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 Capitaine Paprika

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Poulpe
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MessageSujet: Capitaine Paprika   Jeu 5 Juil - 18:12

Note de l'auteur : le personnage ne devant pas beaucoup vieillir (pas plus du level 35, en tous cas Razz), je n'ose pas mettre ça dans le Panthéon.

L’église antique, construite lors de l’arrivée des colons en Amérique, ne ressemble plus à ce qu’elle fût autrefois. Les murs de bois ont été remplacés par de la pierre, celle-ci ayant verdi suite au manque d’entretien, qui dure depuis une dizaine d’années. Les vitraux sont tous cassés, sans exception, et le toit laisse voir des trous, comme des plaies béantes. Le lieu ne semble pas très accueillant. Aux alentours immédiats du bâtiment, des poubelles, des rues désertées, des déchets de toute sorte, humain ou non. C’est à cet endroit qu’une des têtes de groupe des XGen Mutants se rend. Blue Howler a rendez-vous.

La porte de bois grince et tombe, ne tenant plus que par une charnière passablement rouillée. Jack Stryer la remet tant bien que mal, puis lui donne un coup de pied pour la faire tenir. Il se fatigue pour rien, puisqu’il devra sortir par ici tout à l’heure. A l’intérieur de l’église, la température est plus fraîche. Le chef des mauvais mutants observe le lieu avec défiance. Il n’a jamais été coutumier de ce genre d’endroit. Les parois sont tapissées de tags, dont certains sont pro groupuscules. Les statuettes qui représentaient les saints ont soit disparues, soit été brisées. La seule chose qui reste intact est le Christ de deux mètres de haut, près de l’autel, devant lequel est agenouillée une femme, à la tête recouverte d’un voile, comme les nonnes de l’ancien temps.

Jack compte quatre individus assis sur les bancs. Tous sont vêtus militairement, portant en bandoulière une arme, sur laquelle ils posent la main dès qu’ils le voient. Ils savent qui il est, et pourquoi il vient ici, mais le surveillent de près tout de même. Il préfère les ignorer et avance vers la femme. Quand elle l’entend, elle se lève et se retourne. Il peut voir les cheveux, coupés courts, les tâches noires qui ornent son visage, et des filaments de la même couleur qui sortent des iris de ses yeux, parcourant le blanc de l’œil pour aller vers l’arrière. Il imagine ce ver noir traverser le nerf optique pour aller jusqu’au cerveau. Jack Stryer ne sait pas comment fonctionnent les pouvoirs de la femme, mutante, comme lui, et il préfère rester dans l’ignorance.

- « Enchanté de vous rencontrer, vous devez être … »

- « Le Capitaine Paprika. » fit Andrew MacFlayers.

Nous sommes maintenant au quartier général des forces d’intervention, à Paragon. Une réunion exceptionnelle a été décidée, pour parler de quelques prisonniers, sortis de prison après l’évasion de masse, et pour lesquels les informations sont fragmentaires.

