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 Kaella, une démone au service des humains

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Poulpe
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Vigilant : Snow, Tigerwolf, Ogre Noir, Miss Victory et Waka
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MessageSujet: Kaella, une démone au service des humains   Ven 7 Déc - 18:03

Une migraine oppressante et lancinante lui martelait le crâne. Il lui semblait que sa tête allait exploser. Son cerveau paraissait animé d’une vie propre, et il donnait l’impression de vouloir casser l’os pour sortir. Des entraves la maintenaient attachée, elle était dans l’incapacité de se mouvoir. D’ailleurs, pourquoi aurait-elle voulu sortir ? Peut-être, simplement, pour discuter avec ces gens, qui bavardaient devant son caisson, sans se préoccuper d’elle.

L’un était un scientifique, avec lunettes, les avant-bras recouverts d’une armure technologique. Il paraissait un peu fou. L’autre était un grand homme, basané, au regard sévère, vêtu d’une tenue noire portant une araignée stylisée.

- « Bien évidemment, » fit le Docteur Aeon, « ce n’est qu’un prototype. Celui qui alimente le STE est bien plus imposant, assurément. Celui-ci est un modèle inférieur, mais, il faut bien le reconnaître, il n’a pas été aisé de mettre la main dessus. »
- « A ce niveau de puissance, Docteur, » lui répondit le Marshall Leon Brass, « que pouvons-nous espérer en faire ? Et quelle pourrait être l’utilité d’un tel engin ? »
- « Je me sers du démon majeur pour alimenter une ville, Marshall. Mais une ville, ça ne bouge pas. De même, en traçant le parcours de flux énergétiques, nous pouvons trouver toute construction. Maintenant, imaginez une base autonome, alimentée par ce projet. »
- « Indétectable par sa consommation d’énergie. »
- « Et non sujette à des sabotages, sauf en interne. »
- « N’y a-t-il pas de risques ? »
- « A fortiori, dans toute recherche scientifique, il y’a toujours un risque. D’où mes recommandations. »
- « Il est vrai que limiter l’accès au générateur, et à sa source, permettra de réduire considérablement les risques de détournement. »
- « Un simple symbole de radioactivité ou de hasard biologique suffira à tenir à distance les soldats les plus craintifs. Pour faire simple, je dirais que seuls les chefs devraient être informés de la nature de la source énergétique de la base. »

Elle comprenait leurs paroles, même si celles-ci restaient obscures pour elle. A défaut de pouvoir participer, elle sombra de nouveau dans le sommeil.

Quelques années plus tard …

La base mobile d’Arachnos subissait encore une attaque de l’Arc. Ce n’était jamais que la huitième depuis le début de l’année. Comme d’ordinaire, l’assaut était contenu par la piétaille aux ordres du chef Sarpol. Ce dernier, dans son bureau, se tenait prêt à activer le dispositif d’autodestruction, si les ennemis parvenaient à franchir le quatrième et dernier niveau de sécurité. Jusqu’à présent, l’Arc n’étaient jamais parvenus à aller au-delà du second. Aujourd’hui, ils semblaient déterminés à s’emparer de la base mobile.

Suivant un trajet prédéterminé, la base évoluait entre une quarantaine de points d’ancrages. Le projet datait d’il y’a bien des années, à une époque où tout le monde trouvait l’idée complètement folle. L’intérêt principal résidait dans la position non fixe de la base. Les points d’ancrages étaient conçus pour être indétectable, et les déplacements ne se faisaient qu’après s’être assurés de la complète sécurité du parcours à suivre. Le problème majeur venait de l’alimentation en énergie, et ce souci avait été confié au docteur Aeon, et résolu par celui-ci.

Au début, Sarpol a connu quelques années de félicité. L’existence de la base était un secret bien gardé. Mais hélas pour lui, les secrets n’existent que dans l’attente d’être éventés. Un soldat capturé, un espion au sein des forces occupant la base mobile, un déplacement plus hasardeux que les autres, ou une fuite à plus grande échelle. Toutes les hypothèses concernant la trahison de son existence avaient été envisagées. Mais aucune ne put être vérifiée.

