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 Enguerrand de Peyrepertuse

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Enguerrand

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Vigilant : Sturdy Luke, Jo Ann
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MessageSujet: Enguerrand de Peyrepertuse   Mer 28 Mai - 17:11

Bon allez... je place ici ce que j'ai écrit sur l'histoire de mon archer. C'est écrit depuis longtemps et il faut que je fasse la suite. En regardant mon planning, je me rends compte que je serai pas mal en tournée à l'étranger donc j'espère que ça me motivera à écrire la suite... qui sait.

Et puis peut-être que si Akh repasse par ici (et qu'il a le temps biensûr Wink) il postera l'image 3D d'Enguerrand (même si c'est pas fini fini Wink c'est pas grave)

J'ai 4 petits chapitres écrits mais comme je suis une "feignasse"... c'est déjà beaucoup Smile Voici le 1er.

En espérant que ça vous fasse passer un petit moment agréable.

ça commence il y a à peu près huit centaines d'années... et oui...
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Enguerrand

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MessageSujet: Re: Enguerrand de Peyrepertuse   Mer 28 Mai - 17:17

1- Le bûcher.

La nuit est si belle. La lune domine les collines et un vent frais me caresse le visage. Le ciel rempli d’étoiles ne laisserait jamais penser qu’une terrible scène est sur le point de se dérouler devant ce rassemblement de gens bruyants.
Posté sur l’un des remparts qui surplombent la ville, j’ai une vue imprenable sur la place de la cité. Au centre de celle-ci, un amas de bois sur lequel, attachés, je reconnais mes voisins, mes amis, mes parents… Il me semble entendre les sanglots de ma pauvre mère, mon père a le regard résigné et mon frère, fidèle à lui-même se tient droit, fier, ne laissant transpirer que de la colère. Une silhouette cagoulée s’avance vers le bûcher, une torche à la main. « À mort les hérétiques ! » crie un homme…puis le drame commence.
De la fumée s’élève sous les pieds des suppliciés et rapidement les flammes entrent en danse. La foule s’est tue. Je n’arrive même plus à reconnaître ces voix, déformées par la douleur. Je parviens à peine à discerner quelques ombres qui se tordent de façon grotesque… Tout devient trouble. Mes yeux ne peuvent se détourner de cet affreux spectacle mais les larmes viennent à mon secours, comme pour censurer ces images interdites. Cette odeur insupportable me fait suffoquer et l’air commence à me manquer. Mes lèvres semblent vouloir réagir mais aucun son ne sort. Comment peut-on en arriver là ? La tête me tourne et je perds l’équilibre. Seule la froideur de la pierre sur laquelle je me trouve à présent étendu, me retient dans cette réalité. Mais je n’ai plus la volonté de lutter et je m’abandonne peu à peu aux ténèbres. Un voile noir tombe devant mes yeux et tout s’arrête…

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Enguerrand

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MessageSujet: Re: Enguerrand de Peyrepertuse   Lun 2 Juin - 11:37

2- Enguerrand.

