lieu profondément marqué, je repartit.
Je quittais le vieux marin à Port Oaks, après lui avoir vidé la mémoire.

Ensuite je me dirigeais vers la tour Arachnoss
Il était hors de question de leur mendier un refuge, mais par contre tout à fait pratique de leur demander de l'énergie. Un abonnement tout ce qu'il y a de plus classique et anodin. Il suffira de payer tous les mois, comme de gentils moutons.

Une fois le contrat signé, je passais à un bazar chercher quelques générateurs, puis me dirigeait vers le puits d'énergie Arachnos.

Je me concentrais très fort, pour retrouver la trace psychique que j’avais créée. Si je ne la retrouve pas tout ça n’aura servit à rien.
La voilà !! D’abord juste un faible écho la marque psychique s’imposa à mon esprit. Je puisais alors dans le bain d’énergie et créais la rupture Spatio-temporelle.
Encore une manipulation supplémentaire pour imposer au canal d’énergie mon empreinte psychique. Il faudra que je pose l’empreinte de tous mes compagnons pour que le canal leur soit accessible.

Epuisée par cet effort je fis finalement un pas en avant.

A cause de la distance le voyage n’est pas instantané. Et en effet, comme le dit Mathild, ça chatouille un peu.
Finalement le tube bleu se termine et me voila dans la base des XGEN Mutants!
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Delenda

avatar

Nombre de messages : 1412
Age : 43
Date d'inscription : 11/04/2006

MessageSujet: Re: NeverMynd. La Trilogie du samedi soir   Mer 11 Avr - 19:53

Episode 8 : Rencontres partie 1

Je pense que mon installation dans les insoumises est bien entamée.
D’une part je suis de moins en moins vulnérable.
J'ai un refuge fiable, un groupe sur lequel je puis compter, et une bonne capacité de fuite en cas de coup dur depuis que je sais canaliser mon énergie pour courir à grande vitesse.
Mais il s'agit de ne pas se ramollir!
J'ai du pain sur la planche pour atteindre l'objectif de tout bon Xgen mutant : faire fortune et montrer au reste du monde la puissance des mutants. Et il faut aussi que je règle quelques-uns un de mes problèmes.
Le plus urgent est peut être ce mal de tête, probablement causé par le renforcement de mes pouvoirs.
Boire de la vodka m'aide bien à supporter cela. Mais comme me l'a fait remarquer Plutoniae, c'est une mauvaise idée. Sous l'emprise de l'alcool j'ai certes beaucoup moins mal, mais mes pouvoirs sont grandement diminués.
Je vais essayer de faire plus de sport. Une bonne séance de jogging me repose l'esprit, et je ne perds rien de mes facultés.
Il faudra que je demande à Tornd de m'aider à déblayer une partie de l'ancienne base pour installer une salle de sport.
Et de bonnes douches aussi.
Ce n'est pas parce que la porte des douches actuelle ne ferme pas très bien et que les garçons en profitent pour mater comme des gorets, mais parce qu’une belle salle de bain c'est essentiel pour notre bien être.
Ils mettront des caméras s’ils veulent. Personnellement j'aime bien qu'on me regarde. C’est d être touchée qui me dérange. Etrange non?


J'ai aussi bien réfléchit au business que je veux monter.
Abandonnée l'idée d'un établissement "à l'ancienne". On se fatigue à préserver son local, qui finit toujours par brûler. Et ça fait un endroit ou des personnes mal intentionnées te retrouvent facilement.

Je vais monter une agence de mannequins plutôt.
Un bureau dans une des magnifiques tours d'Aeon city, un catalogue de filles qui n'ont pas froid aux yeux, pourvu qu'elles se fassent de l'argent, et un bon fichier clients.
Grâce au carnet de Lady Racheal j'ai déjà pas mal de clients potentiels. Du vieux propriétaire riche au jeune couple déluré, en passant par la société qui veut en mettre plein la vue lors de ses réceptions.

Un ou deux passages dans les banques de Paragon devraient me permettre de louer un petit bureau bien situé. Le plus difficile sera de recruter une secrétaire.
Et concernant les filles, il y a un bon vivier avec l'université située à cap au diable. Mais il me faut aussi deux ou trois filles plus fiables pour les encadrer si besoin. Il faut que ma petite boite tourne toute seule si je dois m'absenter.

Par ou commencer? Tient si j'allais à Port Oaks. Ce ne sont pas les misérables Hellions et autres capos qui traînent là bas qui vont me faire peur. Et je me souviens d'un magasin ou je pourrais trouver deux trois accessoires de gymnastiques.


- Répète un peu pour voir!
Au détour d'une ruelle, je tombe sur une scène peu banale.
Un chef Hellion, assis sur une voiture à moitié calcinée, semble hilare suite à une plaisanterie. A ses côtés deux acolytes et derrière, des laiderons ricanants, sûrement leurs copines.
-Je vais te cramer la tronche, sale bâtard!
Celle qui parle aussi furieusement est une fille enrobée à la chevelure blonde, plutôt grande. Elle porte un blouson sans manche, des cuissardes et un bikini qui fait ce qu'il peut pour contenir l'imposant fessier de la demoiselle. Mais surtout elle est entourée d'une aura de feu.
-Tu vas regretter de m'avoir traitée de vache bedonnante!
A mon avis la fille ne devrait faire qu'une bouchée des Hellions. Les acolytes ne sont pas dangereux du tout et leur boss ne tiendrait pas longtemps, même s’il est sûrement résistant aux flammes. Je comprends mal l'assurance tranquille de ce voyou.
-Holà la baleine! Ne t'excite pas comme ça! Tu commences à chauffer et si tu fonds tout Port Oaks sera noyé dans la graisse!
S’en était trop pour la fille qui commença à s'approcher de la voiture.
Je me doutais que quelque chose de louche se trame.
Là haut! Du mouvement sur le toit!
-Attention!! Criais-je en direction de la fille alors qu'un projectile enflammé était jeté du haut de la maison voisine.
Alertée, elle évite de justesse l'explosion générée par le cocktail Molotov. Quelques flammes l'atteignent mais cela ne semble guère la déranger.
-Enfer! Le chef Hellion exprima sa rage de voir une partie de son plan échouer. Choppez-moi cette grosse! Et la connasse là bas aussi! Ajouta-t-il en me désignant.
A ces mots une bonne douzaine de gangsters surgit dans la ruelle. La plupart en bondissant du toit, d'autres par la fenêtre d'une ruine avoisinante.
Je m'approchais rapidement de la fille, pour mettre rapidement au point une tactique simple.
-Je vais retenir ces guignols. Occupe-toi de ton petit braillard.
Utilisant mes talents mentaux, j'endormit rapidement les Hellions qui approchaient. Ils étaient faibles et n'ont pas opposé une quelconque résistance à mon pouvoir.
-Alors comme ça tu pensais me griller! Tu fais moins le malin maintenant !
La fille s'était approchée du chef Héllion, et lui asséna un violent coup de poing d'une de ses mains enflammées. Les deux acolytes fuirent rapidement, précédés des membres féminins de leur pitoyable gang.
L'Hellion tenta bien de riposter mais il fut assez vite hors d'état de nuire.
-Alors? Je suis toujours une grosse baleine?
Elle avait attrapé le loubard agonisant et lui hurlait à la figure.
-Noonnn.
-Dis que je suis belle! Allez! Dis-le!
-heu... tu es belle..
-Plus fort!
-Tu es belle!
-pff. Misérable... Elle le projeta contre la voiture, le laissant sombrer dans l'inconscience.

-Belle bagarre! Je lui adressais un sourire lorsqu'elle se retourna vers moi. Oh ils vont dormir encore un moment. Je vais faire des achats. Tu m'accompagnes?
-Heu oui. Merci pour le coup de main. J'ai faillit passer un sale moment. On m'appelle Brûlure. Merci encore à toi.
- Nevermynd. Ravie de faire ta rencontre.

Chemin faisant j'en appris un peu plu sur elle.
Betty Marlon, de son vrai nom, a toujours souffert d'être grosse. Elle a fait beaucoup de sport et de musculation pour charpenter son physique, mais ça n'empêchait pas les autres de toujours la considérer comme grosse. Elle a essayé plusieurs régimes sans succès également. Elle s'est ensuite tournée vers des solutions plus exotiques. Elle pense d'ailleurs que ses talents pour le feu sont apparus lors d'une séance vaudou un peu particulière.
-Tu sais, Brûlure, je pense que tu dévalorise trop. Tu es loin d'être moche. Tu as un physique rare et au lieu de le dénigrer, tu devrais plutôt en tirer avantage!
-Mouais. C’est facile de dire ça pour toi. Tu es super bien roulée. Tu n'as pas à avoir pitié pour moi.
-Non. Je t'assure! Je le pense vraiment!
Je lui expliquais ensuite que je voulais monter une agence de filles.
-J'aimerai bien pouvoir faire appel à toi pour assurer la sécurité des filles, et t'inscrire au catalogue d'ailleurs!
-C'est ça. Je suis d'accord pour les baffes, mais moi comme mannequin! On aura tout vu. Arrête de te foutre de ma gueule!
-On verra! Si je trouve un client correct tu n'auras pas le droit de refuser!