On arrivait au point que, trois ans après sa création, la base était devenue l’une des cibles privilégiées de l’Arc, qui tentait à tout prix de la mettre hors service. Au fur et à mesure de leurs assauts, ils avaient fini par établir une stratégie pour en finir avec.

- « Max, on fonce ! » fit l’un des Dissipeurs, à l’attention de son acolyte.
- « Okay ! » répondit celui-ci.

Pendant que le restant de la troupe se battait avec acharnement contre les soldats d’Arachnos, Wilma Petersen fonçait vers ce qu’ils avaient identifié comme la source d’alimentation principale et unique de la base mobile. Une grosse porte blindée, marquée d’un immense symbole rouge de risque biologique, se trouvant au fond d’un couloir sans autres issues, était leur cible.

Aujourd’hui l’Arc avait son jour de chance. Pour maximiser leur effort contre l’ennemi, plusieurs super-héros s’étaient joints à eux, ce qui avait eu pour effet d’augmenter leur moral, suite à leurs échecs successifs, et d’abaisser celui de leurs ennemis, par la présence de quelques grands noms de Paragon City. Les soldats en noirs avaient reflué, face à la menace.

- « Max ! » cria Wilma.
- « Je m’en occupe ! » répondit son acolyte.

Il s’empara, à sa ceinture, d’une bonbonne de gaz, et commença à s’acharner sur la serrure de la porte blindée. Le briefing l’avait clairement défini, ainsi que sa supérieure, pour cette mission hautement spécifique, et très importante pour la réussite. Si ils échouaient, et que les héros ne parvenaient pas à les aider à franchir le quatrième palier, la base se déplacerait encore, et il leur faudrait à nouveau jouer les taupes pour tenter de deviner son emplacement. Petersen tapait du pied au sol d’impatience. L’échec leur était interdit.

La flamme bleue entailla le bloc de métal, pendant que Max cachait ses yeux derrière d’épaisses lunettes noires. Le jeune homme avait travaillé dans la police, avant de rejoindre l’Arc, et il s’était spécialisé, à cette époque, dans l’ouverture des portes. Les moyens conventionnels auraient été bien insuffisants, face à une telle masse, aussi, avait-il suggéré, dès qu’il fut désigné, de passer par des méthodes moins orthodoxes. Grand amateur de film à l’ancienne, il savait qu’on pouvait forcer ce genre de porte en ne s’en prenant qu’à la serrure. Celle-ci fondait comme du beurre sous un soleil de plomb.

Le mécanisme de fermeture tomba à l’intérieur de la pièce, et Wilma poussa la porte d’un grand coup d’épaule. Celle-ci s’ouvrit en grinçant, créant des traînées dans la poussière maculant le sol. La salle n’était que peu souvent fréquentée. Petersen se dirigea, pendant que son acolyte fermait son chalumeau portatif, vers une grosse poignée rouge. Elle s’en empara et l’actionna le plus vite possible. Les lumières s’éteignirent, et des ampoules rouges, sûrement liées à une batterie de secours, s’allumèrent ensuite. On entendait, maintenant que les machineries ne tournaient plus, les cris des combats, soutenus par les exclamations de victoire.

Wilma Petersen et Max devaient maintenant tenir leur position, pour empêcher quiconque de remettre le générateur en marche. Ils ne prêtaient aucune attention à la machinerie complexe ensevelie sous des milliers de câbles, réunis en un seul gros tuyau. Une unique lucarne, de laquelle n’émanait plus aucune lueur, suite à la coupure du courant, leur aurait dit que quelque chose, ou plutôt quelqu’un, dormait en dessous de la porte de métal.

Quelques heures plus tard …

- « Bien, » fit l’agent Saxx, « voici l’heure du débriefing. »

Saxx, officier de l’Arc, était entouré d’une dizaine de hauts dignitaires de l’organisation, dont Miss Liberty elle-même. Ils avaient tous les yeux rivés sur celui qui avait mené la dernière opération contre la base fantôme d’Arachnos, et qui, contre toute attente, avait réussi. L’homme tenait une posture fière, sûrement consécutive à son succès dans cette délicate affaire. Son torse était bombé, et il s’arrangeait de paraître plus impressionnant sous son uniforme de l’Arc.

- « Notre stratégie a été payante. La présence de plusieurs super-héros à nos côtés a été d’un grand réconfort pour nos hommes, et a porté un coup au moral de nos adversaires, en plus de nous apporter une aide inestimable. »
« De même, la mission consistant à couper le générateur isolé de la base a été l’élément indispensable de notre assaut. »
- « Comment vont nos deux héros du jour ? »
- « Max Caine s’en sort mieux que le Lieutenant Petersen, même si les jours de celle-ci ne sont plus en danger. Ils ont du faire face à eux seuls à une embuscade d’une vingtaine de soldat. »
- « Qu’en est-il de la base ? »
- « Nous avons du l’amarrer à dix gros porteurs de l’armée, et encore, déplacer une telle masse n’a pas été aisé. Actuellement, nos meilleurs techniciens travaillent sur les secrets de cette installation. »
- « Espérons qu’ils n’y trouveront rien de problématiques. »
- « Les premières analyses ne font état que d’une installation standard de base, si ce n’est la structure inférieure, qui se comporte comme les chenilles d’un tank. »
- « Il est tout de même étonnant que personne n’ait vu ou entendu parler de cette base auparavant. »
- « Le plus grand secret résidait autour de celle-ci. Sans ce renseignement anonyme, cette base arachnéenne aurait continué à défiler sous notre nez, sans que nous ne nous en doutions. »
- « Pensez-vous que ce Sarpol, le chef des troupes casernés à l’intérieur de ce bâtiment mobile, aurait pu être notre source d’informations ? »
- « J’ai un doute. L’homme n’a pas eu le courage de faire sauter les installations. Je ne pense pas qu’il aurait eu le cran de trahir son employeur. Il s’est rendu sans coup férir, et ce dès notre arrivée, sans même essayer de se battre. C’est le parfait exemple du poltron. »
- « Autre chose ? »
- « Pour des raisons de sécurité, le générateur de la base a été séparé de celle-ci, dès que nous nous sommes rendus maîtres de la situation, pour empêcher que quelqu’un ne tente de la réactiver. Il serait bon, je crois, qu’un nouveau porteur nous soit affecté, pour que nous puissions aller chercher cet appareillage pour le moins étrange. D’après les agents Caine et Petersen, il y avait un gros symbole rouge sur la porte. Selon moi, il s’agissait plus d’un avertissement pour la forme que d’un réel danger, pour effrayer quiconque s’approcherait. Les analyses pratiquées avant le largage du générateur ont prouvé qu’il était inoffensif. »
- « Il serait intéressant de savoir comment cela fonctionne, monsieur l’Officier. Vous avez donc l’autorisation de requérir une troupe d’assaut et un porteur de l’armée pour aller rechercher l’appareillage. »

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MessageSujet: Re: Kaella, une démone au service des humains   Ven 7 Déc - 18:04

Quelques heures après le débriefing …

- « Tu as entendu ? » demanda le technicien Stanley à son comparse, Luis. « C’était quoi, ça ? »
- « On dirait une voix. Une voix de femme. »
- « Ici ? En général, nous ne les attirons pas. »

Il est vrai que l’atelier de l’Arc manquait singulièrement de glamour. Les murs étaient recouverts d’outils sales. Des pièces de machines, graisseuses et noires, traînaient sur le sol. Les techniciens eux-mêmes n’avaient rien d’attirant, dans leurs combinaisons informes, couvertes de cambouis, avec leur peau maculée de tâches sombres.

Stanley Will avait une trentaine d’années, des yeux gris et clairs, était marié et avait deux enfants. Il avait commencé par travailler dans un garage pour poids lourds, avant de rejoindre l’Arc, pour, finalement, y faire la même chose. Hormis que là, ce qu’on lui apportait n’avait que rarement la forme d’un culbuteur ou d’une culasse. C’est cet aspect différent de la chose qui rendait ce boulot si attirant à ses yeux.