Je me nomme Enguerrand « de Peyrepertuse » car c’est là que j’ai vu le jour. Les noms sont vite trouvés par chez nous. A l’âge de 7 ans j’ai commencé à apprendre à lire et écrire avec le vieil ermite du village. Le pauvre homme aujourd’hui disparu m’a enseigné tout son savoir ; latin, grec, sciences et le maniement de l’arc. Il a toujours été craint par les autres, sans raison valable pourtant. L’ignorance fait faire de bien mauvaises choses en vérité…
J’ai vingt-six ans et vis dans une campagne où régnaient paix et sérénité il y a encore peu de temps. Mais depuis quatre ans les choses ont bien changé. Les régions alentours se vouent une haine sans limite pour de simples divergences de croyance. Les incursions ennemies ont été dévastatrices et nous sommes aujourd’hui sous le joug de l’envahisseur. Notre village a jusqu’à présent été épargné. Beaucoup sont partis se battre pourtant et ne sont jamais revenus, laissant femmes et enfants derrière eux. Mon père a eu la chance de revenir mais cela lui a coûté une jambe et mon frère a été épargné en raison de son jeune âge. En ce qui me concerne, j’ai toujours refusé de prendre part à ces tueries. Je veux croire en un monde meilleur, bâti sur la paix et non la guerre. Ceci m’a valu le mépris de mon entourage. Ma famille a eu du mal à l’accepter mais le fait d’être toujours en vie aujourd’hui est plus important à leurs yeux que tout le reste. Seuls Tederic et Marion sont restés mes amis mais sont obligés de venir me voir en secret pour ne pas se retrouver exclus à leur tour.
Je passe la plupart de mon temps dans la garrigue ou au bord de notre belle rivière, à écrire des poèmes, des chansons. Je ne cesse que pour chasser et ramener du gibier à ma famille. C’est pour cela que j’ai toujours mon arc avec moi ; il paraît que je suis doué avec. Marion dit que je suis la plus fine flèche du comté, ce qui exaspère Tederic. Je dois avouer que cela m’amuse beaucoup même si je n’y attache pas vraiment d’intérêt.
Aujourd’hui je reviens au village avec deux lièvres. Ma mère me sourit en me voyant arriver. Mon père coupe du bois pour l’hiver proche et ne s’interrompt que pour me faire un clin d’œil. Matèu, mon frère, est une nouvelle fois en train de courtiser la fille de nos voisins. Ils sont mignons tous les deux. Je suis tellement content qu’il ne soit pas parti se battre. Il va pouvoir jouir d’une vie paisible et visiblement, il devrait ne plus être seul très longtemps. Il est certainement plus malin que son aîné ! Mais que puis-je y faire ? Peut-être un jour trouverai-je mon âme sœur, mais en attendant, la solitude est mon refuge.
- Merci mon Grand. Nous avons de quoi nous faire un bon civet avec ça.
- À ton service maman. Demain j’essayerai de ramener un sanglier. J’ai repéré des traces non loin d’ici. Nous en aurons pour plusieurs jours. »

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Enguerrand

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MessageSujet: Re: Enguerrand de Peyrepertuse   Lun 7 Juil - 15:36

3- L’arrestation.

Le jour n’est pas levé mais le ciel change déjà de couleur. Je ne me lasse pas de ce spectacle. Aujourd’hui, il me faut partir tôt pour trouver ce fameux sanglier repéré la veille. Je referme délicatement la porte de la chaumière familiale et silencieusement, je m’éloigne du village toujours endormi. Les collines sont sombres mais peu importe, je connais la pinède dans ses moindres recoins, chaque versant, chaque clairière. J’y suis comme chez moi. Dans ma besace, un peu de viande séchée et un morceau de pain. Ma gourde est vide mais je m’arrêterai au bord du torrent dans un moment pour manger. J’adore faire ça. Je peux laisser divaguer mon imagination et les idées me viennent rapidement. Peut-être en profiterai-je pour tirer quelques flèches. Ces exercices quotidiens m’apaisent l’esprit. De toute façon il fait encore trop nuit pour retrouver la trace du sanglier. On y voit à peine à plus de deux pas sous les arbres.

Cela doit faire environ une heure que je suis parti. Il fait jour maintenant et la forêt s’est éclaircie. Il est cependant encore trop tôt et les cigales n’ont pas commencé leur chant. J’entends depuis un petit moment un léger grondement. Le torrent est tout proche. Derrière ces quelques arbres, j’y serai. Tant mieux car la faim commence à se faire sentir et… Mon estomac attendra : un bruissement de feuilles et le craquement de brindilles écrasées… Immédiatement, je me poste derrière un buisson et je scrute en direction du bruit. La « chose » se déplace et semble se diriger vers la rivière. Le vent est à mon avantage et il n’y a plus de doute possible, Il ne peut s’agir que du sanglier que je recherche. Je m’avance vers les derniers arbres avant la clairière et là un spectacle d’une rare beauté s’offre à moi. L’animal est en train de boire avec méfiance, sous la chaleur des rayons de soleil filtrés par les branches des pins. A ses côtés, quatre marcassins se désaltèrent également sous la surveillance de leur mère. La brume rend cette scène encore plus belle, presque magique. Je suis en position, prêt à décocher la flèche mortelle. Il faudra l’achever d’un coup pour ne pas qu’il fuit ni qu’il souffre. Il me faut viser juste. Je n’ai droit qu’à une tentative. Avec une telle quantité de viande, nous aurons à manger pour plusieurs jours… Ces quelques secondes me paraissent interminables et pour la première fois, ma main tremble. Je reste émerveillé face à ce si touchant spectacle et ne puis me résoudre à commettre l’irréparable. Avec précaution, je range ma flèche dans son carquois et m’éloigne sans bruit afin de ne pas déranger les nouveaux maîtres des lieux. Il me faudra trouver autre chose à ramener chez moi mais qu’importe, c’est avec le cœur léger que je prends le chemin du retour.

