LES VIGILANTS

Vigilants - Vigilants Noirs - Vigilant Archery - Licornes Vigilantes
 
AccueilAccueil  FAQFAQ  RechercherRechercher  S'enregistrerS'enregistrer  MembresMembres  GroupesGroupes  Connexion  

Partagez | 
 

 Little Bunny

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
Poulpe
Poulpe Fiction
avatar

Nombre de messages : 3635
Age : 39
Vigilant : Snow, Tigerwolf, Ogre Noir, Miss Victory et Waka
Date d'inscription : 26/10/2005

MessageSujet: Little Bunny   Mer 18 Avr - 16:54

La voiture du Professeur Fredericks se gara dans l’allée de la ferme de Monsieur et Madame Swater, et le professeur en descendit. C’était une grande et belle femme, au regard un peu hautain tout de même, derrière des lunettes d’écailles dorées. Nul n’aurait pu deviner qu’elle était née et avait grandi ici. Récemment mise au courant des évènements qui se déroulaient chez ses parents depuis une dizaine d’années, elle ne comptait en repartir qu’avec des réponses. Une voix l’interrompit dans ses réflexions.

- « Marion ! » Madame Swater, une forte femme, se jeta sur elle et la serra dans ses bras.
- « Bonjour, Maman. » Le ton restait un peu sec.
- « Tu es encore en colère ? Je te comprends, mais essaye un peu de te mettre à notre place. »
- « Comment ça ? »
- « Nous ne voyons presque personne, ici, ni toi, ni ton frère et ses enfants. Alors, nous avons compensé notre manque d’affection avec elle. Si nous te l’avions dit, quand nous l’avons découverte, tu nous l’aurais prise pour la mettre dans un labo. Et ça, nous ne voulions pas, avec ton père. » Marion se garda de tout commentaire, sachant manifestement que sa mère avait raison. Si la chose qu’ils avaient élevée pendant ces dix ans lui avait été confiée, elle l’aurait probablement traité comme un animal de laboratoire.
- « Où est-elle ? »
- « Elle doit être au champ, avec ton père. »
- « Je peux la voir ? »
- « Je vais l’appeler. Bunny ? Bunny ? »
- « Elle n’entendra pas, d’ici. » fit Marion, se souvenant de la longueur du champ. Pourtant, contre toute attente, la créature l’entendit, et accourut à toute allure. « Elle est … rapide. » souffla Marion.

La chose en question, s’arrêtant à la barrière du champ, ressemblait à une jeune fille d’une dizaine d’années. Cependant, personne n’aurait appelé jeune fille une créature avec un léger pelage blanc et deux oreilles de lapin sur la tête. Elle avait revêtu un jeans trop grand pour elle, roulé aux pieds, et une antique chemise d’Harvey, le père du professeur Fredericks.

- « Maman, c’est … » Bien que prévenue, Marion n’en croyait pas ses yeux.
- « Bunny, je te présente Marion. C’est notre fille. »
- « Bonjour. » fit la dénommée Bunny.
- « Elle parle ? » Marion Fredericks avait les yeux écarquillés par la surprise.
- « Bien sûr. » répondit Bunny.
- « Et elle sait lire et écrire aussi. Nous lui avons appris. Et maintenant, elle suit des cours par correspondance. » Les oreilles de lapin de Bunny se tournèrent vers l’arrière de son crâne.
- « Papa m’appelle. J’y vais ! A tout à l’heure ! »
- « Et soit prudente, hein ! » lui fit Edna Swater.
- « Oui, oui ! »

Bunny repartit vers le tracteur qui labourait le champ, sans prêter attention à l’air hébété et complètement hagard de Marion Fredericks.

- « Et tu me dis que c’est un de vos lapins d’élevage qui a donné naissance à … ça ? »
- « Il n’y a malheureusement pas de doutes possibles. »
- « Mais … comment … ce n’est pas … »
- « C’est pour cela que nous t’avons prévenu de son existence. Comme tu travailles à la Freedom Corps, à Paragon City, nous pensions que tu comprendrais mieux que nous. Et maintenant qu’elle est un peu plus âgée, nous craignons moins de la voir devenir un cobaye de laboratoire. »
- « Ce n’est pas possible. »
- « Et pourtant, tu l’as vue de tes propres yeux. »
- « Une … mutante ? Ou une expérience qui aurait mal tournée ? »
- « Nous espérions que tu nous le dirais. »
- « Pour cela, il faudrait que je puisse faire des examens. » bafouilla Marion. Elle était encore sous le choc. Quand sa mère lui avait parlé de lapin géant, elle ne s’était pas imaginée un tel spectacle. Même d’ici, on pouvait voir les oreilles sur le sommet du crâne de la jeune fille.
- « Tu penses l’emmener à Paragon ? »
- « Oui. » Elle regarda sa mère, voyant un air inquiet dans les yeux de celle-ci. « Je ne lui ferais aucun mal. »
- « De toute manière, je pense qu’elle se défendrait. Elle a de la puissance dans ses jambes, et elle s’en servira. Elle prend des cours de karaté par correspondance. »
- « Ah … ah bon ? »
- « Rentrons, je vais te faire un café. »

Marion suivit sa mère jusqu’au corps de ferme, et elles entrèrent dans cet ordre dans la vieille cuisine carrelée. Le professeur s’assied, encore sous le choc de cette découverte, pendant que sa mère sortait deux tasses et activait la cafetière.

- « Il me faudrait aussi sa mère. » demanda Fredericks.
- « Moi ? Mais … »
- « Mais non, sa vraie mère. Et son père aussi. »
- « Euh … ce sont des lapins, Marion. La mère de Bunny est morte en la mettant au monde, et retrouver son père, c’est mission impossible. Tu es née ici, tu sais comment ça fonctionne avec les lapins, non ? »
- « Ah oui. Et le corps ? »
- « A l’équarrissage, tu t’en doutes bien. »
- « Flûte. »
- « Qu’est-ce que tu vas lui faire ? »
- « Juste une série de tests, pour nous assurer que tout va bien. »
- « Mais tout va bien. Nous lui avons fait tous ses vaccins, même pour la myxomatose ! »
- « Il ne s’agit pas de ça, uniquement. » Marion regarda autour d’elle. Pratiquement rien n’avait changé dans l’antique cuisine, si ce n’est que quelques photos avec Bunny étaient venues s’ajouter à celles déjà présentes. « Vous ne la cachez pas ? Je veux dire, aux gens alentours ? »
- « Au village, tout le monde est au courant. Ca fait une petite attraction, et Dieu sait que nous n’en avons pas beaucoup dans le coin. Et puis, tout le monde l’aime bien, par ici. Elle a même reçu des lettres d’amoureux ! »
- « Et bien. Précoce, pour son âge ! »
- « Non. Elle reste une jeune fille de dix ans, tu sais. Quand elle parle d’être amoureuse, c’est encore le grand amour, très pur. »
- « Elle a eu un rythme de croissance normal ? »
- « Comme toi et on frère ! »
- « Végétarienne, je suppose ? »
- « Non. Elle mange de tout. Viande, poisson, légumes, fruits, œufs. De tout, je te dis ! » affirma Edna Swater, devant l’air éberlué de sa fille.
- « Mais qu’est-ce que c’est que ce truc ? »
- « Nous ne savons pas. Tout ce que nous savons, c’est que c’est une gentille fille. »
- « Elle est au courant du secret de sa naissance ? »
- « Nous lui avons dit, en début d’année. »
- « Elle l’a pris comment ? »
- « Plutôt bien. Elle savait déjà qu’elle était différente. Nous n’avons fait que lui confirmer. »
- « Elle sait qu’elle risque de repartir avec moi ? »
- « Nous l’avons prévenu. Ses affaires sont déjà prêtes, mais elle a tenue à aider son père une dernière fois aux champs. »

Marion retournait dans sa tête toutes les questions qui lui trottaient dans l’esprit, mais n’en trouvait aucune qui soit de nature à démontrer qu’elle maîtrisait la situation. En fait, elle ne contrôlait plus rien. La réalité de son monde s’effritait autour d’elle. Elle aurait pourtant dû être habituée, à force de côtoyer l’invraisemblable vérité des super-héros de Paragon City. Mais là, l’émotion était trop forte. Elle se remémora tout ce qu’elle s’était imaginée sur le lapin géant duquel sa mère l’avait entretenue au téléphone une semaine auparavant.

- « Ce n’est pas possible, hein ? » Elle cherchait une réponse logique à ses questions. « C’est une sale blague, c’est ça ? Ou alors je cauchemarde et je vais bientôt me réveiller ? » La porte s’ouvrit.
- « Bunny, tes pieds pleins de terre ! »
- « Oups, désolée ! » répondit la fille-lapin, ressortant pour retirer ses chaussures sales.
- « Ah, cette gamine me tuera. Comme toi, à ton époque. » fit Edna. Bunny revint dans la cuisine, en chausson.
- « Nous allons mettre tes affaires dans la voiture. » fit Marion d’une voix éteinte, s’adressant à la jeune fille.
- « Okay. » fit celle-ci. Elle prit la porte derrière Edna et on l’entendit grimper les escaliers quatre à quatre.
- « On ne court pas dans les escaliers ! » protesta Edna.
- « Oui, oui ! » lui répondit la voix déjà lointaine de Bunny. La porte derrière Marion s’ouvrit, laissant entrer Harvey. C’était un gros bonhomme rougeaud, qui semblait de prime abord maladroit, même si il n’en était rien.
- « Alors, Marion, qu’en penses-tu ? »
- « Je préfère ne pas y penser. »
- « Etrange, pas vrai ? »
- « Carrément. »
- « Tu ne lui feras pas de mal, j’espère. Sinon, je viendrais la rechercher, même si il faut que j’aie le fusil à la main pour ça. »
- « Ne t’en fais pas, Papa. J’en prendrais soin. Je veux comprendre aussi. »

Le bruit des valises se fit entendre dans les escaliers, et le trio dans la cuisine put voir passer la jeune fille, qui traînait trois lourdes valises derrière elle.

- « Tout ça ? » fit Marion.
- « Tu déménages, ou quoi, Bunny ? » cria Harvey.
- « C’est juste mes vêtements et mon nécessaire de toilette ! »
- « Elle me fait penser à une certaine jeune fille. » fit Edna, avec un sourire, en regardant Marion.
- « Je vais aller l’aider. » ajouta Harvey.
- « La voiture est ouverte. » Marion prenait le soin de le prévenir.

Le professeur Fredericks et sa mère suivirent Harvey, tasses de café à la main. Quelques minutes plus tard, après nombre d’accolades entre Edna et Bunny, cette dernière prit place dans la voiture, et, finalement, après une nouvelle promesse comme quoi aucun mal ne lui serait fait, Marion mit le contact et la voiture s’engagea sur le chemin vicinal qui devait ramener la scientifique et son étrange sœur d’adoption vers Paragon.

_________________
Jeux à terminer :

Cradle
Deponia Doosmday
Divinity Original Sin 2
Rage
The Elders Scroll : Skyrim

Prochaines acquisitions :

Darksiders 3
Ghost of a Tale (si jamais il sort)
South Park, l'Annale du Destin
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Poulpe
Poulpe Fiction
avatar

Nombre de messages : 3635
Age : 39
Vigilant : Snow, Tigerwolf, Ogre Noir, Miss Victory et Waka
Date d'inscription : 26/10/2005

MessageSujet: Re: Little Bunny   Jeu 3 Mai - 17:22

Le petit monde de Marion Fredericks, un peu secoué par la découverte d’un lapin mutant à apparence humaine, revint peu à peu à la normale, et, plus d’une fois, elle se surprit à considérer Bunny comme un véritable être humain. Il faut reconnaître qu’hormis son physique particulier, Bunny avait toutes les caractéristiques d’une jeune fille en pleine santé, bien élevée. Même Samuel, l’époux de Marion, qui s’était montré un peu réticent à l’idée d’héberger une créature qui pouvait être dangereuse, avait fini par adopter la petite demoiselle.

Dès son arrivée, ils l’avaient placé dans la chambre d’ami. Marion et Samuel n’avaient pas le temps d’avoir des enfants, leur esprit étant essentiellement occupé par leurs recherches pour le compte de la Freedom Corps. La jeune femme finit par comprendre ce que sa mère avait tenté de lui expliquer, en disant qu’ils avaient compensé leur manque d’affection avec Bunny. L’irruption de la jeune fille dans la vie du couple sans enfants avait considérablement changé leur manière de voir les choses.

Aujourd’hui était un jour spécial, comme Bunny nommait les journées où Marion l’emmenait dans les laboratoires pour des séries de tests. En ce jour précis, la jeune fille avait revêtu une combinaison singulièrement étroite et moulante. Elle en semblait fort gênée, et il y avait fort à parier que si un homme entrait dans la pièce, Bunny disparaîtrait aussitôt dans un placard.

- « Marion, cette tenue, c’est …. trop moulant ! » fit la jeune fille lapin, cachant son corps comme elle le pouvait derrière ses maigres bras.
- « Navrée. Mais c’est la seule tenue à ta taille dont nous disposons pour les tests des réactivités nerveuse et musculaire. Et je ne peux même pas te donner de quoi te couvrir, ça gênerait les capteurs placés dans le tissu. »
- « Des tests de réactivités nerveuses et musculaires ? Qu’est-ce que c’est ? »
- « En gros, nous allons mesurer tes réflexes et ta force. »
- « Ah d’accord. »

La porte s’ouvrit, et, avant même d’avoir vu le nouvel arrivant, Bunny se cacha derrière Marion. Ce fut inutile, puisque la personne qui venait de franchir le seuil était une femme elle aussi, du nom de Lisa Herckley, l’autre scientifique qui travaillait conjointement avec Marion. Lisa vit un bout d’oreille de Bunny dépasser de l’épaule de Marion, et entreprit de rassurer leur sujet d’expérience.

- « Et bien, alors, Bunny ? On devient timide ? »
- « Bonjour Lisa. » Elle sortit de sa cachette temporaire.
- « Pourquoi tu te caches de moi ? »
- « Je croyais que c’était un garçon qui rentrait. »
- « Ah oui, c’est vrai qu’avec une tenue aussi olé-olé, tu a presque l’air nue. » Bunny devint écarlate. « Bon, fini les plaisanteries. Tu peux aller dans la salle d’exercice, Bunny ? »
- « … »
- « Un souci ? »
- « Vous me promettez que vous ne laisserez personne entrer ? »
- « Promis. » fit Marion. « D’ailleurs, je vais verrouiller la porte. » Ce disant, elle joignit le geste à la parole, ce qui sembla rassurer Bunny.

Bunny emprunta une autre porte, conduisant dans la salle adjacente, qui n’était séparée du laboratoire que par une vitre. Seuls des haut-parleurs placés de part et d’autres des deux pièces permettaient la communication. En entrant dans la seconde salle, où se trouvaient quantité d’appareils de musculation, Bunny put entendre la voie de Marion.

- « Commence par un petit exercice, histoire de t’échauffer les muscles. »

Bunny leva le pouce en signe de réponse, sachant que Marion ne pouvait pas entendre sa réponse. Pour lui répondre, il aurait fallu qu’elle se rende près de la vitre, et active l’interphone. Celui-ci ne fonctionnait pas en continu, histoire de ne pas perturber le cobaye avec les discussions, parfois totalement privées, qui pouvaient avoir lieu du côté du laboratoire. Elle monta sur un tapis roulant et commença à courir, afin de s’échauffer les muscles des jambes. De l’autre côté de la vitre, Lisa et Marion activaient les ordinateurs de mesures.

- « Alors, comment ça se passe entre vous deux ? » demanda Lisa.
- « Bien mieux que ce que je n’aurais pensé. »
- « Sam n’a pas trop protesté ? »
- « Un peu au début. Maintenant, ils sont copains comme cochons. »
- « Après tout, vous n’avez pas eu d’enfants, encore. Ca vous fait un avant-goût ! » Lisa en avait déjà quatre, dont deux étaient issus du premier mariage de son actuel époux, un du sien, et le dernier était le résultat de ce second mariage.
- « Avec la vie que nous menons, comment veux-tu que nous ayons des enfants ? »
- « C’est pour ça que vous l’acceptez aussi facilement ! Vous compensez avec Bunny ! »
- « Peut-être Sam. Pas moi. »

Marion se dirigea vers le pupitre de communication, appuya sur un gros bouton bleu et parla dans le micro qui dépassait. Elle voulait assurément arrêter la conversation avec Lisa, par peur d’avoir à reconnaître que celle-ci avait raison, et qu’elle aussi commençait à aimer Bunny.

- « Bunny, tu es bien échauffée ? Oui ? Alors, fais une petite course, s’il te plait. Deux kilomètres, à pleine vitesse. Ensuite, tu feras quelques haltères. Pas trop lourd, comme la dernière fois, petite frimeuse. »

De nouveau, Bunny répondit en montrant le pouce vers le haut, puis fit un réglage sur le tapis roulant et commença à courir à toute allure, pendant que Lisa regardait le moniteur qui affichait les données. Les capteurs inclus dans le costume moulant de Bunny envoyaient un flot continu d’informations.

- « Quelle puissance dans les jambes. Pas étonnant qu’Apex n’ait rien pu faire ! »
- « Tu sais bien que le sujet est tabou, Lisa. »

L’ancien champion avait volontairement participé à une séance d’entraînement avec Bunny, et y avait laissé des plumes, à la grande surprise de tous. Il reconnut lui-même que la jeune fille était encore malhabile, la faute à une absence de pratique avec de vrais combattants, mais que son potentiel offensif, couplé à ses réflexes surhumains, pourrait faire la différence lors d’un combat de groupe. Il digérait cependant assez mal sa défaite face à une jeune fille, même si celle-ci avait l’excuse d’être mutante, et Marion de deviner qu’il ne se proposerait plus jamais pour un pareil test.

- « En parlant de super-héros, on a des nouvelles de Tigerwolf et de son projet ? » demanda t’elle à Lisa.
- « C’est pour ça que j’étais en retard. J’ai été demandé à Zapoglione ce qu’il en était. Il y aura une première séance la semaine prochaine. »
- « Beaucoup d’inscrits ? »
- « Une petite centaine, répartis en trois groupes par tranche d’âge. Bunny sera dans le groupe deux, celui des dix à quatorze ans. En plus ce sont eux qui auront Tigerwolf en prof. »
- « C’est une bonne idée que de faire des cours pour les individus un peu hors normes. Ca permettra à Bunny de parler à quelques personnes comme elle. Qui sait, peut-être même de se faire des amis. »
- « En parlant de Bunny, elle a fini. »
- « Déjà ? » Marion appuya sur le bouton bleu. « Petite pause. Ensuite, tu me feras un marathon de vingt kilomètres, en essayant de garder une allure constante tout du long, d’accord ? » Elle eut la même réponse, à savoir le pouce levé.
- « Pour en revenir à notre cobaye, quelle étrange gamine tout de même ! »
- « Je ne te le fais pas dire. »
- « A ton avis, de quoi s’agit-il ? »
- « Et bien, je dirais, et Sam est de mon avis, qu’il s’agit tout bonnement d’un lapin mutant. Il doit s’agir d’une mutation spontanée. »
- « D’où tires-tu de telles conclusions ? »
- « Elle ne porte aucune trace d’expériences quelconques, et son génome est trop parfait pour être une simple altération volontaires des gênes. Il n’y a aucune chance qu’elle soit un hybride, au vu de sa structure génétique stable. Une seule solution reste envisageable, la mutation ponctuelle. »
- « Si seulement nous avions pu analyser ses parents … »
- « Je pense que nous n’aurions rien trouvé. C’est comme si l’évolution venait de faire un brusque pas en avant. Tu sais, on parle souvent d’un chaînon manquant entre l’homme et le singe. Finalement, je me demande si il n’est pas arrivé quelque chose de semblable à l’espèce humaine, comme une sorte de bond génétique. »
- « En tout cas, les quelques analyses ADN que nous avons pu faire ont l’air de te donner raison. »

Le chiffre vingt s’afficha en gros sur le moniteur relié au tapis roulant. Le marathon de Bunny venait de se terminer en un temps record, et le premier graphique à s’afficher après fut une courbe de vitesse, indiquant que Bunny avait tenu une vitesse constante sur une grande partie du trajet, hormis un léger fléchissement vers la fin du parcours.

- « Elle commençait à perdre son rythme, sur la fin. » fit Lisa.
- « C’est normal. Ce n’est qu’une enfant, après tout. Tu connais beaucoup de jeune fille de son âge qui en aurait fait autant ? » s’insurgea Marion.

Elle alla jusqu’à un petit réfrigérateur, l’ouvrit et en sortit une bouteille plastique. Puis, sans cérémonie, passa dans la pièce d’à côté, où Lisa put la voir donner la bouteille à Bunny, qui s’était assise sur un banc pour souffler. La collègue de Marion Fredericks eut un petit sourire en coin.

- « Tu as beau vouloir jouer les cœurs de pierre, Marion, tu t’attaches à elle, la vérité est là. »

_________________
Jeux à terminer :

Cradle
Deponia Doosmday
Divinity Original Sin 2
Rage
The Elders Scroll : Skyrim

Prochaines acquisitions :

Darksiders 3
Ghost of a Tale (si jamais il sort)
South Park, l'Annale du Destin
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
 
Little Bunny
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1
 Sujets similaires
-
» 2006 - [Volkswagen] R GTI & Thunder Bunny
» big bunny.....tres gland
» [Technique] Bunny up
» Maitriser le bunny up latéral
» [XBOX ONE / PC] GT86 Rocket Bunny - Forza Horizon 3

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
LES VIGILANTS :: FORUMS DES VIGILANTS :: CITY OF HEROES :: Panthéon des Vigilants-
Sauter vers: