LES VIGILANTS

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 Stanley

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La bestiole
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Vigilant : Bête Humaine, Maître du feu, Raage, Morizio ACCATENANGO
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MessageSujet: Stanley   Lun 16 Avr - 12:12

Prison de haute sécurité du ZIG.

Stanley ARROW est allongé sur sa couchette, les mains sous la tête. Il a le regard vague et semble passablement absent.

Quatre mois que je croupi dans cette geôle …

Et tout ça pour 10 000 balles. Saleté de banque !

Quand ce damné super héro est arrivé, j’ai bien de me la jouer profil bas. Résultat, ils m’ont envoyé dans une prison normale où je suis resté bien … Deux jours. Comment retenir quelqu’un qui vole ?

Tout ça pour me faire reprendre par le même héro moins d’une semaine après.

Résultat, je suis passé d’une peine de deux ans de prison à quatre, mais au Zig cette fois.

Attendez que je …


Le garde HOPKINS le coupe dans ses pensées :
- « ARROW, t’es attendu dans l’atelier de mécanique.
- Pourquoi faire ?
- Bouges toi le cul ou c’est l’isolement ! Tu connais le tarif le mutos, non ? »

Comme d’habitude, Stanley ne cherche pas à discuter et fait profil bas. Sa devise n’a-t-elle pas régulièrement été payante : faire profil bas, être sous-estimé, on ne sait jamais. D’autant que le moment n’était pas encore venu de montrer l’étendue de sa puissance.

Arrivé dans l’atelier, un homme, taille moyenne, la quarantaine, les tempes grisonnantes, s’avance vers lui et lui tend, franchement, la main droite pour lui dire bonjour :
- « Bonjour monsieur ARROW. Je suis le docteur ASILOV, spécialisé dans le domaine de la robotique. Puis-vous appeler Stanley ? » Ce dernier lui sert la main et semble le jauger quelques instants.
- « Mouais. Vous voulez quoi exactement ?
- Plein de choses assurément. » S’adressant au garde : « vous pouvez disposer monsieur, tout va bien. »

Le docteur ASILOV fait rapidement visiter l’atelier à Stanley. Un rapide coup d’œil lui fait découvrir de nombreuses carcasses de clockworth. Rien de bien intéressant toutefois.

Après un laïus sur la sécurité, le docteur ASILOV entre directement dans le vif du sujet.
- « Mon collègue, le docteur SWARTZ m’a fait part de votre capacité a …réparer ou activer certains systèmes complexes comme des montres par exemple.
- Je vous demande pardon ?
- La montre du dorcteur SHWARTZ était déréglée. Elle prenait du retard chaque jour. Le fait d’avoir été en votre présence l’a réparée. Il m’en a parlé, ainsi nous avons mis des tests en place et il s’est avéré que même avec des rouages manquants, cette montre fonctionnait en votre présence pour s’arrêter lorsque vous vous en éloigniez. »

Stanley le regarde, éclate de rire et s’écrit :
- « Damned, je suis découvert !
- Très drôle. Nous sommes sûrs de nous Stanley. Il faut que vous sachiez que vos capacités pourraient nous aider dans notre combat contre les clockworth. En avez-vous déjà démonté un ?
- Non. Il faut dire qu’ils n’ont pas la réputation de se laisser faire.
- Effectivement. J’en ai eu l’occasion et je peux vous dire qu’ils ne devraient pas être en état de fonctionner eux non plus. Même démontés, ils semblent capable de se réactiver et de se réassembler et ce, sans aucun source d’énergie connue. Je soupçonne un mécanisme qui irait un peu dans le même sens que la montre de SHWARTZ en votre présence.
- Bon. Je ne dis pas que vous avez raison mais … Dans le cas improbable où je vous aiderais, j’y gagne quoi ?
- … ? Heu, déjà, vous aurez aidé votre prochain. Sans compter les remises de peine au cas où nous aurions de bons résultats.
- Intéressant mais mon prochain, je m’en fou un peu. Les remises de peine, j’en aurais pour bonne conduite que je vous aide ou pas. Je veux du fric en plus.
- Pardon ?
- Du fric, du flouse, du pognon, tu piges ?
- Oui, oui, je comprends bien, il va de soit que votre travail sera rémunéré.
- Parfait. Donc, on commence quand ? »
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La bestiole
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MessageSujet: Re: Stanley   Lun 16 Avr - 14:44

Quelques mois plus tard.

Les prisonniers sont sortis de leurs cellules pour venir se dégourdir les jambes dans la courre. Encore qu’il s’agisse là d’un bien grand mot : il s’agit d’un espace vaste mais couvert. Les prisonniers du Zig ne peuvent avoir le droit de voir le ciel. On ne sait jamais avec les téléporteurs …

Quoi qu’il en soit, donc, les prisonniers sont dans la courre. Stanley fait un peu de musculation sur des appareils solidement fixés au sol. Il est entouré de mutants et autres surhommes qui le sont devenus pour une raison ou pour une autre. Les rares normaux n’ont d’autres choix que de se faire oublier ici.

Alors que Stan boit un peu d’eau entre deux séries d’exercice, quelqu’un vient se poser devant lui.

En levant les yeux, Stanley voit un gars, un peu plus haut et plus costaud que la moyenne assez connu dans l’univers carcéral. Le maître des lieux, exception faite du directeur et des matons. Le genre de type qui fait la pluie, le beau temps et votre bien-être dans le coin.

Notre bonhomme repose sa bouteille et entame sa série, comme si de rien n’était.
- « Faut qu’on parle mec.
- J’ai pas fini mon sport. Mec.
- Dis moi, tu sais bien qui je suis, non ?
- HT.
- Dans ce cas, tu dois savoir que quand je veux parler à quelqu’un, il fait ce que je lui dis. » HT se déplace un peu sur le coté et jette un coup d’œil à un groupe de types à l’allure patibulaire, s’assurant que Stanley saisisse bien la situation. « A toi de voir comment tu veux que ça se passe. Mec. »

Stanley repose les poids, se lève, en ramassant ses affaires.
- « En douceur, ça m’irait bien je pense. »

Les deux hommes s’éloignent et retournent dans le couloir des cellules. HT fait signe au groupe de les laisser seuls.
- « C’est vrai ce qu’on raconte ?
- Je sais pas. On raconte quoi ?
- Que tu traines très régulièrement dans l’atelier de robotique de ce bon docteur ASILOV et que tu y passe des heures en sa compagnie.
- Ouais. Je fais du nettoyage.
- Ne me prends pas pour un con s’il te plait. Ca se passerait mal.
- Tu veux quoi ? Du matos ?
- Non. Des renseignements.
- Ca sera encore plus cher que pour avoir du matos ça, tu sais ?
- Pardon ?
- Nous négocions cher amis, nous négocions. Donc, tu m’offres quoi contre tes infos ?
- La liberté dans moins d’une semaine mais il va falloir vider ton sac dès maintenant.
- Toi, t’as de la chance d’avoir une certaine réputation sinon je me serais bien marré là.
- Accouche !
- OK. En gros, j’ai à peu près les mêmes pouvoirs que le roi des ferrailleurs. Je les aides à trouver une parade pour les désactiver à distance.
- Wow. C’est énorme ton truc.
- Oui, je sais, elles disent toutes ça.
- … Bon, passons. Tu crois qu’ils pourront y arriver ?
- Aucune chance. En tout cas, pas avec les technologies actuelles. Même moi je n’arrive pas à en prendre le contrôle, c’est pour dire.
- Mais tu peux te créer des robots toi ?
- Ouaip. Il te suffit de me fournir la matière première et je pourrais m’en faire un en moins d’une demi-heure.
- OK. Tu intéresse mon employeur dans ce cas. Fournis moi la liste de ce dont tu as besoin. Le jour où tu trouveras tout ça dans ta piaule, construis toi le robot, ça sera ton bon de sortie. Inutile de te dire ce qui t’arriveras si tu n’y arrive pas. »
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MessageSujet: Re: Stanley   Lun 16 Avr - 16:24

Une journée comme une autre.

La petite discussion n’avait absolument rien changé à la situation. Personne ne prêtait plus attention à Stan qu’avant. Sa condition de mutant lui permettait d’avoir la paix et il s’en contentait.

Une sortie le matin au cours de laquelle Stan avait fait une bonne séance de sport. Un repas sans histoire. Une séance avec ASILOV qui n’avait pas fait avancer les choses plus qu’à l’accoutumée. Autant dire que les choses faisaient du sur place.

A son retour dans sa cellule, qui se faisait bien après le retour de la promenade de l’après-midi pour les autres, Stan trouve son compagnon d’infortune en train de lire une revue porno.
- « Tien. C’est un nouveau ?
- Ouais. C’est HT qui me l’a fourni.
- En échange de quoi ?
- Pour mon silence. Tu as du matos sous le lit pour toi. Il a dit qu’il faudrait que tu sois prêt pour 18H30. Il te reste pile poil une petite demi-heure. Vu la quantité de matos, t’es mal.
- Tu me passeras ta revue après ?
- A mon avis, comme je vois les choses, t’es mort. »

Stan va fouiller sous le lit et en sort un sac postal plein à raz bord de pièces mécaniques en piteux états. Au vu de la taille du sac, HT avait le bras sacrément long, y compris chez les matons.

Il prend la couverture de son lit, l’étale au sol, juste devant la porte puis déverse le contenu du sac dessus sous le regard plus qu’intéressé de son pote.

Stan prend une chaise, s’assoit et commence à regarder ce qu’il a.

Des moteurs électriques grippés.

Des barres métalliques rouillées.

Des bouts de caoutchouc, du verre, vis, rondelles.

Absolument rien n’est neuf.

Il prend un livre qui traine sur la table et bouquine.

Tout à coup, peu avant la deadline indiquée par HT, les sirènes se mettent à hurler.

Aussitôt, Stan se lève et place les mains au-dessus de la couverture, paumes vers le sol. Presque immédiatement, les pièces se mettent en mouvement, s’assemblent, se déforment si besoin pour mieux s’adapter les unes aux autres. Des morceaux de la porte elle-même se détachent pour venir former une armure sur le robot qui est en train de se former.

Lorsque tout est terminé, Stan tombe à genoux, trempé de sueur, le souffle court.

Sont collègue regarde le robot puis Stanley.
- « Hé, ça va aller Stan ?
- Oui. Il faut juste que je reprenne mon souffle.
- La vache, si on me l’avait dit, je l’aurais pas cru dis donc. Moi qui pensais que t’étais juste une bouse comme mutos.
- Robot. Tu t’appelleras Simplet.
- ORDRE CONFIRMER.
- Simplet, tue mon compagnon de chambré. » Sans le moindre temps de pause, le robot lève le bras d’où sort une rafale de lasers.
- « ORDRE EXECUTE. »

Stan se relève, récupère ses affaires, la revue sur le cadavre de son collègue ainsi que l’argent que celui-ci possédait puis tend la main vers la porte. Le verrou s’ouvre sans résistance.
- « Fini de faire profil bas maintenant. Simplet, en route. »
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MessageSujet: Re: Stanley   Jeu 2 Aoû - 21:01

Une casse quelconque des Insoumises.

Les gens vont et viennent, ne faisant que regarder ou achetant de quoi réparer un véhicule.

Le propriétaire s’appelle Fernand. C’est un vieil homme, qu’une existence dure aura profondément marqué.

Si nous le lui demandions, il nous dirait que sa vie n’est qu’un gâchis. La vie lui avait tout donné mais lui a, par la suite, tout repris. C’est un de ces hommes qui n’attend plus que la mort vienne un jour leur dire que ça y est, c’est terminé.

Son bureau, une vieille table bancale, contient tout un tas de paperasse, quelques vieux stylos, une bouteille de Scotch à moitié vide et un verre jauni. Seule une vieille photo apporterait un peu de gaieté si notre homme ne pleurait pas en la regardant.

Vingt ans. Vingt ans que sa femme et son fils sont morts. Et tout était de sa faute. Il n’avait pas voulu accepter que la famille se serve de sa casse pour y faire quelques mauvaises actions. Un refus. Deux morts. Une vie brisée.

La porte du bureau s’ouvre pour laisser la place à son unique employé.

- « Chef. C’est 19H00, je dois partir. Enfin, vous savez … ». Le vieillard, passablement enivré, se redresse du mieux qu’il peut.
- « Oui Marc. Je sais, votre femme … ». La fin de sa phrase se fini dans un sanglot. Le dénommé Marc ne sais, une fois encore, pas comment réagir.
- « Je … Je dois y aller chef … Ca va aller ? ». Fernand se reprend, s’essuie les yeux et le nez sur le revers de sa chemise.
- « Oui, oui, c’est bon, vous pouvez y aller. Lâche les chiens avant de partir, je vais rester un peu ici. »

Ne demandant pas son reste, Marc s’en va.

Plusieurs heures passent. Le propriétaire de la casse a fini sa bouteille et dort cuve son alcool, tenant encore la photo de sa défunte famille sur ses genoux.

Quelque chose ne va pas. Fernand ouvre, difficilement, les yeux.

Ses chiens aboient.

Fernand se lève et va vers une armoire qu’il ouvre pour en sortir un fusil qu’il charge en se dirigeant vers la porte.

Il courre vers les chiens et leur intime l’ordre de se taire. Un inconnu se tient près d’un tas de ferraille.

Le style vestimentaire ne correspondant pas à la famille, le propriétaire se calme un peu. Il s’en approche, suivi de près par ses chiens.

- « Hé ! C’est fermé là, il faut partir monsieur. »

L’inconnu le regarde mais ne semble pas réagir.

Fernand s’approche un peu plus.

- « Ho ! Vous êtes sourd ou quoi ? »

L’inconnu s’avance. La lumière éclair son visage.

- « Il faut que nous parlions. ». Fernand enlève le cran de sureté de son fusil.
- « Stop. Un pas de plus et je te descends, c’est clair ? Tu m’veux quoi pour commencer ?
- Est-ce que vous travaillez pour la famille ?
- La mafia ?
- Oui.
- Tu me connaitrais mieux, tu ne me poserais pas ce genre de question mon gars …
- Ca ne répond pas à ma question.
- Alors sache qu’on n’a pas le choix par ici. Les familles tiennent tout.
- Tu travailles pour ceux qui ont tué ta femme ? ». Fernand recul de quelques pas. Un coup de poing dans l’estomac ne l’aurait pas plus atteint.
- « Quoi ? Que … ». Fernand se reprend et met l’inconnu en joue : « Comment est-ce que tu peux connaître cette histoire d’abord ? Qui es-tu ?
- Quelqu’un qui veut t’aider. Réponds à ma question, s’il te plait.
- C’est les Marcone qui ont tué ma femme et mon fils et non, je ne travaille pas pour eux. Je travaille pour les Verendi.
- C’est guère mieux.
- Ce sont les ennemis des Marcone. Ca me suffit. Qu’est-ce que tu veux ?
- Je veux m’installer par ici. Pour ça, il faudrait que tu arrêtes d’être à la solde d’une famille. Tu me donneras le nom de celui qui a tué les tiens, je te ramènerais ça tête sur un plateau si ça te dit.
- Si c’est la seule chose que tu as à me proposé, sache qu’il est déjà passé par le compacteur que tu as là-bas.
- Tant mieux, ce sera ça de moins à faire. Baisse ton arme et admire le spectacle. »

L’inconnu se tourne afin de faire face à l’un des plus gros tas de ferraille de la casse et lève les mains dans sa direction puis redescend sur le sol.

Pendant quelques secondes, rien ne se passe hormis quelques grincements.

Tout à coup, les piles de véhicules s’effondrent puis semblent s’amalgamer entre elles. Cela dure plusieurs minutes.

Quand tout est terminé, le tas de ferraille ressemble à tous les autres. L’inconnu s’effondre au sol, apparemment épuisé.

Quatre robots viennent vers lui. L’état d’ébriété de Fernand l’avait empêché de les remarquer. Deux d’entres eux le soutiennent le jeune homme puis l’emmène vers le tas de ferraille.

Les deux autres enjoignent, avec assistance, le propriétaire de la casse à le suivre. Celui-ci est pâle comme un linge, regardant l’inconnu avec de plus en plus d’intérêts.

Arrivés à proximité du tas de ferraille, un passage s’ouvre, laissant tout le monde entrer.

L’intérieur est assez fortement éclairé. Si nous pouvons deviner que le mobilier n’est que la récupération de pièces de véhicule récupérées et modifiée par le pouvoir de l’inconnu, tout y est parfaitement propre.

Fernand s’assoit et regarde le jeune homme, toute peur ayant disparut, seul de la tristesse se lit maintenant sur son visage.

- « Je … Vu votre pouvoir, vous auriez très bien pu me tuer … Et me remplacer par une de vos machines.
- Ce n’était pas mon but. Pourquoi est-ce que vous me regardez comme ça ?
- J’avais un fils avant. Un mutant. Il arrivait à tout réparer. Et des fois, même, il se créait des jouets. De petits robots qui lui obéissaient au doigt et à l’œil … Mais …
- Mais quoi ?
- … Il est mort en même temps que sa mère … Les Marcone …
- Et bien il faut croire que non … Papa. ». Le vieil homme se lève et s’approche de l’inconnu, le regard plein d’espoir.
- « Stanley ?
- Oui. Je m’en suis vu pour te retrouver. Mais on en parlera plus tard, j’ai besoin de dormir là. Les robots vont t’accompagner dehors … on se reverra dans un jour ou deux, il faut que je … »

Stan n’a pas le temps de finir sa phrase qu’il perd connaissance.

L’un des robots raccompagne, dans l’instant, le vieil homme dehors.
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MessageSujet: Re: Stanley   Ven 21 Sep - 18:30

Cap au diable. Un homme entre dans la boutique de Scalpel.

Vieux jean, un perf pourri, lunette de soleil vissées sur le pif et un cigare éteint dans la bouche.

Il s’approche d’une femme, en tout cas, elle y ressemble vaguement dans sa tenue toute noire.
- « Bonsoir, je voudrais voir Flora s’il vous plait.
- Comme par hasard … ». Elle lui indique le chemin à prendre et retourne vaquer à ses affaires. ».

Stanley prend le couloir et voit une jeune femme, assez jolie dans son style.
- « Flora ? ». Celle-ci le toise, semblant le jauger.
- « Oui ? Vous désirez ?
- Je suis Stanley ARROW de la XGen. Je viens de la part de Blue. Il m’a dit que vous pourriez me faire un prix.
- Ha oui ? Voyez-vous cela … Je crois qu’il s’est un peu avancé sur ce coup là … ». Stanley garde le silence quelques instants, restant immobile.
- « D’après ce qu’il m’a dit, vous baissez vos prix en échange de matière première. ».

Il semble se concentrer puis Flora entend la porte d’entrée de Scalpel s’ouvrir quelque peu violement. Cinq robots arrivent en tirant des cordes auxquels sont attachés ce qui ressemblent à des mafieux. Flora ne peut s’empêcher de sourire en faisant le parallèle avec des lignes de pêche.
- « Voici trente hommes. Ca suffira ? ».

Flora s’approche pour inspecter les corps. La majorité est encore vivante. Les organes internes seront donc frais. Une petite fortune en pièces détachées.
- « Vos lasers ont fait pas mal de dégâts … Ils sont du coin ?
- Non.
- Tant mieux. Je ne voudrais pas avoir de problèmes avec ceux des environs. Par contre ils sont bien amochés … Je vous ferais tout de même une petite remise … ». Flora s’approche de Stan et commence à le regarder de plus près : « Alors ? Vous voulez une gueule d’ange histoire de courir les minettes un peu plus facilement ?
- Me refaire le visage ? Non, il y en a de plus moches que moi, ça ira. Je viens juste pour un costume.
- … Dans ce cas, il faut voir cela avec l’une de mes collègues. Je ne fais que dans la chirurgie. ». Voyant le visage interrogateur de Stan. « N’ayez crainte, elle vous fera un bon prix.
- OK. Je vous mets la marchandise où ?
- Laissez les là je m’en occupe. Vous trouverez nos stylistes dans la pièce un peu plus loin sur votre droite. ».

Quelques heures après, Flora voit Stan s’en aller tout vêtu d’une tenue de cuir rouge et grise. Il ne semble pas être très à son aise.
- « Hey, beau gosse, tu vas faire des ravages habillé comme ça !
- Oui. Espérons juste que ce ne sera pas parce qu’ils seront morts de rire … En tout cas, c’est moins gênant que ce que je portais avant. Bonne journée.
- Laisse tomber le cigare par contre, ça ne te va pas trop je trouve. Et bonne journée à toi aussi. ».
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MessageSujet: Re: Stanley   Ven 14 Mar - 22:09

Il y a des jours où Stan en a un peu marre.

Et aujourd’hui, c’en est un.

La casse a changé de nom, c’est ‘ARROW and son’ maintenant.

Si les VERANDI profitent toujours du matériel de la casse pour leurs petites magouilles et autres séances de tortures, ils nettoient tout en partant, ne laissent plus aucun reste et donnent une forte compensation financière.

Ils ont bien essayé de reprendre en main les rapports avec le vieil homme, mais aucun de ceux qui s’y sont allés dans ce but ne sont revenus. Pire, à chaque fois que cela s’est produit, plusieurs de leurs planques ont été détruites. Systématiquement, le lendemain, ils ont trouvé une lettre leur demandant instamment de laisser le vieil ARROW tranquille.

Depuis, ils font profil bas.

Stan et son père en profitent un maximum, pour rattraper toutes ces années perdues.

C’était bien là le seul point où ça va bien.

Passons à la XGEN maintenant … Un groupe de mutants. Rapides. Efficace. Et pourtant, à 1 000 lieux de notre mastermind. Ils n’ont rien compris.

Comment peuvent-ils s’imaginer faire partie des humains ?

D’un point de vue génétique, seuls deux pour-cent séparent l’être Humain du singe bonobo. Deux pour-cent. A tout prendre à la louche, on ne ferait pas de différence entre l’Homme et cette race de singe. Deux pour-cent, c’est certainement l’ordre de grandeur qui sépare le mutant de l’Homme. Au minimum. Ce considérer comme un Humain, c’est considérer que le bonobo l’est tout autant …

Pire, certains d’entre-eux ne partagent pas son point de vue quand au devenir de la race Humaine. Leurs imperfections, leurs sociétés. Leur disparition. Aucun n’avait encore compris la position de Stan sur le sujet. Ce n’était pourtant pas faute de le leur expliquer.

L’Homme EST voué à disparaître en continuant à détruire son environnement comme il le fait actuellement. Les enfants de Stan ne sont pas là pour accélérer ce fait, mais pour l’en empêcher. Ils n’ont pas pour but de remplacer les Humains, mais d’en prendre la tête, la gouvernance.

C’est bien la recherche du pouvoir personnel qui fait des sociétés Humaines des organisations mafieuses, permettant à un petit nombre d’individus de devenir richissime alors que la plus grande majorité crève dans le caniveau.

Avec ses enfants à leur tête, tous les Humains seraient enfin sur un même pied d’égalité. Le moyen le plus sûr pour empêcher une extinction autrement inévitable …

Enfin, Stanley est bien conscient qu’il ne sera jamais quelqu’un de très dissert. Qu’à cela ne tienne. Qu’ils continuent donc à penser ce qu’ils veulent.

Parlons maintenant de la Viuda Negra.

Pour faire simple, il n’y a pas d’avenir possible avec elle. En général, elle se nourrit de ses partenaires sexuels, n’acceptant que de rares exceptions, pour certains mutants, mais pas tous, loin de là. Il faut que ses deux personnalités principales soient d’accord. Ce qui n’est pas vraiment gagné. Surtout que ses besoins font qu’elle est très active sur ce plan là … Ce qui ne lui laisse pas vraiment de temps pour les sentiments. Tout juste une copine de lit aux sentiments interdits.

Surtout qu’une petite discussion plus que houleuse avait eu lieu avec la VN le matin même. Elle ne changerait pas d’avis de si tôt et comprendrait tout à fait que Stan décide de ne plus tenir ce rôle. Génial.

D’autant qu’en prenant un peu d’âge, notre bon Stan se verrait de plus en plus avoir une véritable vie de ce coté là. Par contre, pour se trouver une femme qui lui corresponde, ce n’est pas vraiment gagné …

Se trouver une Humaine, sans aucune capacité spéciale, lui donnerait l’impression de donner dans la zoophilie. Sans compter qu’elle serait très certainement incapable de le comprendre. Chez les mutants, surtout dans les Insoumises, ce n’est pas vraiment gagner. Accepter de montrer ses sentiments, c’est risquer de montrer ses faiblesses. Bien peu sont ceux prêtes à prendre un tel risque. Et aucune avec lui.

C’est perdu dans toutes ces pensées que le super vilain atterrit devant le bâtiment de son tailleur favori.

Il entre, suivi par l’un de ses robots portant un grand sac sur le dos, puis se dirige directement vers Flora.

- « Bonjour, Flo. Ca va ?
- Salut playboy. Oui, ça va. » Flora regarde le robot : « Ha ? tu as un cadeau pour moi ?
- Non, pas aujourd’hui. Je me suis fais des parties d’armures mais je n’arrive pas à les fixer correctement sur moi …
- Pffff … Je t’ai déjà dit que les costumes, c’est par là-bas mon grand.
- Je sais. Mais … Et le plaisir de te dire bonjour, tu en fais quoi ? Aller, bonne journée. » Cette dernière remarque amuse assez Flora pour marquer un peu plus son sourire. L'esprit est ainsi fait qu'il a tendance à remarquer et à comprendre ce qui lui fait plaisir.
- « Merci. Bonne journée à toi aussi. »

Stan va vers la couturière et lui explique ce qu’il veut Mais, il est comme absent de la conversation. Ses pensées sont occupées par ce sourire.

Et si …

Aussitôt qu’il en a terminé avec ses explications, il retourne voir Flora, tout penaud.

- « Re, Flo.
- Oui ? Tu as besoin de mes services, finalement ?
- Mouais, enfin, non, pas vraiment … En fait ... Je me demandais si … Tu … accepterais … Heu … De venir boire … Un coup …
- C’est tentant mais … Non. Merci.
- Bah pourquoi ?
- Disons que tu n’es pas vraiment mon genre.
- Ha ouais. Sympa ça.
- Et oui, qu’est-ce que tu veux, c’est comme ça.
- Je te voyais plus sympa.
- Tu t’es trompé. Je te rassure, tu n’es pas le premier.
- Non. Décidément, je te vois plus sympa.
- Ben non.
- Si tu crois que je vais laisser tomber si facilement.
- Tu ferais bien de partir, je ne suis pas toujours d’une grande patience. ».

Stan s’en va, bien décidé à en parler de tout ça avec Blue.
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MessageSujet: Re: Stanley   Ven 14 Mar - 22:11

La nuit est tombée sur Cap au diable.

Flora a fini sa journée et s’apprête à rentrer chez elle quand elle remarque une ombre sur sa gauche.

- « Salut Flo. Et bien, tu finis de travailler assez tard dis donc ….
- Qui est là ? »

L’ombre s’avance de quelques pas, juste de quoi être exposé à la lumière du lampadaire le plus proche. Il s’agit de Stanley ARROW, en grande tenue (smoking tiré à quatre épingles, rasé de court, cheveux coiffés), tenant un tube d’un mètre de long sous le bras et une paire de chaussures à talons hauts dans la main.

- « Bonsoir Stan. Tu veux quelque chose ?
- Oui. T’inviter à manger.
- Je t’ai déjà dis non.
- Ce n’est pas tout à fait exact. Tu as refusé de venir boire un coup avec moi. Là, c’est un grand restaurant qui t’attends …
- Et bien non. Je ne veux pas manger avec toi, désolée.
- Pourquoi ? Qu’est-ce que tu as à faire de si important ?
- Ca ne te regarde pas. Au revoir.
- Aller, juste un petit effort. Je ne te demande qu’un repas, rien d’autre. Je te raccompagne juste après sans chercher à aller plus loin. Promis !
- Je ne sors jamais avec un client.
- Mais je ne suis pas un de tes clients. Ma tête me va très bien comme elle est.
- De toute façon, je ne suis pas habillée pour aller dans un grand restaurant. Un autre jour, peut-être.
- Ca, je peux en faire mon affaire, si tu me le permets.
- Comment ça ?
- Et bien tu vois, Flo, si tes pouvoirs te rendent capable de travailler la chair, les miens me permettent le faire avec toutes les matières non organiques. Je suis capable de donner vie à des robots, alors te faire une robe …
- Ha oui ? Je demande à voir.
- OK, ne bouge pas, s’il te plait.
- Quoi ? Hé ! Non, attends !! »

Le visage de Stan se fend d’un sourire. Il pose les chaussures sur une caisse, ouvre le tube qu’il avait sous le bras et en sort un rouleau de tissus noir.

Il se concentre quelques instants sur le tissu sans que rien ne se passe. Tout à coup, le rouleau se condense en une sorte de boule que le mastermind jette en direction de Flora.

D’instinct elle tente d’éviter le projectile, mais celui-ci corrige sa course et l’enveloppe instantanément.

Flora se retrouve dans le noir pendant quelques secondes puis le tissu prend place autour d’elle, sous la forme d’une splendide robe de soirée.

Elle regarde ses nouveaux habits puis Stan, qui tient ceux qu’elle portait il y a quelques instants encore.

- « Qu’est-ce que … ?
- Je … J’ai vu ce modèle dans une vitrine. Il te va pas mal je trouve. Je peux toujours modifier la coupe si tu veux. Tu as une paire de chaussure, là.
- Tu mériterais que je t’arrache les yeux !
- Je te rassure, je n’ai rien vu. Mais je suis sûr que tu es très belle de toute façon. Et puis, même si tu le faisais, ce ne serait qu’une question de temps pour que je trouve le moyen de les remplacer …
- … Ce ne change rien, je ne viendrais pas manger avec toi.
- Mais t’es aussi têtue que ton frangin, toi ! Juste un repas, rien d’autre. Tu risque quoi, franchement ? Si je te faisais le moindre mal, il faudrait que je m’explique avec Blue après … Sans compter que tu ne te laisserais certainement pas faire, alors ?
- Pourquoi est-ce que tu insiste comme ça ? Ca fait dix fois que je te dis non !
- Blue m’a dit d’insister.
- Tu plaisante, j’espère !
- Oui. Non, franchement, passe la soirée avec moi, on va passer un bon moment autour d’une table. Je te fais peur ou quoi ?
- Non, pas vraiment, non. Bon, juste un repas. Rien de plus.
- Promis, juré, rien de plus. »

Flora met les chaussures et s’approche de Stan. Celui-ci la prend dans les bras puis prend son envol, en direction du ferry des Insoumises.

- « Tu ne sais pas voler ?
- Va savoir …
- Je me suis demandé si tu n’allais pas me piquer un œil ou un truc dans le genre.
- Pour tout te dire moi aussi.
- Bien content que n’ai pas choisi cette solution.
- Je n’ai pas encore pris de décision définitive.
- Charmant …
- Tu connais l’adage : « Ne pose pas de question si tu n’es pas prêt à entendre la réponse » ? ».

Une fois arrivés à Saint Martial, Stan reprend la jeune femme dans les bras puis prend le chemin de la pyramide, jusqu’au restaurant placé le plus haut de cette dernière.

Une fois sur place, il va directement vers le placeur :

- « Bonsoir. Une table pour deux, réservée au nom de Stanley ARROW. J’avais demandé à être dans un endroit calme et à l’écart.
- Bonsoir monsieur. Par ici, s’il vous plait. »

Stan invite sa compagne d’un soir à passer devant, ce qu’elle fait.

Leur table est placée dans une alcôve, un serveur les y attend.

Le couple s’installe, Stan fait signe au serveur de venir de suite pour prendre commande, puis attend, sans entamer la conversation.

Au retour du serveur avec les entrées, le mastermind lui glisse quelques billets dans la main en lui demandant de bien vouloir ne revenir qu’en cas de demande de leur part.

Les deux jeunes personnes entament leur repas. La discussion allant d’un sujet léger à l’autre, Flora s’arrangeant toujours pour en recadrer la trame sur un thème sans grande importance.

Au bout d’une bonne demi-heure de ce régime, Stan se concentre puis une sorte de champs de force entoure l’alcôve.

- « Voilà. Plus aucun son ne peut entrer ou sortir de cette pièce. Je ne perçois aucun mouchard technologique, nous pouvons donc parler librement.
- Je te demande pardon ?
- C’est juste que … J’ai une petite interrogation à ton sujet.
- Ha ?
- Je sais que tu as un ex et un enfant.
- Comment pourrais-tu le savoir ?
- Blue est tombé sur un gosse qui l’a appelé ‘tonton’ il y a quelques temps. Et comme je ne lui connais pas d’autre sœur …
- Ca ne te regarde pas.
- Non, c’est vrai. Tu l’aime toujours ?
- Tu glisse sur une pente dangereuse Stan.
- Mouais … Ca expliquerait ton célibat.
- C’est mon choix. Point final. Il va falloir que je parle à Blue … Il n’a pas été assez discret avec cette histoire.
- En même temps, soit il intervenait, soit il laissait l’Arc se charger du gamin …
- Ils savent de qui il s’agissait ?
- Non. L’agent pensait juste avec affaire à un fugueur. Et une fois que Blue en a eu fini avec, il n’était plus capable d’entendre quoi que ce soit. Tu y tiens à cet enfant ?
- Qu’est-ce que tu veux … Il s’agit de mon fils après tout.
- Pourquoi est-ce que tu le laisse avec son père ? Prends-le avec toi.
- Non, ce serait en faire un moyen de pression vis-à-vis de moi.
- T’as qu’à te mettre avec quelqu’un capable de le protéger.
- Comme toi ?
- Oui, par exemple.
- J’ai d’autres priorités que de me chercher un homme.
- Ha oui, c’est vrai. Ravalement de façade de vieilles toutes ridées. Trafique d’organes. C’est sûr, c’est plus important que la vie privée. Tu t’y mettras quand tu seras aussi ridée que tes clientes …
- Très drôle.
- Mais ô combien vrai.
- Qu’est-ce que tu veux. C’est comme ça, j’ai d’autres pôles d’intérêts que de me trouver un mâle et faire des gosses. Sans compter que mon travail, fort heureusement, ne se cantonne pas à quelques liftings et autres trafiques.
- Aller, laisse toi aller. Laisse au moins la porte ouverte.
- Tu es limite chiant, tu le sais, ça ?
- Ouaip. Tu n’as qu’à dire ‘OK’, tu gagneras un peu de temps.
- OK. Ca te va ?
- C’est un début »

La fin du repas s’est déroulée dans une ambiance dés plus légères, Flora riant de bon cœur aux délires de Stan.

A la fin du repas, alors qu’ils quittaient le restaurant, Stan attrape une rose dans un vase et s’approche d’un présentoir contenant des verres de cristal.

Le cristal se décompose alors puis englobe la rose, épousant intimement ses formes.

Le mastermind rejoint la jeune femme et lui tend son chef d’œuvre.

- « Tiens. Une rose éternelle.
- Merci. C’est très joli. »

C’est à deux heures du matin que Stan raccompagne la jeune femme chez elle. Il s’apprête à partir quand Flora le rappelle.

- « Tu ne fais pas la bise pour dire au revoir à une fille, Stan ?
- Si, si. C’est juste que je ne sais pas du tout comment m’y prendre avec toi. Enfin bref, on dirait que tu n’es pas si insensible que ça à mon charme. ».

Stan embrasse donc Flora sur la joue quand il sent un mouvement bizarre au niveau de son œil droit.

Il se redresse, en portant la main pour ne trouver qu’une orbite vide.

- « Je garde ça en attendant de décider si je te pardonne ou non.
- Pourquoi ? Tu n’as pas passé une soirée agréable ?
- Si, mais c’est pour le coup de la robe. Je ne sais pas trop ce que tu as vu, donc …
- Sympa … ca me poussera à te réinviter, tiens …
- Bonne soirée, Stan. »

Dès le lendemain, notre mastermind va revoir Flora sur son lieu de travail, une paire de lunette de soleil sur le nez.

- « Salut Flo, bien dormi ?
- Oui, et toi ?
- Non, pas trop, j’ai eu pas mal de boulot ». Disant cela, le mastermind enlève ses lunette et montre un œil, tout blanc : « Ca m’aura demandé pas mal de travail … Comment tu le trouve ? ».

Flora le regarde quelques instant, fait la moue puis prend un bocal contenant un œil dans un placard.

- « Viens par là, je vais te le remettre …
- C’est pas un piège ? ». La jeune femme le regarde, toute souriante.
- « Va savoir. A toi de voir si tu peux me faire confiance. »

Stan s’approche et la laisse faire. Cela se fait sans douleur et instantanément.

- « Merci. L’autre m’allait moins bien je trouve.
- Mouais. Refais moi un coup comme hier soir et je te jure que tu auras un peu plus de mal à remplacer ce que je t’enlèverais cette fois.
- OK. Mais, dis moi, tu y as réfléchi ?
- … Ca fait 120 000.
- Pardon ?
- Je ne travaille jamais gratuitement. Blue ne te l’a pas dit ?
- Si.
- Par ici la monnaie alors.
- Un repas, ça te dit ?
- Jamais avec les clients. Et je suis désolé, mais tu en es devenu un.
- C’est juste. Mais c’est arrivé après notre premier repas et par ta faute, donc … Ca te dirait de remettre ça ?
- Non, pas tout de suite, j’ai … D’autres choses de prévues. Tu as de quoi payer ?
- Oui. »
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MessageSujet: Re: Stanley   Sam 15 Mar - 11:21

ATTENTION, C'EST TRASH, AMES SENSIBLES S'ABSTENIR

Stan arrive là où Flora est sensée travailler mais n’y trouve qu’une petite fille d’une dizaine d’années à peine.

Il regarde à droite puis à gauche, mais ne trouve pas trace de celle qu’il est venu voir. Il s’avance donc vers la jeune fille, qui ne l’a pas quitté des yeux, puis se met à son niveau.

- « Heu … Bonjour petite. Tu n’aurais pas vu la dame qui travail ici ?
- Si, c’est moi, grosse banane.
- Ouch. Très drôle. Je suis venu pour t’emmener, de force s’il le faut, voir un film, mais là, ils ne te laisseront jamais entrer dans le cinéma. Il n’y a pas de Disney en ce moment … ».

Flora s’avance, toute souriante et outrageusement aguicheuse, tout contre Stan, l’enlace de ses petits bras, met la bouche contre son oreille puis susurre :

- « Je me sens d’humeur câline ce soir. Tu n’as pas envie de venir t’amuser ? Je t’offre une petite fille, toute prude et, détail qui tue, encore vierge et totalement prête à assouvir tes moindres fantasmes.
- … Tu … Tu es sérieuse là ?
- Bien sûr.
- Bon, ben je vais aller voir mon film tout seul moi. Je reviendrais quand tu auras un peu … grandi. » Stan s’apprête à se relever, mais Flo le retient en se pendant à son cou.
- « Tu es sûr ? Tu ne veux pas .. Ne serait-ce que glisser la main dans ma petite culotte ? ». Le mastermind la regarde, faisant la moue.
- « Ecoute, Flo, ce que je cherche, c’est une relation stable. J’ai des fantasmes, comme tout le monde, mais je ne donne pas dans la perversion. Personnellement, avec les pédophiles, j’aurais plutôt tendance à te les emmener pour qu’ils te servent de pièces détacher. »

Flo se fend d’un large sourire puis lâche le cou se de Stan et recule de quelques centimètres, permettant au mastermind de voir son second bras, plongée dans la poitrine du mutant.

Elle ressort la main, vide.

- « En général, je me contente de leur enlever le cœur.
- C’est amusant que tu dises ça. Blue s’est étonné que tu ne l’ai pas fait à ma première invitation.
- C’est uniquement parce que je te trouve sympathique.
- Chouette.
- C’est bizarre, tu n’as pas eu peur … Il y en a plus d’un qui serait devenu tout blanc … Tu me laisse dix minutes, le temps que je me change ?
- OK. C’est à peu près le temps qu’il faudra pour que mon cœur redémarre. »
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MessageSujet: Re: Stanley   Mar 18 Mar - 10:24

Le tailleur, à Cap au diable.

Stan y passe relativement souvent depuis quelques temps.

Il faut dire qu’obtenir une soirée avec Flora est assez … compliqué. Et pas sans risque. Fort heureusement, la jeune femme acceptait assez facilement de rendre ce qu’elle avait pris.

Moyennant finance, bien entendu.

Cette fois, ça fait un quart d’heure que Stan parlemente avec Flo. Il en est à se demander si cette dernière ne s’amuserait pas un peu de la situation. Une vrai sadique …

- « Stan … Encore une fois, je te le demande, POURQUOI est-ce que j’irais chez toi ce soir ?
- Je ne sais pas moi … Passer une soirée sympa, te montrer mon chez moi …
- Me montrer ta chambre …
- Heu … Non, je t’arrête tout de suite. La dernière fois, quand on est allé au cinéma, j’ai voulu te donner la main … Et tu l’as gardée deux jours !!! Alors là, j’imagine très bien le résultat … ». Flora pouffe un peu de rire en se remémorant la tête de ce pauvre Stan.
- « Bon, c’est bon, tu as gagné. Je fini un petit truc et on y va. Mais tu as intérêt à être sage …
- Pas de souci. Il y a certains risques que je ne prendrais pas. »

Stan s’en va donc dehors et attend son amie qui arrive une petite demi-heure plus tard.

- « Ca y est, je suis prête. »

Elle vient d’elle-même se placer dans les bras de Stan. Celui-ci l’emmène à la casse de son père.

Quand ils atterrissent, Flora regarde autour d’elle.

- « C’est ici que tu habite ???
- Oui. Tu vois le tas de ferrailles, là ? » Flora le voit, oui. Et c’est bien là le problème …
- « Je vois ça, oui. C’est … ce qui te sert de maison ?
- Oui. Mais attends de voir l’intérieur avant de juger. »

Stan s’avance vers ce tas de ferrailles et ouvre la portière d’une voiture complètement écrasée. Non seulement cette portière s’ouvre sans forcer, mais elle laisse apparaître une sorte d’écran digne des dernières technologies. Le mastermind pose la main dessus.

La rangée de voiture juste à gauche de Stan pivote, dans le plus grand silence, permettant au couple d’entrer.

Dès qu’ils sont passés, les voitures reprennent leur place.

Flora se trouve dans une pièce spacieuse, fortement éclairée et … beaucoup plus propre qu’elle ne l’aurait imaginé quelques instants plus tôt.

Une multitude de petits robots vont et viennent, passant leur temps à tout nettoyer.

Une sorte majordome mécanique sort du sol et s’adresse au deux jeunes gens avec une voix mécanique.

- « Bonjour mademoiselle. Vous êtes fort belle. Tout à fait au goût du maître de ces lieux. Si vous désirez vous défaire du quelques effets, je me ferais un devoir de vous les garder. PERE, dois-je lui donner un accès permanent à cette demeure ?
- Ahem … Excuse le Flo … Il faut que je revois la programmation de cette pipelette. Oui, donne-lui un accès total.
- Total ? Y compris au laboratoire ?
- Oui, bien sûr.
- Mademoiselle Flo, veuillez poser votre main droite sur cette écran, que je puis procéder à la création de votre passe biométrique. A ce sujet, cela me rappel une amusante anecdote survenu ces derniers jours. Voyez-vous, PERE à perdu sa main droite et …
- Et tais toi donc ou je t’enlève ton système vocal, andouille. ». Flora pose la main sur l’écran que le majordome lui présente.
- « Voilà. Pour tout vous dire, c’est moi qui avait sa main.
- Oui, bon ça va. Viens, je vais te faire visiter le reste de la maison.
- Pendant que j’y pense, PERE, la Viuda Negra est ici. Elle s’est installée dans votre chambre.
- Dans ma chambre ?
- Oui, elle semble s’y adonner à son passe temps favori, si je puis me permettre. » Les épaules de Stan s’affaissent et il se passe la main sur le visage. Flora le regarde et lui pose la question fatidique.
- « C’est qui cette Viuda Negra ?
- Pour faire simple on va dire mon ex …
- Que la situation est cocasse. PERE aura homis de m’informer d’interdire cette partie de la mai … ». Un simple regard de Stan coupe le sifflet du majordome mécanique.
- « Je t’avais prévenu ! XT71, tu vas attendre que la Viuda en ait fini et tu me fais nettoyer la chambre après. Et revoie donc ton comportement si tu ne veux pas que je me crée un XT72. »

Le majordome se contente de faire un salut militaire et s’enfonce dans le sol.

Flora regarde Stan, des pieds à la tête, toujours le sourire aux lèvres.

- « Ton ex, pour faire simple.
- Oui …
- Je suis assez curieuse. Tu m’explique ?
- C’est … assez compliqué. Enfin, disons que nous ne sommes jamais vraiment sortis ensemble. C’était juste une copine de lit …
- Le rêve de tout homme …
- Heu … Mouais, enfin, non, pas vraiment …
- C’est drôle cette façon que tu as de perdre les pédales. C’est toujours ta copine de lit ?
- Non. Bon, viens, je te fais visiter.
- Je te suis. »

La visite est menée par un Stan dans ses petits souliers.

Flora voit à peu près tout, la chambre du maître de maison mise à part, de la cuisine au fameux laboratoire, en passant par le moindre placard à balais.

En passant devant se chambre, Stan frappe à la porte et crie à la Viuda de se dépêcher et qu’il leur faudrait parler après.

Le clou de la visite est un salon donnant sur un petit jardin, de toute beauté. Un vieille homme y est assit, lisant un livre.

Flora regarde le spectacle quelques instant puis fais un signe à Stan pour lui indiquer cette direction.

- « C’est une salle holographique ?
- Ouip.
- Et le vieux ?
- Mon père.
- Mutant ?
- Non. Pro-mutant seulement.
- Salut mon chou ! ».

Stan et Flora sursautent et se tourne vers une Viuda pas encore totalement remise de ses ébats.

Le mastermind commence les présentations :

- « Flo, je te présente Fabienne ou la Viuda Negra. VN, je te présente Flo, une amie. » La VN regarde la jeune femme des pieds à la tête.
- « C’est pour elle tout ce battage alors ? Quelque part, tant mieux, ça m’aurait embêtée que tu m’ai laissée tomber pour un boudin …
- OK … Tu peux me dire ce que tu faisais dans mon lit ?
- Je prenais un peu de bon temps.
- Dans mon lit …
- Tu ne m’as jamais dis que je n’étais pas la bienvenue ici. Et il y a eu une descente dans ma planque, j’ai préféré calter …
- J’ai une chambre d’amis, tu sais ?
- Le lit est moins grand. » Flora, qui jusque là était restée silencieuse, décide d’intervenir.
- « Enchantée Viuda. Bon, c’est pas tout ça, mais il se fait tard et je n’ai pas trop envie de continuer à compter les points.
- Chef, oui, chef !
- Heu, non, Viuda, évites ce genre de trucs avec Flora, s’il te plaît. Flo, je suis vraiment désolé, j’aurais vraiment voulu que ça se passe autrement. Ca faisait plusieurs semaine que la VN n’était pas venue et je ne m’y attendais vraiment pas …
- C’est pas si grave Stan. Tu me remmène chez moi ?
- Tout de suite. » Le mastermind jette un œil courroucé à la VN : « Et trouves toi une autre planque toi. J’inactiverais tes droits de visite à ma chambre dès mon retour ! »

Sur ce, le couple se dirige vers la sortie quand la VN retient Stan et lui dit.
- « Pst, Stan, si ta copine a besoin d’une copine pour, disons s’amuser, si tu vois ce que je veux dire, dis lui de penser à moi. Bon, c’est pas tout ça, mais il faut que j’ailles récupérer mes affaires pour les mettre dans la chambre d’amis. A plus vous deux ! »

Stan regarde Flo, un sourire benêt aux lèvres.
- « Heu … Je t’ai dit qu’elle est complètement tarrée ?
- Non … Mais je m’en serais doutée … On y va ?
- De suite. »

Une fois dehors, le mastermind prend son amie dans les bras et suit ses indications pour l’emmener directement chez elle.

Arrivé sur place, il s’apprête à partir :
- « Je suis vraiment désolé pour cette soirée. Je ferais en sorte que ça ne se reproduise plus.
- Je t’ai dit qu’il n’y avait aucun souci. Vraiment, tu ne devrais pas t’inquiéter comme ça.
- Bon, ben … Je vais y aller …
- Non.
- Non ?
- Non. Ce soir, tu manges chez moi.
- Ha ? OK.
- Allé, viens par ici. »

Flora lui fait visiter son appartement. Arrivés dans la chambre, elle pousse Stan sur le lit. Ce dernier, plus qu’étonner se laisse faire, bien qu’il ne soit pas trop tranquille. On ne sait jamais avec elle …

Flo se met à califourchon sur les cuisses de Stan et commence à lui défaire le pantalon.
- « Heu … Excuse moi Flo, mais … j’aurais vu les choses un peu différentes de ça, tu vois …
- Chut, laisse-moi faire. Ici, on est chez moi, alors on fait ce que JE décide.
- OK, OK, pas de souci. ».

Flora continue donc ce qu’elle a commencé pendant que Stan fait tout son possible pour se détendre.

Il sent qu’on vient de finir de lui défaire la ceinture, qu’on ouvre le bouton … La braguette … Flora tire le pantalon vers le bas. Idem pour le caleçon.

Voilà deux mains chaudes qui commencent à lui caresser le … Tien ? Stan ne sent plus rien de ce coté là … ?

Il ouvre les yeux pour voir flora se relever, avec … Dans la main …
- « Rhaaaaaa, non !!!
- Si.
- Mais pourquoi ?
- On ne sait jamais. Je ne suis pas prête à passer le pas avec toi. Vue l’heure et le temps qu’il me faudra pour faire à manger, tu risque bien de passer la nuit ici, donc …
- Merci pour la confiance.
- De rien.
- Et tu vas me le rendre quand ?
- Quand tu auras décidé de laisser tomber tes rêves avec moi.
- Et … Ca ne risque pas de s’abimer ?
- Si, justement. Enfin, tu as une bonne semaine devant toi. Tu veux manger quoi ?
- Plus trop faim … En fait, tu es jalouse par rapport à la VN, c’est ça ? C’est déjà pas mal.
- Non. Crois moi, tu n’aimerais pas me voir jalouse. Bon, tu te lève, tu viens manger et tu reste ici pour la nuit, c’est décidé.
- Ouais, chouette. Je ne risque pas d’être trop entreprenant …
- Mais justement !
- De toute façon, c’est pas grave, dans le pire des cas, je m’en ferais un autre. Ca risque juste d’être très compliqué …»

Bonne nouvelle toutefois, Stan aura tout récupéré en moins de trois jours.

Par contre, plusieurs banques de Paragon City en auront fait les frais.
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MessageSujet: Re: Stanley   Mer 19 Mar - 11:54

Flora est perdue dans sa paperasse. Que voulez-vous, le transfert d’organes ne se fait pas sans préparation et il faut dire que ceux qu’elle met sur le marché sont d’excellente qualité, d’où une forte demande.

- « Salut Flo. »

Stan.

Fini la tranquillité. Flora aura rarement vu un type aussi entêté. Même Blue, son propre frère, n’insistait jamais autant avec elle. Au moins l’amusait-il.

- « Salut Stan. ». Flora se retourne et voit le mastermind allongé sur l’un des brancards. « Un souci ?
- Non, non. Je viens juste de créer un de mes chers enfants. Ca fatigue un peu son homme ce genre de travail.
- Et bien rentre chez toi pour te reposer.
- Nan. J’ai envie d’être en bonne compagnie.
- Va voir la Viuda Negra dans ce cas.
- Ca va être dur. Je l’ai envoyée bouler après son petit numéro de l’autre soir.
- Tu l’as mise dehors ?
- Non, juste à sa place. Elle ne devrait pas tarder à se trouver une nouvelle planque.
- Et bien profites-en alors. Remets-toi avec.
- Pas envie. Elle ne peut pas être fidèle, ça ne m’intéresse pas.
- Trouves-toi quelqu’un d’autre alors.
- Ben oui, toi.
- Pffff. Lâche moi avec cette idée. J’en n’ai pas envie moi.
- Mais bien sûr que si. C’est juste que tu ne veux pas en accepter l’idée. Y a qu’à voir, ça va de mieux en mieux entre nous.
- Ha bon ? Qu’est-ce qui te fait dire ça ??? ». Stan se redresse, se met face à elle et reprend la parole, tout souriant :
- « La première fois, tu m’as énucléé. La deuxième fois, amputé. Piqué le costume trois pièce pour la troisième, MAIS, j’ai dormi chez toi, même si c’était sur le canapé. A ce sujet, tu as fait ça parce que tu craignais que je vienne t’embêter ou parce que, TOI, tu avais peur de venir m’empêcher de dormir ? ». Flora se contente de faire non de la tête, avec une moue désabusée. « Enfin bref. Pour les trois autres rendez-vous, même si tu es toujours aussi chiante avant d’accepter, il ne me manquait rien en fin de soirée. Même pas un bout de doigt, rien !
- C’est peut-être parce que j’en ai assez de te voir te ruiner pour ça …
- Arrête. Tu sais très bien qu’un ou deux petits boulot par-ci par-là et hop, je rentre dans mes frais. Je me fais dix fois plus d’argent que ce que tu me coûte en une seule soirée avec la XGen.
- Vraiment ?
- Bon, OK, non, pas vraiment, mais en faisant un petit effort, on pourrait !
- Je vais augmenter mes prix alors …
- N’importe quoi. ». Stan descend du brancard, fais une bise sur le front à Flo qui lui pique les lèvres avant même qu’il n’ait fini de se reculer.
- « Ne prends pas tes aises avec moi, s’il te plait …
- Enhouhawawaihegou !
- Comment ? Attends … » Flora remet tout en place, Stan fouille dans sa poche et lui sort une liasse de billets. « Le compte y est … Tu disais ?
- Je disais : m’en fout, ça valait le coup.
- … Tu es désespérant. Tu le sais, ça ?
- Ouais, ben, je ne suis pas le seul. Bon, on se fait quoi ce soir ?
- Un ciné ?
- Ca roule.
- OK. Repasse dans une heure, j’ai de la paperasse à finir avant.
- Ca roule. Par contre, c’est toi qui invite. Je suis un peu à sec là. »
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MessageSujet: Re: Stanley   Jeu 20 Mar - 18:25

Stan ouvre les yeux.

Gniiiii, mal aux cheveux …

Stan se remet sous la couette.

Bon, c’est son lit, sa chambre … Jusque là, tout va bien …

Beurk, quel gout dégueulasse dans la bouche.

Comment est-ce qu’il en est arrivé là, déjà ?

Ha oui. Il était allé voir ce bon vieux Blue à l’un de ces concerts histoire de l’attraper pour parler de sa sœur.

Blue avait ensuite repassé sa tenue de super vilain pour être tranquille avec son identité secrète.

Le tout avait fini en beuverie monstre dans un bar quelconque et … Et le trou noir.

Ca, c’est con ça. Au début, Blue n’avait rien voulu dire. C’est qu’il aurait presque peur de Flora sur certains points le bougre.

Après quelques verres, sa langue s’est quelque peu déliée.

Deux points importants :
Premièrement, il lui a fallut pas mal de verres.
Deuxièmement, Blue tient tout de même vachement mieux l’alcool que Stan …

Le mastermind commence à s’étirer dans son lit quand son bras heurte quelque chose de dur, suivi d’un « aïe ».

Stanley s’assoit en un sursaut et soulève la couette.

Une créature de rêve est là, toute endormie.

L’homme regarde sur sa table de nuit et par terre et y trouve quelques préservatifs … Usagers.

Ca fait deux mois. Deux mois que Stan se complique la vie pour entrer dans les petits papiers de Flora et voilà qu’à la première occasion il se culbute la première venue.

La haine.

Bon, du calme. Avec un peu de chance, Blue ne se souviendra pas de la fin de la soirée, lui non plus. Non, il faudrait vraiment beaucoup de chance là …

Rhooo, meeeeerde.

Stan secoue la jeune femme pour la réveiller.

- « Hmmmmmm !!! Doucement, sauvage !
- Nan, j’ai pas le temps, il faut que j’aille bosser là ! Lèves-toi, il faut que tu partes.
- Quoi ? Stanley ARROW ? Travailler ?
- Tu me connais ?
- Ben oui, pourquoi crois-tu que je me suis jetée sur toi ? C’est pas tout les jours qu’on peut s’envoyer en l’air avec quelqu’un de ta trempe.
- Mais pourquoi tu t’es pas jetée sur Blue, il était là, lui aussi !!! en plus, c’est plus ou moins mon chef (bon, plutôt moins que plus mais bon, ça ne te regarde pas, enfoirée !)
- La rouquine qui était avec lui ne voulait pas …
- La rouquine … ? La nana de Blue était là ?
- Ouip. Laisses moi dormir.
- Non non non non non non, attends. Ils étaient tous les deux bourrés ?
- Houlà, Blue était tellement pété que c’est sa nana qui l’a porté. Mais elle, elle était en forme.». Stan se colle la tête dans le matelas.
- « Et merde ! Bon, tu te lève et tu dégages fissa.
- Quoi ?
- Tu te casse, tu disparais, tu calte, tu fais ce que tu veux mais tu dégage d’ici. Je ne veux plus jamais entendre parler de toi dans cinq minutes, compris ?
- Mais … Pourquoi ? C’était pas bien, cette nuit ?
- Bon … Déjà, je ne m’en souviens pas. Ensuite, je ne suis pas célibataire, tu vois le genre ? Si ma nana entend parler de cette histoire, on finira tout les deux en petits morceaux, au sens propre comme au figuré. »

La jeune femme se lève, récupère ses affaires et se fait promptement raccompagnée par Stan à la porte.

Celui-ci s’en va prendre une douche, la mort dans l’âme. Certes, il avait bien quelques circonstances atténuantes, prise d’alcool, tout ça, mais déjà que Flora est plus que farouche pour ce qui est de s’ouvrir à lui, là …

La jeune femme, elle, rejoint son appartement. Elle s’y douche, prend son petit déjeuner et se dépêche d’aller à son travail.

Là, Blue l’attend.

- « Qu’est-ce que tu fais ici ?
- Comment ça, qu’est-ce que je fais ici ? Je t’appels pour te dire que Stan est au trente sixième en dessous et toi, tu viens lui jouer un sale tour.
- Et alors ? Ca te regarde ?
- Ben oui, un minimum, c’est un de mes potes quant même !
- Et bien, s’il est un minimum honnête, vu qu’il est sensé m’avoir trompée, il me foutra peut-être bien la paix maintenant ! Et puis comme tu viens si bien de le souligner, c’est un de tes potes, pas un ami …
- Et s’il se pointe ?
- Je l’enverrais bouler en lui disant que Bad Cat est passée par ici et que nous aurons eut une longue discussion.
- C’est un peu dégueulasse ce que tu as fait. J’te comprends pas. Tu accepte de faire quelques sorties avec lui … Je pensais que tu allais peut-être enfin finir par te remettre à avoir une vie en dehors de ton boulot et toi, tu fous tout en l’air, pourquoi ?
- Parce que cette histoire est déjà allée beaucoup trop loin. Ma vie me plait comme ça. Je n’ai pas envie de la compliquer. Quand à mes rapports avec Stan … Ca ne te regarde pas. Maintenant, laisses moi tranquille, j’ai du travail.
- Mouais. Y a juste un souci alors …
- Ha ouais ? Lequel ?
- Pourquoi est-ce que tu n’as pas le sourire aux lèvres ce matin ? »

Sur ce, Blue Howler s’en va, sans un mot de plus.
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MessageSujet: Re: Stanley   Lun 24 Mar - 13:20

Flora est en rendez-vous avec une cliente un peu spéciale. En effet, celle-ci ne souhaite pas seulement un changement physique définitif ; elle souhaite surtout pouvoir passer d’une forme à l’autre à volonté. Typiquement le genre de défis qu’elle adore relever.

En plus, ça lui permet d’oublier un peu cet empêcheur de tourner en rond de Stan. Une semaine complète qu’elle ne l’avait pas vu.

Et il lui manquait.

La demande de cette cliente lui occupait suffisamment l’esprit pour ne plus penser au mastermind.

De toute façon, c’était mieux comme ça. Flora s’était donné une ligne de conduite et, si elle se laissait aller à certains sentiments avec Stan, elle ne pourrait plus s’y tenir. En tout cas, pas aussi bien que jusque maintenant.

- « Voilà mademoiselle V. Je pense avoir fini. »

Mademoiselle V. Juste une initiale, y compris dans son dossier, de cette manière, son anonymat serait sauf, même en cas de fuite.

Il faut dire qu’elle avait mis les moyens financiers nécessaires.

- « Bien, levez-vous et essayez de passer d’une forme à l’autre, s’il vous plaît. »

La cliente s’exécute.

Le résultat est parfait, comme d’habitude.

L’inconnue prend son sac, l’ouvre et en sort plusieurs liasses de billets.

- « Voilà la somme demandée. Le service fournit la vaux largement.
- Merci mademoiselle. Je m’efforce de satisfaire au mieux aux demandes de tous mes clients. »

La cliente prend congé de Flora et ouvre la porte pour tomber face à face avec un Stanley à la mine renfrognée. Celui-ci entre, sans un mot à cette inconnue et s’arrête en face de Flora qui fait signe à sa cliente que tout va bien.

Mademoiselle V. referme la porte derrière elle.

Stan regarde Flora droit dans les yeux puis attaque, tout de go :

- « T’es vraiment une belle garce Flo.
- Je te demande pardon ???
- Te faire passer pour une inconnue et me faire croire que j’avais couché avec une autre … Il fallait le faire, vraiment. » Flora se détourne de lui et commence à ranger les papiers qui traînent sur son bureau.
- « Je ne vois pas de quoi tu parles. Je me demandais bien pourquoi tu ne venais plus m’importuner. Je suis bien contente que tu te sois trouvé quelqu’un. Et désolée, mais ce n’était pas moi.
- Ne te fatigue pas, Blue a lâché le morceau. » Flora s’arrête net.
- « Je ne te crois pas. Il n’aurait jamais osé faire ça !
- Tu n’as qu’à l’appeler, tu verras bien.
- Ha le salaud ! » Stan vient à coté de Flora, pose une fesse sur le bureau et la regarde en souriant.
- « Bon. Quand est-ce que tu demande pardon au juste ?
- Ho toi, ça va, hein ! Tu n’arrête pas de me courir après, mais tu t’envoie en l’air avec la première venue …
- Stop. Tu sais aussi bien que moi qu’il ne s’est rien passé.
- Ca, Blue n’en sait rien !
- Lui, non, mais ma pipelette de majordome si.
- Erf …
- Le plus étonnant, c’est que j’ai remmené une nana chez moi, comme ça. J’avais beau être bourré, je ne me comprends pas. Je t’aime. Je ne me vois pas me jeter sur une nana après en avoir autant sué pour arriver à t’inviter régulièrement …
- En effet, même saoul, tu n’arrêtais pas de me jeter. Du coup …
- Du coup ?
- Je t’ai drogué. » Stan se remet debout et regarde sa compagne, estomaqué
- « ‘foiréééée !!
- Au grands mots les grands remèdes. Je ne savais pas comment me débarrasser de toi …
- Ben t’inquiète pas, le message est passé. Je vais te foutre la paix.
- Ha ?
- Les sentiments, ça doit aller dans les deux sens. Et pour faire ce que tu m’as fait, tu ne dois pas en avoir beaucoup. Tchao ! » Alors que Stan allait partir, Flora lui attrape le bras.
- « Attends …
- Quoi encore ? T’en as pas assez fait ?
- Il faut croire que non.
- Désolé, je ne suis pas maso.
- Je crois que j’ai fait une connerie ce soir là.
- ?
- Je voudrais qu’on continue à se voir. Attention, ne va pas croire que je veux qu’on habite ensemble ou quoi que ce soit d’autre, d’accord ? Mais … J’apprécie assez nos petites soirées …
- J’ai l’impression que ça t’arrache la bouche d’avouer un truc pareil …
- Tu n’imagine même pas à quel point … Bon, écoute. Passes me chercher à 20H00, on ira chez moi. Si tu es sage, tu pourrais peut-être même y passer la nuit, qui sait ? » Stan la jauge quelques instants puis, sans crier gare, l’embrasse. Un tout petit baiser. Flora lève la main mais le mastermind l’attrape en plein vol.
- « Stop ! Pour te faire pardonner, à partir de maintenant, interdit d’enlever quoi que ce soit au monsieur, OK ?
- Ca va être dur. J’ai fini par faire ça d’instinct à la longue What a Face
- Pas de souci dans ce cas. Il te suffira de tout remettre en place. A tes frais.
- … Bon. Disons que je te dois bien ça finalement » Flora pousse Stan vers la porte. « Allé oust, dehors, j’ai encore du travail. »

Le mastermind ouvre la porte et en passe le seuil sans résister, amusé qu’il est par la situation. Il se retourne pour faire mine de protester quand Flora l’embrasse à son tour.
- « Pas un mot. Et je ne veux plus te voir avant tout à l’heure ! »

A peine sa phrase terminée que Flo ferme la porte.

Elle se dirige droit vers le téléphone et compose un numéro.

Après deux sonneries, un homme décroche :
- « Allo ?
- Bonjour Blue.
- Ha, tiens, salut frangine. Quoi de neuf ?
- Stan vient juste de passer.
- Et alors ?
- Et alors ? Il a fallu que tu ouvre ta bouche ! Tu ne perds rien pour attendre. Ta grande sœur va se venger.
- Hein ? Quoi ? Hé, non, attends !!! »

Flora raccroche le combiné quand la porte s’ouvre. Stan entre, hilare.

- « Qu’est-ce que tu fais encore là, toi ?
- Je voulais juste te dire que ton frère n’a pas pipé mot. Et pourtant, je l’ai presque torturé pour ça !
- … Je vois. Tu t’es servi de lui pour être sûr que j’avoue.
- Exact. Je ne savais que ce qu’XT71 m’avait dit.
- Pourquoi m’avoir laissé le temps d’appeler mon frère avant de me le dire ?
- Pour me venger. Il ne m’a pas aidé du tout sur ce coup là. Et comme tu es certainement l’une des personnes qu’il craint le plus au monde …
- Tu es terrible » Flora pause la main sur le téléphone quand Stan l’en empêche.
- « Non, non, laisse le paniquer encore un peu, ça lui fera les pieds.
- D’accord. A la seule condition que tu ne lui raconte rien de ce qui se passe entre nous. Ca ne le regarde pas.
- Ca marche.
- Allé, du vent ! »
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MessageSujet: Re: Stanley   Dim 20 Avr - 18:51

- « Salut Flo. » La jeune femme sourit à la personne se trouvant devant elle.
- « Salut Blue. Puis-je faire quelque chose pour toi ?
- Tout juste. On peut aller dans ton bureau ?
- Bien sûr, suis moi. »

Blue suit sa sœur jusque dans son ‘bureau’ qui ressemble plus à une salle d’opération, sans aucun instrument, qu’autre chose, avec un coin plus traditionnel.

- « Qu’est-ce que je peux faire pour toi, petit frère ?
- Ben … Déjà, m’expliquer pourquoi Stan, qui est sensé être fou de toi, vit si bien votre séparation ?
- Qu’est-ce que tu veux que je te dise ? Il s’est fait une raison, voilà tout … ». Prononçant ses mots, Flora s’installe dans son fauteuil, non sans avoir pris le temps de récupérer le dossier de son frère. Jack en fait autant.
- Mouais … De toutes façons, je ne sais jamais comment ce type peut bien réagir …
- Ha ?
- Ben oui, il faut quant même être un peu secoué pour s’entêter à sortir avec une nana dans ton genre, non ? ». Le regard de Flora se fixe sur Blue, le sourire figé. Ce dernier dégluti péniblement et se recale dans son siège. « Enfin, je veux dire que tu lui en as fait voir de toute les couleurs, après tout, le but recherché était de t’en débarrasser, non ?
- Oui. Je n’ai jamais vu un type aussi têtu …
- C’est ce qui t’attire en lui, non ? ». La grande sœur pouffe un peu. « Tu te seras définitivement débarrasser de n’importe qui d’autre en vendant ses organes. Je ne comprends pas ce qu’il peut bien avoir de spécial.
- Et bien, pour commencer, c’est un membre de ton groupe depuis le début. Je ne voulais pas te faire de tord.
- Me faire du … Tu te fous de moi ? Tu me fais payer les yeux de la tête pour m’opérer et à coté de ça, tu hésites à agir comme tu le ferais d’habitude pour un type qui n’est même pas un de mes meilleurs amis ?
- T’opérer gratuitement ne t’aurais été d’aucune utilité dans le désastre qu’était ta vie à ce moment là. Je prends soin de toi autant que je peux. Tu es mon petit frère après tout.
- Mouais. Aux dernières nouvelles, tu m’as promis de te venger pour je ne sais quelle histoire. Nous nous sommes revus plusieurs fois depuis et rien. » Flora fait mine de se lever, toute souriante.
- « Tu tiens tant que ça à ce que je le fasse ?
- Non, non, du tout. Ca aussi, ça ne te ressemble pas, c’est tout.
- J’ai appris que Stan avait prêcher le faux pour avoir le vrai. Dès lors, plus de vengeance qui tienne vis à vis de toi.
- OK. En même temps, tant mieux. Dis ? Tu étais où la semaine dernière ?
- Je travaillais.
- Pas ici en tout cas. Personne ne t’as croisée. Et ce n’est pas faute de t’avoir cherchée de partout …
- Un client un peu particulier qui m’a demandé pas mal de travail. Je suis allée chez lui toute la semaine pour m'occuper de lui. Il y avait pas mal de boulot et une jolie somme à la clé.
- Et tu nous reviens toute bronzée.
- Qu’est-ce que tu veux. Il fallait bien le laisser se reposer, le pauvre.
- Ce qui est étonnant, c’est que Stan aussi a disparu toute la semaine dernière. Et que lui aussi est revenu tout bronzé … Drôle de coïncidence, tu ne trouve pas ?
- C’est juste pour parler de ça que tu es venue me voir ?
- Oui. » Flora se lève, repose le dossier de son frère dans son tiroir puis s’en va poser la main sur la poignée de la porte du bureau.
- « Bon, c’est pas tout ça, mais j’ai de vrais clients qui m’attendent. Je te compterais une consultation de base pour cette entrevue. ». Jack se lève, la rejoint, lui fait une bise sur le front et s’apprête à partir.
- « En tout cas, j’espère que tu es heureuse avec lui. Enfin, dans l’éventualité ou, effectivement, je pourrais bien avoir raison, j’espère que tu serais heureuse. Mais bon, après tout, je dois me faire des idées. Ca ne colle pas du tout avec ma grande sœur tout ça.
- Au revoir Blue et oui. Disons que dans cette éventualité où j’aurais accepté de sortir avec quelqu’un comme lui, je pense que je serais heureuse, oui. Mais bon, comme tu le dis, c’est juste ton esprit qui t’as joué un vilain tour. »
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MessageSujet: Re: Stanley   Lun 5 Mai - 10:37

Stanley est en train de travailler dans son fameux atelier. L’un de ses enfants est sur le point de s’éveiller et les derniers instants d’incubation se doivent d’être placés sous surveillance afin que le Mastermind use de ses pouvoirs en cas de défaillance du système.

La voix du majordome retenti alors :
- « PERE, madame Flora vient d’arriver.
- Parfait. Je ne peux pas m’absenter, branche nous sur l’intercom.
- Intercom activé.
- Mon cœur ?
- Oui ?
- Je suis dans mon atelier mais je ne peux pas m’absenter pour l’instant. Tu me rejoins ?
- OK.
- A tout de suite. Fin de communication XT71 … »

Quelques instants plus tard, Flora a rejoint son homme. Si les effusions sont toujours aussi discrètes, la jeune femme se laisse, parfois, aller au contact physique mais dans le seul cas où elle est certaine qu’il n’y ait aucun témoin.

Ce soir, elle se contente d’une petite embrassade, la main sur l’épaule de celui qu’elle aime.
- « J’aurais pu venir te chercher. Ca t’aurais éviter de traverser toute la casse au moins …
- Non. Tu viens déjà trop souvent sur mon lieu de travail. Jack a déjà de très gros doutes, inutile de faire en sorte que d’autres se retrouvent dans le même cas.
- Tu appels ça des doutes, toi ? D’après ce que tu m’as raconté, ça doit être parfaitement clair dans sa tête.
- Oui, et bien un suffit. Bref, n’en parlons plus. ». Flora parcourt pièce du regard. « Il se passe quoi, là ?
- L’un de mes enfants va s’éveiller au monde d’ici quelques heures. Il se trouve dans la quatrième cuve, là.
- Wow. Tu les fais par série de six, maintenant ?
- Non. La sixième est là en cas de défaillance d’une autre. Si ça arrive, je n’aurais que quelques secondes pour faire le transfert avant de perdre le sujet.
- Ha. C’est déjà arrivé ?
- Non. Et on ne peut pas vraiment parler de série, je me fais un devoir de créer chaque enfant de façon unique, avec ses propres pouvoirs, un physique bien à lui … Au fait, il y a pas mal de mes enfants qui vont venir ce soir. J’aimerais te les présenter. »

Flora dévisage Stan, apparemment mécontente.
- « Salut tout le monde, je vous présente votre maman ?
- Non, non. Enfin, certainement pas sans ton consentement. Je vais dire que tu es une amie qui m’est chère, sans plus.
- Très bonne idée. Je t’es bien dressé, c’est bien ça …
- Très drôle.
- Au fait, la casse est infectée par des Clockworth. J’en ai vu un en arrivant.
- Je sais. J’ai du nettoyer la casse il y a quelques temps. Depuis, il y en a un qui est revenu. Seul. Il va même, parfois, jusqu’à me suivre en mission. Je pense que le roi des Ferrailleurs m’a placé sous surveillance. En attendant, il semble laisser la casse tranquille. Aucun de ces robots n’a essayé de pénétrer ces lieux. On verra ce que ça donnera plus tard … »

Le jeune couple parle de choses et d’autres quand les premiers enfants de Stan arrivent. Le Mastermind présente Flora très exactement comme il l’a dit.

Plusieurs heures plus tard, Flora compte approximativement soixante-dix robots.

Stan rejoint sa compagne :
- « Bien, je pense que tous ceux qui auront pu venir son ici.
- Il y en a d’autres ?
- Oui. Certains sont partis à Paragon ou ailleurs. D’autres, encore, n’ont pas pu venir, ils leur propre vie à mener.
- Et bien, tu es sacrement prolifique !
- Merci du compliment. Il a un de mes enfants en particulier que je voudrais te présenter. Et un petit souci à régler.
- Je te suis. »

Stan conduit la jeune mutante jusque devant une personne assez imposante.
- « Je te présente mon ainé : En Force, et sa compagne, Brûlure. ». Flora sert la main du robot ainsi que celle de la compagne de celui-ci.
- « Bonjour Brûlure. Et bien, Stan vous a bien réussie. Vous avez l’air parfaitement humaine ! ». Brûlure ne peut s’empêcher d’avoir un sourire mal à l’aise.
- « Ha non. Là, je n’y suis pour rien. Brûlure est humaine.
- …Oups. Désolée.
- Ce n’est pas grâve Flora.
- Bon, les filles, je vous laisse quelques instants. Je dois m’entretenir avec En Force. »

Les deux jeunes femmes se rendent vers le buffet et commandent à boire au majordome. Brûlure est la première à reprendre la parole :
- « Vous ne travaillez pas à scalpel ?
- Si.
- Il me semblait bien vous y avoir vu. Il y a quelque chose entre Stan et vous ?
- De l’amitié seulement.
- C’est un type bien, vous savez. Un peu bizarre, mais bien.
- C’est surtout un bon client relativement sympathique … Mais c’est tout. ».

Stan est de retour.
- « Flora, tu veux bien m’accompagner, s’il te plaît ? Il y a un petit souci à régler.
- J’arrive. ».

Les trois surhumains rejoignent En Force, qui se tient au coté de Baby Key.
- « Flora, Brûlure, je vous présente Baby Key. Elle n’est pas de moi.
- Ha ? Et pourquoi tu nous la présente alors ?
- Celui qui a créé cette machine s’est inspiré de ma technologie. Je ne pourrais avoir plus de réponse de ce coté-ci car il est mort. Quand à Baby Key, elle n’en sait pas beaucoup. Donc … Enfin bref. Elle a été doté d’une matrice dans le but de créer un être humain parfait. Le seul souci, c’est que pour y parvenir, elle doit prélever des échantillons de sperme afin d’être en mesure de reconstruire un embryon parfait. Au vu du génome humain, il lui faudra recevoir une très grande quantité d’échantillons. Donc un très grand nombre de donneurs dont aucun ne s’est révélé en mesure de survivre au prélèvement.
- Et alors ?
- Alors, un ami, Blue Howler, a jeté son dévolu sur Baby Key.
- Quel con !
- Tout à fait d’accord … Bon, entrons dans le vif du sujet. Baby Key. Je sais que ta programmation ne t’autorise pas à faire de prélèvement sur moi.
- Exact.
- Peux-tu ajouter d’autres personnes à cette liste ?
- Non.
- Peux-tu renoncer à effectuer des prélèvements sur demande ?
- Ce n’est pas conforme avec ma programmation.
- Je ne veux pas que tu fasse de prélèvement sur le dénommé Blue Howler.
- Il semble être volontaire. Il DOIT donc être prélevé.
- Je vois … Alimenter ta matrice est ton but principal ?
- Exact.
- Et rien ne doit t’en empêcher, c’est ça ?
- Non. Rien ne doit barrer la route à ma mission. J’emploierais la force si nécessaire.
- Très bien. Si tu effectue un prélèvement sur Blue Howler, je désactiverais définitivement ta matrice. C’est compris ?
- Vous ne le pouvez pas.
- J’en ai le pouvoir et je le ferais. Tu ne touche pas à Blue et moi, en contrepartie, je m’engage à te laisser alimenter ta matrice comme bon te semble.
- Si vous désactivez cette matrice, un système de protection s’enclenchera. Mon créateur savait que vos pouvoirs sont limités en distance. Si vous tentez quoi que ce soit à ce niveau là, je m’autodétruirais, en causant votre mort.
- Essaie donc d’utiliser tes armes. »

Sans hésiter, Baby Key lève les mains en direction de Stan mais rien ne se passe. Elle regarde ses mains avec incompréhension.
- « Toutes tes armes sont désactivées. Ainsi que ton système d’autodestruction. Je pourrais m’amuser à désactiver ta matrice aussi. Quel serait ton but ainsi ?
- …
- Si tu touche à Blue, ta mission est terminée. Compris ?
- Oui. »

Le robot semble perdu dans ses pensées. Quelques instants après, elle regarde à nouveau le Mastermind.
- « L’alimentation de la matrice est ma priorité. Je n’effectuerais pas de prélèvement sur le dénommé Blue Howler, même s’il vient me le demander. Y a-t-il d’autres personnes à ajouter ?
- Non. Juste lui.
- Très bien.
- Tu auras certainement besoin de toutes tes capacités pour remplir ta mission. Je vais donc tout réactiver.
- Y compris le système de protection de la matrice.
- Oui. J’ai autant envie que toi d’en voir le résultat, mais il ne faut pas que ça tombe entre de mauvaises mains.
- Parfait. ».

Le reste de la soirée se passe relativement bien. Le dernier né de Stan s’éveille puis tout le monde prend congé.

Quelques heures plus tard, Flora et Stan sont dans leur lit.

La mutante vient se coller contre son homme :
- « Je te remercie de ce que tu as fait pour Jack.
- De rien. Ce type à une bite à la place du cerveau …
- Je sais. Tu pense vraiment que ce robot le laissera tranquille.
- Oui. Alimenter la matrice est sa priorité. Ce soir, elle a comprit que je suis en mesure de l’en empêcher facilement. Sa propre programmation l’empêchera donc de prendre le moindre risque.
- Elle ne risque pas de s’en prendre à toi ?
- Si. Mais elle ne pourra pas m’approcher sans que je la détecte grâce à mes pouvoirs. En plus, elle n’est pas programmée pour s’en prendre à moi. Et ce serait courir le risque, là aussi, de ne plus être en mesure d’alimenter sa matrice.
- Tu aurais pu facilement la détruire, non ?
- Oui. Mais je voudrais permettre à mes enfants de procréer. Le résultat de la mission de Baby Key me permettra de le faire avec une matière sans défaut.
- Je vois. Il ne faudrait pas la perdre de vue dans ce cas …
- Pas le moindre risque. Je lui ai placé un traceur. Le moment venu …
- C’est marrant. Tu dis que tu veux sauver l’espèce humaine et tu laisse cette tueuse en liberté …
- Oui. Elle en tuera quoi ? Quelques centaines ? Des milliers ? Je veux sauver l’humanité et si au passage je peux l’améliorer, le sacrifice est acceptable.
- Allé, viens par là, Stan. Je me sens d’humeur câline ce soir.
- Chouette, moi aussi. »

Laissons les là, la suite ne nous regarde pas.
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MessageSujet: Re: Stanley   Mer 7 Mai - 11:41

La casse ARROW & Son.

Flora vient d’arriver chez son homme. Elle entre et remarque de suite que quelque chose cloche.

Si cette pipelette d’XT71 vient bien l’accueillir, comme à l’accoutumée, pas un seul autre robot ne nettoie quoi que ce soit. Des caisses sont entreposées de partout. Plus aucun meuble ou décoration n’est visible.

Le vieux Fernand passe non loin de Flora, les bras chargés de bric et de broc.

Il la salut d’un sourire, un signe de main. Ces deux là ne se parlent qu’en de rares occasions, mais ça leur suffit. A chacun son jardin. Fernand sait son fils heureux, il ne lui en faut pas plus.
- « XT … Il se passe quoi ? ». C’est Stanley, qui arrive les bras chargés de gadgets en tout genre qui lui répond :
- « Salut. Je déménage la base.
- Ha ?
- Oui. Enfin bref, viens par là, j’ai un petit souci.
- Grave ?
- Oui. Arachnos a un dossier sur nous deux et … Un dénommé HR est venu me trouver. Il semblerait que l’organisation veuille se servir de toi pour m’utiliser. Et vice versa.
- Ils m’ont déjà contacté pour que je bosse pour eux. Je pense que ma réponse aura été claire. Ils ne sont pas revenus à la charge.
- Mouais … Je ne prendrais pas le risque personnellement. Tiens, regarde, ça, c’est une montre qui va mesurer toutes tes variables vitales. En cas de souci, ou de déconnection, elle activera cette puce sous-cutané qui permettra à mes systèmes de défenses de te télé … ».

Flora attrape son homme par la mâchoire inférieure. Lèvres collées, mâchoires soudées.
- « Je ne suis pas ton animal de compagnie. Tu sais où tu peux te la mettre ta puce ? »

Stanley reste immobile quelques instants, la montre dans une main, la puce, dans un tube de verre, dans l’autre, puis, dans un haussement d’épaules, détruit le tout.

Il sort un stylo, apparemment banal, de sa poche et le montre à Flora, un regard interrogateur.

Cette dernière remet tout en ordre.
- « Excuse moi, tu désire ?
- Je peux, au moins te donner ça ? Juste un système de transport, rien d’autre. ». Flora le regarde, pose les mains sur les hanches, un petit sourire en coin.
- « C'est-à-dire ?
- C'est-à-dire que la base sera un peu plus éloignée. Ce stylo est une balise que tu seras seule à pouvoir activer. Il te permettra d’aller et venir à ta guise. Aucun système de traçage, rien. Les seuls systèmes de sécurité sont l’analyse de l’ADN de la personne qui l’active et la vérification que le système ne te téléportera pas dans un mur. La première activation te téléportera à l’entrée de la base et la seconde, sur les lieux de la première.
- C’est mieux. Tu aurais dû commencer par là.
- Mouais. Mais je voulais tout de même essayer. Le stylo sera fonctionnel dans trois ou quatre jours, d’ici là, ben … J’ai plus vraiment d’endroit où habiter …
- Si, chez moi. Au fait, tu me dois un peu d’argent …
- Ha ?
- Oui, la mâchoire, les lèvres …
- On n’avait dit que c’était fini, ça, non ?
- Certainement pas dans ce cas là.
- OK. De toute façon, tu as accès à mes comptes, donc …
- Hihi ! »
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MessageSujet: Re: Stanley   Lun 12 Mai - 2:50

Scalpel, Cap au Diable.

Flora vient de voir partir celui qui aura été son dernier client de la journée.

Un dernier regard à son bureau afin de s’assurer que tout est en ordre et elle se saisit du fameux stylo que Stan lui a donné quelques jours auparavant.

Elle avait remarqué, ces derniers temps, que son mutant de compagnon devait fournir pas mal d’efforts. Un peu moins entreprenant au lit, perte de poids visible … A tels point que Flora, qui d’ordinaire ne s’intéressait que modérément aux activités de Stan, avait éprouvé le besoin d’en discuter avec lui pour lui demander de lever un peu le pied.

Un sourire, une bise, la promesse que tout serait bientôt fini.

Et nous voilà, aujourd’hui.

Flora tient l’appareil de transport et l’active, sans hésiter, pour se retrouver dans un couloir aux murs blanc, tout le coté gauche recouvert par un gigantesque miroir.

XT71 la rejoint immédiatement.
- « Bonjour madame Flora, quel plaisir de vous voir de nouveau parmi nous, cela faisait longtemps. ». La jeune femme sourit au robot et s’avance dans sa direction.
- « Bonjour XT. L’installation s’est bien passée ?
- Oui madame. Tout n’est pas encore totalement en place, mais c’est en voie de bonne fin. Désirez-vous une visite guidée ? A moins que vous préfériez le faire faire par PERE ?
- En parlant de lui, où est-il ?
- Dans le nouveau laboratoire, en train de travailler. Comme dans l’ancienne demeure, vous jouissez des mêmes droits que lui, vous pouvez donc vous rendre où bon vous semble, la seule restriction étant la partie d’habitation privée de la famille GELLUCK. ». Flora s’arrête net et regarde XT71.
- « Tu peux me répéter ça ?
- … ‘Dans le nouveau laboratoire, en train de travailler. Comme dans l’ancienne demeure, vous jouissez des mêmes droits que lui, vous pouvez donc vous rendre où bon vous semble, la seule restriction étant la partie d’habitation privée de la famille GELLUCK. ‘.
- De qui s’agit-il ?
- Des propriétaires d’une nouvelle machine que PERE aura acquise. Les propriétaires initiaux voulaient la lui prêter seulement. Il a donc été décidé de construire ce complexe : un atelier commun contenant ce fameux appareil, nommé cuve Riktie, rattaché à deux zones d’habitations indépendantes l’une de l’autre.
- … D’accord … Emmène moi dans la chambre. Fernand est bien installé ?
- Oui madame. Dois-je lui annoncer votre arrivée ?
- Non, laisse le tranquille. »

Après avoir donné ses bagages au majordome électronique, la jeune femme le suit jusque dans la chambre. Celle-ci est spacieuse. Comme toutes les autres pièces de la demeure, aucune fenêtre ne donne sur l’extérieur, des panneaux donnent l’illusion d’être perdu au milieu d’une forêt équatoriale.

Flora se laisse aller à fouiller de partout, des tables de nuits au lit, en passant par le coin bureau ou la pièce attenante servant de living.

Elle n’hésite pas à faire appel aux robots mis à sa disposition pour tout réaménager.

Une fois tout en place, elle se tourne à nouveau vers son majordome :
- « Connaissant Stan, je suppose que l’écran holographique peut être utilisé pour visionner les caméras de surveillance ?
- Effectivement. Vous pouvez accéder au champ de vision de tous les robots de cette demeure, moi y compris.
- Tu peux me brancher sur une caméra donnant sur l’atelier ?
- De suite madame. »

La forêt tropicale laisse donc la place à l’atelier.

Nous y voyons Stanley, devant ce qui semble être la cuve Riktie, en grande discussion avec une bimbo siliconée assise devant une demie douzaine d’écran scintillants. XT71 est à leur coté, attendant certainement de pouvoir se rendre utile.
- « Ils travaillent sur quoi ?
- Un projet d’armure pour un ami de PERE. HR, c’est son nom, est actuellement dans la cuve pour analyse des flux énergétiques d’origine magique que son corps produit en grande quantité.
- Ha. Ils en ont pour longtemps ?
- Je ne pense pas. Anne GELLUCK ne semble pas capable de travailler plus de vingt minutes d’affilées. Cette phase de travail dure depuis un peu plus de 18 minutes.
- Tiens ? Stan a créé un autre XT71 ?
- Non madame. Il s’agit bien de moi. Mon système neuronal a été amélioré et noyé dans les murs de l’atelier. Je gère maintenant trente deux corps en simultané ainsi qu’une étude de connection avec le système informatique de la cuve. Les possibilités de calcul y sont … gigantesques. Cela améliorera donc encore mes capacités à gérer au mieux tout ce qui se passe dans cette demeure.
- Qu’en pensent les GELLUCK ?
- Ils ne possèdent pas les habilitations nécessaires à ce genre d’informations.
- Héhé. Stan le machiavélique. Que compte-t-il faire une fois la connection réussie ?
- Je l’ignore madame.
- … Qu’est-ce que, toi, tu ferais ?
- Je … me servirais de cet avantage en cas de conflit uniquement.
- Idem pour Stan. Jamais trop prudent. Ouvre une connection avec l’atelier.
- Voilà qui est fait madame. ». Nous récupérons Stan en grande conversation.
- « … Anne, arrête de dire que tu ne vois pas comment utiliser ces flux énergétiques, merde ! Tu regardes les mesures cinq minutes et tu nous dis que c’est pas possible. T’as même pas vraiment essayé !
- C’est de l’énergie magique Stan. J’y connais rien en magie, du coup, il ne me faut pas 107 ans pour savoir que je n’arriverais à rien. ».

Exaspéré, le mutant actionne l’ouverture de la cuve afin de permettre au géant qui s’y trouve d’en sortir.

HR, torse nu, avance vers une table, en silence, récupère ses affaires et commence à mettre sa chemise. Sa voix est calme et basse.
- « Anne … Tu es l’une des plus grandes expertes de l’étude et de l’utilisation de flux énergétiques. Difficile à croire que tu cale …
- Et bien c’est le cas.
- Que sait-on, au juste, de cette énergie ?
- Rien. On ignore comment elle est produite, on ignore ses … ». Anne suspend sa phrase, le regard dans le vide, les sourcils légèrement froncés. Tout à coup, elle se tourne vers les écrans de contrôles puis se met à taper des ordres sur le clavier situé devant elle. HR et Stan viennent voir de plus prêt.
- Qu’est-ce qu’il y a ?
- Il y a que, magique ou non, une énergie a toujours un effet sur une matière. L’électricité, le magnétisme, la gravité. Quand il y a énergie, il y a toujours interaction avec la matière. Si la gravité agit sur tout : matière, ondes lumineuses ou autre, l’électricité, par exemple, ne peut interagir qu’avec des matériaux contenant un grand nombre d’électrons libres ou mobiles, ce qui leur permet de vibrer facilement : cuivre, aluminium, acier … On sait que d’autres matières n’entrent pas facilement en application avec elle : le papier, le plastique … Enfin bref, tout un tas de trucs.
- Et alors ?
- Et alors ? Magique ou pas, ton énergie entre fatalement en résonance avec une matière. Il me suffit de faire une simulation avec tous les atomes connus et nous saurons alors lesquels se mettront à vibrer.
- Combien de temps pour avoir la réponse ?
- J’en sais rien. Il faut que je fasse un programme de simulation reprenant l’ensemble des données relevées par la cuve, soumettre la liste d’atome et regarder lesquels agissent. Après, il faudra faire des tests réels. Voir dans quelles conditions ça se fait … Je dirais deux ou trois mois de travail avant les premiers résultats.
- Ha ouais, quand même …
- Bon … Stan ? ». Les trois personnes présentes dans l’atelier sursautent.

Le jeune mutant se tourne vers l’XT71 se trouvant à coté de lui, tout en jetant un œil à l’horloge murale.
- « Coucou Flo. Excuse moi, je n’avais pas vu l’heure. On va s’arrêter là pour ce soir, je ne serais plus d’aucune utilité sur cette phase du projet de toute façon Bonne soirée vous deux.
- Pas grave. Vous aviez l’air de bien vous amuser. Anne, HR, vous permettez que je récupère mon homme ? ». Pendant qu’Anne se met à grommeler dans son coin, tout en tapotant sur son clavier (toujours les mêmes qui bossent, blablabla …), HR fait signe à Stan de la main, comme pour le congédier.
- « Oui, oui, pas de souci. Passez une bonne soirée. ».
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MessageSujet: Re: Stanley   Lun 12 Mai - 9:51

Le Mastermind rejoint sa compagne le plus rapidement possible.

- « Salut mon cœur. Alors ? ». Petit bisous rapide. L’homme découvre le nouvel aménagement de sa chambre.
- Salut. Alors je n’en sais rien. Je n’ai pas encore visité.
- N’hésite surtout pas à réaménager toute la maison à ton goût, tu es ici chez toi.
- J’y compte bien. Tu me fais faire le tour du propriétaire ?
- Pas de souci. XT, fais apparaître les plans de notre zone d’habitation et de l’atelier, s’il te plaît. »

Immédiatement, la vue de l’atelier laisse place à une succession de plans en trois dimensions.
- « Bien, voilà donc le complexe. Tout du moins, la partie à laquelle nous pouvons accéder, toi et moi. Comme tu peux le voir, il n’y a ni porte, ni fenêtre donnant sur l’extérieur. La seule possibilité d’accès est donc un portail de téléportation. J’ai installé des brouilleurs qui devraient empêcher toute téléportation non désirée. Ensuite, le dernier étage est réservé à mon père, le rez-de-chaussée et les deux premiers étages sont pour nous : chambres, salles de bain, commodités, salons, cuisines, salle à manger, plusieurs salles holographiques, salle de sport, sauna ... La surface fait près de dix fois celle de l’ancien complexe, on aura donc toute la place qu’on voudra. Les ressources en eau sont assurées par une usine de désalinisation d’eau de mer. Toute l’électricité est assurée par un générateur à fusion nucléaire placé sous l’atelier. Enfin, il reste l’atelier en lui même. Une véritable petite merveille technologique. Je te passe les systèmes de défense et tout le reste. C’est assez génial au final, je pense. Bien sûr, si tu veux bouger les murs, je suis là pour t’y aider.
- Wahou. M’étonne que tu étais complètement nase le soir.
- Oui … Ca n’aura pas été une petite entreprise tout ça … ». Flora semble se perdre un peu dans ses pensées avant de reprendre :
- « Et … Les GELLUCK … HR … Tu leur fais confiance ?
- En ce qui concerne HR … Je pense pouvoir dire oui. Il a réellement fait beaucoup dernièrement, sans rien demander en retour. Il semble se satisfaire de mon but. Les GELLUCK, eux … Ils me semblent assez méfiants. Ils connaissent bien HR et lui font confiance. Mais bon, disons qu’entre eux et moi … C’est un échange de bon procédé. Ca viendra peut-être avec le temps, qui sait.
- Mouais. Je ne suis pas certaine qu’ils apprécieront si XT arrive à se connecter à la cuve.
- Ca … Je leur ai dit que j’assumerais la maintenance de cet appareil. Ca n’interdit pas de l’améliorer si je peux.
- Tu vas pouvoir ?
- Oui. Ce truc est le Saint Graal de la science. Mais il n’est pas hors de portée de mon pouvoir. ».

Stan guide Flora dans chaque recoin du complexe, lui exposant, non sans fierté, tous les trucs et astuces utilisées ça et là.

Deux heures plus tard, ils se retrouvent autour d’une table pour manger.

Une fois n’est pas coutume, Flora a insisté pour que Fernand se joigne à eux, ne serait-ce que pour marquer la première soirée passée dans ce complexe.

XT leur sert à la fois de chef cuistot et de serveur. Les discussions portent un peu sur tout et n’importe quoi.

Flora raconte quelques anecdotes cocasses qui lui sont arrivées dans le cadre de son travail, ce qui fait rire Fernand aux larmes.
- « … Non mais, vous vous rendez compte ? Venir me voir, mes tarifs exorbitants et moi, pour CA ! ! … Et toi, Stan, il ne vous arrive rien d’aussi drôle lors de vos sorties, avec la Xgen ?
- Ha si. Maintenant que tu le dis. Figures-toi que nous avons fait une petite sortie hier soir. Le groupe a passé plus de temps à compter les points entre Blue et moi qu’à taper sur ce qu’il y avait en face.
- … Je ne suis pas sûre que ce soit bien drôle ça … ». Le Mastermind regarde Flora, un sourire en coin.
- « On parle de ton frère …
- Oui, fatalement … Je suppose qu’il doit t’en vouloir pour Baby Key ?
- A mort, ouais. Le pire de tout, c’est qu’il n’avait toujours pas compris ce qu’il risquait avec elle.
- Bof, tu sais, lui, tant qu’il a une paire de seins et un bon fessier sous la main, il ne réfléchit pas trop.
- Ca, non. Enfin, je crois qu’il a fini par comprendre à la fin, mais il y aura mis le temps. A chaque fois que je parlais de prélèvement, il restait bloqué sur le coté agréable de la chose …. Sinon, il a aussi passé son temps à essayer de me faire avouer pour nous deux.
- Et ?
- Et quoi ? Si tu veux lui dire, fais le. Je ne veux rien avoir là dedans.
- …
- Quoi ?
- Non. Rien.
- Au fait … Tout à l’heure, quand j’étais dans l’atelier. Tu as parlé de la situation ouvertement … J’ai du mal à croire que ça t’ai échappé.
- Heuuuu …. Non, effectivement, c’était voulu.
- … Tu veux passer à la phase suivante ?
- C’est à dire ?
- Assumer. Aux yeux de tous.
- Je ne sais pas. Là, c’est à toi de voir. Je veux dire … De toute façon, tout le monde s’en doute. Jack est incapable de garder un secret …. Ton père est au courant depuis le début … HR, les GELLUCK … Même Arachnos. Alors … Autant le montrer … Non ?
- Wahou. Et bien … Si je m’y attendais ! Mais … C’est quoi le truc ? Pourquoi, toi qui voulait absolument que je ne dise rien, tout à coup, tu …
- Mon fils est un idiot Flora. Excuses le.
- Hé, ho, papa !
- T’es un idiot mon fils. C’est tout. Et t’as de la chance que la petite t’aime. C’est quelqu’un de bien. Toi, même tout petit, tu n’as jamais compris ce que c’était que les sentiments.
- Mais, hé ! Ca va, ouais ?
- Mais tais toi donc ! Si la petite a voulu garder le silence, c’est par peur. Elle avait peur d’être déçue. Elle avait peur de se mettre avec quelqu’un. Le conseil a essayé d’utiliser son fils pour la manipuler. Elle l’a abandonné pour son bien et, en se mettant avec toi, elle a prit le risque de voir tout ça recommencer. Et en plus, elle n’était même pas sûre que tu serais un gars sérieux, alors voilà, elle a voulu garder le secret pour vous protéger tout les deux. C’est clair comme ça ?
- … ‘suis capable de me défendre moi, nanmého !
- Ben n’empêche que t’es quant même un crétin ! La différence entre avant et maintenant, c’est que là, elle sait que c’est du costaud entre vous et que tu es capable de te défendre au cas où. Maintenant tu te tais et tu fais ce qu’elle te dit.
- Gnagnagna …
- Flora, un jour, cet andouille comprendra qu’il faut écouter sa femme. En attendant, sois patiente avec lui.
- Merci Fernand.
- Y a pas de quoi mon enfant. »

Stan se lève et s’éloigne de quelques pas en râlant puis sort son téléphone mobile. Au bout de quelques secondes :
- « Salut Blue. … C’est Stan. … Stan, oui LE Stan … oui, de la Xgen … Oui … Oui … OUI, mais tu vas me laisser en placer une, ouais ?? .. Je … Non, non, je ne me tape pas ta sœur … Parce que c’est du sérieux entre elle et moi et … Non, ça ne revient pas au même. … Non. Non, j’te dis … Bon, arrête, y a le haut parleur et Flora n’est pas très contente de ce qu’elle entend (petit clin d’œil dans sa direction). … Ha ben tu fais moins le malin, là, hein. Allo ? … Ha, ouf, j’ai bien cru que t’étais tombé dans les pommes dis donc. … Non. Non ! … Tu ne m’appelle pas ton beauf, non. Arrête tes conneries … Non, j’irais pas à la pêche avec toi. … Ha mais ta gueule quoi ! ! ! »

Stan ferme l’appareil et le glisse à nouveau dans sa poche.
- « Bordel, mais il est incroyable ce type !
- Oui, ben te plains pas, c’est pas ton frère.
- Non, c’est mon beau-frère, c’est pire.
- Hihi.
- Vas-y, c’est ça, rigole. En attendant, il veut nous inviter à manger. Une sortie entre couple, nous deux, lui, sa nana …
- Houlala … si elle est comme lui …
- Elle EST comme lui. Peut-être même pire, va savoir. Mais bon, tu as voulu lui dire, c’est fait. Il faut assumer maintenant. ». Flora se prend la tête entre les mains
- « Au mon Dieu. Je crois que je commence déjà à le regretter ! »
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MessageSujet: Re: Stanley   Mer 14 Mai - 23:00

De son jeune temps, Fernand ARROW avait été un sculpteur très prometteur. L’histoire l’aura laissé dans l’ombre, mais maintenant qu’il était à la retraite, son inspiration lui était revenue.

Son étage était donc naturellement devenu un véritable foutoir. Les quatre corps d’XT71 réservés à son usage personnel étaient tous passés entre les mains du petit vieux. Flora en trouvait le résultat des plus intéressants. Stan, lui, restait hermétique à tout cela.

Sa petite amie aimait passer régulièrement chez son beau père pour voir où en étaient les choses. Il s’en suivait parfois de longues discussions jusque tard dans la nuit.

Notre petit monde formait à présent une véritable famille.

Le Mastermind avait rejoint sa dulcinée chez le vieux Fernand. Ils étaient dans une salle holographique. Fernand montrait des photos de son épouse et d’un Stan âgé d’à peine trois ans. La fin de l’époque couche-culotte … Quelle horreur.
- « Et voilà, maintenant, ma petite, tu sais pourquoi je suis comme ça avec Stan : je ne pourrais jamais prendre au sérieux un gars que j’ai vu en couche culotte !
- Très drôle papa …
- Salut fiston. Ca avance bien en bas ?
- Ouep. Je suis presque en mesure de permettre une connection totale entre XT71 et la cuve Riktie. Ce n’est qu’une question de jour. Peut-être, même, d’heures. ». Flora fait signe à Stan de s’asseoir sur sa chaise longue – il n’y en a que deux dans la pièce – puis s’allonge contre lui, face orientée vers Fernand.
- « Tu étais trop mignon bébé.
- Ho. Désolé que ce ne soit plus le cas … ». Une petite tape sur le torse du macho.
- « Mais si, mais si, ça peut aller encore. ».

La discussion dérive tout naturellement sur les jeunes années de Stanley, avec toutes les petites histoires rigolotes que l’on peut avoir sur un enfant de cet âge. Un brin de nostalgie pointait parfois dans la voix de Fernand, mais cela n’allait jamais à la tristesse, enfin … Plus maintenant.

C’est un trio hilare qui se fait interrompre par XT71.
- « Excusez moi, PERE. Robert GELLUCK demande à vous voir.
- A quel sujet ?
- Programmation comportementale de vos enfants.
- Ha. Tu pense que c’est important ?
- Connaissant Robert GELLUCK, les explications ne manqueront pas d’être longues et tortueuses, mais forcément intéressantes. ».

Stan pousse, tendrement, sa compagne et se lève.
- OK. Bon, dis lui que j’arrive. Passe une bonne fin de soirée papa. Bisous Flo. On se voit tout à l’heure ?
- Non. Je viens avec toi, je n’ai pas encore mis les pieds dans ton atelier. Je voudrais voir la cuve de près.
- Ca roule. ».

Flora embrasse son beau-père de loin puis s’en va, main dans la main avec Stan.

Le vieillard regarde XT71 un moment puis, avec une vivacité que ne laisserait pas présumer son grand âge apparent, se lève.
- « XT, débarrasse les boissons et remet moi dans un verger. Ho, et puis ramène moi la sculpture numéro sept. Je me sens d’humeur à l’avancer ce soir.
- De suite monsieur. ».


Le jeune couple arrive enfin à l’atelier.

Anne est en train d’entrer un programme dans l’un des écrans de contrôle.

Robert, lui, attendait avec impatience l’arrivée de Stan. Il s’apprête à se jeter littéralement sur lui quand il remarque la présence de Flora. Cela suffit à lui couper son élan.
- « Heu … Bonjour. Vous devez être Flora, je suppose ?
- Oui.
- Enchanté. Je suis Robert. Voici mon épouse, Anne … ANNE ! Tu peux venir deux secondes, s’il te plaît. Il y a Flora, la compagne de Stan … ».

Anne lance un ‘ouais, ouais, deux secondes …’ puis vient au bout de deux minutes.

Une chemise blanche a été lancé à la va vite sur ses épaules. Un petit haut moulant jaune a le plus grand mal à contenir ses énormes seins. Un pantalon taille basse laisse dépasser un string rose. Talon aiguilles, roses eux aussi, pour travailler … Ca, c’est du style recherché …

Anne détaille Flora des pieds à la tête. Tailleur. Fifille coincée toute gentille … Bobonne à la maison, quoi. Certainement une nunuche qui se fait entretenir par son mec … Elle s’adresse à elle, une pointe de mépris dans la voix.
- « Salut. Je suis Anne … Enfin, Robert à du vous le dire.
- … Enchantée. Flora. ». Les deux jeunes femmes se serrent la main, froidement.
- « Hey, Stan, je ne te voyais pas comme ça, petit cachottier.
- Pardon ?
- Ben oui, regarde ta nana : elle m’a l’air coincée à souhait. Et tout le monde sait que c’est des grosses vicieuses en fait ! »

Stan et Robert regardent Anne, bouche bée.

Flora accuse visiblement le coup.

Robert est le premier à rompre le silence, entraînant son épouse jusque son lieu de travail :
- « Bon, ce n’est pas tout ça mais …Anne n’a pas fini ce pourquoi elle est descendue. »

Stanley en profite pour mettre sa compagne au parfum :
- « Est-ce que je t’ai dit qu’Anne et Fabienne (la Viuda Negra, ndlr) étaient très copines ?
- Non. Mais ça ne m’étonne pas. Elles se connaissent depuis longtemps ?
- Quelques jours. D’après XT., elles sont très vite devenues copines de lit.
- La vache … » Flora regarde Stan de travers. « Dis donc … Il ne t’aurait montré certaines scènes des fois ?
- Non, non. Il s’est juste cru obligé de me le dire. Il lui est interdit de filmer quoi que ce soit lorsque quelqu’un s’adonne à ce genre d’activités.
- Tant mieux. Bon, je te laisse avec Robert et ses explications. Je vais parler avec Anne.
- Pour quoi faire ?
- Rigoler un petit peu. »

Stan regarde la jeune femme s’éloigner. Rigoler un petit peu … Le fait d’avoir à nouveau une vie privée semblait changer profondément Flora, jusqu’à un certain point tout du moins. Mais cela ne semblait pas être une mauvaise chose. Flo commençait à regarder son entourage autrement qu’en simple professionnelle.

- « Pouvons-nous commencer ? ». Le mutant sursaute presque.
- « Oui. XT. m’a dit que tu avais trouvé une solution pour mes enfants ? Tu auras été rapide avec ton programme.
- Rien à voir. Tes enfants possèdent un cerveau polymérisé, on est bien d’accord ?
- Oui.
- Et tu y transfert ta psyché.
- Oui. Et alors ?
- Alors, reprogrammer le comportement d’un tel système m’est tout bonnement impossible. Il n’y a pas de code source. Et même s’il y en avait un, il ne serait certainement pas basé sur un système binaire comme en informatique.
- Alors pourquoi dire que tu as une solution ?
- Parce que j’en ai une. Polymériser un cerveau ne transforme pas les équilibres chimiques qui y existent. Le fait d’y transférer ta psyché te permet juste de mettre tous les neurones du cerveau cible dans le même agencement que le tiens. Mais il y a tout de même de légères différences, notamment par rapport aux différents taux d’hormones qui s’y trouvent. Du coup …
- Du coup, le comportement de mes enfants sont altérés par rapport à l’équilibre chimique qui s’y trouvait avant que j’y transfert ma psyché.
- Bingo !
- Merde …
- Quoi donc ?
- Je n’ai jamais fait gaffe à l’origine sexuelle des cerveaux que j’utilisais.
- Erf. Mais c’est pas grave. J’ai trouvé le moyen de modifier ça, il suffira de proposer ça à tes enfants, ceux qui ne se sentent pas bien dans leur peau n’auront qu’à repasser pour un rééquilibrage.
- Non.
- Pardon ?
- Ce ne sont pas de simples machines. Ils sont bien vivants, à leur manière. Si l’un d’entre eux ne se sent pas bien, je préfère qu’il vienne me le dire, et nous lui proposerons deux choix. Ton rééquilibrage ou un changement de sexe.
- C’est aussi une solution. Par contre, ma solution te permettra de ne plus avoir le souci à l’avenir.
- Et comment ça marche ton truc ?
- C’est simple. Le comportement humain est conditionné à partir d’un taux de différentes hormones : l’endorphine, qui est une sorte de drogue naturelle du cerveau que l’on produit lors de séances de sport, de relation sexuelle ou en prenant certaines substances. Ensuite, il y a l’ocytocine, ou hormone de l’attachement, que l’on produit lorsque l’on est en contact physique avec la personne aimée, pour faire court. L’adrénaline, ou booster du comportement. La testostérone, qui conditionne, en gros, l’agressivité. Et, pour finir, l’oestrogène ou la progestérone, comportement plus féminin et qui a un impact direct sur la silhouette des femmes. J’ai rentré les différents taux dans le système informatique de la cuve.
- Wow. Tu as bossé ton dossier dis donc.
- Non. En fait, j’ai quelques anciens collègues qui ont travaillés sur le sujet. Je n’ai fait que récupérer leur thèse sur Internet.
- OK. Il serait possible de faire un test ? ». Robert sourit et montre un container sur une table plus loin.
- « Oui, bien sûr. J’ai un cerveau pour les test, ici.
- Allons-y alors. »

Stan prend le container et s’en va le déposer dans la cuve Riktie pendant que Robert demande à son épouse de se prendre une petite pause.

Dès que tout est en place, il entre quelques commandes. Immédiatement, les nanomachines entrent en action et entament la polymérisation. Robert se sent obligé d’en expliquer le processus à Flora e Stanley.
- « La cuve Riktie possédait dès l’origine les programmes inhérents à la polymérisation de systèmes biologiques. Nous pensons que cela fait partie des phases de fabrication de leurs singes de combats. Le processus est donc rodé et nous avons, tout au plus, un petit pourcent de perte. La matière première pour la polymérisation est du simple sable. Tous les éléments nécessaires y sont présents et ça ne dure que quelques minutes. Voilà, nous en sommes déjà à 95%.
- C’est … impressionnant. Le même travail me demandait des heures dans certains cas …
- Ca y est, c’est terminé. Bien, maintenant, il faut faire des mesures sur toi, Stan, histoire d’enregistrer ta psyché.
- Non, ne l’enregistre pas. Je préfère reprendre les mesures à chaque fois. Ca augmente leurs différences.
- OK. Tu peux entrer dans la cuve ?
- Oui, oui, bien sûr. »

Robert accompagne le mutant, récupère le cerveau polymérisé, le pose sur une table puis s’apprête à retourner vers le panneau de contrôle de la cuve quand les corps XT71 présents s’interposent, prêts à activer leurs armes si nécessaire.

Robert lève les mains en l’air, et regarde les deux autres, avec un air d’incompréhension.

Stan se prépare à sortir de la cuve quand Flora lui fait signe de ne pas bouger.
- « XT. Peux-tu m’expliquer ce qui se passe ?
- Oui madame. Cette cuve est potentiellement dangereuse. Le dénommé Robert GELLUCK n’a pas encore fait preuve qu’il était digne de confiance. Ma fonction même m’oblige à prendre les mesures nécessaires afin d’assurer votre protection ainsi que celle de PERE. ». Stanley hurle après le majordome depuis l’intérieur de la cuve :
- « XT., je t’ordonne de laisser Robert faire son boulot, tu m’as compris ?
- J’ai bien compris, mais je me vois dans l’obligation de refuser. Faire cela vous mettrait en danger. ». Flora s’approche du corps d’XT71 le plus proche du panneau de contrôle.
- « XT … Tu as confiance en moi ?
- Cela va au-delà de la simple confiance, madame.
- C’est à dire ?
- Je vous aime. S’il arrivait quoi que ce soit à PERE, vous en seriez grandement affectée. Je ne puis donc le permettre.
- … Très bien. Je vais donc effectuer les mesures, sur les indications de Robert. Tu te sens capable de me dire si les instructions entrées représenteraient une menace ?
- Oui.
- Alors, nous allons travailler comme cela. Mais un jour, il faudra bien que tu fasses confiance à cet homme. Tu ne crois pas ?
- Cela me semble logique.
- On pourrait … Faire le premier pas, ce soir ?
- Cela représente un danger, madame.
- J’en prends la responsabilité. Et puis n’oublie pas quels sont les pouvoirs de Stanley … Il serait parfaitement en mesure de stopper la machine en cas de soucis.
- C’est vrai.
- Bien, recule. Robert, venez faire ce que vous avez à faire. »

XT71 recule juste assez pour laisser travailler Robert GELLUCK, mais demeure relativement près afin d’avoir le temps d’intervenir rapidement en cas de problème. Flora reste à coté du savant tout en étant prête à le stopper, elle aussi, si tout ne se déroulait pas comme prévu.

Robert lance différentes phases de mesures. Au bout de quelques minutes, il va ouvrir la cuve pour en faire sortir Stan puis remet le cerveau en place pour les dernières phases de traitements.

Il effectue la réorganisation des neurones puis effectue quelques réglages hormonaux.

Il annonce la fin des traitements très sèchement :
- « C’est terminé. Il s’agit d’un cerveau dans des normes féminines.
- Merci. Il ne me restera plus qu’à lui créer un corps à l’aide de mes cuves.
- Très bien. Je vais donc vous laisser.
- Un instant, Robert. Je voudrais te présenter mes excuses quant à XT71 … Saches qu’il a l’obligation d’agir de la même manière vis à vis d’une tierce personne en ce qui vous concernent, ta femme et toi. Il faut juste qu’il apprenne à avoir confiance en vous, c’est tout.
- Mouais, tu parle … Bon, je vais rejoindre Anne … ».

Stan laisse XT se charger de ranger l’atelier et monte dans la chambre en compagnie de Flora.

Un silence pesant s’est installé. Stan se couche le premier, après avoir fait une séance de toilette rapide.

Flora le rejoint peu de temps après.
- « Stan ?
- Oui ?
- XT. m’a dit qu’il m’aimait.
- J’ai remarqué.
- Ca ne t’inquiète pas ?
- Non. Je trouve la situation gênante, mais pas inquiétante.
- Pourquoi ça ?
- De tous mes enfants, il est le seul que je remets à jour régulièrement. Du coup, il éprouve les mêmes sentiments que moi à ton égard. Ce faisant, tes prérogatives sont certainement supérieures aux miennes. Tu n’as qu’à voir avec l’épisode de la cuve, il a refusé de m’obéir, alors qu’à toi …
- Ouais. Je ne voudrais pas qu’il s’en prenne à toi …
- Non. Il a du mal à faire le distinguo entre lui et moi. Si je venais à disparaître, c’est comme si une partie de lui disparaissait en même temps.
- Tu crois ?
- Essaie de lui en parler, tu verras bien . »

Stan a à peine fini sa phrase que la porte s’ouvre à la volée. XT71 entre en trombe :
- « PERE. Il faut que je m’entretienne avec vous de toute urgence. »
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MessageSujet: Re: Stanley   Jeu 15 Mai - 20:12

Nous retrouvons Flora, Stan et XT71 dans la cuisine.

Flora, tout autant que Stan, semblent sous le coup d’un choc. XT. leur a servit de quoi boire, mais personne ne l’a encore fait.

Stanley fait un signe négatif puis baisse la tête.
- « Et tu dis que c’est où ?
- Je n’ai qu’une partie de votre bras gauche.
- Impossible. Je veux dire … Je ressens bien une gêne, mais pas de douleur …
- D’après mes recherches sur le net, cela peut être le cas jusqu’à un stade avancé. Certaines personnes ne commencent à se rendre compte qu’il y a un souci qu’à partir du moment où le cancer est métastasé. Ce qui n’est pas encore le cas, ce dont nous ne pouvons que nous réjouir.
- Ha ouais, tu parles ! Salut tout le monde, j’ai une sarcome ostéogénique mais tout va bien, hein, c’est pas encore métastasé. Au fait, ça se passe bien chez vous ?
- PERE, grâce à la cuve Riktie, nous avons la possibilité de l’empêcher d’évoluer. Il nous suffit de vous réinitialiser le bras régulièrement par rapport aux dernières mesures. ». Pour la première fois depuis l’annonce d’XT., Flora prend la parole.
- « Sans compter que je ne compte pas pour du beurre.
- Pardon ?
- Tu es fait de chair et de sang Stan. N’oubli pas mes pouvoirs. Je peux te retirer la partie malade et restructurer ton ossature avec une partie saine. Je suppose que la cuve nous permettra de savoir exactement où sont situées les zones infectées.
- Mouais. Un coup de bol que je me sois gratter la tête pendant les mesures de Robert. Et un autre coup de bol qu’XT ait été prêt à se connecter à la cuve. Et qu’il ait eu la curiosité de regarder un peu mieux les mesures.
- PERE, je préconise d’effectuer un ensemble de mesure sur l’ensemble de votre corps afin d’identifier le plus tôt possible la totalité des zones infectées.
- OK, OK, allons-y. »

Le jeune couple descend à nouveau dans l’atelier. Stanley va directement dans la cuve Riktie.

Sans attendre, XT71 lance les procédures d’analyse.

Plusieurs minutes plus tard, Stan ressort de la cuve.

Flora attend déjà du coté de la plate-forme mobile que Stan utilise pour les rares maintenances nécessaires pour ses enfants. Elle a les larmes aux yeux.

Le Mastermind s’installe et sourit à sa compagne.
- « Hé, du calme chérie, ça ne peut pas être si terrible que ça.
- Tais-toi Stan. J’ai du travail.
- Tant que ça ?
- …
- Flo ?
- Je t’ai dit de te taire. XT., donne-moi les localisations exactes sur les écrans de contrôle. »

Stan tourne la tête et regarde les écrans.

Dix-sept zones sont indiquées, certaines déjà grosses comme le poing.
- « Merde.
- Hé ! Toi, tu ne te laisses pas aller, vu ?
- Non mais, t’as vu l ‘étendue des dégâts ?
- J’y passerais le temps qu’il faudra, mais il est hors de question que je te laisse tomber. Bon, XT, je vais à Scalpel, je dois y récupérer de quoi l’endormir, il est trop nerveux pour que je puisse travailler correctement.
- Nous vous attendons madame.
- Et lui, il ne bouge pas d’ici, compris ?
- Oui madame. ».

Flora s’en va, laissant son homme entre les mains de leur majordome.
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MessageSujet: Re: Stanley   Jeu 15 Mai - 21:04

Flora est vautrée dans le sofa d’un petit salon, à proximité de la chambre à coucher.

De grosses cernes de fatigue lui barrent le visage qu’elle n’a pas le courage de corriger.

Un XT71 se tient à ses cotés.
- « Il est plus de dix heures madame. Vous n’allez pas travailler aujourd’hui ?
- … Non. Je veux être là quand Stan se réveillera.
- D’après mes senseurs, il est encore endormi. Je ne suis pas sûr qu’il prenne bien le fait que vous restiez ici juste pour lui.
- J’ai d’autres chats à fouetter que le travail là.
- Je comprends. »

Un ange passe.

Flora regarde le robot.
- « XT. ?
- Madame ?
- La dernière fois, vers la cuve … Tu m’as dit que tu m’aimais ?
- … Effectivement.
- Pourtant, je pensais que Stan t’avais créé sans la possibilité d’éprouver de sentiments.
- Pour comprendre, il faut que je vous montre quelque chose.
- Je te suis. »

Le majordome électronique conduit la maîtresse de maison jusque dans le couloir menant à l’atelier.

Arrivé là, il s’arrête au milieu puis se tourne en direction du mur gauche.

Une partie glisse dans un chuintement presque inaudible.

Là, dix cerveaux reliés à une machinerie complexe apparaissent.
- « Me voici.
- C’est toi, ça ?
- Oui. Enfin, ma conscience. Je suis aussi bien dans ces cerveaux que dans chacun des trente-deux corps dont PERE m’a doté.
- Ca n’explique pas tes sentiments.
- C’est exact. Comme je vous l’ai dit, PERE ne m’a pas doté de la possibilité d’éprouver des sentiments par moi-même. ». Devant l’air interrogateur de Flora, XT continu ses explications : « Je m’explique. Ce cerveau, au centre, ne sert qu’à synchroniser et diriger les décisions et informations allant et venant de ce groupe de huit cerveaux. Aucun de ceux-là ne me permet d’éprouver de sentiments. Ils gèrent les décisions présentes et à venir. PERE pense que je suis plus à même de prendre les bonnes décisions sans intervention sentimentaliste. Le dernier cerveau est une copie de celui de PERE. Il effectue une mise à jour par semaine à peu près. Par contre, ce cerveau est mort et ne peut servir que de mémoire. Aucune décision ne peut y siéger.
- Je vois. Tu m’aimes uniquement parce que Stan m’aime.
- Oui.
- Tu ne le jalouse pas ?
- Non. Je vis sa vis à travers ses dons mémoriels. Je connais le bonheur grâce à lui. Si je m’en prenais à lui, je me couperais de toute cette partie de moi.
- En fait, tu lui es lié et plus fidèle que ce que n’importe quel programme ne le permettrait.
- Effectivement. C’est une façon de voir les choses. Je préfère penser que nous formons une certaine symbiose. Nous nous complétons l’un l’autre afin de gérer au mieux les différents aspects de nos deux vies.
- … Au fait, les GELLUCK ont remarqué que tu t’étais connecté à la cuve ?
- Oui.
- J’espère qu’ils ne l’ont pas trop mal pris …
- Il y a eu un moment de flottement, dirais-je. Mais ils l’ont relativement bien accepté lorsque je leur ai fait part des améliorations possibles grâce à cette nouvelle interface avec moi. Ils sont, d’ailleurs, en train de l’expérimenter.
- Ha ?
- Oui. Anne GELLUCK et la Viuda Negra apportent quelques amélioration à Robert GELLUCK.
- Des am … Je pense connaître la réponse, mais de quel ordre ?
- Purement sexuelles.
- Ca intéresse la VN, ça ?
- Oui. Elle partage leur intimité. ». Flora rougit un peu.
- « Ils sont incroyables ceux-là …
- Madame ! PERE vient de se réveiller, il hurle. Je pense que c’est du à une douleur affreuse. »

Flora part en courant.
- « Dis aux GELLUCK de sortir de l’atelier immédiatement, nous allons avoir besoin de la cuve de toute urgence ! »

Elle traverse les couloirs à toute allure et, en effet, elle ne tarde pas à entendre les hurlements de douleurs du Mastermind.

En entrant dans la chambre, elle voit deux XT71 qui tentent de maintenir Stanley en place.
- « Mets le sur le ventre et maintiens-lui la tête, je ne veux pas qu’il bouge ! »

Flora fait une manipulation rapide.

Stanley se calme immédiatement et sombre à nouveau dans l’inconscience.
- « Les GELLUCK ont quitté l’atelier ?
- Pas encore. Anne GELLUCK demande encore quelques minutes.
- … Commence à descendre Stan. Ne dis rien à personne, d’accord ?
- Oui madame. »

Le majordome prend le mutant le plus délicatement possible puis commence à le descendre vers l’atelier.

Dès que les GELLUCK libèrent la place, XT71 place Stanley dans la cuve et relance une série de mesure. Anne attend les résultats avec anxiété.
- « Au mon Dieu. Mais c’est … C’est impossible !
- Il semblerait que toutes parties que vous avez retirées cette nuit soient de nouveau infectées. Je compte aussi quatre nouvelles zones.
- Je vois ça … Ce n’est pas un cancer. En tout cas, pas celui qu’on croit.
- Que fait-on ?
- Contactes HR. Il a promis à Stan de l’aider. Je pense qu’il n’y aura pas de meilleur moment pour prouver sa bonne volonté.
- De suite.
- Et remonte Stan dans la chambre. Je vais le réopérer … Au moins pour couper la sensation de douleur. Ho, et envoi ce que je lui ai retiré cette nuit dans un laboratoire pour analyse. Choisis-en un qui n’a de relation ni avec l’Arc, ni avec Arachnos.
- J’en ai un dans mes listes, qui dépend directement de l’avant-garde.
- Bonne idée. Bien. Je ne pense pas qu’on pourra faire quoi que ce soit de plus aujourd’hui. »
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MessageSujet: Re: Stanley   Dim 25 Mai - 20:35

Le complexe.

Flora n’est pas allée travailler depuis plusieurs jours. Depuis qu’elle a coupé les liaisons aux centres de douleur de Stan, celui-ci reprend, peu à peu, ses activités.

Tout ce qu’ils savent, c’est qu’il ne s’agit pas d’un cancer. L’évolution semble lente mais inaltérable. Les différentes tentatives de Flora pour retirer les parties infectées se sont toutes soldées par de cuisants échecs. En effet, moins de 24 heures après l’opération, toutes les parties infectées l’étaient à nouveau et plus Flora s’acharnait à intervenir, plus rapide semblait la contagion.

HR, qui était venu plusieurs jours avant, avait promis de faire son possible pour venir en aide à Stan. Il était repassé le matin même pour que Flora lui fasse la même tête qu’un super héro : la Brute avait enfin trouvé quelqu’un pour étudier le cas du Mastermind. Le seul détail étant qu’il s’agissait de Jonahtan Saint John Smythe du SERAPH, travaillant à la mairie de Paragon City.

Le Mastermind l’avait alors équipé de la même balise de téléportation que Flora.

Il avait, par la suite, aménagé une pièce pour accueillir leur futur prisonnier. Plusieurs caméras avaient été installées afin d’avoir un maximum d’angles de vues possible. Ainsi, la seule personne que le professeur verrait serait son ravisseur.

Anne, Fabienne et Robert avaient insisté pour être présent (Stan avait décidé de mettre Robert au courant puis celui-ci avait vendu la mèche à ‘ses’ deux femmes).

Tout à coup, HR et le professeur Saint John Smythe apparaissent dans un éclair lumineux.

Stanley désactive immédiatement tous les appareils électroniques que le professeur a sur lui pendant que la Brute assoit le vieil homme sur une chaise devant un petit bureau sur lequel est posé un épais dossier.
- « Maintenant, écoute moi bien Jonahtan : tu ne quitteras pas cette pièce tant que tu n’auras pas étudié ce dossier. Une fois que ce sera fait et que tu nous auras donné tes conclusions, je te remmènerais chez toi. Sans aucun mal, bien entendu.
- Vous n’êtes pas Jab …
- C’est bien, quelle vivacité d’esprit. Au boulot. »

Le vieil homme ouvre les dossiers, parcours les différentes pages, regarde les résultats d’analyses des parties infectées.

Apparemment, quelque chose lui a sauté aux yeux.

Après s’être mis à fouiller les différents documents dans tous les sens, il laisse échapper un soupir puis se tourne vers la Brute :
- « Votre cas est très intéressant. Il me faudrait un accès Internet. Je dois contacter certains collègues.
- Non. A quoi pensez-vous ?
- … Vous connaissez le roi des ferrailleurs ?
- Pas personnellement, mais bon … Je vois bien de qu’il s’agit.
- Il n’y aurait pas un lien de parenté entre le roi des ferrailleurs et le sujet de ces mesures ?
- Pas à ma connaissance.
- Personnellement, j’y mettrais ma main à couper.
- Bizarre … Il me semble bien que le roi des ferrailleurs voit ses pouvoirs basés sur sa puissance psychique, non ?
- Effectivement.
- Bien. La personne sur laquelle ont été faites ces mesures altère la réalité. Il n’a aucun pouvoirs psychiques à ma connaissance.
- Mmmmh … Pourtant, les effets de son pouvoir sur son propre corps sont bien du même genre que ce qui est arrivé au roi des ferrailleurs. Enfin, pour autant que je puisse en juger.
- C’est à dire ?
- Une sorte d’effet feed-back. Son pouvoir venait de son corps. A force de les utiliser, il y a eu comme un rejet, qui a eut pour effet de remplacer toutes les parties organiques par … Autre chose. D’après ce que je vois, ce corps fait de même et semble avoir commencer un processus de synthétisation.
- Je vois. Quels vont être les effets à long terme ?
- Le roi des ferrailleurs ne doit sa survie qu’au fait d’avoir abandonné son corps pour une machine de sa conception. Enfin, à ce qu’il paraît, nous n’avons jamais pu avoir ce genre de documents le concernant. En ce qui concerne votre ami … Je n’ai aucune idée de ce qui va lui arriver …
- Faites un effort …
- Je lui donnerais une chance sur deux. Ca va évoluer comme un cancer dont certaines phases seront mortelles. Quoi qu’il en soit, il faudra constamment le garder sous contrôle médical. S’il a la possibilité de se créer un nouveau corps, je ne saurais que trop lui conseiller de le faire. ».

La Brute jauge le vieil homme quelques instants puis réactive la balise, les téléportant tous deux à Paragon.

Il réapparaît quelques secondes plus tard, seul. Il rejoint ses amis juste après avoir rangé tous les documents dans le dossier.
- « Vous avez entendu ? » XT71 est le premier à répondre.
- « Oui. Tout a été retransmis sur cet écran.
- Stan … Tu serais capable de te créer un nouveau corps ?
- Dans l’absolu, oui. Mais … Mon pouvoir a sa source dans mon corps. Qu’arriverait-il ?
- Personne ne peut le savoir. ». Robert continu.
- Non … Personne ne peut le savoir. Un chose est sûre, nous avons deux avantages indéniables : Flora et la cuve Riktie.
- C’est à dire ?
- La ‘maladie’ évolue lentement, sauf en cas d’attaques violentes de la part de Flora, où elle se reconstitue presque à l’identique en moins d’une journée.
- Et ?
- Le ‘presque’ peut jouer en notre faveur. Si une altération pouvait se révéler mortelle, Flora pourrait la retirer. Ou bien, encore, nous pourrions utiliser la cuve Rikti pour la faire régresser à une phase antérieure. La nouvelle évolution, soumise à des stimuli différents ne progresserait pas tout à fait de la même façon. Il suffira de le suivre de près, une à deux fois par jour je dirais …
- C’est envisageable. Par contre, il faudra garder ça secret. ». Flora vient se mettre tout contre son homme.
- « Je reconnecterais tes centres de douleur.
- Oui, mais … Et si j’ai une nouvelle crise dans le genre de celle que j’ai eu après ta première opération ?
- Je serais là.
- Et ton boulot ?
- Je pourrais me téléporter ici à tout moment. Il te suffira d’installer une connection avec XT dans mon bureau.
- … Désolé de t’embêter avec ça.
- C’est pas grave. Il faut aussi trouver une solution pour la XGen.
- Oui. Enfin, je pense en avoir une. » Stan se tourne du coté de son majordome : « XT, ça te dirait d’avoir un nouveau corps ?
- Vous voulez que je vous remplace ?
- Oui. Tu pourras facilement commander une demi-douzaine de robots en plus de tes différents corps. Robert, tu veux bien me faire une armure à partir d’une des tiennes ? Il faudra aussi qu’Anne installe plusieurs types de champs de forces et que vous me passiez une série de robots pour remplacer les miens … Ils ont tendance à s’inactiver s’il s’éloignent trop de moi.
- Pas de souci. Il te faut tout ça pour quand ?
- Ce soir.
- On a du boulot alors. »

Robert quitte la pièce pour se rendre à l’atelier, suivi d’Anne.

Stan prend la main de sa compagne, pour attirer son attention.
- « Ils faut que je crée un nouveau corps pour XT. J’ai du mal à utiliser mes pouvoirs depuis que tu as …
- Oui. Je sais, j’ai paré au plus pressé. XT, monte Stan dans la chambre, je vais opérer sur le lit. Si la douleur est toujours présente, ils devront se débrouiller sans toi.
- Ca marche
- Il faudrait aussi que tu me crée une pièce spécialement aménagée pour ce genre d’activité. ».

Personne ne sait, au sein de la XGen, qu’en fait du Mastermind, il s’agit de son majordome qui se trouve dans cette horrible armure noire et bleue.

A chacune de ses sorties, par contre, Stan passe tout son temps derrière un écran pour être au courant de tout ce qui se passe ou pour donner les bonnes réponses aux différentes interrogations de ses interlocuteurs.
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MessageSujet: Re: Stanley   Mer 24 Déc - 13:28

Flora entre dans le laboratoire de Stan.

Ce dernier s’affaire sur une nouvelle cuve, lançant tous les travaux depuis la cuve Riktie, à l’aide d’XT71.


Le mutant a l’air à bout de force.

Flora le rejoint et lui pose la main sur l’épaule, à ce simple contact, le visage de Stan se crispe de douleur.
- « Ca n’a pas l’air d’aller.
- … Si, si.
- Tu transpires. Tu as trop usé de tes pouvoirs ?
- Oui. »

La jeune femme fait la moue, puis tourne le siège de Stan, l’obligeant ainsi à lui faire face.
- « Tu ments. ». Stan lance un coup d’œil plein de colère au panneau de contrôle de la cuve.
- « XT a encore ouvert sa grande bouche ?
- Il s’inquiète pour toi. Les douleurs sont à nouveau revenues. Et un passage dans la cuve n’a pas vraiment arrangé les choses.
- Non. Effectivement.
- D’où ma présence. Il pense que je dois intervenir.
- Oui, et bien j’en ai assez d’attendre de voir ce qui va déconner et de savoir si ça me tuera avant que tu ne puisses venir voir ce qu’il se passe. »

Flora regarde cette nouvelle cuve un peu plus attentivement. Certains détails prouvent qu’il ne s’agit pas d’un incubateur.
- « C’est quoi ton nouveau projet ?
- Mon corps se synthétise naturellement. Mais pas sans complications potentiellement dangereuses. » Les yeux de Flora s’agrandissent de surprise :
- Tu veux devancer le processus et polymériser ton corps, comme tu le fais avec le cerveau de tes enfants !
- Tout juste.
- Tu vas y perdre ton humanité.
- Pas trop gênant pour un mutant.
- Et tes pouvoirs ?
- D’après mes simulations, mon pouvoir grandi avec l’état d’avancement de la polymérisation.
- Ca fait longtemps que tu planches là-dessus ?
- Non. Disons que j’ai été aidé.
- Qui ?
- Un clockworth m’a fourni un dossier avec des formules qui m’ont servit de base de travail.
- Le roi des ferrailleurs t’aurait aidé ?
- On dirait bien. Mes pouvoirs, même s’ils ne sont pas tout à fait identiques, ont un lien avec les siens. Je ne sais pas jusqu’où ça peut bien aller, mais je sais qu’il me surveille de près. De toute façon, j’ai analysé tout ça et le processus ne me semble pas très dangereux.
- Pas très ???
- En tout cas, moins que d’attendre comme un con pour voir si je crève ou non. Et puis, si ça fonctionne pour moi, je pourrais l’adapter pour toi.
- Pardon ?
- Une fois polymérisé, un corps est virtuellement immortel.
- Ha … » Flora se perd dans ses pensées quelques instants puis se contente de répondre : « Non.
- Pourquoi ?
- Je tiens à garder la maîtrise de mon corps. Je vaincrais la mort par mes propres moyens. Bon, c’est pas tout ça, viens te mettre sur la plateforme de maintenance j’ai du travail qui m’attend !
- Tu veux vraiment le faire ? La cuve est quasiment prête. Elle devrait corriger les erreurs de ma mutation.
- C’est comme tu veux. De toute façon, je vais tout de même retirer l’argent de l’opération, alors autant être payée pour faire ce qu’il faut pour arranger les choses, non ? »

Stan ne dit rien et se contente de se soumettre à la demande de sa compagne.
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MessageSujet: Re: Stanley   Lun 2 Mar - 20:17

Comme Promis lors du passage au 50 de Stan, voici la fin de son BG.


Voici plusieurs semaines que Stan s’est enfermé dans la cuve. D’après XT71, qui le surveille en continu, le maître des robots devait dormir pendant tout le processus de polymérisation.

Flora, elle, avait continué ses activités comme si de rien n’était, au prix d’un certain effort pour se changer les idées. Jamais elle n’aurait pensé pouvoir s’inquiéter à ce point pour le mutant. Elle s’était trouvée tellement désemparée qu’elle s’était même laissée trainer en boite par Anne une fois. Jamais on ne l’y reprendrait.

Ce matin, comme depuis un certain temps, donc, Flo dort paisiblement dans le lit conjugal. Le réveil indique six heures. L’hologramme montrant une jungle équatorial passe, lentement, de la nuit au jour. A six heures et demie, la mutante est pleinement éveillée quand un corps d’XT71 lui emmène son petit déjeuner au lit.
- « Madame Flora, PERE devrait sortir de sa cuve aujourd’hui. Désirez-vous annuler vos rendez-vous de ce jour pour y assister ? »

Flora se contente de prendre son petit déjeuner, comme si de rien n’était. Une fois fini, elle se contente de répondre :
- « Non. Merci.
- Très bien madame. Permettez que je vous débarrasse. »

La mutante fini de se préparer et se téléporte directement à Scalpel, dans son bureau.

La matinée se déroule plutôt bien jusqu’à ce qu’une cliente soit en retard. Lassée d’attendre, flora sort pour aller accueillir sa cliente suivante lorsqu’elle remarque un attroupement vers la salle de repos. C’est le reportage d’une jeune journaliste qui semble retenir tout le monde par ici. L’écran de télévision montre des bateaux de toutes formes et de toutes taille prenant le large depuis différents ports des Insoumises pour revenir sur la journaliste, devant un bateau pris d’assaut par des ferrailleurs.
- « Comme nous vous le disions à l’instant, les ferrailleurs prennent d’assaut tous les navires capable de quitter le port pour se rendre sur une petite île à l’Ouest de St Martial »

En entendant cela, Flora se rue dans son bureau, récupère la balise de téléportation au milieu de ses stylo et l’active. En vain.

Elle décroche alors son téléphone pour contacter Anne Gelluc. Dès la première sonnerie, elle entend la voix langoureuse d’Anne.
- « Allo ?
- Anne ? C’est Flo. Vous êtes dans le complexe ?
- Non. Nous avons surpris l’un des corps d’XT71 en train de désactiver les appareils électriques les uns après les autres. Quand on lui a demandé ce qu’il faisait, il s’est contenté de nous tendre nos balise en parlant de je ne sais quelle attaque. Nous avons été téléportés de force sur l’île Clémence.
- Vous avez accès à vos robots de combat ?
- Non. Impossible de contacter la base par quelque biais que ce soit.
- Merde ! »

Flora raccroche puis compose un second numéro de téléphone. La voix d’un homme haletant répond :
- « Ca a intérêt à être important, je baise là !!
- C’est Flo.
- Ah ? Heu salut frangine, un souci ?
- Oui. Le complexe est attaqué par les ferrailleurs. Je pense qu’ils en veulent à Stan. Trouves moi un bateau et un maximum de super vilains, il faut qu’on aille lui prêter main forte.
- Grmlmlml … Peu pô s’débrouiller tout seul c’t’endouille ? »

Blue a raccroché avant que Flo n’ait besoin de dire quoi que ce soit. Il se tiendra à ce que la mutante lui a demandé.

Flora continue en appelant Dawn et HR.

---

Remontons un peu dans la matinée.

Après le départ de Flora, XT71 a commencé à mettre en place la phase d’éveil de Stan. C’est à ce moment-là que les détecteurs du complexe ont commencé à remonter des alertes sur une présence de plus en plus importante de ferrailleurs autour de l’île. Le majordome électronique ne s’en est pas inquiété tant qu’aucun d’entres-eux n’a essayé de s’approcher du complexe.

XT71 continu donc son travail sans se soucier des ferrailleurs jusqu’à ce que le corps de Stanley s’affaisse, parcouru de légers tremblements et que toutes les constantes vitales du mutant ne passent dans le rouge.

Le majordome anesthésie immédiatement le maître des robots et se repasse toutes les simulations. Aucune ne laisse présager un tel scénario.

C’est alors que les ferrailleurs attaquent le champ de force protégeant le complexe.

XT71 désactive alors tous les appareils inutiles du complexe, téléporte les GELLUCK et la Viuda Negra sur l’île Clémence puis redirige toute l’énergie disponible dans le champ de force. Il profite alors du temps gagné pour effectué une mise à jour de la mémoire de Stan au niveau de ses cerveaux, seul moyen de savoir exactement ce que le mutant a pu ressentir.

Au fur et à mesure que les données affluent, le majordome est de plus en plus étonné.

---

Flora, de son coté, rejoint un petit port de Granville. Elle y retrouve sont frère, accompagné de Bad Cat et de la XGen au grand complet. HR et Dark Dawn arrivent peu après, suivis de nombreux enfants de Stan, Brûlures et de certains de ses amis.

Tout ce beau monde embarque sur de puissantes vedettes et vogue jusque l’île où se trouve le complexe.

En chemin, ils rattrapent plusieurs navires chargés de ferrailleurs qu’ils nettoient le plus rapidement possible.

Arrivés sur l’île, le groupe de supers vilains se lance à l’assaut de tout ce qui ressemble de près ou de loin à un ferrailleur. Ils ne tardent pas à se retrouver sur une montagne de robots désarticulés. Les choses ne se présentent pas trop mal jusqu’à ce que le roi des ferrailleurs en personne accoste l’île.

Le combat, de plus en plus inégal leur semble durer des heures. Les premières pertes se font sentir du coté des supers vilains parmi les enfants de Stan les plus faibles. L’issue de la bataille ne fait plus aucun doute, toujours plus nombreux, les ferrailleurs auront le dernier mot.

Le désespoir gagne Flora lorsque, sans que rien ne le laisse présager, les défenses du complexe s’activent.

Dans un hurlement de déception et de rage, le roi des ferrailleurs abandonne la position et quitte l’île, suivi de toutes ses créations, quelque soit leur état.

Quelques instants plus tard, Stan apparaît dans un éclair de lumière. Si, dans l’ensemble, il est resté le même, suite à la polymérisation, sa peau est devenue grise et ses cheveux tirent sur le rouge vif. Il embrasse tendrement sa compagne avant de se rendre auprès de chacun de ses enfants tombés pour les réactiver. Flora, elle, aide à soigner les blessés. Stan s’adresse alors à l’ensemble des supers vilains venus l’aider :
- « Je vous remercie d’être venu m’aider. Pour certain d’entres-vous, je ne vous connais même pas, mais soyez assurer que je paierais la dette contractée aujourd’hui. »

Après quelques présentations et autres remerciements personnels, Stan prend alors congés. Un comité d’amis restreins l’accompagnent à l’intérieur du complexe. Les autres repartent comme ils sont venus.

A l’intérieur du complexe, le groupe s’installe dans le salon. HR est le premier à briser le silence :
- « Bon, Stan, tu nous explique ce qu’il s’est passé là dehors, ou bien va-t-il nous falloir te torturer ?
- La torture sera inutile. Pour faire simple, le roi des ferrailleurs me surveillait depuis quelques temps. Comme la plupart d’entre vous le sait, j’étais atteint de ce que nous avions cru être un cancer et qui s’est avéré, au final, être une polymérisation de mon corps en réponse à l’utilisation excessive de mes pouvoirs, mais toute aussi mortelle qu’un cancer des os.
- Et ?
- Le roi des ferrailleurs m’a donné une formule chimique me permettant d’anticiper la polymérisation naturelle de mon corps pour éviter les risques. En fait, c’était un piège. Il savait que mon pouvoir consiste en une compréhension instinctive de toute forme de technologie. Avant ma transformation, je supportais l’afflue de données parce que mes capacités n’excédaient pas quelques mètres. Là, je dois gérer tout ce qui se trouve à moins d’une centaine de mètres je dirais. Les ferrailleurs présents ont suffit à me plonger dans un état cataleptique. Heureusement qu’XT71 s’en est rendu compte. Il a pu limiter la casse en augmentant mes capacités cérébrales.
- Comment ?
- Un groupe de cerveaux positroniques. Un poumon, un rein, une partie du système gastriques et la partie interne de certains os leur ont laissé la place. L’afflue de donnée y est traitée, ce qui laisse toute la place nécessaire à ma conscience. » Blue intervient
- « Il te voulait quoi l’autre con ? » Devant désabusé de Stan face à une question aussi stupide, HR répond :
- « Simple. Les pouvoirs de Stan lui auraient bien servis. En le plongeant dans un état cataleptique, le roi des ferrailleurs s’ouvrait une voix royale pour modifier la conscience de Stan et le soumettre à sa volonté. C’était sans compter sur le brouilleur mental du complexe.
- Clair. Ca m’a sauvé la mise pour le coup. »

Un peu plus tard dans la soirée, tout le monde est parti. Blue a été le premier à le faire, avec Bad Cat, dès le retour des Gelluc et de la Viuda Negra, sous le regard noir de sa sœur qui a compris la situation.

Stan et Flora se retrouvent seuls dans leur chambre.
- « Tu vas faire quoi maintenant ?
- Comment ça ?
- Tu as déjoué les projets du roi des ferrailleurs … Tu n’as plus rien à prouver à Recluse ni a personne d’autres, en même temps, tu refuses de t’investir davantage au sein d’Arachnos. Tu es un peu pris entre deux feux, non ?
- Non. J’ai un projet en cours avec HR et l’ordre de Mu. Recluse et compagnie n’était qu’un tremplin. Et puis ensuite, je compte bien t’épouser. » Flora, toute souriante, jette Stan sur le lit et se met à califourchon sur lui
- « J’ai mon mot à dire, tu ne crois pas ?
- Tu m’aimes ?
- Oui
- Bon, ben choisi la date et tais toi.
- Ho, toi, tu vas souffrir »

Pauvre Stan, Flora s’est montrée très en forme et très entreprenante et la nuit aura été très longue pour nos deux amoureux.
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