Je suis à un quart d’heure de marche environ du village lorsque qu’une fumée noire me pique les yeux et m’irrite la gorge. Un sentiment de malaise monte en moi et instinctivement je me mets à courir. Rien ne semble pouvoir freiner ma course folle, pas même les buissons et les jeunes arbres dont les branches me giflent le visage et les bras. En quelques minutes à peine me voici sorti du bois, les craintes se vérifient et l’horreur se fait connaître. Des restes de brasiers, quelques murs encore debout, les toits des maisons calcinés ou effondrés… Une multitude de corps sans vie jonche le sol labouré par de lourds chevaux. Une attaque surprise ! Que dis-je ? Un massacre… Hommes, femmes, enfants, personne ne semble avoir été épargné. Je me dirige en toute hâte vers ma chaumière mais bien évidemment, il n’en reste rien. J’appelle quelques noms mais je n’ai pour seule réponse que le crépitement des derniers feux et le fracas d’une grange qui vient de plier sous son poids. Une recherche frénétique débute alors ! Y a-t-il des survivants ? Où sont mes parents ? Je ne les trouve pas et cela ne me rassure pas pour autant mais je réalise soudain qu’il manque également beaucoup d’autres personnes. Mon attention est alors attirée par un gémissement qui semble provenir de sous un chariot renversé. En m’approchant l’arc à la main, je découvre Marion à moitié nue, les vêtements en lambeaux. Je me précipite vers elle et poussé par la rage je parviens rapidement à la dégager. Après l’avoir recouverte de ma cape, je m’agenouille à côté d’elle et la prends dans mes bras avec précaution.

« Marion… Marion c’est moi, Enguerrand. Marion est-ce que ça va ? Qui a fait ça ? Où sont passés tous ceux qui manquent ? As-tu vu mes parents ? »
Elle ouvre enfin ses yeux. Des larmes inondent son visage et elle semble vouloir dire quelque chose.
« L… La cité… Ils ont été…
- Chut Marion ! Ne dis plus rien. Je vais m’occuper de toi. Ne fais pas d’effort. »

En voulant essuyer ses joues je me rends compte que ma main est recouverte de son sang. Un sentiment d’impuissance s’empare alors de moi.
« Enguerrand… je… je t’… »

Un dernier souffle s’échappe de la bouche de mon amie. Puis sa tête tombe en arrière. C’est fini.
« Je sais Marion, je sais… »

Je passe le reste de cette triste journée à ensevelir les quelques rares corps qui n’ont pas été calcinés. Je ne sais pas combien de temps je suis resté sur la tombe de Marion mais c’est qu’en fin d’après midi que j’arrive à trouver suffisamment de force pour me relever et prendre la direction de la cité fortifiée. Je ne sais pas ce que je trouverai là-bas mais je n’ai pas d’autre choix que de m’y rendre le plus discrètement possible.

Je traverse le pont-levis alors que disparaissent les derniers rayons du soleil. Le ciel est dégagé et il fait doux ce soir, je reste cependant vêtu de ma cape, la capuche rabattue sur mes yeux. Je ne sais même pas pourquoi je me cache mais je le fais, c’est tout. La ville semble en effervescence.

J’entends des cris, de la musique. La place centrale est bondée de monde, inaccessible. J’en fais le tour par les ruelles voisines et j’accède à la muraille intérieure. Celle-ci est déserte. Seuls les remparts extérieurs sont occupés par quelques gardes immobiles.

La nuit est si belle. La lune domine les collines et un vent frais me caresse le visage…
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