J'étais contente de ma soirée. Brûlure n'était pas le top modèle que j'aurai préféré recruter, mais je pense qu'elle aura sa place dans l'organisation. Et concernant ses éventuels clients, je pense que j'en ai déjà trouvé un. Je m’en réjouis d’avance!


Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Delenda

avatar

Nombre de messages : 1412
Age : 43
Date d'inscription : 11/04/2006

MessageSujet: Re: NeverMynd. La Trilogie du samedi soir   Ven 13 Avr - 18:09

Episode 9 : rencontre partie 2

4997. 4998. 4999. 5000!

Ouf... une bonne série de saut à la corde ça fait du bien. Une bonne idée que de faire plus de sport. Ça me détend. Et la corde à sauter est bien pratique en attendant qu'on aménage une vraie salle.
Je me sens en pleine forme. La prochaine fois je commencerais à 3000.

Je suis retombée sur la facture de Scalpel. Ils font du bon boulot mais qu'est-ce qu'ils sont chers!
Mais je crois que scalpel va me rendre à nouveau un petit service, et ça ne me coûtera rien cette fois.

L'après midi ne s'annonce relativement agréable. Il ne faut pas espérer une météo de vacances à cap au diable mais au moins il ne devrait pas pleuvoir.
Je m'installe tranquillement sur la jetée, non loin de scalpel. J'ai emprunté un livre à Mathild, me voila parée pour attendre paisiblement.
Le bouquin s'appelle American Gods. Encore une histoire de super héros je suppose! Mathild en a beaucoup dans sa collection.
Je fais comprendre à deux luddites qui passaient à coté qu'il ne fallait pas m'embêter et je commence à observer les visiteurs de Scalpel.
Un démon qui vient se refaire tailler les cornes en pointe, un robot voulant changer ses prothèses, un Ninja, une créature venue d'une autre dimension, un aventurier venu changer son chapeau, et se refaire tailler la barbe... beaucoup de clients! Mais aucun qui ne m'intéresse vraiment.
Bah ça ne sera pas pour aujourd'hui. Je vais finir d'explorer cap au diable et je reviendrais demain.
Je n'eu pas satisfaction le lendemain, ni le jour d'après.
Mais mon attente fut finalement récompensée.

Je la remarquai immédiatement lorsqu'elle s'approcha de la boutique.
Une très belle femme, l'allure altière. Peau pâle, d'une chevelure rouge intense, vêtue d'une robe noire stricte.
Rapidement, elle disparut à l'intérieur de la boutique.
Je me doutais que de belles femmes viendraient à Scalpel pour se faire retoucher. Et connaissant les prix appliqués à l'intérieur, je suis sure qu'elles sont à la recherche de moyens pour s'enrichir.
Quelques minutes plus tard, la femme ressortit du bâtiment. Je saisis une petite moue sur son visage. Sûrement contrariée par les tarifs sévères de scalpel.

Je me portai à sa rencontre.
- Ils ne font pas de cadeaux chez scalpel! J'en sais quelque chose, mon compte est à plat à cause d'eux.
-En effet. Qui êtes vous donc?
La femme me regarda avec intérêt, mais ne semblait pas inquiète. Elle devait savoir se défendre si besoin.
-Je me présente : Nevermynd. Mutante avisée qui aimerais bien ne plus avoir de problèmes financiers. Et je pense que l'on pourrait faire affaire ensemble.
-Ethel Cut. J’espère que ce que tu as à dire est intéressant.
-Allons sur une terrasse d'Aeon city, bien plus agréable pour discuter.

J'expliquais mon projet à Ethel, alors que nous nous installions à une table d'un café d'Aeon plazza.
Je lui racontais un peu aussi d'où je venais, et elle fit de même.
-Très bien ta petite idée, mais si tu comptes sur moi pour coucher avec tout cap au diable, tu te trompes.
-Non ! Je pense bien que tu ne refuserai pas un client prestigieux, surtout s’il y a beaucoup d'argent en jeu, mais je pensais surtout à quelqu'un pour recruter et encadrer des filles. Et m'aider à trouver des clients aussi.
-Tu risque d'être déçue. Des filles prêtes à vendre leur corps ce n'est pas courant, et on tombe rarement sur des merveilles.
-Justement. Je vais monter une agence de mannequin. Cela va attirer de jolies filles ambitieuses.
-Oui mais dans ce cas là elles ne seront pas d'accord pour aller jouer dans les alcôves.
-Ca c'est mon problème. Je m'occupe de ça.
-Ah? Et comment tu vas t'y prendre? Me demanda -t-elle l'air narquois.
Je savais qu'une démonstration s'imposerait. Je concentrais rapidement mon pouvoir, et lui envoyait une impulsion mentale.
Ethel se troubla, puis sa peau commença à rosir.
-ohhh...
Sa main se posa sur sa cuisse, et remonta en direction de son entrejambe, en se glissant sous sa robe. Son autre main caressait déjà sa généreuse poitrine.
Avant que les choses ne dégénèrent, je cessais toute influence psychique.
-Whaouu! Je ne me suis pas sentie aussi émoustillée depuis longtemps. Dit-elle en réajustant son corsage.
-Bien sur je ne serai pas derrière les filles tout le temps, mais je peux influencer durablement la plus prude des jeunettes pour en faire un nymphomane convertie.
-Je comprends mieux maintenant... L'agence risque de connaître un bon succès. Elle a un nom?
-Pas encore. Il me manque encore une personne à recruter, et un bureau à louer. Je te tiendrais au courant des progrès.
-Très bien Never. J’espère qu'on commencera bientôt. J'ai hâte de devenir riche!

Je laissais Ethel qui commençait à regarder un des clients du café d'un regard fripon. Après ce que je lui aie fait ça ne m'étonne pas qu'elle ait des besoins à assouvir.

Elle est vraiment très belle. Je me demande ce qu'elle veut modifier chez elle, mais ça ne regarde qu'elle et scalpel finalement.
Elle deviendra vite une icône pour les filles que l'on va recruter. Et elle aime l'argent aussi. Une bien bonne recrue.

Bon. Reprenons. 3000. 3001 3002...


Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Delenda

avatar

Nombre de messages : 1412
Age : 43
Date d'inscription : 11/04/2006

MessageSujet: Re: NeverMynd. La Trilogie du samedi soir   Ven 11 Mai - 19:03

Episode 10 : rencontre partie 3

-"Never! Tu vas bien?"
Je rentrais péniblement dans notre chambre à la base sous-Marine Xgen et je venais de tirer Mathild de sa lecture.
-"Ca va, je te remercie. Quelques contusions et un mal de tête. Mais ça va mieux", dis-je avec un sourire.
Peut être l'influence d'un champ électrique, en tout cas la présence de Mathild a comme effet d'atténuer mes maux de tête.
-"Tssss. Allonges toi et ne fais pas de manière. On va mettre un peu de pommade sur les bobos et tu vas tout me raconter!"


-----

Avant de pouvoir monter ma petite agence, il fallait que je règle un problème. J'en avais ras le bol de devoir me méfier à chaque coin de rue et je décidais donc de lancer la contre offensive.
Il me faut trouver celui qui avait commandité ma dernière agression.
La bonne vieille technique de l'appât me semble appropriée, et je me rendis à port Oaks. Les malfrats là bas ne sont pas très futés et ne seront sûrement pas capables de reconnaître un coup fourré.
Arrivée à Port Oaks, je fit courir le bruit que je cherchais quelqu'un pour déchiffrer un code secret. Et pas de manière discrète, bien entendu.
Quelques heures plus tard, le poisson mordit à l'hameçon.
Je remontais une rue en direction de la vieille Arène, quand surgit un groupe d'hommes de mains.
-"Hey !" Lança un Mafioso en costard noir."Tou a fait oune grosse erreur en venant ici! On va te faire la peau et récoupéré nos affaires!"
Il y avait 4 types armés à ses côtés, prêts à en découdre.
-" A bon ? ça m'étonnerait"
-"Si! Nous sommes cinq et tou est seule!"
ZLinkk!!
-"désolée, plus que quatre! Et deux de tes hommes sont en train de se battre entre eux!"
Comme prévu ce rigolo m'avait largement sous-estimée. J'avais confondu l'esprit de deux sbires qui commençaient à s'entre-tuer et Ethel était sortie de l'ombre pour éliminer un mafioso d'un coup de katana.
-"Maledictionne!" Tirez incapables!"
Mais le dernier acolyte avait déjà été désarmé puis neutralisé par Ethel.
"Voila ce qui arrive quand on n'est pas assez prudent! Maintenant tu vas nous dire qui t'envoie avant qu'il ne t'arrive quelque chose de fâcheux."
Je concentrais mon énergie dans mes poings, un halo lumineux commençait à apparaître. Mais je pense que ce fut plutôt le contact de l'acier froid du katana d'Ethel au niveau de l'entrejambe qui le fit parler.
-"C'est Don Pangluicone! Pitié! Pitié!"
Je le laissais en vie, mais je ne donnais pas cher de sa peau, avec tous ces hellions qui traînent dans le coin et attirés par les bruits de bagarre.