Luis De Melo était d’origine mexicaine, les yeux aussi sombres que ses cheveux. Il allait sur ses vingt-quatre ans, et avait décroché cette place de technicien après avoir travaillé sur des plates-formes pétrolières. L’isolement lui pesait, et il avait préféré rejoindre l’Arc, pour pouvoir garder un peu les pieds sur terre.

- « Ca vient de là-bas. » fit-il, à l’adresse de Stanley, en désignant la carcasse de la pièce principale du générateur de la base mobile d’Arachnos.
- « C’est quelqu’un qui nous fait une blague ? » demanda t’il en haussant le ton.

Ils s’en approchèrent, prudemment, puis, voyant que personne n’aurait pu se cacher dans les environs immédiats du bloc de métal, ils y allèrent franchement. A quelques mètres de l’engin, ils entendirent effectivement une voix, provenant de l’intérieur même de l’appareil.

- « A l’aide ! Sortez-moi de là ! »
- « Y’a quelqu’un là-dedans ? » Stanley paraissait abasourdi.
- « Oui ! Faites-moi sortir ! S’il vous plait ! » Will s’approcha de la porte rivetée. Luis l’interpella.
- « Tu fais quoi, Stanley ? »
- « J’ouvre. »
- « T’es fou ? On ne sait pas ce qu’il y’a là-dedans ! Il parait qu’il y avait un gros symbole, du genre dangereux sur la porte. »
- « Appelle la sécurité, alors. »

Pendant que son acolyte allait prendre le téléphone, pour prévenir qui de droit, Stanley prit un appareil, qui pendait à sa ceinture, et entreprit de démonter les rivets, pour débloquer l’ouverture de la porte. Le temps qu’il finisse son dix-huitième et dernier rivet, les renforts arrivèrent, armes en main. Ils se placèrent en cercle autour de l’épave de l’ancien générateur, pointant leurs armes vers celui-ci, et son mystérieux occupant.

Stanley déplaça le panneau démonté, découvrant avec stupeur une femme. Elle avait une peau couleur bleue électrique, le crâne chauve à l’exception d’une longue mèche de cheveux, des cornes recourbées vers l’arrière, et se cachait la poitrine avec ses mains.

- « Ne regardez pas ! » fit-elle. « Je suis nue. »
- « J’ai vu ça. » fit Stanley, rougissant.

Les soldats autour d’eux semblaient s’interroger sur ce qu’ils devaient faire. La jeune femme était manifestement étrange, mais pas agressive. L’un d’eux alla jusqu’au combiné téléphonique, décrocha en composant un numéro, et attendit des réponses. Pendant ce temps, Luis, gêné pour la jeune femme, alla chercher une combinaison pour qu’elle s’habille. Elle demanda à ce que les hommes se retournent pour pouvoir s’habiller, et ce fut le seul soldat féminin du groupe qui fut désignée pour la surveiller.

Lorsque l’Officier en garde arriva, il ordonna de mettre la créature dans une cellule, exigeant qu’on la place dans celle réservée aux prisonniers de luxe.

Quelques heures plus tard …

Elle ne voyait pas les personnes qui l’observaient, derrière la vitre sans teint. Elle se contentait de manger le contenu de son assiette, qu’un garde lui avait gentiment amené. Tout le personnel de la base était intrigué par la femme bleue, et même après la circulation d’une rumeur comme quoi elle était d’essence démoniaque, tous voulaient la voir. Saxx avait dû poser son veto pour empêcher d’avoir le défilé. Plusieurs des agents féminins de l’Arc, en faction dans la base, avaient prêté des vêtements à la créature.

- « Qu’est-ce ? Ou plutôt qui est-ce ? » demanda Saxx. « D’où vient-elle ? Comment a-t-elle atterri dans ce générateur ? »
- « Nous pensons, » fit le technicien Stanley « qu’en fait, le générateur, c’est elle. »
- « Répétez moi ça ? »
- « Nous savons qu’Aeon alimente Aeon City avec l’énergie qu’il extrait d’un démon séculaire enfermé sous Cap Au Diable. » fit Luis.
- « C’est une rumeur. »
- « Je connais quelques Luddites. Ils savent ce qu’il en est réellement ! » affirma le mexicain.
- « Aussi, nous nous sommes demandés si il ne s’agissait pas d’un projet à plus petite échelle. » continua Stanley. « Un gros démon pour une grosse ville, friande en énergie. Un petit démon pour une base mobile, qui consomme moins. »
- « Elle n’a pas l’air d’être un vrai démon. » fit Saxx. « Rien de méchant. Elle a même remercié celles qui lui ont apporté des vêtements. »
- « Esprit vierge. » fit une voix derrière eux. Azuria venait d’arriver au sein de la base.
- « Ah. Bonjour. Que voulez-vous dire par ‘esprit vierge’ ? »
- « Les démons le sont parce qu’ils sont viciés par le mal ambiant de leur dimension. Celle-ci, selon toute vraisemblance, n’a jamais été contaminée. Elle est pure. »
- « Qu’en faisons-nous ? »
- « Donnons-lui sa chance. »
- « Vous êtes sûre de vous ? Il s’agit tout de même une création d’Arachnos ! »
- « Lieutenant Saxx, si elle avait des intentions belliqueuses, elle ne se serait pas laissée enfermer. »

Quelques minutes plus tard, dans la cellule de haut standing …

L’un des soldats de l’Arc lui avait montré comment fonctionnait la télévision. Elle s’amusait maintenant à faire défiler les chaînes, les unes après les autres, riant aux éclats lorsqu’elle coupait la parole au présentateur du journal télévisé, ou à un homme politique barbant. Elle avait enfilé un pantalon moulant, un tee-shirt large, et s’était assise sur le lit pour procéder à son petit jeu. Elle tripota maladroitement les boutons, pour couper le son ou éteindre le poste, lorsque Saxx et Azuria entrèrent dans la pièce. La cheftaine du MAGI prit une chaise, pour s’asseoir face à la femme bleue, pendant que le lieutenant de l’Arc se tenait droit comme un piquet derrière elle.

- « Bonjour. » fit la démone. « Je m’appelle Kaella. »
- « Enchantée de faire votre connaissance, Kaella. »
- « Vous aussi vous venez m’offrir quelque chose ? »
- « On peut dire cela comme ça. »
- « Ca se mange ? »
- « Non. »
- « Ah. »
- « Est-ce que vous savez où vous êtes ? »
- « Non. »
- « C’est une prison. Vous savez ce qu’est une prison, n’est-ce pas ? »
- « Je n’ai rien fait de mal ! »
- « Ce n’est pas pour vous punir, je vous rassure. C’est juste que nous sommes étonnés de votre présence. Quand êtes-vous née ? »
- « Je ne sais pas. »
- « Quel est votre premier souvenir ? »
- « J’étais dans la boîte. Je ne pouvais pas bouger. Il y avait des gens, devant la boîte. Ils discutaient, mais je n’ai pas bien entendu. Ils étaient trop loin. »
- « Vous ne venez pas d’une dimension infernale, alors ? »
- « Non. »
- « Comment pouvez-vous le savoir ? » demanda Saxx.
- « Les démons héritent des connaissances de celui qui les créé. » répondit Azuria. « Vous savez ce qu’est un démon, n’est-ce pas ? »
- « Oui. »
- « Vous n’êtes pas comme eux, pas vrai ? »
- « Non. Je suis différente. »
- « Est-ce que ça vous dirait, de fréquenter des humains ? »
- « Ho oui ! Ils sont très sympas ! »
- « Ils ne le sont pas tous. Certains vous haïront pour votre différence. »
- « Je les convaincrais du contraire. »

Azuria regarda Saxx, d’un air entendu, un sourire sur les lèvres. L’officier de l’Arc regarda la cheftaine du MAGI, se dandinant d’un pied sur l’autre, ignorant ce qu’il devait faire. Finalement, il lâcha un soupir, et hocha de la tête en un signe positif. Azuria se tourna de nouveau vers la démone.

- « Dites-moi, Kaella, ça vous plairait de devenir une super-héroïne ? »

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