- « Arachnos a organisé une micro-évasion, dirigée par un des élus de Recluse, pour faire sortir cette femme de prison. Elle y était, car nous la suspections de vouloir conduire plusieurs attentats terroristes contre Paragon. Nous savons désormais qu’il n’en est rien, son but est tout autre ! » L’un des chefs d’état-major plaisanta.
- « Capitaine Paprika, Sergent Pepper au rapport ! »
- « Ne riez pas, un de ses subalternes porte ce nom ! »
- « Ridicule ! »
- « Il s’agit, mon cher, » expliqua le Général Crowley, « de noms de code. Comme nous nous en servons pour nos opérations spéciales. »
- « De qui s’agit-il ? »
- « Nous pensons qu’il s’agit en fait de Palomé Alcomar, la fille de l’ancien dictateur du Guadal. »
- « Qu’est le Guadal ? »
- « Il s’agit d’un état enclavé, au sein de l’Amérique latine. Il est un peu moins grand que le Luxembourg, et n’est généralement pas pris en compte sur les cartes, perdu qu’il est au milieu de la jungle brésilienne. » précisa Crowley.
- « Il faut savoir qu’il y’a plus de quatorze ans, le Guadal était dirigé par Alfonso Alcomar, un despote, qui favorisait l’export de drogue, son principal revenu. C’était une terre neutre, donc un terrain de choix pour les trafiquants de tout poil. »
- « Les Etats-Unis ont participé à l’organisation de la rébellion, fournissant armes et conseils aux révolutionnaires, cela afin d’aider Ricardo Perez à en faire une démocratie. »
- « Le problème, c’est que Perez a beau être un représentant de la liberté, il n’en reste pas moins qu’il a un sérieux défaut. C’est un pédophile. Les U.S.A. espéraient, quand ils l’ont aidé, le garder ainsi sous contrôle. »
- « Quand les révolutionnaires se sont emparés du pouvoir, Alcomar s’est enfui, laissant derrière lui sa femme et sa fille. La première a été livrée aux soldats, et s’est donné la mort. La seconde a fait les frais de la fuite de son père, je vous laisse deviner comment, au vu de la tare de Perez. Nous savons aujourd’hui, grâce à un partisan d’Alcomar, que la jeune fille a ensuite été soustraite à son geôlier grâce à un ancien soldat de son père, un jeune homme de dix-sept ans, Felipé Garcia. »
- « Actuellement connu sous le nom de Lieutenant Moutarde, le plus fidèle suivant de Paprika. »
- « Nous ne savons pas ce qui s’est passé ces quatorze dernières années. La fillette avait huit ans, à l’époque de la révolution. Maintenant, elle dirige une troupe de mercenaires. Son but, que nous croyions être la déstabilisation du régime américain par des actes terroristes, est tout autre. Elle est ici pour retrouver, et probablement punir, son père, Alfonso Alcomar, qui se cache toujours de Perez. Elle réunit en ce moment même des fonds, afin de mener une contre-révolution contre le gouvernement actuel du Guadal. »
- « Nous devons ces informations grâce à quelques contacts bien placés sur les Insoumises. Si elle est venue seule et que nous avons pu la capturer, c’est parce que ses soldats étaient infiltrés parmi des gangs, à la recherche du père fuyant. Elle est venue pour les regrouper, et continuer son action. »
- « Pour ma part, je ne suis pas sûr de vouloir l’empêcher de faire ce qu’elle veut. » reprit MacFlayers. « Perez voit sa côte de popularité baisser de jour en jour. Le peuple, autrefois riche grâce au trafic de drogue, vit maintenant dans la misère. Alcomar avait beau être un dictateur, il savait gérer son pays. Les exactions malsaines de Perez commencent à être connues du grand public. L’opinion américaine voudrait la destitution de l’individu. Le nom de Paprika est sur toutes les lèvres des habitants du Guadal. Ils voient en elle le messie, surtout qu’elle semble avoir développé, pendant toutes ces années, des pouvoirs mutants. »
- « Il n’en reste pas moins qu’il s’agit d’une criminelle en cavale. Les informations dont nous disposons seront transmises à l’Arc, au Nerva. »
- « Le suivant sur la liste est … »

Dans les Insoumises …

- « Personnellement, je ne vois aucune raison de refuser ton intégration au sein de notre groupe. Bon, nous nous retrouvons généralement à … »
- « Je suis désolée, mais je ne cherche pas à être vue avec vous. Néanmoins, nous sommes d’accord sur le principe que les mutants sortent du lot. J’ai en revanche un service à vous demander. Je cherche quelqu’un. Vous semblez disposer d’un excellent réseau d’informateurs, et c’est ce qui m’a poussé à demander à Nevermynd de vous rejoindre. »
- « Je ne promets rien. Donne toujours le nom, je verrais ce que je peux faire. »
- « Il s’appelle Alfonso Alcomar. »
- « Comme ça, de tête, ça ne me dit rien. Via notre site internet camouflé, je tâcherais de lancer une plus ample recherche, notamment sur les données d’Arachnos. »
- « Merci d’avance. Ho, et puis, si vous cherchez fonds et financements, n’hésitez pas à me demander. J’aimerais beaucoup … comment dites-vous ? Ah oui, ‘renvoyer l’ascenseur’. »

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Poulpe
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MessageSujet: Re: Capitaine Paprika   Ven 10 Aoû - 12:32

Quatorze années auparavant.

Elle était là, inerte, dans le lit, encore sous le choc de ce qui venait de lui arriver. Le « héros de la révolution » avait dévoilé son vrai visage, celui d’un pervers. Mais, plus que la douleur physique, c’était la souffrance mentale, d’avoir été ainsi jetée en pâture, avec sa mère, à Perez et ses soldats. Son père s’était ménagé une issue de secours, et, pour être sûr de ne pas être capturé, avait laissé en compensation à son ennemi sa propre fille et son épouse dévouée. Cette dernière, Palomé le devinait, s’était donné la mort, plutôt que d’être souillée. La jeune fille, elle, n’en avait pas eu l’occasion.

Elle était dans un tel état qu’elle n’a même pas réagi quand le soldat, entré en douce dans la chambre, posa sur elle une veste militaire, chaude et réconfortante. De même qu’elle ne bougea pas plus lorsqu’il la souleva dans ses bras, pour l’emmener. Dans le couloir, un des révolutionnaires lui demanda ce qu’il fichait, ce à quoi il répondit qu’il emmenait « la petite poupée d’Alcomar » au sous-sol, pour interrogatoire, sur les ordres de Perez. L’autre, éméché, accepta ses explications sans sourciller, mais en titubant.

Si le corps de Palomé était inerte, son esprit, lui, était toujours éveillé. Elle réalisa vite que celui qui la portait avait menti, car il ne prit nullement les escaliers qui descendaient dans la cave, mais ceux qui conduisaient au garage. L’issue n’était plus surveillée, car les révolutionnaires savaient que la fuite d’Alfonso s’était faite par la voix des airs. Le soldat jeta un œil discret sur les alentours, puis sortit de la résidence du dictateur, emportant avec lui la petite demoiselle. En dehors des murs, il parcourut une centaine de mètres, avant qu’on entende les cris de colère. La fuite de la jeune fille avait été remarquée. Le temps que les révolutionnaires réagissent, le soldat l’ayant enlevé était grimpé dans une jeep, après avoir délicatement posée l’enfant à l’arrière, et l’avoir ensevelie sous d’épaisses couvertures.

Elle sentit le moteur se mettre en marche, entendit quelques détonations, puis, soudainement, plus rien. Son corps avait soudainement recommencé à fonctionner, et, à cause de la fatigue nerveuse et physique, elle s’était endormie soudainement.

Quand elle s’éveilla, elle se trouvait dans une tente de couleur verte, un campement planté en pleine jungle, ce qu’elle devinait en entendant les cris d’oiseaux exotiques. On l’avait, pendant son sommeil, habillée maladroitement d’une tenue de camouflage, beaucoup trop grande pour elle, les manches de la veste et le bas du pantalon ayant été retroussés sommairement. Alors qu’elle retrouvait la vue, elle put constater qu’il y avait quelqu’un d’autre sous la toile de tente. Un jeune homme, torse nu, un bandage saignant entourant son abdomen, gémissait dans son lit.

- De l’eau … demandait-il.

Elle se leva, regarda autour d’elle, puis vit une gourde, de laquelle dépassait une paille. Elle prit l’ensemble entre ses mains, et porta l’embout de la paille aux lèvres du soldat. Le jeune homme but avidement, dans un réflexe inconscient, puis sembla se rendormir.

- C’est gentil, ce que tu fais, dit une voix, venant de derrière elle.

C’était un autre jeune homme, plus âgé que le blessé. L’arrivant devait avoir dans les vingt ans, il portait des lunettes, et son uniforme était décoré d’une croix blanche sur fond rouge, indiquant sa fonction de soutien médical. Il s’exprimait de belle manière, sur un ton qui se voulait engageant. Il reprit la gourde des mains de la jeune fille, la reposa sur la table, et l’invita à s’asseoir un peu plus loin.

- Tu peux lui être reconnaissante, tu sais. C’est lui qui a pris tous les risques pour aller t’arracher à Perez. Il s’appelle Félipé Garcia, et c’est le plus téméraire de nous tous. Tu te demandes qui nous sommes, chez qui tu es tombée, pas vrai ? Ne t’inquiètes, nous sommes d’anciens partisans de ton père. Je dis bien « anciens », car, comme pour toi, il nous a laissé tomber. Tu t’appelles Palomé, c’est ça ?

Elle fit un signe oui de la tête.

- Tu as perdu la voix, je m’en doutais. Ca reviendra. Tu m’excuseras, mais j’ai examiné ton corps, pendant que tu dormais. Tu n’auras pas de séquelles de cette nuit. Ho, mais que je suis bête ! Je ne me suis même pas présenté. Je m’appelle Téodoro. Téodoro Sanchez. Je suis, comme tu peux le voir, soldat et médecin. Du moins, je devais le devenir. Nous sommes six, et nous étions en formation ici au moment où Perez a lancé son assaut. Il y’a quatre autres jeunes hommes dans ce camp, et un instructeur. Tu feras connaissance un peu plus tard. Tu as faim, tu veux que je t’apporte à manger ?

Elle répondit par l’affirmative, d’un coup de menton appuyé. Il la fit s’asseoir près d’une table, où il avait posé des bandages et du désinfectant, pour nettoyer la plaie de Félipé, et revint au bout de quelques minutes, portant un plateau sur lequel il avait entassé des fruits et un peu de poisson séché. Il posa le tout devant elle, alla jusqu’à un bac fermé, d’où il sortit une bouteille d’eau minérale, puis lui tendit. Il faisait cela pour lui montrer qu’elle pouvait lui faire confiance, car elle maintenait une certaine distance entre eux. Elle prit son courage à deux mains et attrapa la bouteille. Téodoro se contenta de la lâcher.

Elle mangea son plateau, rapidement, pendant que le médecin vérifiait la tension artérielle de Félipé. Quand elle eut fini, elle s’approcha pour voir ce qu’il faisait. Le jeune homme blessé ouvrit les yeux.

- Félipé ? Tu es enfin réveillé ?
- Qu’est-ce qu’il s’est passé ? demanda t’il d’une voix faible.
- Tu as pris une balle, et elle est restée dans ton corps. Il a fallu que je t’opère à la va-vite. Bon sang, avec une blessure pareille, je ne comprends pas comment tu as fait pour parvenir jusqu’ici, et sans te faire suivre en plus !
- Je les ai semés. Le temps qu’ils s’aperçoivent de la disparition de la petite, j’étais déjà sur la route. J’ai d’abord pris la direction du Brésil, pour qu’ils croient que je voulais lui faire passer la frontière. Ensuite, j’ai fait demi-tour, et je suis revenu au campement.
- Et Perez ne déplacera pas de troupes vers les frontières, sinon les pays voisins imagineront qu’il est pire qu’Alcomar et qu’il envisage déjà des actions de guerre. Bien pensé.
- Et la gamine ?
- Elle est là. Palomé, approche. Elle arriva près du soldat, un peu hésitante.
- Tu te demandes sans doute pourquoi j’ai fait ça, n’est-ce pas ? demanda Félipé. Parce que j’avais une petite sœur de ton âge, et qu’elle a disparue, un jour, entre les mains de Perez. C’est pour ça que j’ai rejoint les partisans de ton père, pour me venger de lui. Après que ton père se soit enfui, j’ai tout de suite su que tu subirais le même sort que ma sœur. Alors, je suis venu te chercher, avant qu’il ne te tue.
- Repose-toi, Félipé. Tu parleras plus tard.
- Mer…ci.

Palomé venait de prendre la parole, d’une voix faible et inconsistante. Elle pleurait de reconnaissance. Pendant les deux jours qui suivirent, elle resta dans l’hôpital de campagne, à aider Téodoro. Elle avait rencontré les autres jeunes soldats, qui avaient tous entre seize et vingt ans.

Elle apprit que Félipé avait dix-sept ans. C’était un grand gaillard, solidement bâti, formés aux techniques de combats les plus perfectionnées. Il y avait Téodoro, qui n’avait pu finir ses études de médecines, parce que ses parents étaient trop pauvres pour les lui payer. Il s’était engagé dans l’armée pour continuer. Il y avait deux frères, Rodrigo et Rodriguez Palombo, qui avaient commencé leur entraînement il y’a peu. Un naturalisé américain du nom de Cid Stapler, dont la mère était originaire de ce pays, apprenait les techniques de combat furtif, en compagnie de Pedro Requiro, un métis Bolivien. Ils obéissaient tous au Commodore, un homme du Guadal, qui ne donnait jamais son nom, de crainte que les soldats qu’il formait ne se vengent un jour des traitements qu’il leur faisait subir pendant l’entraînement. Et ce dernier était rude.

Le Commodore ne semblait pas porter Palomé dans son cœur. Elle le devinait dans son regard. Quand Félipé commença à aller mieux, il ordonna que l’on conduise la fillette dans sa tente. Une fois arrivée, il commença en la giflant copieusement.

- Où est ton père ? Réponds !

Palomé se roula en boule, dans un coin, mais ne prit plus aucun coup. Les jeunes recrues s’étaient jetés sur lui, pour l’immobiliser.

- Lâchez-moi ! C’est une insubordination ! Lâchez-moi ! Téodoro arriva, puis vit Palomé, dont les lèvres saignaient.
- Commodore, calmez-vous ! lui intima t’il. Elle n’en sait pas plus que nous ! Sinon, elle nous le dirait ! Pas vrai ? demanda t’il en se tournant vers elle. Elle répondit oui de la tête.
- Elle ment !

Il semblait perdre la raison. Il se débarrassa, difficilement, des frères Palombo, puis prit un revolver sur une table.

- Laissez-la moi, je vais la faire parler, vous allez voir. Même si il faut que je lui fasse la même chose que Perez !

Une détonation claqua, mais elle venait de l’extérieur. La balle fusa à travers la tente du Commodore, lui transperçant l’épaule droite. Il lâcha son arme. Par l’interstice du tissu, on vit le bout d’un fusil mitrailleur. Celui-ci s’avança, jusqu’à dévoiler l’homme qui avait tiré.

- Félipé ? Tu es fou !
- Téo, sors-la d’ici, dit le susnommé au médecin, désignant Palomé d’un signe de tête. Elle a assez vu d’horreur comme ça pour l’instant.
- D’accord.
- Vous allez le laisser faire ? Soldats, arrêtez cet homme pour rébellion et voie de fait sur un supérieur hiérarchique !

Mais aucun des hommes présents ne répondit à son appel.

- Vous perdez la boule, Commodore, fit Cid.
- Elle a souffert de cette situation, ajouta Pedro. Encore plus que nous tous. Il est hors de question de lui faire du mal.

Palomé entendit d’abord le Commodore crier, puis une nouvelle détonation, alors que Téodoro l’emmenait dans la tente-hôpital. Le lendemain, elle vit qu’une tombe avait été fraîchement aménagée. Félipé fut propulsé au rang de lieutenant par ses amis, et la jeune fille fut désignée comme mascotte du petit régiment.

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