-"Tu connais ce Don Panglutruc?" Me demanda Ethel?"
-"Non mais on va vite le savoir. Je vais aller demander à Desdemona!"

Don Pangluicone était un Sicilien qui occupait la Villa requin avant de se faire chasser par les Têtes brûlées. Il avait trouvé refuge à l'île Clémence, et tentait de se reconstruire un empire. Il possède un petit tripot à La Mercy où il serait facile de le trouver.
Je ne sais pas quels liens il y avait entre ce Parrain et Lady Racheal, mais elle avait sûrement réussi à se procurer quelques secrets que le Don voulait lui arracher pour regagner de la puissance.
Quoi qu'il en soit il allait apprendre qu'il ne faut pas chercher noise aux mutants. Il aurai été préférable pour lui de prendre sa retraite. Maintenant c'est une retraite anticipée qui l'attends.

-"On passe récupérer Brûlure et on fonce à l'île Clémence, Ethel!
-"Brûlure? tu n'as pas l'intention de négocier alors?"
-"Oh Non!Je n'aime pas être torturée et ils vont le regretter!"

Brûlure était à son bateau. Je remarquait quelques bouteilles de vin vides, et deux verres. la soirée avait du être sympathique pour elle. Cependant elle était en pleine forme et ravie de venir prêter main forte.
Le voyage vers l'île Clémence se fit avec les hélicoptères Arachnoss de la ligne noire. Je préférait agir rapidement.
Une fois à La Mercy il fut facile de trouver le Casino . On a du mal en regardant ce petit tripot à imaginer que Don Pangluicone fut un des boss du trafic à l'île du requin.

-"Entrons par la grande porte. Je n'ai pas envie de faire de détail."
-"Oui, Allons flamber un peu!" Annonça en rigolant Brûlure, tout en s'entourant de flammes.
Le casino était ouvert mais il n'y avait que très peu de clients. Mais en voyant l'aura enflammée de brûlure et mes poings chargés d'énergie, la sécurité compris vite que nous ne venions pas en visite de courtoisie.
En quelques instants les malfrats étaient maîtrisés. Mais d'autres surgirent très vite, et équipés d'armes à feu cette fois.
-"A couvert!!!"
Alors que les rafales de balles sifflaient, je fit un plongeon pour me mettre à l'abri derrière une machine à sous. Ethel avait déjà disparue et Brûlure avait trouvé refuge derrière un poteau.
Puis je concentrait mon mental et lâchait une onde psychique en direction des mafiosi. Immédiatement ceux ci furent hypnotisés et plongés dans un sommeil léthargique. Le calme revint dans la salle de jeu maintenant enfumée et déchiquetée.
Simultanément Ethel usa de son sabre, Brûlure de ses poings enflammés et moi de mes chocs énergétiques pour mettre hors d'état de nuire les siciliens. La rapidité d'action serait notre atout.

-"Dépêchons nous! je ne veut pas qu'il aie le temps de fuir!"

Un escalier depuis la salle de service montait à l'étage. Connaissant les sous sols infestés de serpents de l'île Clémence, il y avait peu de chances que le parrain aie placé son refuge en sous sol.
Premier étage. l'escalier continue à monter , un couloir part sur la droite. J’ai un instant d'hésitation lorsque une porte s'ouvre.
Un individu fluet, au visage de fouine et au sourire sadique s'approche, armé lui aussi d'un long katana.
-"Foncez!"Crie Ethel, tout en se mettant face au tueur, katana en garde haute."Je m'en occupe. ne perdez pas de temps!"

Alors que les premiers bruits de combats se faisaient entendre, Brûlure était déjà passée devant moi pour monter à l'étage supérieur. Là l'escalier s'arrêtait. Quelques fauteuils et une petite bibliothèque, une large porte à double battant entrouverte et un gros malabar devant. Un énorme type avec un costard contenant difficilement son imposante musculature, un regard lourd et un cou quasiment absent.

-"Scusi! Ici c'est terminus pour vous!"Annonça la brute en se faisant craquer les articulations.
Je fit un bref coup d’œil à Brûlure qui compris la tactique. Alors que nous avancions toutes deux, elle lança un poing enflammé vers l'homme de main, l'obligeant à parer son coup. J'en profitait alors pour me glisser entre les battants entrouverts de la porte.

J'entrait dans une grande pièce. Don Pangluicone n'avait certes pas eu le temps de fuir, mais il s'était préparé.
Deux de ses lieutenants m'attendaient de pieds ferme, et lui même était debout, prêt à contre attaquer. Sur le côté de la pièce une jeune femme observait prudemment la scène, un bloc-note sur les genoux.

Je tentait d'immobiliser le Parrain d'une frappe mentale, mais sans effet. Il avait la caboche dure le bougre.
Les deux sbires étaient déjà sur moi . J'esquivait le premier mais le deuxième réussi à me frapper. Je riposte d'un coup des deux poings qui étourdit le sbire. Alors que je m'apprêtait à l'achever, un vieux chauffe-eau vient me percuter de plein fouet, me projetant dans un coin de la pièce.
Don Pangluicone avait utilisé son pouvoir pour ouvrir une brèche gravitationnelle et y attirer un objet lourd avant de le lancer sur moi.
Bien. Je me relève et profitant de la distance entre moi et mes adversaires, je prends le temps de concentrer mon énergie pour amplifier ma puissance mentale. Passons aux choses sérieuses !
(---)
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Delenda

avatar

Nombre de messages : 1412
Age : 43
Date d'inscription : 11/04/2006

MessageSujet: Re: NeverMynd. La Trilogie du samedi soir   Ven 11 Mai - 19:06

episode 10 suite
(---)

La fouine se débrouillait plutôt bien. Et même mieux.
Ethel était obligée de rester en phase défensive. Elle avait parée deux attaques mais la troisième avait réussi à la toucher. La robe était coupée sur le flanc gauche et laissait perler quelques gouttes de sang.
Ethel lança alors des chausses trappes. Obligeant la Fouine à reculer, les yeux lançant des éclairs.
D'un bond Ethel revint sur le tueur sicilien, enchaînant les coups rapides. La fouine bloque péniblement les coups, tout en se déplaçant vers le fonds du couloir. Une fois qu'il ne peut plus reculer Ethel lance un assaut plus puissant. Mais la Fouine n'est pas un amateur et bloque le coup de katana. Les deux armes restent entrecroisées, engageant les deux combattants dans un duel de force.
C'est alors que La fouine tire un poignard dissimulé dans le manche de son katana. Une ruse qui lui a permis de remporter mains combats jusqu'a présent. Sa main gauche tenant toujours le sabre pour bloquer l'arme d'Ethel, il effectue une volte et plante de sa main droite le poignard dans l'épaule d'Ethel.

-"AAAhhhh !"
Ethel recule sous le coup. Heureusement il ne s'agit que d'une petite pointe mais la blessure est là.
-"Hé!tou té rends compte maintenant qué tou a fait oune grave erreur!"
La fouine s'avance lentement, sûre de sa victoire. Ethel sait que si elle n'arrive pas à vaincre rapidement, son bras deviendra inutilisable et la défaite inévitable. Ausi elle décide de ne pas perdre de temps.
Elle lance deux attaques simples, que le mafioso pare facilement. Puis elle tente une feinte.
Elle lance une autre attaque qui semble brutale, mais en fait totalement contrôlée. La Fouine aperçoit l'ouverture laissée par Ethel et lance un coup rapide, destiné à décapiter l'amie de Never. En fait l'attaque d'ethel était un préalable à une roulade. la souffrance est terrible alors qu'elle roule sur son épaule mais la voila juste à coté de son adversaire, Katana armé. De plus, le sabre de son adversaire n'est plus correctement équilibré, depuis que le poignard n'est plus dans le manche. La fouine effectue un coup hâtif qu'il ne contrôle pas parfaitement, et c'est en retard qu'il essaye de parer l'attaque. Le Ninjato d'Ethel se glisse entre les côtes et transperce le cœur de la Fouine.

---

La Masse privilégie souvent la manière forte mais il est loin d'être stupide. L'aura enflammée de Brûlure ne lui inspire aucune confiance aussi se saisit t'il d'un fauteuil de ses deux mains.
Brûlure sait qu'elle n'est pas aussi forte que son adversaire, bien que plus agile. Et si la Masse reste campée sur ses positions, elle ne pourra pas l'atteindre, d'autant que le fauteuil qu'il manie la tient à distance. Elle tente une approche latérale mais aussitôt la brute balaie la pièce de son fauteuil, obligeant Brûlure à reculer.
Brûlure tente alors de glisser un autre fauteuil en direction de la Masse pour le perturber, puis de se glisser à portée pour lui atteindre les jambes.
-"Si je le fait tomber il est fini !" pense-t-elle.
Mais le colosse a encore plus de force qu'elle ne le suppose et d'un coup de pied il renvoie le fauteuil sur Brûlure. la trajectoire de celle-ci se retrouve déviée et elle percute de plein fouet la petite bibliothèque.

-"Mouha ha ha!" Tou n’est rien qu'oune gringalette! Jé vai t'écrabouiller!"
Brûlure se relève et se défends comme elle peu. La Masse lui porte des coups terribles qui mettent à mal sa résistance.
"Au moins il a décidé à se bouger, il faut que j'en profite." Se dit Brûlure.
En effet la Masse poursuit Brûlure à travers la pièce. Il ne se déplace pas très vite, ce qui permet à la jeune femme d'éviter la plupart des coups mais chaque coup porté fait mal.
Mais Brûlure avait un plan.
Alors que la Masse passait à coté d'une fenêtre elle se replie sur elle même. Le Colosse porte à bout de bras le fauteuil maintenant bien abîmé, pour l'écraser de toute sa force. Tout d'un coup Brûlure se déplie, saisi la Masse à bras le corps et se propulse à travers la fenêtre.
CRRAAAC !!!
Sous le poids des deux adversaires la fenêtre vole en éclats. Au dernier moment Brûlure lâche la Masse, et se raccroche in extremis à un montant.
La masse ne dispose pas de l'agilité de l'amie de Never, et ne peut pas empêcher sa chute. Avec un bruit sourds il rentre en contact avec le sol

---

Ma puissance n'est augmentée que temporairement. il faut que j'en profite.
Je relance une attaque mentale sur le Don. cette fois il semble accuser le coup. Le premier Sbire est déjà de retour sur moi. Je serre les dents et n'essaye pas d'éviter son coup .J'encaisse son uppercut et assène un violent coup sur sa nuque. Le malfrat s'effondre, mais je vois que le deuxième est de nouveau en état de combattre. Je lui lance alors une décharge d'énergie qui le projette à terre. Je veut me jeter sur lui pour l'achever mais d'un coup je me déplace avec difficulté.
Don Pangluicone ne se tient plus la tête, et au contraire a intensifié la gravité autour de moi. Je relance une attaque mentale sur le don qui résiste à nouveau. j'aperçois que le lieutenant se relève et je décide d'en finir avec lui. Je commence par troubler son esprit, puis je lance des salves énergétiques.
Je sens que le Parrain resserre son étreinte gravitationnelle mais je m'acharne sur le sbire qui finit par tomber.
Au tour du boss!
Je commence à concentrer mon esprit mais son étreinte est trop forte. Je n'arrive pas à lui porter d'attaque mentale. avec inquiétude je le vois ouvrira nouveau une brèche dimensionnelle. Je tente de me sortir de son étreinte en vain. Je n'arrive qu'avec peine à amoindrir le choc avec le billard qui est projeté à travers la pièce.
AAAArg! Je vais pas me laisser avoir comme ça!!

Une partie de mon esprit tends à me pousser à des actes plus violents, plus cruels mais plus puissants. J'essaie d'habitude de la contenir et c'est ce qui me procure des maux de tête. Mais là la situation est différente. Je libère cette force intérieure sauvage.

Emplie d'une énergie nouvelle, je me libère de l'étreinte de Don Pangluicone. Je me précipite sur lui, tout en l'assénant d'attaques mentales. Je saute par dessus son bureau et je lui assène de violents coups.
Avec fureur je m'acharne sur lui. Quelques coups de poings et le voila à terre.
Mais quelle résistance ! Don Pangluicone à bien du recevoir une dizaine de coups de poings mais il n'est pas encore terrassé. Alors qu'il tente péniblement de se redresser avec l'aide de son imposant fauteuil je lui lance des décharges d'énergie. Il s'affaisse .
Je m'arrête alors pour reprendre mon souffle, tout d'un coup très fatiguée. Il m'aura donné du fila retordre!
Malédiction! Don Pangluicone n'avait fait que simuler sa défaite! Il saisi une seringue d'agent biologique dissimulée dans l'accoudoir de son fauteuil et se l'injecte, retrouvant ainsi une partie de ses forces.
Il se redresse , se retourne vers moi et dans un sourire fait de nouveau appel à ses pouvoirs sur la gravité.
Me voila affaiblie, blessée et immobilisée.

-"Mouhahaha! Pétite Poute tu va crever!"
Je sens qu'il resserre son étreinte pour m'étouffer. je respire de plus en plus difficilement et ma vision commence à s'affaiblir.
-"AAAAAAhhh"
Son étau se relâche subitement. La secrétaire se tient derrière Don Pangluicone. Celui ci hurle de douleur, un coupe papier planté dans le dos.
Je rassemble mes dernières forces pour lui asséner un violent coup sur la nuque. J’entends les os craquer. C'en est fini de lui.


Ethel rentre dans la pièce, se tenant l'épaule. Brûlure est derrière elle, les bras ensanglantés par de multiples petites coupures.
-"Ouf tout le monde est en vie. Une belle victoire. Et surtout merci à vous!"dis-je en me retournant vers la secrétaire.
-"Je vous en prie. Depuis le temps que je voulait le crever ce tyran. L'occasion était trop belle pour lui faire payer ses abus. Miss Chantel!"Dis-elle en se présentant!
-"Nervermynd ! Et voici Brûlure, ainsi qu’ Ethel Cut."
Miss Chantel semblait désireuse de changer de vie. Et c'est avec joie qu'elle accepta mon invitation à nous rejoindre. Brûlure récupéra la boite de cigare et le cognac du Parrain.
-"Hey! Il va falloir fêter ça non?"
-"Bien sur", dis-je"mais pensons d'abord à rentrer.
-"Peut être que ceci vous intéresse?"demanda Miss Chantel?
Elle s'approcha d'un tableau qui vraisemblablement dissimulait un coffre. Elle l'ouvrit. Je m'approchait et regardait à l'intérieur.
Il n'y avait rien à part un petit carnet, étrangement similaire à celui de Lady Racheal.
Toutes les pages étaient blanches, à l'exception des dernières, codées.
Je voyait maintenant l'affaire sous un autre angle. Surtout qu'il y avait une petite photo noir et blanc glissée à la fin de ce carnet.
Une photo avec trois individus.
Je reconnaissait aisément Lady, bien plus jeune que lors de notre rencontre, entourée de deux hommes. Le premier est sûrement DOn Pangluicone, mais je ne reconnu pas le troisième.

-"Bien!Partons. On n'a plus rien a faire ici."

Ethel proposa à Miss Chantel de l'héberger, et aussi de l'emmener se soigner. Je savait que Brûlure avait déjà quelqu'un avec qui fêter la victoire, aussi je rentrait à la base Xgen.


---

J'ai du m'endormir.
Je ne sait pas si j'ai raconté l'histoire jusqu'au bout à Mathild. En tout cas elle aussi dort paisiblement à coté de moi.
En tout cas ses baumes m'ont fait du bien.
Je pourrai réveiller Mathild pour qu'elle aille se coucher dans son lit mais finalement je suis trop bien pour bouger.
J'imagine déjà ce que pourraient penser les garçons si il voyaient le tableau mais tant pis.
Je me rendormis le sourire au lèvres.


Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Delenda

avatar

Nombre de messages : 1412
Age : 43
Date d'inscription : 11/04/2006

MessageSujet: Re: NeverMynd. La Trilogie du samedi soir   Ven 22 Juin - 19:33

Episode 11 : Inauguration

Plop !

Le bouchon de champagne vola à travers la pièce.
Au 38ième étage d'une tour d'Aeon City, l'agence de modèles ReVeR fêtait son inauguration.
Il y avait bien sûr Alice Jackman, alias Nevermynd qui venait de finir son discours inaugural. Un discours plutôt hypnotisant. Les invités ne s'en souvenaient plus très bien mais étaient sûrs qu'il avait été très bon.
Pas loin d'elle ses associées. Miss Chantel, qui allait s'occuper de la gestion de l'agence, et Ethel, qui serait plus en charge des jeunes filles.
Brûlure était un peu plus en retrait, mal à l'aise dans une tenue autre que son blouson fétiche, et pressée de s'éclipser en compagnie de Tornd.
Dans l'assistance on remarquait facilement quelques amis de Never. Des mutants qui somme toute savaient se tenir et mettaient plutôt une bonne ambiance.
Il y avait aussi quelques personnalités locales, et d'autres connaissances de Never, comme Desdemona ou la journaliste Amanda Vyne.

Des hôtesses de l'agence faisaient le service. Bien sûr des grigous comme Blue ou Stan avaient tout de suite sonné la charge, mais elles réagissaient plutôt bien.

"De bonnes recrues", pensait Never. "On aura peut- être une chance de réussir."

La tâche de travail s'annonce importante, mais les dernières semaines avaient été plutôt intéressantes et prometteuses.


Avec Chantel, Never s'était d'abord mise à la recherche de locaux pour l'agence. Elles avaient visité une ancienne librairie juste à côté de l'université. Très mignonne, assez grande avec une belle arrière boutique. Mais finalement elles avaient préféré des locaux plus modernes dans une des tours d'Aeon City. Moins de charme, mais mieux située pour des rendez-vous d'affaire et moins exposée d'un point de vue sécuritaire. Et pas très loin de l'université non plus.
Car Never comptait beaucoup sur la population étudiante pour trouver ses futures jeunes recrues.

C'est dans leur nouveau bureau qu'a eu lieu la première réunion de cette petite organisation : Never, Ethel, Brûlure et Miss Chantel.

-"Alors tu comptes toujours monter un bordel Never?" Demanda Ethel?
-"Non. Je sais que ça serait sûrement plus facile, surtout avec mes pouvoirs de persuasion mais j'ai changé d'avis."
-"Alors que comptes-tu faire exactement?" S’étonna Brûlure?
-"Je vais monter une agence de Mannequin. Il y aura des hôtesses pour des réceptions, des modèles pour des séances photos et autres défilés. Il sera plus difficile de faire fortune par cette voie, mais il y a néanmoins un gros intérêt.
D'une part je n'obligerais pas des filles à faire ce qu'elles n'auraient pas trop aimé. Au contraire je préfèrerait qu'elles développent leurs propres talents. Et de plus, de part toutes ces filles qui seront infiltrées dans les évènements de cette ville, je crée un réseau d'information. Si elles couchent tout de suite pour un peu d'argent, elles ne seront pas considérées. Et si certaines deviennent des célébrités, on sera toutes gagnantes."
-"Ce sont les insoumises ici!" S’étonna Ethel " Tu vas avoir des demandes pour des photos de fesses, des films pornos ou des réceptions un peu olé olé!"
-"Justement ils font que l'on discute des limites à poser. Je pense bien qu'il ne faille pas recruter des bonnes sœurs, mais je ne veux pas des catins non plus."
-"Alors d'accord pour du charme et autres catalogues de lingeries, mais pas plus." Approuva Chantel.
-"Que pour certaines réceptions on nous demande des tenues coquines ou sexy passe, mais pas de sauterie organisée" renchérit Brûlure
-"Tout en faisant des efforts pour privilégier les demandes qui n'ont pas besoins de filles nues. Ca me semble une bonne ligne de conduite. Et on ajustera ensuite bien évidement." Conclus Ethel.
-"Enfin ne nous affolons pas. On n'a encore recruté personne! Je vais mettre une annonce à l'université. Elle vient de réouvrir ses portes et je suis sure que plein de jeunes filles voudront tenter l'aventure, à la recherche de la gloire ou de l'argent."

La première journée qui suivit l'affichage de l'annonce fut un succès. Ethel se retrouva avec deux semaines de casting sur les bras. Il y eut une surprise aussi.
-"Never!" Appela Chantel,"On a un petit problème!"
-"Que se passe -t- il?" Inquiète, Never entra dans le bureau ou Ethel et Chantel travaillaient.
-"On fait quoi avec les super vilaines?"
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Delenda

avatar

Nombre de messages : 1412
Age : 43
Date d'inscription : 11/04/2006

MessageSujet: Re: NeverMynd. La Trilogie du samedi soir   Jeu 5 Juil - 18:57

Episode 12 : L’Agence tout risque


Le recrutement s'était bien passé, et les premiers contrats également.
A l'occasion du lancement d'un nouveau produit les laboratoires Creys nous ont sollicités pour avoir des hôtesses d'accueil, Une émission de télé nous a demandés quelques filles pour agrémenter le premier rang et j'ai envoyé deux Super-villaines lors d'une soirée ou les cigarettes Lucky Mild proposaient des échantillons.
Mais très vite les problèmes apparurent. Un réalisateur de spot publicitaire télé nous a contactés pour trois figurantes. Si le tournage s'est bien passé, il a ensuite abusé d'une pauvre fille avec quelques-uns uns de ses techniciens.
J'ai organisé immédiatement une expédition punitive avec Ethel et Brulure. J'avoue avoir frappé un peu fort mais ma colère était grande et il fallait de toute manière prouver que les règles que nous avons posées étaient strictes.
En prévision de combats futurs, et aussi parce que nous devrions bientôt affronter le terrible Bat-Zûl avec les Xgens, je me fit confectionner une combinaison plus adaptée au combat.

Je commençais également à regarder sur quelles filles je pourrais compter pour monter mon réseau d'informatrices.
Je mettais de côté celles possédant des super pouvoirs. Il me faut exclure également les filles qui n'ont que leur physique pour elles. Parfaites pour une agence, mais pas pour de l'espionnage.
En fait pour l'instant seules deux ou trois me semblaient dignes de confiances. Ariane, celle qui avait plue à Blue, Betty et Valenka.
Demain soir la WSPDR organise une réception, et on devrait y voir du beau monde. Je demandais aux trois filles de certes bien remplir leur rôle d'hôtesse, mais aussi d'ouvrir bien grandes leurs oreilles.
Le but est de rester discret et de voir quelle quantité d'informations peut-on obtenir de cette façon.
Je serais avec les Xgens ce soir là, mais je demanderai à Ethel de ne pas être bien loin de la tour WSPDR pour réagir en cas de besoin.

Et si jamais il s'avère que l'on peut récupérer des informations, je verrai ensuite comment les noter et les stocker de manière sécurisée. J'ai ma petite idée là dessus.


(Oui c’est un peu bref. Mais je voulais au moins faire avancer un peu l’histoire. J’espère avoir plus de temps prochainement.)
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Delenda

avatar

Nombre de messages : 1412
Age : 43
Date d'inscription : 11/04/2006

MessageSujet: Re: NeverMynd. La Trilogie du samedi soir   Ven 28 Sep - 16:44

Episode 13 : le troisième Larron


L'agence tournait bien. Peu de soucis et suffisamment de contrats pour occuper tout ce petit monde. Ethel et Brûlure veillaient au grain et Miss Chantel gérait à merveille la société.

Cinq des filles agissaient en tant qu'espionnes, mais pour l'instant je n'avais mis aucun système de stockage des informations.
Je n'ai aucune confiance en un système informatique qui tôt ou tard serait piraté et pourrait me compromettre.
Pour l'instant je préfère que mes filles s'habituent à cette tâche et se perfectionnent. On verra plus tard pour la gestion des informations.

Aujourd'hui la journée s'annonce calme.
Améliorer la base Xgen? Il y a encore pas mal de travaux de déblayage à faire, puis de raccordement en énergie pour pouvoir créer une salle de travail ou encore une infirmerie.
Je n'ai pas envie de me lancer dans de pénibles travaux, surtout qu'il n'y a personne pour m'aider.
J'allais m'installer sur le canapé, pour regarder tranquillement un DVD quand tout d'un coup je me souviens. Les carnets!

Je vais donc chercher mes précieux carnets dans le coffre.
M'attaquer aux codes ne servirait à rien. Je n'y arriverais sûrement pas sans aide, et surtout sans le troisième.
Je repose donc les deux carnets dans le coffre, mais je garde la photo trouvée avec le carnet de Don Pangliucone.

Une photo noir et blanc. Lady Racheal, Don pangliucone, et un troisième individu. Ils sont jeunes, souriants.
Je dirai que le Don devait être le meilleur ami de l'inconnu, et que LAdy était son amante. Une histoire qui a du mal finir probablement.
Un mal de tête commence à me gagner alors je me sers un verre de la très bonne Vodka de ce cher Karkhow.
Je m'allonge sur le canapé et je parcours la photo à la recherche de détails.
Le don est habillé d'un costume assez simple, lady porte une robe longue et un chemisier. Le temps devait être clément. Probablement l'été. L'inconnu quant à lui porte un blouson d'aviateur. Je ne vois pas d'insigne militaire. La photo a donc sûrement été prise avant la guerre.
On voit la mer mais l'endroit est difficile à identifier. Le décor a du bien changé depuis.
Je ne trouve aucun indice utilisable, si ce n'est une marque dans le coin gauche de la photo. Cela ressemble bien a celles que mettaient les photographes lors du développement. Les photographes amateurs étant rares à l'époque, et comme il ne s'agit pas d'une photo de famille, il y a de bonnes probabilités pour qu'il s'agisse d'un journaliste.

Il va falloir que je fouille des archives pour trouver plus d'informations.
Une douche, et en route pour l'université.

Très vite on m'indique que les archives se situent dans un bâtiment annexe. L'accès y est normalement réglementé mais ce n'est évidemment pas un problème pour moi de me faire ouvrir les portes.

Dans une des salles je trouve des boites d'archives avec de vieux journaux.
Je prends quelques numéros datant de l'avant guerre. Il n'y avait pas beaucoup de publications à l'époque, et je les feuillette rapidement, espérant retrouver la même marque que dans le coin de ma photo.
Je la retrouve assez facilement. Le photographe concerné travaillait pour le quotidien "Le Matelot".
Cela me permet d’éliminer les autres journaux, mais il me reste à trouver, s’il existe, l'article qui correspond à la photo.
Eplucher les années 30 va me prendre un bon moment. Je me téleporte vite fait à la base pour prendre de quoi grignoter un peu, et un peu de vodka pour tenir la distance.
Au bout d'une dizaine d'heure j'arrive à la fin de ma pile de journaux mais aucune trace de cette photo.

Il commence à se faire tard et j'aperçois le gardien qui rôde à proximité, n'attendant certainement que ma sortie pour fermer les archives.
Il s'agit d'un homme grisonnant que ne refuse pas une invitation a boire un peu de vodka.

-Hummm! Ma foi elle est bien bonne votre vodka! Vous avez des origines européennes?
-non non, elle me vient d'un ami. Cela ne vous gène pas si je reste encore un peu?
- Faite comme chez vous Madame. Mais que cherchez-vous donc dans ces vieux papiers? Je peux vous aider?
-Peut être. Je recherche à identifier une photo assez ancienne.
-Une Photo? J’ai travaillé dans la photo autrefois, avant de devenir Archiviste pour l'université. Faite moi voir!
Il saisit délicatement la photo aux trois compères et la regarde attentivement.
-Si vous voulez mon avis, cette photo a été prise avec un Pontiac Bloc Metal 41. Le grain est assez caractéristique.
Il n'y avait pas beaucoup d'appareils de ce genre. On s'en servait lors de cérémonies ou mariages. Le temps d'exposition trop long n'était pas utilisé pour les reportages. Mais la qualité est au rendez-vous.
Il me désigne une étagère avec des classeurs.
- Regardez là bas. Je ne serais pas étonnée que vous trouviez votre bonheur. Il s'agit des archives officielles de la ville.

Au bout d'une heure de recherche je tombais enfin sur ce que je cherchais. Il s'agissait d'une photo prise lors du retour d'une expédition. La page précédente avait été arrachée, mais il restait une légende en bas de la photo.

27 avril 1937 : Enzo Pangluicone, Ernst Lydian et Rachel Beauprés de retour d'expédition.


Lydian! Mais je connais ce nom! C’est un vieil homme fortuné qui possède une villa sur une petite île en face de cap au diable.
Il a sollicité notre agence pour des hôtesses lors d'une réception. Une ambiance un peu étrange m'avaient-elles rapportée.
Demain je lui rends visite...

Je quitte donc les archives de l'université, laissant la fin de la bouteille de vodka au gardien pour le remercier.
La base des Xgens est toute calme quand je rentre. Mathild s'est encore endormie sur le canapé, un livre posé sur sa poitrine. La plupart des autres sont sûrement de sortie. Les activités ne manquent pas aux insoumises. Pour ma part je me décide pour une bonne nuit de sommeil et je me couche rapidement afin d'être en forme le lendemain.

Au réveil je prends une douche rapide, j'enfile un tailleur, salue les Xgens qui viennent de rentrer et je file rapidement aux bureaux de l'Agence à cap au diable.

Miss Chantel est déjà là. Je lui demande les coordonnées de ce fameux Lydian.
- Villa Lydian bonjour? Une voie féminine me répond.
- Bonjour. Alice Jackman, agence Rever. Je souhaiterais parler à Monsieur Lydian.
- Ne quittez pas. Je vais voir s’il désire prendre votre appel.
Le ton de la femme était étrangement dénué d'émotions. On ne doit pas rire souvent dans cette Villa.
- Oui Bonjour ?
La voix de mon nouvel interlocuteur était par contre enjouée. L'homme devait avoir un certain charme.
- Pardonnez-moi de vous déranger. Vous avez fait appel récemment aux service de mon agence et j'aurai aimé vous rencontrer. Pourrions nous convenir d'un rendez-vous?
- Oui, pourquoi pas. VOus pouvez vous déplacer jusqu'à ma villa? Je ne sors que très peu.
- Cela me convient parfaitement. Je peux vous proposer demain en début d'après midi, ou bien la semaine prochaine.
- Venez donc demain. J'ai hâte de faire votre connaissance.
- Merci Bien. A demain donc.

Je ne sais pas si c'était le fruit de mon imagination, mais il m'a semblé entendre un petit rire au moment ou j'ai raccroché.


(annexes: carte des insoumises et photo de la villa))

Le lendemain Ethel et Brûlure sont au rendez-vous, dans le port de plaisance de cap au diable. Un service de vedettes permet de rejoindre la petite île. Il s'agit d'une île où ont pu s'installer quelques riches et influentes personnes. Elle s'appelle l'île creuse, tirant son nom du gigantesque cratère de volcan situé en plein centre.
Une fois débarquées, nous quittons l'embarcadère pour nous approcher des magnifiques maisons situées sur le flan de l'ancien volcan.

-Restez un peu à l'écart. Je vous préviendrais mentalement en cas de besoin.

J'arrive enfin devant le portail de la Villa Lydian. Pas de numéro mais juste un Lydian en lettres de métal. Au moins on sait à qui appartient la demeure!
Je n'ai pas le temps d'activer le visiophone qu'une voit se fait entendre
- Je vous en prie. Entrez mademoiselle Jackman!
Le portail s'ouvre automatiquement. Une route bordée de palmiers apparaît, et j'aperçois deux gardes très bien habillés qui s'approchent.
- BOnjour MAdame. Nous allons vous conduire à Monsieur Lydian.
Le jardin est très bien entretenu. Des jardiniers s'affairent à tailler un bosquet. Le style exotique est privilégié, et j'aperçois même un Tigre en train de prendre le soleil près d'une rivière artificielle. En approchant de la maison nous passons près d'une magnifique piscine ou une jeune fille d'origine asiatique se fait également bronzer. La maison ressemble à un petit Palais colonial, les réceptions doivent y être fabuleuses.
Su le porche m'attend une jeune domestique. Tout comme ceux qui m'ont accompagné sur le chemin, son visage est assez inexpressif et ses yeux un peu vagues. D'ailleurs je ressens une perturbation étrange. Comme un léger bourdonnement. Il va falloir que je me méfie.
LA jeune fille me fait signe d'entrer. Le hall d'entrée est très lumineux mais je n'ai pas le temps d'observer les détails, alors que ma guide me dirige vers une autre pièce.

J'entre alors dans un véritable musée. Une grande salle remplie d'étagères et de vitrines, avec un balcon faisant le tour de la pièce.. Trophées, pièces et statuettes du monde entier, bijoux de toutes sortes et origines.
Ernst Lydian semble être un explorateur chevronné qui a voyagé à travers bien des pays.
MAis le plus impressionnant de ce musée se situe en son cœur. Un gigantesque cristal de couleur violette rayonne. Il fait plus d'un mètre de haut et ne semble pas présenter d'imperfections. Alors que je m'approche de ce cristal je ressens plus fortement la perturbation. Elle doit émaner du cristal.

Alors que je m'apprêtais à étudier plus attentivement le cristal, un homme apparaît au Balcon. Ernst Lydian sans aucun doute. Les cheveux grisonnants, en chemisette, et un sourire satisfait.
-Bienvenue, Mademoiselle Never!
Visiblement cet homme en sait un peu plus sur mon compte. La visite prend tout a coup un ton moins courtois.
-Ernst Lydian. Je vous cherchais. J'ai plusieurs questions à vous poser.
- Ca ne m'étonne guère ma chère. Mais malheureusement vous n'aurez aucune réponse. Et l'envie de poser des questions devrait vous passer également. J4ai horreur que l'on se mêle de mes affaires.
- Je crains de devoir insister!
- Sinon vous me réservez le même sort qu'à cet idiot de Pangluicone? hahaha!
Du coin de l’œil j'aperçois des gardes aux encadres de la porte.
- Mais rassurez-vous chère Never ! Point n'est besoin de vous battre. Au contraire vous allez vous associer avec moi! J'apprécierais beaucoup d'avoir une agence de mannequin, rajoute-il avec un sourire pervers.
Tout ceci commençait à aller un peu loin. Il était temps d'appeler Ethel et Brûlure; elles me débarrasseront vite fait des ces abrutis.
Je commençais à me concentrer pour les contacter, mais c'est alors que je sentit comme un écran psychique. La perturbation générée par le cristal interférait.
-Gênant n'est ce pas? Mais pas pour tout le monde. Je vais vous faire une démonstration, et ensuite vous vous plierez à ma volonté.
Le choc psychique fut terrible. Je sentais Lydian qui prenait contrôle de mon esprit. Ceci expliquait les attitudes étranges de ses domestiques. Ils sont tous sous son contrôle mental.
Je tentais de riposter en attaquant à mon tour sa psyché, mais je ne tombais pas sur lui quand je remontais le flux des pensées. L'attaque est bien celle de lydian mais elle ne semble pas venir de lui.
Je me jetais alors sur une vitrine, pour le perturber et le forcer à agir différemment. Dans ce genre de situations il faut gagner du temps.
- saisissez là !
L'emprise mentale s'affaiblit momentanément, alors que les deux types s'approchaient de moi. J'en profitais pour envoyer une salve d'énergie vers Lydian. Le coup l'atteignit en plein buste, le projetant au sol.
L'assaut mental se fit encore plus léger, ce qui me permit d'analyser la situation. LE cristal n'était pas seulement une source de perturbation. Lydian s'en servait pour amplifier sa puissance mentale en se projetant à travers lui.
Je me précipite alors vers le cristal et assène un coup de poing chargé d'énergie. LE choc terrible me repousse en arrière, mais le cristal reste intact.
- Vous allez regretter cet acte, ma chère ! LA voix de Lydian était tout a coup chargée de colère. Je ressentais à nouveau l'étaux mental se resserrer.
Les deux gardes n'étaient plus qu'a quelques enjambées de moi. Je ne savais que faire. Le cristal est indestructible et mes deux camarades hors de portée. Perdu pour perdu, je tente alors le tout pour le tout.
Je m'approche à nouveau du cristal, mais point pour le frapper cette fois.
Concentrant les maigres ressources mentales encore a disposition, je plonge mon esprit dans ce cristal psychique.
Bingo!
Tout devint clair, comment Lydian a posé son empreinte dans ce cristal et comment il s'en sert.
Je m'aperçois tout de suite que le cristal n'est utilisé que faiblement.

Lydian, bien que possédant sûrement un esprit puissant, n'est pas un mutant. Son cerveau est loin d'avoir les possibilités du mien.
L'accord entre mon esprit et le cristal est tout de suite plus facile, et plus profond que celui que Lydian avait créé.
Je sens que mon corps est saisi par les gardes, mais c'est trop tard. Je lance un assaut massif au cœur du cristal pour déloger l'esprit de Lydian.


J'y suis peut être allé un peu trop fort. Je ressens à peine la terrible explosion de psyché, avant de sombrer dans l'inconscience.


-Never! Réveilles toi!!
J'ouvre les yeux.. Brûlure est devant moi, l'air inquiète.
Je me lève. Apparemment les gardes ne m'on pas loupée. Je les aperçois allongés sur le sol.
- merci d'être venue. Vous avez tué les gardes?
- non, on les a trouvés inconscients ici même. ET ce type aussi.
Lydian avait chuté du balcon, sûrement sous le coup de l'impact mental. Il était tombé à travers une vitrine et l'impact lui avait été fatal.


-Il avait finalement raison. Je n'aurai pas de réponses à mes questions. Tu veux bien appeler Chantel? Je pense que nous venons d'acquérir une nouvelle maison.
-Je m'en doutais bien. Ethel est déjà en train de se baigner dans la piscine !!!
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Delenda

avatar

Nombre de messages : 1412
Age : 43
Date d'inscription : 11/04/2006

MessageSujet: Re: NeverMynd. La Trilogie du samedi soir   Lun 1 Oct - 18:07

Episode 14 : The Villa

La villa d'Ernst Lydian a du potentiel, à moi de bien l'exploiter.
Cela ne m'intéresse pas d'en faire ma demeure. D'une part je n'ai pas encore pris ma retraite et d'autre part je suis très bien dans la base des Xgens.
Par contre l'endroit me parait excellent pour développer mon agence. Un tel cadre devrait faciliter le recrutement, tout en me permettant de disposer de locaux. J'installerais bien un Studio de photo, un petit institut de beauté et en aménageant les étages on devrait pouvoir loger du monde.

Travaux et formalités administratives ne devraient pas être très difficiles à réaliser, mais demanderont sûrement beaucoup de fonds. Chantel m'a informée qu'il n'y avait pas d'héritiers, et que les deux épouses que Lydian avait eues étaient décédées. Elle me confirma aussi qu'il serait assez facile de corrompre des fonctionnaires Arachnoss, avec un peu d'argent. Je rappellerais d'ailleurs à certains responsables Arachnoss que je leur ai souvent rendu service.

La récolte de fonds s'annonce plus épineuse.
-La création de l'Agence à été coûteuse Never, m'explique Chantel. Et les rentrées ne permettent pour l'instant que de faire tourner la société. On ne peut pas trouver de financement de ce coté.
-On pourrait aller visiter une banque? Propose Ethel. On l'a déjà fait non?
-Oui mais cela ne rapporte pas tant que ça. Il faudrait y passer beaucoup de temps et il y a beaucoup de risques. J'aimerai ne pas en arriver à cette extrémité.
-J'ai bien une idée moi !
C'est Brûlure qui avait parlé. Pour ce qui est de foncer et affronter le danger, je lui fais confiance. Mais si elle commence à avoir des idées ça devient inquiétant.
-Tu y tiens aux bibelots du vieux? On pourrait les refourguer non?
Pas bête ! Lydian possédait un véritable musée, avec sûrement beaucoup de pièces de valeurs. Et de plus ces objets allaient m'encombrer si j'aménage la Villa.
-Oui! Bonne idée. Il va falloir trouver comment les vendre mais c'est certainement la meilleure chose à faire.
-Je sais comment les vendre.
Nos trois regards convergent vers Brûlure. Là elle nous en bouche un coin.
-On a formé un groupe avec des fous furieux qui on des pouvoirs du feu. Et bien parmi eux il y a une espèce de démone avec plein d'épines.
-Elle achète les objets anciens?
-Ben non. Mais le corps qu'elle a possédé est une vendeuse d'objets anciens. Une chouette fille. Vanessa Pirelli qu'elle s'appelle.
-Parfait Brûlure! Je te laisse la contacter et t'occuper de ça! Voila un gros problème de réglé.

Il restait à s'occuper des domestiques de Lydian. Ces humains avaient été sous contrôle mental quasi-total pendant plusieurs années et cela avait laissé des traces. Usant de mes pouvoirs mentaux, je stimulais leurs cerveaux pour qu'ils puissent retrouver leur autonomie. Je permit à la plupart de retrouver un état quasi normal, sauf pour le cuisinier qui était dans un état de détérioration trop avancé. Il en était de même pour la jeune fille aperçue près de la piscine. Lydian avait sûrement du forcer la dose côté contrôle mental.
Je fit envoyer les deux simples d'esprits à l'hôpital de Cap au diable, tandis que je conservais à mon service le reste de l'équipe : Deux gardes, deux jardiniers, et deux femmes de ménage. Le travail mental effectué sur eux me garantissant leur extrême loyauté.
Le Tigre domestique posait un problème plus délicat.
Il avait été lui aussi sous control mental, ce qui en faisait un excellent animal de compagnie. Mais la destruction du lien l'avait rendu incapable de se débrouiller. SI on ne faisait rien il allait rapidement mourir de faim.
-je vais devoir me débarrasser du Tigre, dis-je aux autres filles.
-Je vais m'en occuper! Hors de question qu'on l'abandonne !
Décidément aujourd'hui Brûlure est pleine de surprises. Je crois qu'il va falloir que je révise mon jugement.
-Ben oui. Il est trop mignon. J'ai toujours rêvé d'avoir un gros chat!

Chantel était repartie à Aeon city pour gérer les dossiers, Brûlure apprivoisait son tigre, et Ethel était repartie se faire bronzer vers la piscine.
Je prends la direction du musée, pour recenser ce que l'on pourrait vendre, mais aussi pour tenter de retrouver le carnet.
Un bref inventaire, me rassure sur l'avenir. Il y en a sûrement pour une véritable fortune. Par contre point de trace du carnet.
Je me tourne alors vers le cristal.

Il est légèrement fendu et ne brille plus. La lutte mentale entre Lydian et moi a du l'endommager.
Quel dommage ! J’aurai pu en tirer de très grands pouvoirs.
Je repasse ma main sur le cristal quand tout à coup je ressens un léger contact psychique.
Je me concentre plus intensément et explore mentalement le cristal.
Toute la couche supérieure a été endommagée. Le réseau cristallin est inutilisable. Par contre le cœur du cristal est intact. Poussant en avant mon investigation, je tente de pénétrer tout au centre.
Le cristal m'offre une résistance de plus en plus grande. Je comprends alors ce que Lydian avait effectué. Il avait réorganisé la partie du cristal qu'il avait pu explorer, se limitant ainsi a la surface, pour ensuite s'en servir comme amplificateur mental.
Mais son esprit humain limité n'avait pas vu une autre possibilité. Au lieu de contraindre le cristal à ma volonté, je tente de m'harmoniser.
Le travail mental est long mais cependant agréable. C'est tout un univers que je découvre.
Au fur et à mesure que je progresse dans le cristal, je m'aperçois que celui ci a conservé des souvenirs. Ceux des personnes avec lesquels il est entré en contact. J'aperçois Lydian bien évidement, et ses domestiques. Mais le tout est très désorganisé et sans logique. J'aperçois néanmoins Lydian remettre le carnet dans un coffre dissimulé dans le musée, et pensant très fort a une combinaison. Voila qui me serait bien utile.
Finalement, J'accède au centre du cristal. Il m'apparaît alors dans sa plénitude.
Une véritable merveille. Une véritable banque de souvenirs, d'une taille immense.
J'essaye alors de ranger quelques souvenirs, comme l'installation de la base Xgen. Cela se fait avec une facilité déconcertante. Je rajoute aussitôt d'autre souvenirs, puis accède à ceux que j'ai posés également très facilement.
Par contre tous les souvenirs qui étaient dans le cristal avant l'harmonisation ne sont que difficilement accessibles, et très mal rangés. Tant pis. J’ai eu ce que je voulais. J'efface alors d'une pensée ces vieilleries.

Je quitte mentalement le cristal. Il brille à nouveau, d'un léger rose.

Quelle joie! J’ai enfin trouvé le système de base de donnée que je voulais pour mes filles espionnes. Et inpiratable celui là!

Reste le dernier test. Ranger les informations prises par d'autres personnes.
-Ethel!!Viens, j'ai besoin de ton aide!
Une minute plus tard, Ethel entrait dans le musée, entourée d'un drap de bain. Je me place juste a coté du cristal et lui fait signe d'approcher.
-Ethel, Pense à un truc que tu as vu dernièrement. Par exemple l'embarquement pour l'île !
-Très bien. Je vais essayer.
Plaçant mes doigts sur mes tempes je me concentre. J'instaure un lien mental et saisis les images que m'envoie Ethel.
Comme prévu, le contact avec le cristal est très facile, et je place sans difficulté les informations.
-Merci! Voyons voir si ça marche.
Je me reconnecte à nouveau au cristal, et pense brièvement à l'embarquement. Les quelques photos mentales que j'ai placées arrivent immédiatement. Le système fonctionne bien mais ces photos font pâles figures par rapport à la richesse des souvenirs que j'ai laissé.
-Pas mal! Mais on doit pouvoir faire mieux je pense.
Je me retourne à nouveau vers Ethel. Cette fois je place mes mains sur son front.
Le contact physique améliore grandement la perception que j'ai de ses souvenirs. Mais c'est encore assez vague.
C'est alors qu'Ethel fut prise d'une pulsion et m'embrassa.
Le contact Psychique fut décuplé. Toutes les pensées de surface d'Ethel m'apparaissaient très clairement.
Bien que très surprise, je conserve mon calme et mis à profit cette liaison pour emmagasiner avec détail les pensées que m'envoyait Ethel. L'attaque du casino de Pangluicone sur l'île Clémence, l'inauguration de l'agence Rever, une soirée ou elle avait escorté des filles…

Je m'écarte alors d'Ethel. C'est une révélation pour moi, le fait de savoir qu'embrasser quelqu'un multiplie le contact mental. Cela explique pourquoi, quand j'étais jeune, je n'avais alors de l'influence que sur mes petits copains ou sur les copines avec qui j'étais très proche. Et je n'ose pas imaginer quel impact cela aurait si je faisais l'amour avec quelqu'un !

-Hihi! Apparemment ça marche mieux comme ça!
Ethel est fière de son coup. Le sourire aux lèvres, elle ramasse sa serviette et repart en direction de la piscine, me laissant toute rougissante.

Et bien l'ambiance risque d'être amusante dans cette villa ! J'ai hâte que l'installation soit finie. Je pourrais alors lancer pleinement mon agence de renseignements.

Et puis j'inviterais les Xgens aussi.
J'imagine d'ici la tête de Blue venant visiter la villa pour la première fois, et découvrant une piscine et jardin peuplés de belles jeunes filles. Et bien sur j'inviterais sa copine aussi!
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Delenda

avatar

Nombre de messages : 1412
Age : 43
Date d'inscription : 11/04/2006

MessageSujet: Re: NeverMynd. La Trilogie du samedi soir   Jeu 4 Oct - 16:42

L'été touchait à sa fin.
Pendant trois bonnes semaines, Never s'était affairée à aménager la villa de Sir Lydian. Grâce à l'aide de Vanessa Pirelli, Never avait pu réunir les fonds nécessaires.
Le rez-de chaussé avait radicalement évolué : salle de Gym, Studio Photo, salon de soin, salle vidéo, cuisine et mini-self. La salle contenant le cristal avait été vidée de ses pièces de collection, revendues par Miss Pirelli. Ne vouant prendre de risques, Never n'osa pas déplacer le cristal. Elle fit donc aménager son bureau dans cette salle. Un plafond a été placé, permettant ainsi de gagner encore plus de place à l'étage.
Une quinzaine de jeunes filles logeaient en permanence à l'étage. Ces recrues de l'agence Rever venaient ici pour leur formation, ou encore pour venir faire leurs comptes rendus à Never.
Car l'agence avait un double rôle. Certes elle générait du profit grâce à son activité de mannequina, mais les filles jouaient aussi le rôle d'espionnes. Toutes les informations qu'elles récupéraient lors de leurs prestations étaient consignées. Parfois elles semblaient insignifiantes mais en recoupant le tout on pouvait en tirer d'excellentes informations.

Aujourd'hui la soirée sera un peu spéciale.
Never attend dans l'allée qui mène à la villa, le sourire aux lèvres.
De la piscine proviennent les rires des jeunes filles qui s'amusent, et parfois on entend le tigre de Brûlure feuler dans le jardin.

Never a invité les Xgens pour la soirée. Une manière de couronner une année qui s'est montrée très enrichissante. L'avenir sera sûrement plus difficile. LA réussite amènera des ennemis sans aucun doute plus puissants.

En attendant Never compte bien profiter de son succès.
Voici d'ailleurs les premiers invités qui arrivent:
Blue accompagné de Bad Cat, Stanley qui n'as pu s'empêcher d'emmener un robot, Mathild et Berylia, Helen qui a trouvé une jolie robe pour marquer le coup, Karkow avec une précieuse caisse de Vodka, Tornd qui joue le romantique avec un bouquet de fleur, Minilith, Myrin et Grace sont venues elles aussi. Même la Viuda Negra a fait le déplacement.

Très vite la piscine est envahie, le bar pris d'assaut et le barbecue allumé.
Intérieurement, Never se félicite d'un tel groupe. Puis a son tour elle se met en Maillot de bain et plonge dans la piscine.


(Si vous trouvez des ressemblances avec un certain institut dirigé par un mutant aux pouvoirs psychiques, avec un cerebro et servant de couverture pour une équipe de choc, ce n'est que coïncidence. Juste une évolution parallèle qui amène à peu près a la même chose. Mais je me permets d'emprunter une image qui reflète l'idée que j'aurai de cette soirée : les X dans la piscine)

Edit : vous pouvez écrire à la suite de ce post. Il me faut de toute façon réfléchir aux aventures suivantes, et j'ouvrirai un nouveau sujet dans ce cas.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Contenu sponsorisé




MessageSujet: Re: NeverMynd. La Trilogie du samedi soir   

Revenir en haut Aller en bas
 
NeverMynd. La Trilogie du samedi soir
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1
 Sujets similaires
-
» pipe qui fuit (même si on est pas samedi soir)
» MATCH RUGBY SAMEDI SOIR 13/10
» Rennes-Bordeaux, Samedi soir 21H, 23ème journée de L1
» De la visite à St-Eustache samedi soir !
» BATACLAN / Resto sur paris le samedi soir

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
LES VIGILANTS :: FORUMS DES VIGILANTS :: CITY OF VILLAINS :: Panthéon des Vigilants Noirs-
Sauter vers: